Une fraicheur poétique et drôle décalée saupoudrée d'une touche de parodie.
L'histoire de ce 1er tome reste simple et pourtant les dialogues sont croustillants, la poésie omniprésente et les personnages décalés par exemple la princesse rebelle, le roi amateur de jeux et bon vivant ainsi que notre héros Célestin doux rêveur, coureur de jupon, gentil vaurien un peu perdu. Tous ces ingrédients réunis font de cette bd un réel succès.
Le graphisme est soutenu de belles couleurs profondes, des personnages vivants, une action sans cesse renouvelée. En bref, un joli coup de lune pour cette histoire éclatante d'humour et de poésie.
Pour les fêlés du bocal, ceux qui aiment une certaine immoralité, ceux qui aiment bien rigoler, allez vite acheter cette bd !
« Le combat ordinaire », ça raconte la vie d’un trentenaire nommé Marco… … … euh, c’est tout ? Bin, oui, c’est presque ça, c’est un gus qui au début vit mal son quotidien, qui se demande ce qu’il doit faire sur cette fichue planète… ah j’oubliais une chose : c’est que ce n’est pas une autobiographie et que contrairement à ce que je vous laisse croire, cette bd m’a fait passer de très bons moments !
Trois tomes sont sortis à ce jour, le premier album du « Combat ordinaire » en 2003 a été primé à Angoulême et a fait l’objet d’une espèce de mode sur les fora de bd où les intervenants s’interpelaient entre eux par des « Georges ! » (Pour comprendre, il faut absolument lire l’album, je vous assure que ce n’est pas si simple que ça de vous l’expliquer !)… et pourtant, ce premier tome ne m’avait pas si enthousiasmé que ça. Je dois reconnaître que les thèmes abordés dans cet album dont les « gros pétards » et la crise du trentenaire (avec les consultations de Marco chez le psy…) me désintéressaient com-plè-te-ment !
Cependant, il y avait dans cette bd des passages qui m’avaient tout de même touché grâce à la qualité de narration et des moments de silence qui étaient franchement émouvants ! C’est d’ailleurs en souvenir de ces séquences que je me suis mis à lire le 2ème tome.
La grosse claque ! Voilà comment j’ai ressenti la lecture du second album de la série « les quantités négligeables » ! Bon, il faut dire aussi que j’ai été très fortement sensibilisé par le sujet qui tourne autour de la relation entre Marco (le personnage principal) et son père. A mon avis, cette liaison dont le lecteur devinera rapidement qu’elle touche à sa fin par la force des choses, est très émouvante. Une fin de relation à laquelle la plupart des trentenaires (dont je fais partie) pensent de plus en plus et qu'ils ont du mal à admettre, à accepter cette idée que leurs parents (adorés, pour mon cas) vieillissent et s’approchent irrévocablement de la mort.
Mais, il n’y a pas que ce thème dans cette bd, j’ai été également touché par les réactions de la compagne de Marco qui lui fera (enfin) comprendre son envie de fonder une famille. Que dire aussi de l’apparition d’un ancien soldat qui a vécu l’Algérie ? Une rencontre qui démarrait entre Marco et ce personnage et va se compliquer ensuite…
Bref, « les quantités négligeables » m’est apparu comme un album très riche en émotions, très riche aussi en réflexions, très riche en passages mémorables… et j’en passe ! Une vraie claque je vous dis !
Le troisième album « Ce qui est précieux » m’est apparu également comme très intéressant et très émouvant aussi.
Dans ce récit, Marco va rencontrer des hommes et femmes qui ont travaillé avec son père. Ces derniers ont la particularité d’être ouvriers d’un chantier naval et l’auteur va dresser à travers les commentaires un exposé réaliste (car je partage leurs craintes) de leur vision de l’industrie française. Et puis, il y a aussi ses moments touchants lorsque Marco revient au domicile de ses parents et lorsque sa tendre et chère va le mettre face à ses responsabilités… sans oublier l’ancien de la guerre d’Algérie…
« Ce qui est précieux » m’est donc apparu comme un album plus engagé que « les quantités négligeables », une bd qui pourrait rebuter certains lecteurs par les choix à tendance politiques de Manu Larcenet.
Pour ma part, la seule chose qui m’a fait tiquer dans cette bd, c’est le retour de Marco aux entretiens avec un psy… Eh oui, que voulez-vous ? Je déteste la psychanalyse !
