Je commencerai par émettre certains doutes sur une phrase du communiqué de presse, qui prétend que les gags de Football Football « amuseront les accros de Télé Foot mais feront aussi sourire tous ceux qui n’aiment pas le ballon rond. ». Je ne suis pas d’accord. Les différents gags reposent sur une connaissance assez poussée des coulisses du foot : affaires, transfert, blessures, coups de gueule, … Les néophytes vont passer à cotés de la plupart des gags (originellement publiés dans une revue de foot d’ailleurs). Je comprends que Dargaud ait voulu élargir le public de cette BD, mais bon…
Par contre si vous êtes fan de foot, un vrai fan qui suit le championnat, les transferts, les magouilles en coulisse, vous allez vous régaler ! C’est à mourir de rire, de très bon goût, et à des années lumières d’âneries grand public telles que Les Foot Maniacs. Certains gags m’ont vraiment fait rire (celui sur la Coupe Intertoto par exemple).
Bon notez quand même que les différentes histoires collent vraiment à l’actualité, et que d’ici quelques années cette BD sera complètement démodée. Les quelques pages sur la Coupe du Monde 2006 sont par exemple déjà un peu obsolètes. La BD aurait du s’appeler « Football Football : saison 2006-2007 ».
Vraiment, une BD à conseiller à tous les fans de foot, les vrais, ceux qui matent Télé Foot tous les dimanche matin !
Cette série réunit tous les ingrédients propres à des films comme Scream. Héroïne sexy et tourmentée, village paumé au milieu de nul part, protagonistes à la personnalité étrange et indéchiffrable, un tueur, des meurtres en série, du suspense, et une fin surprenante !
Bon autant le dire tout de suite, elle n’apporte pas grand chose au genre, c’est du très classique. Mais malgré cette impression de déjà vu, on se laisse vraiment prendre au jeu ! Le scénario avance bien, pas le temps de s’ennuyer. Les fausses pistes abondent, les meurtres se succèdent, et on a vraiment aucune idée de l’identité du tueur, et encore moins de son mobile !
J’avais peur d’être déçu par la fin et la révélation qui va avec. Il était facile de faire une fin à la con, complètement invraisemblable, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’histoire. Mais non, ça passe carrément bien, c’est bon, et surtout c’est inattendu ! Moi perso j’avais pas deviné du tout, et vous ?
Bon, comme en plus le dessin est chouette et bien adapté à l’ambiance, et bien oui, ça nous donne une BD classique mais très efficace ! En plus une série en 3 tomes, ça s’achète sans se ruiner, alors si vous êtes amateur du genre, n’hésitez pas !
(Après lecture des deux tomes)
J’ai a-do-ré !
Le background mis en place en à peine deux tomes est d’une richesse qui n’a rien à envier aux 4 tomes de Lupus ou aux cycles d’Aldébaran. L’environnement créé n’est d’ailleurs pas sans rappeler les délires de Léo. L’intrigue est parfaitement exécutée, avec un début tout embrouillé, et des indices divulgués au compte-goutte. La fin du 1er tome est énorme d’intensité, et je plains les lecteurs qui ont dû attendre des mois avant de pouvoir lire la suite !
Les thèmes abordés font très SF : écologie, folie humaine, importance d’une vie humaine comparée à la nature… C’est profond mais sans jamais être lourd ou prétentieux.
Par contre le 2eme tome, bien que passionnant, conclut l’histoire un peu abruptement je trouve. Comme si un 3eme tome était prévu puis abandonné. Il restait largement de quoi continuer en tout cas. Bizarre. Bon cette fin un peu ouverte va peut-être en décevoir certains, mais moi elle m’a quand même plu. Mais dommage que ca soit déjà fini, snif.
Enfin, le dessin est stylisé au possible, et donne un coté années 70 super attachant à l’ensemble. Vraiment une belle découverte SF, terminée en deux tomes coutant à peine 9 euros 80 chacun. A ce prix, pourquoi se priver ?
On retrouve ici les même ingrédients que dans le premier cycle, Aldébaran.
Mêmes dessins qui ne plairont pas à tout le monde. Les paysages sont encore plus majestueux que ceux d’Aldébaran, mais les personnages sont toujours bizarres… comme figés dans des positions grotesques.
