Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en empruntant "Les vents de la colère" à ma bibliothèque. Les deux tomes lus et refermés, ma conviction est faite que c'est une grande oeuvre.
Le Japon a connu de grands bouleversements depuis la fin de la guerre, et beaucoup de choses ont été cachées à sa population, et encore plus aux Occidentaux, qui découvrent son histoire très progressivement. Ainsi Yamagami, auteur majeur, décide de s'attaquer à certains abus de son temps. Pour ne pas s'attirer les foudres des autorités, il a pris le parti, dans les années 1970, de placer son histoire sous le signe de la fiction, en changeant les dates, les noms, et en "déplaçant" les circonstances. Procédé très malin, mais qui n'altère pas la transparence de son propos.
C'est un récit très tortueux, qui bascule très vite dans l'étrange, la violence, la cruauté. Une drôle de dichotomie, au regard du style graphique utilisé, assez proche de ce que faisait Tezuka dans les années 1970. Au travers des militaires, des gendarmes, c'est clairement l'Etat qui est visé. Le récit est peuplé d'êtres mutants, de complots, d'organisations interlopes et de personnes mutilées. Le héros doit ramper dans un conduit d'évacuation de merde, il se trimballe une tête coupée, rien n'est épargné au lecteur dans le mode horreur. Tout juste reprochera-t-on un manque de fluidité dans les scènes de combat. Mais c'est le style qui veut ça.
"Les Vents de la colère" est une lecture complexe (elle réussit à mettre en miroir toute la politique japonaise depuis l'après-guerre, y compris celle entreprise après sa publication, incroyable), douloureuse (comme je l'ai dit, les scènes sont parfois assez crues), mais cependant c'est une politique fiction d'une force que je n'ai encore jamais rencontrée. Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains.
Publiés pour la première fois en 1977 et en 1985, les volumes de "Trucs en vrac" contiennent des histoires complètes qui n'étaient pas parues dans les cinq recueils de la "Rubrique à brac".
En effet, les histoires de "Trucs en vrac" ont été réalisées avant que Gotlib ne s'attelle à l'édification de sa grande oeuvre en 1968. A ce titre, on ne voit pas apparaître ces personnages récurrents qui ont fait en partie le succès de la RAB: Newton, Tarzan, le petit chaperon rouge, le commissaire Chabrol... Mais le professeur Burp (issu des "Dingodossiers", collaboration antérieure avec Goscinny, dont on retrouve des épisodes non retenus dans "Trucs en vracs") est bel et bien là!
Il ne faudrait pas croire que, parce que ces histoires ont été "oubliées", elles sont par là-même médiocres. Loin de là! Le génie que Gotlib laissera éclater dans la RAB éclot déjà. Même si certaines histoires sont en-dessous, la qualité des deux albums de "Trucs en vrac" est plus que correcte. Gotlib prend un plaisir fou à jeter un regard caustique -mais jamais acerbe, toujours tendre-, sur la société de son temps. Les gags et situations sont toujours aussi loufoques. On entrevoit l'évolution d'un dessin, d'abord sage, qui s'épanouira dans ce style si particulier, qui ne semble pas connaître de limites, à l'image des histoires qu'il met en scène.
J'ai découvert les histoires de "Trucs en vrac" bien avant la RAB, dans un lot d'albums des éditions Shell, et à ce titre, elles gardent dans ma mémoire une saveur bien particulière. C'est grâce à elle que j'ai découvert Gotlib, l'un des meilleurs humoristes français.
BLUFFE, comme tout le monde. Bordel ces cadrages, ce mouvement, c'est vraiment très bon. Pourtant comme beaucoup je ne suis pas branché animal qui parle façon "renard, chenapan" à part pour De Cape et de Crocs, mais c'est décalé comme truc, alors que là malgré le côté très réaliste, en 2 pages on a oublié qu'il s'agit d'animaux sauf quand l'effet à son intérêt.
Même niveau scénario, ça se démerde : Les enquêtes sont toutes connes avec des dénouements finalement assez simples, mais leur manière de nous laisser dans le flou même si le matou a compris, c'est bien vu, ça permet de mieux nous surprendre après.
Le problème de ce type de série (1 histoire par tome), dont je ne suis pas un habitué, c'est qu'il y a de très grosses inégalités, j'ai trouvé que l'histoire du premier était moins intrigante que celles des deux suivants. En revanche, je n'ai pas retrouvé les super cadrages qui m'avait plu dans le premier (genre celui ou blacksad fume sa clope allongé sur son canapé vu de haut avec le cadavre de son agresseur gisant à côté).
