Pfff, évidemment que c'est très bon Nini Patalo ! Miss Mandel (de surcroît très sympathique et pas prise de tête en dédicace, ça change...) est douée et le postulat de sa série solide (fais attention à ce que tu souhaites car ça pourrait bien arriver !). Les persos bien torchés, assez hallucinants et surréalistes, j'adore.
Mon seul bémol c'est en long récit : je préfère en gags d'une planche.
Alors, précipitez vous et votez Patalo !
PS anecdote vraie : une de mes chattes a été baptisée Patalo et depuis tout chaton, elle adore ce nom-rôle, l'eau, être mouillée et taper l'eau qui coule d'un robinet avec sa patte. Merci Lisa !
Joli. Vraiment. Et bien fait.
C'est d'abord la rencontre avec le héros -François le Quennec-, un jeune écrivain qui, au milieu des années 30, va mettre sa machine à écrire au placard et décide de vivre ses rêves.
Et c'est au Maroc, au coeur du désert, qu'il va se (re)trouver dans une sorte de quête initiatique.
Ce premier tome est une histoire qui bouge doucement, comme le vent des dunes, et dans laquelle François, garçon un peu naïf, va tracer ses pas. Et ceux-ci vont le conduire dans un monde aride qu'il ne soupçonnait pas, le mener vers une autre culture qui va le fasciner, l'accompagner au coeur du Sahara où le premier code est celui de survivre.
Belle histoire pour une magnifique mise en scène graphique, lumineuse, à la palette de couleurs vraiment étudiée.
Heydon, qui "tient" seul l'album, promène également le lecteur dans un style narratif vraiment chaleureux autant qu'intimiste. Avec François, il vous fait découvrir ces Bédouins, hommes du désert que l'on pense connaître, mais qui -en réalité- forment un peuple encore bien mystérieux.
Très bon premier opus pour une série qui s'annonce prometteuse. A suivre. De près.
J’ai dévoré Monster en à peine 2 jours... difficile de décrocher de l’histoire une fois commencée.
J’ai apprécié road-movie policier qui prend place en Allemagne et en Europe de l’Est (lieux bien retranscrits). L’histoire est vraiment prenante dès les premiers chapitres, les rebondissements nombreux, la tension omniprésente. Je suis resté plusieurs fois scotché devant mon manga en me disant: « l’enfoiré, je me suis bien fait avoir, où pioche-t-il toutes ces idées ??? ». (Et ça généralement, c’est bon signe)
Les personnages sont bien travaillés (normal pour un thriller), du vrai travail de psychologue... Quant au dessin, il est très agréable.
J’avais eu peur d’une fin toute pourrie… mais il n’en est rien.
Tofépi a mis de côté la famille des Carroulet (publié au Seuil) pour créer un univers complètement loufoque peuplé de personnages hauts en couleur. Jugez-en plutôt : une indienne déguisée en super squaw, des moutons éboueurs danseurs de hip-hop, une marmotte apprenant à siffler, un saumon très bavard… L’histoire est découpée en épisodes de quelques pages aux titres évocateurs : « Kuek-Kuek à la rescouse », « Rox la menace »… Dans ce monde totalement absurde, l’auteur fait la part belle au comique de situation. En effet, la quasi-totalité de l’album est dénuée de dialogues et seules quelques onomatopées viennent ponctuer le récit.
Tofépi utilise un style minimaliste au trait ultra simple pour aller directement à l’essentiel. Quant aux couleurs très vives de Sébastien Lumineau, elles donnent à l’ensemble un côté très cartoon.
« Poco-Woki » est un album drôle, parfois hilarant, qui a toute sa place dans l’excellente collection Shampooing des éditions Delcourt.
Je ne mets pas culte car ça manque encore de recul, mais dans quelques années peut-être... En tout cas, cette BD est une réussite absolue.
Pourtant, après l'achat du 1er tome je n'avais pas trop accroché. Il faut dire que la lecture est assez complexe car l'on comprend le monde dans lequel on se trouve, son organisation sociale, son langage, etc, au fur et à mesure de la lecture. Il n'y a jamais d'explication directe. Du coup, au début du livre on nage un peu.