Même coté neuneu, avec machin qui veut coucher avec truc, et truc qui est amoureux de bidule. Le fait que tout le monde soit sans arrêt après Kim est en peu casse-pied je trouve. Notez aussi que c’est toujours aussi manichéen, avec des méchants très bêtes et méchants, et des gentils très gentils.
Mais surtout, même scénario haletant (impossible de reposer la BD avant la fin) et même variété incroyable dans la faune et la flore. Moi, j’ai adoré, tout simplement.
En fait c’est simple. Si vous ne connaissez pas encore la série Aldébaran, intéressez vous d’abord à cette dernière. Vous ne comprendrez pas grand chose en commençant par "Bételgeuse". Si vous connaissez Aldébaran et n’avez pas vraiment apprécié, pas la peine de lire ce nouveau cycle, il y a peu de chance que cela vous plaise.
Mais si comme moi, vous aviez adoré Aldébaran, n’hésitez pas, c’est du tout bon !
C’est une série qu'il faut quand on est jeune :
- Y a de l'action et du sang.
- De l'humour dans tous les sens (jeux de mots avec les noms de troll).
- De l'évasion (les décors sont très bien dessinés).
- Et un brin de fantaisie n'a jamais fait de mal à personne.
L'un des plus gros défauts de la série vient, à mon avis, de l'histoire qui n'est pas forcément poussée. Voilà, bonne lecture à vous.
Mon avis va trancher avec le précédent. Je suis moi-même militaire, donc je craignais le pire au début. Mais j'ai été agréablement surpris. Le dessin est sympa et la lecture des gags très agréable. Certes ce n'est pas toujours le summum de l'humour mais on sourit facilement aux péripéties des collègues. Malgré quelques défauts, je conseille tout de même la lecture de cette BD à tous ceux qui aime ce genre.
J'ai vraiment trop aimé !!! D'une j adore les blagues et de deux je suis blonde (et oui ça ne me gène pas qu'on fasse des blagues sur les blondes malgré que je sois blonde) !!!
Je trouve que c est une très bonne idée de faire une BD sur les blagues de blondes.
Et puis c'est vrai que c'est super drôle et je conseille vraiment à tout le monde de passer voir comme c'est bien (c'est facile d'aller voir 5 minutes quand on fait un petit tour vers la fnac !)
J'ADORE !!!!!!!!
Une BD sur laquelle il n’y a pas grand chose à dire. J’aime beaucoup le dessin, le style est simple et épuré. Il sert à merveille l’histoire d’Ernest, un petit vieux qui commence à perdre la tête et qui se retrouve placé dans un foyer pour personnes du 3e âge.
Il est atteint de la maladie d’Alzheimer. Tout le monde en a déjà entendu parler, mais a-t-on une idée précise de ce à quoi cela peut ressembler au quotidien ? Comment cela se manifeste-t-il ? Quelles sont les difficultés qui en découlent directement ? Quel sont les impacts sur la vie familiale des malades ?
Rides apporte ces réponses de manière poignante. Le genre de BD qu’on lit avec un nœud dans l’estomac ou une boule dans la gorge…
A l'époque, j'avais été littéralement happé par Pyongyang. Par la suite, j'avais aussi beaucoup aimé Shenzhen. Je n'ai donc pas hésité à acheter Chroniques Birmanes dès sa sortie.
Hormis le passage chez Delcourt qui modifie la maquette et la couverture, nous retrouvons là presque strictement le même type d'ouvrage. Le dessin de Guy Delisle y a beaucoup gagné en assurance depuis les débuts de Shenzhen. Il est toujours aussi fluide et doué pour la narration. Et il sait toujours aussi bien insérer régulièrement de l'humour au fil de ses pages.
Seule différence notable, à l'époque de Shenzhen et Pyongyang, il était célibataire et en séjour dans le cadre de son travail, tandis que là il est en couple, avec sa compagne qui travaille pour MSF et lui qui est là en simple accompagnateur, homme au foyer chargé de s'occuper de son jeune fils. Cela modifie un peu la façon dont il visite le pays et ses relations avec les gens puisqu'il est là un peu en touriste, ou du moins sans l'appui social et psychologique d'un emploi bien établi.