Mais bon c'est vraiment excellent, je doute juste de la durée de vie (d'intérêt) d'une telle série. Un gros 4,5/5.
De la très bonne bande dessinée.
Le dessin n'est pas trop à mon goût, parfois trop brouillon, notamment les cases dans la ville indienne, mais c'est plus que regardable. En fait les persos sont bien fais, très typés, mais les décors sont trop fouillés. Ça reste quand même un style assez classique pour du western, avec une bonne impression de mouvement.
La grande force de cette série est le scénario. J’ai tout de suite accroché à Ethan et ses revolvers. Le double mélange de culture, la recherche de ses origines, l'arrivée dans un nouveau monde, l'apprentissage de la vie à la dure, ça fonctionne toujours assez bien.
Les persos secondaires sont tout autant excellents, le boss d'Ethan, le patron de l'hôtel...
Les 2 premiers tomes se lisent avec plaisir et j'attends la suite avec impatience. Le suspens est bien présent.
A noter que le type Western n'est pas vraiment approprié pour cette série. La période est la fin du 19eme mais sur la cote est des états unis. On n'y retrouve pas les grandes prairies, les chevaux ... Ca se passe en ville et il faut bien le dire, tout ne tourne pas rond. On a parfois l'impression d'être dans bd sur la mafia, les magouilles politiques, puis l'aventure reprend ses droits.
Cette bd est super ! (Comme la plupart des bds "Soleil" d’ailleurs).
Nhieu mélange très bien l'ambiance western avec le fantastique !
Les personnages sont attachants dès le début de l'histoire !
Et en plus, les dessins sont super ainsi que les dialogues !
Et bien sûr l'humour est au rendez-vous !
Allez 4,5 / 5. Vraiment pas loin de 5.
J'ai adoré et me suis fait emporter par l'histoire, l'ambiance autour de la marine, les personnages, le suspens.
Les dessins sont très très bons, et pourtant je suis difficile pour ce style de Bds. Mais c'est à la fois propre et riche, envoûtant et réaliste. Bref du grand art. Les personnages sont griffés comme il faut, tous facilement identifiables. La mer est très bien faite, tout comme l'intérieur des bateaux.
Le scénario est d'une grande qualité. Tantôt haletant, tantôt romantique. Le rythme est assez lent. J'ai parfois eu l'envie d'accélérer le récit, mais c'est positif ici.
Les personnages sont très attachants. Les femmes surtout et Floch. Même si notre capitaine n'est pas en reste. Enfin un héros qui doute.
Le 1er cycle est meilleur que le second (pas encore terminé il faut dire).
J'ai été assez surpris de voir la moyenne pour cette excellente série (seulement 3 même si les derniers avis sont bons).
Blutch et Chesterfield m'ont beaucoup distrait dans ma jeunesse et ça continue lorsque j'ai le plaisir d'en relire.
Leur duo fonctionne à merveille. Le petit grincheux, allergique à l'armée, toujours prêt à déserter.
Le grand costaud, rouquin, plein de valeurs et le respect des codes de l'armée (hiérarchie, honneur...).
C'est très drôle. je crois que c'est la seule série avec laquelle j'ai rigolé de vive voix (l'humour n'est pas trop ma tasse de thé en bd il faut dire...).
Le dessin varie selon le dessinateur, mais c'est toujours parfait pour le genre. C'est clair, le trait colle à l'ambiance, et les personnages sont bien caricaturaux quand même.
J'ai trouvé les scénarios de valeur assez égales, mis à part les derniers tomes un peu faits à la va-vite. Mais certains sont de vrais perles ("L'or du Québec" par exemple). Ca se lit toujours très bien, avec plus ou moins de place pour le suspens et l'action selon le thème abordé.
La période (la guerre de sécession) étant une de mes préférées, cela aide aussi.
Sans doute la série pour laquelle j'ai le plus de nostalgie en repensant à ma jeunesse. J'adorais les lire le matin au petit déjeuner avec un bol de chocapic.
Un premier épisode très prometteur. La mise en place des personnages et de ce Manhattan en guerre est très réussie. On se prend d'affection pour ce jeune journaliste débarqué, par hasard, en pleine guerre. Les autres personnages ne sont pas bâclés, on prend le temps de découvrir les différents personnages.
Le point fort de cette série c'est la description de l'univers et de ses habitants. La lecture du premier tome est très agréable. J'espère que la suite sera du même niveau.
On m'a offert le tome 1 pour un anniversaire, je devais avoir 12 ans. Impossible de ne pas aller acheter la suite dès que j'ai fini la lecture de ce tome.
L'intrigue est simplement exceptionnelle, XIII est le héros type que l'on a envie d'être et en même temps pour lequel on s'inquiète au fil du récit.