J'ai donc mis longtemps à me décider à acheter le tome 2. Mais après avoir relu l'ensemble, j'ai adoré.
Le dessin d'abord, beauté et perfection du détail, habituel pour Bourgeon qui est peu productif mais j'imagine que cette qualité là ne s'obtient pas en 2 coups de cuiller à pot.
Les couleurs sont magnifiques.
L’histoire est admirable de cohésion. Les auteurs ont créé de toute pièce un univers qui se tient parfaitement. Les personnages ont tous un caractère bien fouillé comme si chacun d'eux avait fait l'objet de recherches et de notes aussi pointues que pour la création du biotope d'une planète ou d'une organisation sociale.
Et la belle Cyann semble être, par son physique et son caractère, une lointaine descendante de l'héroïne des "passagers du vent" du même Bourgeon.
J'ai adoré "6 saisons..." et "Aïeïa..."; Un peu moins "Les couleurs de Marcade". J'ai l'impression que dans ce dernier opus, l'auteur perd beaucoup de temps dans la description de cette nouvelle société au détriment du développement l'histoire. Mais ça reste quand même très bon. Et peut-être que lorsque je le relirai je changerai d'avis.
Ah mais, des BD comme ça, j'en redemande !
Quelle inventivité, quel charme, quels dessins !
Bon, on connaissait le talent de Corbeyran pour créer des univers un peu décalés, mais aussi pour "soulever" des jeunes talents. Même si pour le coup, ils avaient déjà fait ensemble Le phalanstère du bout du monde (pas encore lu).
Bref, le dessin d'Amaury Bouillez a été un vrai choc pour moi, une heureuse découverte, tant il est à la fois maîtrisé et non dénué de fantaisie. Pour ma part j'ai pensé à Alfred, lorsqu'il débutait, pour le talent intrinsèque et les promesses. Beaucoup de génie, une belle précision, de designs inventifs. Et une histoire passionnante, quoiqu'un peu classique, et dont on aimerait bien lire la suite (le tome 1 a presque 3 ans)...
Lou est une petite ado de 12-13 ans.
Elle vit seule avec sa mère, dont le rêve est de devenir la nouvelle J.K. Rowling et de pouvoir jouer aux jeux vidéo toute la journée.
Elle a une meilleure amie, un chat, un amour secret, une mamie acariâtre et un journal intime (qui débute et finit chaque tome).
Elle a la passion des fringues qu'elle se confectionne elle-même, a pas mal d'états d'âme et est assez mature pour son âge.
J'ai adoré !
Cette petite Lou est énormément attachante. J'ai suivi avec grand plaisir toutes ses petites aventures d'adolescente (3 tomes pour le moment).
C'est drôle, émouvant et intelligemment fait.
Même mes petits neveux (10 et 12 ans) adorent : d'ailleurs, c'est eux qui m'ont fait découvrir cette série... mais ne pensez pas que ce n'est que pour les jeunes, tout le monde y trouve son intérêt.
De plus, le dessin est très bon : c'est dynamique, lumineux, très coloré, assez simple mais très efficace.
L'histoire est plus ou moins une succession de "gags" d'une page mais tout se tient : ce n'est absolument pas décousu (pas comme mon avis :)).
Les parties de journal intime sont excellentes et très drôles. Et elles ont le grand intérêt de très bien résumer les histoires précédentes et de parfaitement les conclure.
J'ai passé un très bon moment avec cette série... vivement la suite.
Une superbe histoire sur fond de révolution et de résistance contre un régime autoritaire, mais surtout une histoire très humaine, qui nous fait suivre le destin du jeune Gabriel, peintre de fresques religieuses se retrouvant embarqué dans des aventures pour le moins mouvementées. Tout y passe : courses poursuites dans la jungle, amitié, trahisons, réflexions politiques sur le communisme et la révolution, amour… Je ne me suis pas ennuyé une seconde, et de nombreux passages m’ont beaucoup touché.
Le dessin est absolument magnifique, notamment les paysages de jungle, on s’y croirait.
Vraiment une belle histoire, terminée en deux tomes, et remplie d’aventure et d’émotion, comme j’aimerais en lire plus souvent.