J'avoue avoir été un peu moins marqué par ma lecture de Chroniques Birmanes que par Pyongyang. Je crois surtout que c'est le fait d'être désormais habitué à ce genre de récit qui fait cela : il n'y a plus d'effet de surprise.
Car dans les faits, il n'y a rien à reprocher, loin de là.
Comme à son habitude, Guy Delisle alterne moments de vie privée et ouverture davantage vers la situation du pays, politique, social, etc. J'ai trouvé un poil plus de vie privée ceci dit, dans ce livre-ci, mais je ne suis pas sûr que ce ne soit pas qu'une impression.
J'ai appris beaucoup, voire énormément de choses, sur la Birmanie (ou Myanmar), cette nation si fermée et mystérieuse. Certaines choses recoupaient des données que j'avais apprises à la télé, lors de reportages ou des récents évènements dans ce pays. Mais beaucoup d'autres, anecdotes et informations d'envergure plus importantes, m'en ont révélé énormément sur la vie dans ce pays en pleine dictature, et sur les aberrations dont peut être responsable cette dernière. Sous couvert d'un pays "tranquille", en tout cas pour les expatriés, la vie là-bas a parfois l'air... ubuesque, semble-t-il. Par contre, je n'ai pas réussi à ressentir la peur que doivent probablement éprouver les Birmans, l'album n'a pas véritablement su me la retranscrire. Probablement parce que l'auteur ne l'a lui-même pas véritablement vécue sur place.
Difficile d'en parler plus car il y aurait en fait trop de choses à dire et à commenter sur ce qu'on apprend sur la Birmanie dans cet ouvrage. De même, il y aurait trop à dire sur la façon légère, dynamique et pleine d'humour dont Guy Delisle arrive à nous raconter tout cela. Cela coule de source, c'est un album qu'on ne peut pas refermer (ou alors à grandes difficultés) avant de l'avoir terminé, et une fois de plus je me suis endormi à "pas d'heure" cette nuit parce que je n'ai pas réussi à me forcer à le reposer avant la fin.
Si vous avez aimé Shenzhen et Pyongyang, vous apprécierez sans doute autant Chroniques Birmanes.
Point de méprise ! Cette tout innocente couverture ne dissimule ni une fable animalière pour enfants ni une tentative de vulgarisation pédagogique sur la vie du vulpes zerdas. Et si ce petit mignon rouquin de fennec, car c’est bien de lui qu’il s’agit, est le héros principal d’un voyage (faussement) initiatique, oubliez les paroles moralisatrices ou les enseignements plein de sagesse. Ici, c’est l’humour grinçant et acide qui règne en maître.
Au travers de strips de quatre à six cases, on suit le périple de notre sympathique et pas moins cruel nouvel ami aux longues étiquettes. De péripéties en rencontres, c’est toute une galerie animale qui nous est donnée à découvrir. Et bien que les protagonistes soient doués de parole, Lewis Trondheim prend le contre-pied d’un anthropomorphisme tentant en nous les livrant dans leur plus simple appareil bestial et intellectuel, les exhibant plus Bête qu’ils ne sont bêtes. Autant dire que c’est la loi de l’instinct naturel qui prédomine. On tue, on bouffe ou l’on se fait bouffer ! Et comme si les règles de la chaîne alimentaire n’étaient déjà pas assez rudes, on a droit à une couche de cynisme supplémentaire sur cette succulente toile de fond où s’enchaînent les gags efficaces. On glisse de la répartie cinglante à la situation absurde en passant joyeusement par le pipi-caca, le tout pataugeant, pour notre meilleur plaisir, dans le crétinisme, l’irrévérencieux ou la méchanceté gratuite.
Le décalage apporté par le trait de Yoann en est d’autant plus savoureux. Ses aquarelles sont réellement superbes. Dans des tons pastel, fins et légers, il croque sa nombreuse ménagerie en caricatures subtiles, mélanges de beauté et d’élégance qui préservent néanmoins tout le potentiel burlesque de l’œuvre. Les décors sont sobres, voire quasi absents, mais habilement suggérés par d’intelligentes variations de couleurs et d’ambiances. Un délice.
