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Couverture de la série Le Crépuscule des Dieux
Le Crépuscule des Dieux

Très bonne surprise pour ce premier album. Je l'ai acheté pour son dessin que je trouve magnifique. Les planches sont toutes sans exception un plaisir pour les yeux. Le trait est propre et fin. Les couleurs sont admirablement choisies et posées. Vraiment beau. C'est vrai que le graphisme ressemble aux illustrations du Seigneur des Anneaux. Avis aux amateurs donc. Le scénario est pour l'instant assez banal bien qu'efficace. On se retrouve plongé dans un conflit mythique classique : des dieux se chamaillent et entraînent de pauvres hommes mortels dans leurs disputes, causant des morts atroces pour les uns, la gloire pour les autres mais toujours des destins tortueux et extraordinaires. Ce premier tome ne sert pas que d'introduction mais commence réellement l'histoire. Pour une fois ce sont les dieux scandinaves qui sont mis en avant, ce qui est fort appréciable et contribue à donner une touche d'originalité à cette série naissante. Le ton de narration est différent de ce qu'on trouve habituellement dans les séries Fantasy de Soleil Productions, ce qui sera pour beaucoup un point positif. Un bon 4/5 qui ne demande qu'à être confirmé lorsque la suite sortira. Je croise les doigts car pour l'instant, c'est très bien. Série à suivre donc.

27/06/2007 (modifier)
Couverture de la série V pour Vendetta
V pour Vendetta

La guerre nucléaire a détruit le monde. L'Angleterre a survécu mais ne s'en est pas sorti indemne... la dictature s'est installée et le pouvoir tient le peuple par la peur et la propagande. Un homme s'oppose cependant à ce régime. Un homme sans nom, sans visage, sans racine. Un homme qui se souvient du monde avant la dictature et qui veut à tout prix rendre le pouvoir au peuple. Il n'a pas de nom mais se fait appeler V. Rarement une BD n'aura aussi bien retranscrit la dictature. On se sent oppressé, presque menacé. Le scénario est très solide et, comme dans Watchmen, d'une grande densité. La lecture de ce pavé est donc assez lente. V me fait beaucoup penser à Batman. Comme l'homme chauve-souris, il a compris que pour lutter, il faut devenir un symbole. Un être humain peut être tué. Un symbole, lui, ne meurt pas. Il hante ses victimes et marque les esprits. Cet aspect me plaît beaucoup. Le récit est divisé en trois actes. Le premier est tout simplement incroyable de rythme, d'action, de révélations. Un 5/5 complètement mérité. Le second est le moins bon. On se perd un peu dans des histoires parallèles sur les membres du parti dirigeant et l'intérêt est beaucoup diminué : note 3/5. Le troisième est franchement bien avec un dénouement parfait. On ne pouvait pas imaginer mieux : note 4.25/5. Le dessin ne me plaît guère. Certaines planches sont belles mais la majorité me déplaisent. Le trait est trop gras et j'ai beaucoup de peine à reconnaître les personnages, ce qui retire une part de plaisir à la lecture. S'ajoute à cela une colorisation atroce. C'est fade et mal posé. Elle constitue sans aucun doute le point faible de la série. Malgré ces points négatifs, je reconnais que le dessin nous plonge dans l'ambiance. Il est très immersif. Au final, "V pour Vendetta" est un excellent comics mais qui ne plaira pas à tout le monde en grande partie à cause de son dessin peu accessible. Je recommande l'achat mais feuilletez l'album avant pour être sûr.