Un album véritablement à lire car journalistique, fidèle à la réalité de la politique française et des diverses anecdotes relatées, et de plus étayé en fin d'ouvrage d'une bibliographie intéressante. On peut suivre à travers la présentation fictive d'un travail de thèse d'un étudiant à la fin du XXIème siècle un retour sur la vie politique de Nicolas Sarkozy, le phénomène. Tout y passe, de son enfance, la prise de Neuilly, son soutien à Balladur et la trahison de Chirac, puis l'ascension qu'on connaît avec la prise de l'UMP et la course à la présidentielle. La BD ne dit pas s'il fut président malgré le récit en flashback, les auteurs n'ont pas voulu faire de la divination ou plutôt annoncer leur pire crainte survenir tant ils semblent adeptes du "Tout sauf Sarkozy".
Vu le nombre d'exemplaires vendus (plus de 100 000 ce qui est énorme pour une bd), il est intéressant de voir qu'un certain public, dont beaucoup de "non assidus" du média BD comme peuvent l'être les visiteurs de ce site, s'intéresse à ce récit pour éclairer peut-être leur choix. A l'heure de l'entre deux tours où j'écris ces lignes entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, je ne suis pour ma part pas convaincu que ça change l'opinion des lecteurs, on vote plus pour un parti et des idées que pour une personnalité aussi détestable qu'on veuille la présenter. Ce média BD a probablement permis aux auteurs d'être publiés et de faire passer leur message d'une manière pseudo-fictive, chose qui n'aurait peut-être pas été possible à travers un livre documentaire tant il est vrai que la politique a bien des influences sur les médias et les éditeurs pour que certains sujets ne soient pas abordés...
Une bonne BD, des gags simples, mais les personnages ont du fond, une histoire. C'est suffisamment rare dans ce genre de BD pour apporter un plus et rendre ces personnages attachants. Evidemment ceux qui connaissent par coeur les personnages comme Titeuf ou Le Petit Spirou pourront trouver certains sketches éculés. En tout cas cela reste l'une des meilleurs BD "cour de récré".
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Nini Patalo
Pfff, évidemment que c'est très bon Nini Patalo ! Miss Mandel (de surcroît très sympathique et pas prise de tête en dédicace, ça change...) est douée et le postulat de sa série solide (fais attention à ce que tu souhaites car ça pourrait bien arriver !). Les persos bien torchés, assez hallucinants et surréalistes, j'adore. Mon seul bémol c'est en long récit : je préfère en gags d'une planche. Alors, précipitez vous et votez Patalo ! PS anecdote vraie : une de mes chattes a été baptisée Patalo et depuis tout chaton, elle adore ce nom-rôle, l'eau, être mouillée et taper l'eau qui coule d'un robinet avec sa patte. Merci Lisa !
Aarib
Joli. Vraiment. Et bien fait. C'est d'abord la rencontre avec le héros -François le Quennec-, un jeune écrivain qui, au milieu des années 30, va mettre sa machine à écrire au placard et décide de vivre ses rêves. Et c'est au Maroc, au coeur du désert, qu'il va se (re)trouver dans une sorte de quête initiatique. Ce premier tome est une histoire qui bouge doucement, comme le vent des dunes, et dans laquelle François, garçon un peu naïf, va tracer ses pas. Et ceux-ci vont le conduire dans un monde aride qu'il ne soupçonnait pas, le mener vers une autre culture qui va le fasciner, l'accompagner au coeur du Sahara où le premier code est celui de survivre. Belle histoire pour une magnifique mise en scène graphique, lumineuse, à la palette de couleurs vraiment étudiée. Heydon, qui "tient" seul l'album, promène également le lecteur dans un style narratif vraiment chaleureux autant qu'intimiste. Avec François, il vous fait découvrir ces Bédouins, hommes du désert que l'on pense connaître, mais qui -en réalité- forment un peuple encore bien mystérieux. Très bon premier opus pour une série qui s'annonce prometteuse. A suivre. De près.