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Football Football
Je commencerai par émettre certains doutes sur une phrase du communiqué de presse, qui prétend que les gags de Football Football « amuseront les accros de Télé Foot mais feront aussi sourire tous ceux qui n’aiment pas le ballon rond. ». Je ne suis pas d’accord. Les différents gags reposent sur une connaissance assez poussée des coulisses du foot : affaires, transfert, blessures, coups de gueule, … Les néophytes vont passer à cotés de la plupart des gags (originellement publiés dans une revue de foot d’ailleurs). Je comprends que Dargaud ait voulu élargir le public de cette BD, mais bon… Par contre si vous êtes fan de foot, un vrai fan qui suit le championnat, les transferts, les magouilles en coulisse, vous allez vous régaler ! C’est à mourir de rire, de très bon goût, et à des années lumières d’âneries grand public telles que Les Foot Maniacs. Certains gags m’ont vraiment fait rire (celui sur la Coupe Intertoto par exemple). Bon notez quand même que les différentes histoires collent vraiment à l’actualité, et que d’ici quelques années cette BD sera complètement démodée. Les quelques pages sur la Coupe du Monde 2006 sont par exemple déjà un peu obsolètes. La BD aurait du s’appeler « Football Football : saison 2006-2007 ». Vraiment, une BD à conseiller à tous les fans de foot, les vrais, ceux qui matent Télé Foot tous les dimanche matin !
Comptine d'Halloween
Cette série réunit tous les ingrédients propres à des films comme Scream. Héroïne sexy et tourmentée, village paumé au milieu de nul part, protagonistes à la personnalité étrange et indéchiffrable, un tueur, des meurtres en série, du suspense, et une fin surprenante ! Bon autant le dire tout de suite, elle n’apporte pas grand chose au genre, c’est du très classique. Mais malgré cette impression de déjà vu, on se laisse vraiment prendre au jeu ! Le scénario avance bien, pas le temps de s’ennuyer. Les fausses pistes abondent, les meurtres se succèdent, et on a vraiment aucune idée de l’identité du tueur, et encore moins de son mobile ! J’avais peur d’être déçu par la fin et la révélation qui va avec. Il était facile de faire une fin à la con, complètement invraisemblable, comme c’est souvent le cas dans ce genre d’histoire. Mais non, ça passe carrément bien, c’est bon, et surtout c’est inattendu ! Moi perso j’avais pas deviné du tout, et vous ? Bon, comme en plus le dessin est chouette et bien adapté à l’ambiance, et bien oui, ça nous donne une BD classique mais très efficace ! En plus une série en 3 tomes, ça s’achète sans se ruiner, alors si vous êtes amateur du genre, n’hésitez pas !
Biotope
(Après lecture des deux tomes) J’ai a-do-ré ! Le background mis en place en à peine deux tomes est d’une richesse qui n’a rien à envier aux 4 tomes de Lupus ou aux cycles d’Aldébaran. L’environnement créé n’est d’ailleurs pas sans rappeler les délires de Léo. L’intrigue est parfaitement exécutée, avec un début tout embrouillé, et des indices divulgués au compte-goutte. La fin du 1er tome est énorme d’intensité, et je plains les lecteurs qui ont dû attendre des mois avant de pouvoir lire la suite ! Les thèmes abordés font très SF : écologie, folie humaine, importance d’une vie humaine comparée à la nature… C’est profond mais sans jamais être lourd ou prétentieux. Par contre le 2eme tome, bien que passionnant, conclut l’histoire un peu abruptement je trouve. Comme si un 3eme tome était prévu puis abandonné. Il restait largement de quoi continuer en tout cas. Bizarre. Bon cette fin un peu ouverte va peut-être en décevoir certains, mais moi elle m’a quand même plu. Mais dommage que ca soit déjà fini, snif. Enfin, le dessin est stylisé au possible, et donne un coté années 70 super attachant à l’ensemble. Vraiment une belle découverte SF, terminée en deux tomes coutant à peine 9 euros 80 chacun. A ce prix, pourquoi se priver ?