27/06/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Tête en l'air (Rides)
La Tête en l'air (Rides)

La vieillesse, voire la grande vieillesse, est un sujet difficile, heureusement des oeuvres comme Les petits ruisseaux (dans un registre un peu différent) et ce "Rides" prouvent qu'on peut en parler avec respect et humour à la fois. La maladie d'Alzheimer est une vraie saloperie, qui provoque une perte rapide des repères chez nos aînés. Paco Roca est allé dans de nombreuses maisons de retraite, a rencontré et observé plusieurs personnes atteintes de cette affection, et retranscrit de façon bien dosée ses effets. Le rythme s'accélère en fin de volume, mais c'est pour mieux coller à la maladie. En parlant de rythme, l'auteur distille les "évasions" de ses personnages de façon remarquable, aux moments où l'on s'y attend le moins. J'ai particulièrement apprécié celle du début, mais aussi celle des nuages, à la fois poétique et enchanteresse. Et on n'oublie pas l'humour, parce qu'ils s'amusent quand même parfois, nos (arrières-) grands-parents. Le trait de Roca est clair, très européen, et en même temps extrêmement lisible. Une vraie réussite, à la fois digne, sage et à laquelle on doit le respect.

27/06/2007 (modifier)
Par tufrok
Note: 4/5
Couverture de la série Les vaincus
Les vaincus

Un récit poignant, celui de la chute rapide d'un empire et d'une civilisation. Il se dégage une impression de compte a rebours des les premières pages, un sentiment de fatalité, d'issue inéluctable. Le personnage semble mieux le comprendre que les autres. Les répercussions sur son comportement témoignent de l'affreux traumatisme vécu par les indiens, qui résulte de la déstructuration de leur communauté pendant la conquête, et de la mise en doute de leurs croyances (alcoolisme, violence, superstition exacerbée). Pour souligner cela, un graphisme noir, encré, aux personnages souvent flous, qui est tout a fait adapté, et même somptueux, notamment lors des pleines pages. Le paysage andin en apparaît alors presque maudit, condamné. Duchazeau signe ici un magnifique ouvrage, une leçon d'histoire a la fois simple et réaliste. Du grand art.

27/06/2007 (modifier)
Par Sejy
Note: 4/5
Couverture de la série Orbital
Orbital

S’il est un domaine dans lequel le pouvoir de création ne se heurte qu’aux limites de l’imagination, c’est bien la Science-Fiction. Et si sa cousine, la littérature, en a déjà exploré, avec réussite, une partie des confins galactiques, force est de constater que le 9ème Art reste un peu à la traîne. Hormis avec les quelques références UW1, Le Cycle de Cyann, Arq ou autre Valérian, l’amateur du style est très souvent resté sur sa faim. Alors, ne boudons pas notre plaisir quand débarque dans nos bibliothèques chéries une œuvre comme "Orbital". Et n’en déplaise à certains rabats-joie (je ne vise personne :)), cette série a tout le potentiel pour tenir les merveilleuses promesses qu’elle nous laisse entrevoir. Nous n’avons pas affaire ici à un ovni du genre, mais tous les ingrédients, et la maîtrise avec laquelle ils sont distillés, présagent de très grands moments de bonheur. Les deux tomes que constitue ce premier cycle nous en offrent déjà les délicieuses prémices. Prenez pour toile de fond une alliance universelle constituée de 780 races (excusez du peu !) aux rapports géopolitiques hasardeux. Placez-y deux héros, agents de l’ODI, organisation chargée de régler, le plus pacifiquement possible, les éventuelles bisbilles intraconfédérales (j’aime bien inventer des mots). Agrémentez de mondes inquiétants, de gigantesques cités orbitales. Inventez des astronefs fabuleux. Faites naître des extraterrestres belliqueux, des bestioles improbables. Assaisonnez l’ensemble d’action, d’émotion et de mystère. Mélangez le tout dans l’infini du cosmos. Vous comprendrez aisément que, sans une certaine maestria, il est difficile de rendre l’ensemble cohérent et passionnant. Pourtant, c’est la gageure brillamment réussie par les auteurs. Et pour ne rien gâcher, graphiquement, c’est vraiment beau. Alors oui. On est peut-être encore un peu éloigné des trésors de créativité de certains monuments littéraires SF, et l’on reconnaît ici pas mal de poncifs du genre. Mais quand c’est génialement fait... Et le meilleur est à venir ! Je n’en doute pas.