Monster
J’ai dévoré Monster en à peine 2 jours... difficile de décrocher de l’histoire une fois commencée. J’ai apprécié road-movie policier qui prend place en Allemagne et en Europe de l’Est (lieux bien retranscrits). L’histoire est vraiment prenante dès les premiers chapitres, les rebondissements nombreux, la tension omniprésente. Je suis resté plusieurs fois scotché devant mon manga en me disant: « l’enfoiré, je me suis bien fait avoir, où pioche-t-il toutes ces idées ??? ». (Et ça généralement, c’est bon signe) Les personnages sont bien travaillés (normal pour un thriller), du vrai travail de psychologue... Quant au dessin, il est très agréable. J’avais eu peur d’une fin toute pourrie… mais il n’en est rien.
Poco Woki - Prince des chasseurs
Tofépi a mis de côté la famille des Carroulet (publié au Seuil) pour créer un univers complètement loufoque peuplé de personnages hauts en couleur. Jugez-en plutôt : une indienne déguisée en super squaw, des moutons éboueurs danseurs de hip-hop, une marmotte apprenant à siffler, un saumon très bavard… L’histoire est découpée en épisodes de quelques pages aux titres évocateurs : « Kuek-Kuek à la rescouse », « Rox la menace »… Dans ce monde totalement absurde, l’auteur fait la part belle au comique de situation. En effet, la quasi-totalité de l’album est dénuée de dialogues et seules quelques onomatopées viennent ponctuer le récit. Tofépi utilise un style minimaliste au trait ultra simple pour aller directement à l’essentiel. Quant aux couleurs très vives de Sébastien Lumineau, elles donnent à l’ensemble un côté très cartoon. « Poco-Woki » est un album drôle, parfois hilarant, qui a toute sa place dans l’excellente collection Shampooing des éditions Delcourt.
Le Cycle de Cyann
Je ne mets pas culte car ça manque encore de recul, mais dans quelques années peut-être... En tout cas, cette BD est une réussite absolue. Pourtant, après l'achat du 1er tome je n'avais pas trop accroché. Il faut dire que la lecture est assez complexe car l'on comprend le monde dans lequel on se trouve, son organisation sociale, son langage, etc, au fur et à mesure de la lecture. Il n'y a jamais d'explication directe. Du coup, au début du livre on nage un peu. J'ai donc mis longtemps à me décider à acheter le tome 2. Mais après avoir relu l'ensemble, j'ai adoré. Le dessin d'abord, beauté et perfection du détail, habituel pour Bourgeon qui est peu productif mais j'imagine que cette qualité là ne s'obtient pas en 2 coups de cuiller à pot. Les couleurs sont magnifiques. L’histoire est admirable de cohésion. Les auteurs ont créé de toute pièce un univers qui se tient parfaitement. Les personnages ont tous un caractère bien fouillé comme si chacun d'eux avait fait l'objet de recherches et de notes aussi pointues que pour la création du biotope d'une planète ou d'une organisation sociale. Et la belle Cyann semble être, par son physique et son caractère, une lointaine descendante de l'héroïne des "passagers du vent" du même Bourgeon. J'ai adoré "6 saisons..." et "Aïeïa..."; Un peu moins "Les couleurs de Marcade". J'ai l'impression que dans ce dernier opus, l'auteur perd beaucoup de temps dans la description de cette nouvelle société au détriment du développement l'histoire. Mais ça reste quand même très bon. Et peut-être que lorsque je le relirai je changerai d'avis.
Pest
Ah mais, des BD comme ça, j'en redemande ! Quelle inventivité, quel charme, quels dessins ! Bon, on connaissait le talent de Corbeyran pour créer des univers un peu décalés, mais aussi pour "soulever" des jeunes talents. Même si pour le coup, ils avaient déjà fait ensemble Le phalanstère du bout du monde (pas encore lu). Bref, le dessin d'Amaury Bouillez a été un vrai choc pour moi, une heureuse découverte, tant il est à la fois maîtrisé et non dénué de fantaisie. Pour ma part j'ai pensé à Alfred, lorsqu'il débutait, pour le talent intrinsèque et les promesses. Beaucoup de génie, une belle précision, de designs inventifs. Et une histoire passionnante, quoiqu'un peu classique, et dont on aimerait bien lire la suite (le tome 1 a presque 3 ans)...
Lou !