Bételgeuse
On retrouve ici les même ingrédients que dans le premier cycle, Aldébaran. Mêmes dessins qui ne plairont pas à tout le monde. Les paysages sont encore plus majestueux que ceux d’Aldébaran, mais les personnages sont toujours bizarres… comme figés dans des positions grotesques. Même coté neuneu, avec machin qui veut coucher avec truc, et truc qui est amoureux de bidule. Le fait que tout le monde soit sans arrêt après Kim est en peu casse-pied je trouve. Notez aussi que c’est toujours aussi manichéen, avec des méchants très bêtes et méchants, et des gentils très gentils. Mais surtout, même scénario haletant (impossible de reposer la BD avant la fin) et même variété incroyable dans la faune et la flore. Moi, j’ai adoré, tout simplement. En fait c’est simple. Si vous ne connaissez pas encore la série Aldébaran, intéressez vous d’abord à cette dernière. Vous ne comprendrez pas grand chose en commençant par "Bételgeuse". Si vous connaissez Aldébaran et n’avez pas vraiment apprécié, pas la peine de lire ce nouveau cycle, il y a peu de chance que cela vous plaise. Mais si comme moi, vous aviez adoré Aldébaran, n’hésitez pas, c’est du tout bon !
Trolls de Troy
C’est une série qu'il faut quand on est jeune : - Y a de l'action et du sang. - De l'humour dans tous les sens (jeux de mots avec les noms de troll). - De l'évasion (les décors sont très bien dessinés). - Et un brin de fantaisie n'a jamais fait de mal à personne. L'un des plus gros défauts de la série vient, à mon avis, de l'histoire qui n'est pas forcément poussée. Voilà, bonne lecture à vous.
Les Militaires
Mon avis va trancher avec le précédent. Je suis moi-même militaire, donc je craignais le pire au début. Mais j'ai été agréablement surpris. Le dessin est sympa et la lecture des gags très agréable. Certes ce n'est pas toujours le summum de l'humour mais on sourit facilement aux péripéties des collègues. Malgré quelques défauts, je conseille tout de même la lecture de cette BD à tous ceux qui aime ce genre.
Les Blondes
J'ai vraiment trop aimé !!! D'une j adore les blagues et de deux je suis blonde (et oui ça ne me gène pas qu'on fasse des blagues sur les blondes malgré que je sois blonde) !!! Je trouve que c est une très bonne idée de faire une BD sur les blagues de blondes. Et puis c'est vrai que c'est super drôle et je conseille vraiment à tout le monde de passer voir comme c'est bien (c'est facile d'aller voir 5 minutes quand on fait un petit tour vers la fnac !) J'ADORE !!!!!!!!
La Tête en l'air (Rides)
Une BD sur laquelle il n’y a pas grand chose à dire. J’aime beaucoup le dessin, le style est simple et épuré. Il sert à merveille l’histoire d’Ernest, un petit vieux qui commence à perdre la tête et qui se retrouve placé dans un foyer pour personnes du 3e âge. Il est atteint de la maladie d’Alzheimer. Tout le monde en a déjà entendu parler, mais a-t-on une idée précise de ce à quoi cela peut ressembler au quotidien ? Comment cela se manifeste-t-il ? Quelles sont les difficultés qui en découlent directement ? Quel sont les impacts sur la vie familiale des malades ? Rides apporte ces réponses de manière poignante. Le genre de BD qu’on lit avec un nœud dans l’estomac ou une boule dans la gorge…
Chroniques Birmanes
A l'époque, j'avais été littéralement happé par Pyongyang. Par la suite, j'avais aussi beaucoup aimé Shenzhen. Je n'ai donc pas hésité à acheter Chroniques Birmanes dès sa sortie. Hormis le passage chez Delcourt qui modifie la maquette et la couverture, nous retrouvons là presque strictement le même type d'ouvrage. Le dessin de Guy Delisle y a beaucoup gagné en assurance depuis les débuts de Shenzhen. Il est toujours aussi fluide et doué pour la narration. Et il sait toujours aussi bien insérer régulièrement de l'humour au fil de ses pages. Seule différence notable, à l'époque de Shenzhen et Pyongyang, il était célibataire et en séjour dans le cadre de son travail, tandis que là il est en couple, avec sa compagne qui travaille pour MSF et lui qui est là en simple accompagnateur, homme au foyer chargé de s'occuper de son jeune fils. Cela modifie un peu la