Les dessins montent en puissance (le tome 3 baisse un peu, les couleurs sont moins attrayantes notamment et le trait plus irrégulier).
On peut aussi confondre certains personnages et il faut les lire au moins 2 fois pour saisir toute l'intrigue et ne pas rater les nombreux détails.
Mis à part ça (sont-ce vraiment des défauts d'ailleurs ?), le 1er cycle reste la référence en matière de thriller en BD.
Le 2ème cycle est plus centré sur le passé de XIII et son histoire, ce qui n'en est pas pour autant déplaisant.
"Treize contre un" est la meilleure bd de la série.
Disons que jusqu'au tome 12, c'est à lire, relire et rerelire (5/5 jusqu'ici)
Après... ben après, ça baisse en intensité, on s'attache moins, et on lit avec moins d'envie (il y en a quand même beaucoup). Mais il manque ce souffle qui faisait le charme du début.
Le tome 16 touche le fond et notamment la scène de bagarre sous marine, où je n'ai toujours pas compris ce qu'il s'est passé.
J'attends quand même la fin avec impatience pour connaître le dénouement, mais 3/5 pour cette partie, d'où la moyenne de 4.
Rien à voir avec l’excellent film éponyme. C’est plutôt un Ocean’s eleven à cinq, avec un Georges Clooney bidonnant et suicidaire. On est loin du braquage de grand standing dans un Vegas scintillant de mille feux, mais le scénario chiadé, et le choix du découpage rythment parfaitement la bd.
Niveau dessins, rien à reprocher à ce style aux couleurs froides : il est en accord avec le flou omniprésent. L’absence de netteté accroît l’effet recherché, et nous aide à plonger dans l’univers assez glauque des malfrats ratés. En effet, la joyeuse bande orchestrée par la Gorgone ressemble plus à une équipe de bras cassés qu’à la team de belles gueules des films de Soderbergh. Mais pour échapper à cette morosité, le script nous offre des vannes qui oscillent continuellement entre sarcasme et franche rigolade. Ainsi se crée une complicité lecteur/créateur qui nous plonge littéralement dans l’histoire. Par cette intimité, on est aux premières loges et, pris dans le vif du sujet, on en redemande !
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Les Vents de la colère
Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre en empruntant "Les vents de la colère" à ma bibliothèque. Les deux tomes lus et refermés, ma conviction est faite que c'est une grande oeuvre. Le Japon a connu de grands bouleversements depuis la fin de la guerre, et beaucoup de choses ont été cachées à sa population, et encore plus aux Occidentaux, qui découvrent son histoire très progressivement. Ainsi Yamagami, auteur majeur, décide de s'attaquer à certains abus de son temps. Pour ne pas s'attirer les foudres des autorités, il a pris le parti, dans les années 1970, de placer son histoire sous le signe de la fiction, en changeant les dates, les noms, et en "déplaçant" les circonstances. Procédé très malin, mais qui n'altère pas la transparence de son propos. C'est un récit très tortueux, qui bascule très vite dans l'étrange, la violence, la cruauté. Une drôle de dichotomie, au regard du style graphique utilisé, assez proche de ce que faisait Tezuka dans les années 1970. Au travers des militaires, des gendarmes, c'est clairement l'Etat qui est visé. Le récit est peuplé d'êtres mutants, de complots, d'organisations interlopes et de personnes mutilées. Le héros doit ramper dans un conduit d'évacuation de merde, il se trimballe une tête coupée, rien n'est épargné au lecteur dans le mode horreur. Tout juste reprochera-t-on un manque de fluidité dans les scènes de combat. Mais c'est le style qui veut ça. "Les Vents de la colère" est une lecture complexe (elle réussit à mettre en miroir toute la politique japonaise depuis l'après-guerre, y compris celle entreprise après sa publication, incroyable), douloureuse (comme je l'ai dit, les scènes sont parfois assez crues), mais cependant c'est une politique fiction d'une force que je n'ai encore jamais rencontrée. Attention, à ne pas mettre entre toutes les mains.