26/06/2007 (modifier)
Par Zazafoin
Note: 4/5
Couverture de la série Jazz Maynard
Jazz Maynard

Les apparences sont trompeuses. C'est le sentiment qui ressort directement à la lecture de cette BD car derrière cette couverture anodine, se cache un polar des plus efficaces. Cette histoire menée tambour-battant et agrémentée de flash-backs bien placés là où il faut, de combats bien violents et d'une mise en couleurs sobre mais parfaitement adaptée, ne nous fait pas détourner une seconde les yeux de la BD. Je dois aussi dire que sans les avis lus un peu partout, je n'aurais jamais ouvert cette BD, et ça aurait été bien dommage. Une trilogie que je vais suivre de près. Foncez, c'est du tout bon!!!

26/06/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Jazz Maynard
Jazz Maynard

Je ne m'attendais vraiment pas à ça. La couverture et le titre laissaient penser à une BD sur la musique jazz. Mais ayant lu quelques avis sur la BD, je savais que ce n'était pas le cas et je m'attendais à la place à un polar noir au scénario assez classique, le genre de BD que je peux parfois reconnaître comme étant bien réalisée mais qui me lasse très vite. Mais au lieu de ça... Jazz Maynard est bien un polar, oui, mais un polar très moderne, avec une touche de fantastique et beaucoup d'action, qui m'a drôlement fait penser à certains comics voire films américains modernes (Tarantino évidemment, mais aussi des films un peu plus SF). Qui irait s'imaginer en lisant les premières pages que vont apparaître soudainement des guerriers mystérieux armés de sabres ? Qui s'imaginerait en voyant le héros, grand maigre débonnaire, qu'il se révèlera capable de combats dignes de Matrix ? Surprenant et finalement vraiment réussi pour un premier tome. Le dessin est excellent. Le trait est parfaitement maîtrisé, l'encrage d'une précision de vrai pro, les cadrages originaux et puissants, les couleurs un peu mornes mais tout à fait bonnes. Et la narration est également réussie et fluide, et ce malgré les quelques flash-backs qui parsèment le récit. Ces derniers se révèlent bien traités et idéalement placés dans le récit. Quant au scénario, alors que le début ne paie pas de mine, il se révèle vraiment original et étonnant au fil des pages, tandis que la situation se complexifie et que de nombreuses nouvelles données apparaissent. Peu amateur de polar et encore moins de récits noirs, j'ai été malgré tout happé et la touche de mystère et de possible fantastique m'a vraiment intrigué. C'est pourquoi j'attends la suite avec impatience. Et j'espère que l'explication sur l'origine des étonnantes capacités de combat du héros et sur l'identité des étranges Fils de Kaïn ne sera pas décevante.

26/06/2007 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Les Aventures d'Hergé
Les Aventures d'Hergé