façon dont il visite le pays et ses relations avec les gens puisqu'il est là un peu en touriste, ou du moins sans l'appui social et psychologique d'un emploi bien établi. J'avoue avoir été un peu moins marqué par ma lecture de Chroniques Birmanes que par Pyongyang. Je crois surtout que c'est le fait d'être désormais habitué à ce genre de récit qui fait cela : il n'y a plus d'effet de surprise. Car dans les faits, il n'y a rien à reprocher, loin de là. Comme à son habitude, Guy Delisle alterne moments de vie privée et ouverture davantage vers la situation du pays, politique, social, etc. J'ai trouvé un poil plus de vie privée ceci dit, dans ce livre-ci, mais je ne suis pas sûr que ce ne soit pas qu'une impression. J'ai appris beaucoup, voire énormément de choses, sur la Birmanie (ou Myanmar), cette nation si fermée et mystérieuse. Certaines choses recoupaient des données que j'avais apprises à la télé, lors de reportages ou des récents évènements dans ce pays. Mais beaucoup d'autres, anecdotes et informations d'envergure plus importantes, m'en ont révélé énormément sur la vie dans ce pays en pleine dictature, et sur les aberrations dont peut être responsable cette dernière. Sous couvert d'un pays "tranquille", en tout cas pour les expatriés, la vie là-bas a parfois l'air... ubuesque, semble-t-il. Par contre, je n'ai pas réussi à ressentir la peur que doivent probablement éprouver les Birmans, l'album n'a pas véritablement su me la retranscrire. Probablement parce que l'auteur ne l'a lui-même pas véritablement vécue sur place. Difficile d'en parler plus car il y aurait en fait trop de choses à dire et à commenter sur ce qu'on apprend sur la Birmanie dans cet ouvrage. De même, il y aurait trop à dire sur la façon légère, dynamique et pleine d'humour dont Guy Delisle arrive à nous raconter tout cela. Cela coule de source, c'est un album qu'on ne peut pas refermer (ou alors à grandes difficultés) avant de l'avoir terminé, et une fois de plus je me suis endormi à "pas d'heure" cette nuit parce que je n'ai pas réussi à me forcer à le reposer avant la fin. Si vous avez aimé Shenzhen et Pyongyang, vous apprécierez sans doute autant Chroniques Birmanes.
Fennec
Point de méprise ! Cette tout innocente couverture ne dissimule ni une fable animalière pour enfants ni une tentative de vulgarisation pédagogique sur la vie du vulpes zerdas. Et si ce petit mignon rouquin de fennec, car c’est bien de lui qu’il s’agit, est le héros principal d’un voyage (faussement) initiatique, oubliez les paroles moralisatrices ou les enseignements plein de sagesse. Ici, c’est l’humour grinçant et acide qui règne en maître. Au travers de strips de quatre à six cases, on suit le périple de notre sympathique et pas moins cruel nouvel ami aux longues étiquettes. De péripéties en rencontres, c’est toute une galerie animale qui nous est donnée à découvrir. Et bien que les protagonistes soient doués de parole, Lewis Trondheim prend le contre-pied d’un anthropomorphisme tentant en nous les livrant dans leur plus simple appareil bestial et intellectuel, les exhibant plus Bête qu’ils ne sont bêtes. Autant dire que c’est la loi de l’instinct naturel qui prédomine. On tue, on bouffe ou l’on se fait bouffer ! Et comme si les règles de la chaîne alimentaire n’étaient déjà pas assez rudes, on a droit à une couche de cynisme supplémentaire sur cette succulente toile de fond où s’enchaînent les gags efficaces. On glisse de la répartie cinglante à la situation absurde en passant joyeusement par le pipi-caca, le tout pataugeant, pour notre meilleur plaisir, dans le crétinisme, l’irrévérencieux ou la méchanceté gratuite. Le décalage apporté par le trait de Yoann en est d’autant plus savoureux. Ses aquarelles sont réellement superbes. Dans des tons pastel, fins et légers, il croque sa nombreuse ménagerie en caricatures subtiles, mélanges de beauté et d’élégance qui préservent néanmoins tout le potentiel burlesque de l’œuvre. Les décors sont sobres, voire quasi absents, mais habilement suggérés par d’intelligentes variations de couleurs et d’ambiances. Un délice. On veut une suite !