Trucs-en-Vrac
Publiés pour la première fois en 1977 et en 1985, les volumes de "Trucs en vrac" contiennent des histoires complètes qui n'étaient pas parues dans les cinq recueils de la "Rubrique à brac". En effet, les histoires de "Trucs en vrac" ont été réalisées avant que Gotlib ne s'attelle à l'édification de sa grande oeuvre en 1968. A ce titre, on ne voit pas apparaître ces personnages récurrents qui ont fait en partie le succès de la RAB: Newton, Tarzan, le petit chaperon rouge, le commissaire Chabrol... Mais le professeur Burp (issu des "Dingodossiers", collaboration antérieure avec Goscinny, dont on retrouve des épisodes non retenus dans "Trucs en vracs") est bel et bien là! Il ne faudrait pas croire que, parce que ces histoires ont été "oubliées", elles sont par là-même médiocres. Loin de là! Le génie que Gotlib laissera éclater dans la RAB éclot déjà. Même si certaines histoires sont en-dessous, la qualité des deux albums de "Trucs en vrac" est plus que correcte. Gotlib prend un plaisir fou à jeter un regard caustique -mais jamais acerbe, toujours tendre-, sur la société de son temps. Les gags et situations sont toujours aussi loufoques. On entrevoit l'évolution d'un dessin, d'abord sage, qui s'épanouira dans ce style si particulier, qui ne semble pas connaître de limites, à l'image des histoires qu'il met en scène. J'ai découvert les histoires de "Trucs en vrac" bien avant la RAB, dans un lot d'albums des éditions Shell, et à ce titre, elles gardent dans ma mémoire une saveur bien particulière. C'est grâce à elle que j'ai découvert Gotlib, l'un des meilleurs humoristes français.
Blacksad
BLUFFE, comme tout le monde. Bordel ces cadrages, ce mouvement, c'est vraiment très bon. Pourtant comme beaucoup je ne suis pas branché animal qui parle façon "renard, chenapan" à part pour De Cape et de Crocs, mais c'est décalé comme truc, alors que là malgré le côté très réaliste, en 2 pages on a oublié qu'il s'agit d'animaux sauf quand l'effet à son intérêt. Même niveau scénario, ça se démerde : Les enquêtes sont toutes connes avec des dénouements finalement assez simples, mais leur manière de nous laisser dans le flou même si le matou a compris, c'est bien vu, ça permet de mieux nous surprendre après. Le problème de ce type de série (1 histoire par tome), dont je ne suis pas un habitué, c'est qu'il y a de très grosses inégalités, j'ai trouvé que l'histoire du premier était moins intrigante que celles des deux suivants. En revanche, je n'ai pas retrouvé les super cadrages qui m'avait plu dans le premier (genre celui ou blacksad fume sa clope allongé sur son canapé vu de haut avec le cadavre de son agresseur gisant à côté). Mais bon c'est vraiment excellent, je doute juste de la durée de vie (d'intérêt) d'une telle série. Un gros 4,5/5.
Ethan Ringler, Agent fédéral
De la très bonne bande dessinée. Le dessin n'est pas trop à mon goût, parfois trop brouillon, notamment les cases dans la ville indienne, mais c'est plus que regardable. En fait les persos sont bien fais, très typés, mais les décors sont trop fouillés. Ça reste quand même un style assez classique pour du western, avec une bonne impression de mouvement. La grande force de cette série est le scénario. J’ai tout de suite accroché à Ethan et ses revolvers. Le double mélange de culture, la recherche de ses origines, l'arrivée dans un nouveau monde, l'apprentissage de la vie à la dure, ça fonctionne toujours assez bien. Les persos secondaires sont tout autant excellents, le boss d'Ethan, le patron de l'hôtel... Les 2 premiers tomes se lisent avec plaisir et j'attends la suite avec impatience. Le suspens est bien présent. A noter que le type Western n'est pas vraiment approprié pour cette série. La période est la fin du 19eme mais sur la cote est des états unis. On n'y retrouve pas les grandes prairies, les chevaux ... Ca se passe en ville et il faut bien le dire, tout ne tourne pas rond. On a parfois l'impression d'être dans bd sur la mafia, les magouilles politiques, puis l'aventure reprend ses droits.
Post-Mortem Pacific !!!
Cette bd est super ! (Comme la plupart des bds "Soleil" d’ailleurs). Nhieu mélange très bien l'ambiance western avec le fantastique ! Les personnages sont attachants dès le début de l'histoire ! Et en plus, les dessins sont super ainsi que les dialogues ! Et bien sûr l'humour est au rendez-vous !
Tramp
Allez 4,5 / 5. Vraiment pas loin de 5. J'ai adoré et me suis fait emporter par l'histoire, l'ambiance autour de la marine, les personnages, le suspens. Les dessins sont très très bons, et pourtant je suis difficile pour ce style de Bds. Mais c'est à la fois propre et riche, envoûtant et réaliste. Bref du grand art. Les personnages sont griffés comme il faut, tous facilement identifiables. La mer est très bien faite, tout comme l'intérieur des bateaux. Le scénario est d'une grande qualité. Tantôt haletant, tantôt romantique. Le rythme est assez lent. J'ai parfois eu l'envie d'accélérer le récit, mais c'est positif ici. Les personnages sont très attachants. Les femmes surtout et Floch. Même si notre capitaine n'est pas en reste. Enfin un héros qui doute. Le 1er cycle est meilleur que le second (pas encore terminé il faut dire).