Lou est une petite ado de 12-13 ans. Elle vit seule avec sa mère, dont le rêve est de devenir la nouvelle J.K. Rowling et de pouvoir jouer aux jeux vidéo toute la journée. Elle a une meilleure amie, un chat, un amour secret, une mamie acariâtre et un journal intime (qui débute et finit chaque tome). Elle a la passion des fringues qu'elle se confectionne elle-même, a pas mal d'états d'âme et est assez mature pour son âge. J'ai adoré ! Cette petite Lou est énormément attachante. J'ai suivi avec grand plaisir toutes ses petites aventures d'adolescente (3 tomes pour le moment). C'est drôle, émouvant et intelligemment fait. Même mes petits neveux (10 et 12 ans) adorent : d'ailleurs, c'est eux qui m'ont fait découvrir cette série... mais ne pensez pas que ce n'est que pour les jeunes, tout le monde y trouve son intérêt. De plus, le dessin est très bon : c'est dynamique, lumineux, très coloré, assez simple mais très efficace. L'histoire est plus ou moins une succession de "gags" d'une page mais tout se tient : ce n'est absolument pas décousu (pas comme mon avis :)). Les parties de journal intime sont excellentes et très drôles. Et elles ont le grand intérêt de très bien résumer les histoires précédentes et de parfaitement les conclure. J'ai passé un très bon moment avec cette série... vivement la suite.
Muchacho
Une superbe histoire sur fond de révolution et de résistance contre un régime autoritaire, mais surtout une histoire très humaine, qui nous fait suivre le destin du jeune Gabriel, peintre de fresques religieuses se retrouvant embarqué dans des aventures pour le moins mouvementées. Tout y passe : courses poursuites dans la jungle, amitié, trahisons, réflexions politiques sur le communisme et la révolution, amour… Je ne me suis pas ennuyé une seconde, et de nombreux passages m’ont beaucoup touché. Le dessin est absolument magnifique, notamment les paysages de jungle, on s’y croirait. Vraiment une belle histoire, terminée en deux tomes, et remplie d’aventure et d’émotion, comme j’aimerais en lire plus souvent.
La Face karchée de Sarkozy
Un album véritablement à lire car journalistique, fidèle à la réalité de la politique française et des diverses anecdotes relatées, et de plus étayé en fin d'ouvrage d'une bibliographie intéressante. On peut suivre à travers la présentation fictive d'un travail de thèse d'un étudiant à la fin du XXIème siècle un retour sur la vie politique de Nicolas Sarkozy, le phénomène. Tout y passe, de son enfance, la prise de Neuilly, son soutien à Balladur et la trahison de Chirac, puis l'ascension qu'on connaît avec la prise de l'UMP et la course à la présidentielle. La BD ne dit pas s'il fut président malgré le récit en flashback, les auteurs n'ont pas voulu faire de la divination ou plutôt annoncer leur pire crainte survenir tant ils semblent adeptes du "Tout sauf Sarkozy". Vu le nombre d'exemplaires vendus (plus de 100 000 ce qui est énorme pour une bd), il est intéressant de voir qu'un certain public, dont beaucoup de "non assidus" du média BD comme peuvent l'être les visiteurs de ce site, s'intéresse à ce récit pour éclairer peut-être leur choix. A l'heure de l'entre deux tours où j'écris ces lignes entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, je ne suis pour ma part pas convaincu que ça change l'opinion des lecteurs, on vote plus pour un parti et des idées que pour une personnalité aussi détestable qu'on veuille la présenter. Ce média BD a probablement permis aux auteurs d'être publiés et de faire passer leur message d'une manière pseudo-fictive, chose qui n'aurait peut-être pas été possible à travers un livre documentaire tant il est vrai que la politique a bien des influences sur les médias et les éditeurs pour que certains sujets ne soient pas abordés...
Cédric
Une bonne BD, des gags simples, mais les personnages ont du fond, une histoire. C'est suffisamment rare dans ce genre de BD pour apporter un plus et rendre ces personnages attachants. Evidemment ceux qui connaissent par coeur les personnages comme Titeuf ou Le Petit Spirou pourront trouver certains sketches éculés. En tout cas cela reste l'une des meilleurs BD "cour de récré".