Note approximative : 3.5/5 Les Aventures d'Hergé est une biographie, la biographie du créateur de Tintin et Milou. Mais autant celle-ci est plutôt bien documentée, autant elle se présente sous une forme originale et ne manquant pas de fantaisie. Scindée en chapitres de quelques pages, elle nous montre des années charnières de son existence. Mais elle s'attache davantage à la vie de l'homme Hergé qu'à sa création elle-même, même si bien sûr il s'y est tellement consacré qu'elle a influencé toute sa vie d'homme privé et d'homme public. Et c'est sans doute cela que les auteurs ont voulu représenter en parsemant leurs récits de très nombreuses anecdotes et références directes à Tintin dans l'environnement d'Hergé. Ils jouent en effet à jouer sur la confusion, à imaginer que Hergé est en fait Tintin et inversement. N'est-ce pas lui qui était grand ami de Tchang, qui a vu tous les endroits ou presque où Tintin s'est rendu, passant même plusieurs jours sur un cargo pour préparer Coke en Stock, etc. Outre cette façon un peu romancée et fantaisiste de présenter la vie de Hergé, les auteurs n'hésitent pas à le présenter sans réelle concession, avec tendresse mais aussi un langage légèrement à double tranchant. Comment interpréter par exemple cette scène où, après la fin de la Guerre, Hergé fête la création du Journal Tintin tandis qu'en arrière-plan son ancien compagnon de cellule se fait fusiller pour collaborationnisme. D'autres scènes sont du même genre, assez déroutante car on ne sait s'il faut rire ou prendre la chose avec sérieux. Ce double langage, entre humour un peu jaune et réel respect pour l'homme et son oeuvre, permet d'ajouter une certaine profondeur rafraîchissante au récit qui, du coup, ne se laisse pas saisir trop facilement. A cela s'ajoute le dessin en ligne claire de Stanislas qui est tout à fait plaisant. Dans un style assez proche de Chaland, il n'égale pas vraiment le talent ni de ce dernier ni de Hergé lui-même, mais il convient parfaitement au récit. Ceux qui connaissent parfaitement la vie d'Hergé n'apprendront sans doute rien mais auront la joie de découvrir un récit original, au ton mi-figue mi-raisin, assez amusant et bien raconté en tout cas. Ceux qui ne connaissent rien à sa vie découvriront nombres d'anecdotes réelles même si légèrement romancées. Un bel hommage, qui ne fait ni dans la sacralisation ni dans l'admiration béâte mais rend au contraire hommage à l'homme avec ses qualités et ses défauts. NB : A noter que la réédition de 2007 comprend 2 chapitres, soit 8 pages, de plus que la version de 1999 que j'ai lue.

26/06/2007 (modifier)
Par André
Note: 4/5
Couverture de la série Le Petit Christian
Le Petit Christian

Avec Le petit Christian, je me disais que j'allais passer un moment sympa qui durera le temps de la lecture, un peu comme on apprécie la lecture d'un Titeuf ou d'un Calvin et Hobbes. D'autant plus que je ne connaissais l'auteur qu'à travers une bd que j'avais lue (je ne me souviens même plus du titre...) et que je n'avais pas trop appréciée. Donc, suivant les conseils d'un libraire têtu, je me suis dit allons-y. Et bien le moins que je puisse dire c'est qu'il a eu raison d'insister le bougre. C'est vraiment très drôle! Je me suis bien marré, vraiment. Et en plus d'être un petit chef-d'oeuvre humoristique, cet album est croqué de tendresse, de petits moments qui nous font penser forcément à notre enfance même si nous n'avions pas tous les mêmes centres d'intérêt. En tout cas, enfant, on s'est tous pris pour un super héros, un sportif ou comme notre ami pour un cow-boy. On a tous connu les premiers émois amoureux et la maladresse avec laquelle on y faisait face. C'était l'apprentissage de la vie quoi ! Bref, en attendant la suite, qui tarde réellement a sortir, cette bd ne passe pas inaperçue. Alors, faites comme moi, laissez vous tenter par cet album qui, en plus est d'un prix très attractif, et souvenez vous de votre plus tendre enfance !

26/06/2007 (modifier)
Par pigou
Note: 4/5
Couverture de la série Monsieur Khol
Monsieur Khol

Monsieur Khol est ce genre de personne qui est tellement effacée, que personne ne le remarque. Effacé est bien le terme qui lui "Khol" le mieux (oh le jeu de mots tout pourri, j'ai honte), car sa discrétion a fait de lui un homme sans visage. En effet, pourquoi avoir un visage, si personne ne vous remarque. Mais au détour d'un séjour de repos en campagne, la vie de Monsieur Khol va changer petit à petit... Dieter nous livre ainsi un joli conte, sans grandes surprises mais pour autant très poétique et rafraîchissant. De plus, l'album jouit de dessins de Moynot de toute beauté. Les aquarelles de l'auteur sont sublimes, s'accordent bien avec le ton de l'histoire et le format carré de la collection "Carrément BD" de Glénat. Un conte mignon, frais, sans prétention et au final très réussi.

26/06/2007 (modifier)