Les Tuniques Bleues
J'ai été assez surpris de voir la moyenne pour cette excellente série (seulement 3 même si les derniers avis sont bons). Blutch et Chesterfield m'ont beaucoup distrait dans ma jeunesse et ça continue lorsque j'ai le plaisir d'en relire. Leur duo fonctionne à merveille. Le petit grincheux, allergique à l'armée, toujours prêt à déserter. Le grand costaud, rouquin, plein de valeurs et le respect des codes de l'armée (hiérarchie, honneur...). C'est très drôle. je crois que c'est la seule série avec laquelle j'ai rigolé de vive voix (l'humour n'est pas trop ma tasse de thé en bd il faut dire...). Le dessin varie selon le dessinateur, mais c'est toujours parfait pour le genre. C'est clair, le trait colle à l'ambiance, et les personnages sont bien caricaturaux quand même. J'ai trouvé les scénarios de valeur assez égales, mis à part les derniers tomes un peu faits à la va-vite. Mais certains sont de vrais perles ("L'or du Québec" par exemple). Ca se lit toujours très bien, avec plus ou moins de place pour le suspens et l'action selon le thème abordé. La période (la guerre de sécession) étant une de mes préférées, cela aide aussi. Sans doute la série pour laquelle j'ai le plus de nostalgie en repensant à ma jeunesse. J'adorais les lire le matin au petit déjeuner avec un bol de chocapic.
DMZ
Un premier épisode très prometteur. La mise en place des personnages et de ce Manhattan en guerre est très réussie. On se prend d'affection pour ce jeune journaliste débarqué, par hasard, en pleine guerre. Les autres personnages ne sont pas bâclés, on prend le temps de découvrir les différents personnages. Le point fort de cette série c'est la description de l'univers et de ses habitants. La lecture du premier tome est très agréable. J'espère que la suite sera du même niveau.
XIII
On m'a offert le tome 1 pour un anniversaire, je devais avoir 12 ans. Impossible de ne pas aller acheter la suite dès que j'ai fini la lecture de ce tome. L'intrigue est simplement exceptionnelle, XIII est le héros type que l'on a envie d'être et en même temps pour lequel on s'inquiète au fil du récit. Les dessins montent en puissance (le tome 3 baisse un peu, les couleurs sont moins attrayantes notamment et le trait plus irrégulier). On peut aussi confondre certains personnages et il faut les lire au moins 2 fois pour saisir toute l'intrigue et ne pas rater les nombreux détails. Mis à part ça (sont-ce vraiment des défauts d'ailleurs ?), le 1er cycle reste la référence en matière de thriller en BD. Le 2ème cycle est plus centré sur le passé de XIII et son histoire, ce qui n'en est pas pour autant déplaisant. "Treize contre un" est la meilleure bd de la série. Disons que jusqu'au tome 12, c'est à lire, relire et rerelire (5/5 jusqu'ici) Après... ben après, ça baisse en intensité, on s'attache moins, et on lit avec moins d'envie (il y en a quand même beaucoup). Mais il manque ce souffle qui faisait le charme du début. Le tome 16 touche le fond et notamment la scène de bagarre sous marine, où je n'ai toujours pas compris ce qu'il s'est passé. J'attends quand même la fin avec impatience pour connaître le dénouement, mais 3/5 pour cette partie, d'où la moyenne de 4.
Break Point
Rien à voir avec l’excellent film éponyme. C’est plutôt un Ocean’s eleven à cinq, avec un Georges Clooney bidonnant et suicidaire. On est loin du braquage de grand standing dans un Vegas scintillant de mille feux, mais le scénario chiadé, et le choix du découpage rythment parfaitement la bd. Niveau dessins, rien à reprocher à ce style aux couleurs froides : il est en accord avec le flou omniprésent. L’absence de netteté accroît l’effet recherché, et nous aide à plonger dans l’univers assez glauque des malfrats ratés. En effet, la joyeuse bande orchestrée par la Gorgone ressemble plus à une équipe de bras cassés qu’à la team de belles gueules des films de Soderbergh. Mais pour échapper à cette morosité, le script nous offre des vannes qui oscillent continuellement entre sarcasme et franche rigolade. Ainsi se crée une complicité lecteur/créateur qui nous plonge littéralement dans l’histoire. Par cette intimité, on est aux premières loges et, pris dans le vif du sujet, on en redemande !