Il n’y a pas grand’chose à dire sur le traitement graphique de la série : le dessin est très expressif mais les grandes qualités de cette bd sont à rechercher au niveau de la narration qui m’est apparue irréprochable et au niveau des nombreuses séquences silencieuses qui sont très émouvantes.
Après trois tomes parus et un premier album qui ne m’a pas convaincu, je dois reconnaître que « le combat ordinaire » fait partie des séries qui m’ont le plus ému. Les thèmes abordés notamment dans « les quantités négligeables » (à mon avis) sont la plupart du temps très touchants et très intéressants. La série comporte des séquences silencieuses très émouvantes qui ont depuis fait « la marque de fabrique » de Manu Larcenet. Une série à lire absolument !
Une fois n’est pas coutume, les premières sensations qui exhalent de l’œuvre naissent de la nature même de chacun des superbes objets que constituent les deux tomes. Le plaisir tactile d’une épaisse couverture toilée, la douceur satinée de pages parfaitement imprimées, le bruissement agréable d’un beau papier ou encore l’odeur caractéristique qui s’en dégage. Une perception d’excellence dans la qualité de l’édition et l’affirmation d’un certain caractère littéraire qui fleure déjà toute la puissance romanesque de l’original. Un digne écrin qui renferme une splendide adaptation éponyme du livre de Stevenson.
Le Maître de Ballantrae traite de la rivalité dramatique et destructrice de deux frères. James, l’ainé amoral, ambitieux aux sombres desseins et doté d’un charme diabolique, d’une force de séduction inquiétante qui contraint malgré tout le respect voire l’admiration. Henry, cadet plus mesuré et vertueux, d’une évidente bonté d’âme, pourtant raillé et mal-aimé. Au travers de cette lutte fratricide intime, quelques fois physique, mais surtout morale, c’est également un formidable récit d’aventures plein de rebondissements qui se déroule sous nos yeux. En parcourant les décennies, au-delà des mers et des terres, il nous entraine dans de magnifiques contrées. Sur fond de multiples décors sauvages, pittoresques ou bucoliques, on suit ce combat implacable qui s’avère très rapidement passionnant. Prenant petit à petit des airs de tragédie, il nous embringue ipso facto dans un exaltant mélange d’émotions.
Il fallait tout le talent d’Hippolyte pour restituer toute la violence dramatique et le souffle épique de la trame. Sur un rythme totalement contrôlé, la fresque est magnifiquement mise en scène dans un style graphique particulièrement original. Une ligne nerveuse, spontanée, à la limite du caricatural et « barbouillée » d’une aquarelle somptueuse. Une mise en couleur inventive, tout en succession d’ambiances, de tonalités maitrisées qui libèrent une lumière tour à tour froide, chaleureuse, exotique, intimiste ou oppressante, mais au final toujours envoûtante.
Un scénario palpitant, un graphisme éloquent d’une très grande beauté, une fabrication hors pair. Trois éléments pour un mariage flamboyant et quatre étoiles amplement méritées.
Un nouveau Trondheim, ça ne se refuse pas, d'autant plus que passé la déception qu'il ne soit que scénariste est vite oubliée lorsqu'on reconnaît le trait enjoué de Yoann qui a su enchanter les lectures de ma fille avec son Ornithorynque !!!!
La mise en page est superbe, découpée en 2 strips de 6 cases par page pouvant être lues de façon individuelle (avec une chute humoristique) et constituant un tout et une histoire cohérente et complète !!!
Contrairement à l'avis précèdent que j'ai trouvé excellent et qui m'a conforté dans l'acquisition du présent ouvrage, j'apprécie particulièrement la colorisation en aquarelle qui donne des couleurs chaudes et optimistes à un monde animal cruel, pertinent et finalement très marrant !!! L'Afrique n'est pas si lointaine finalement...
Le fennec est à croquer, ce que les nombreux autres prédateurs tacheront de faire et sa quête (trouver le collier du shaman afin de faire tomber la pluie et de chasser les vilains serpents sic !!!) ira d'errances en errances entre les singes myopes et les tapirs débiles, le Petit Prince de St Exupery vu par la lorgnette du Renard/Fennec en mode acide et acidulé !!!
Bref, que du bonheur, un dessin merveilleux, une petite B.D. à garder sous le coude les jours de grisaille pour sa bonne humeur, son humour noir et ses couleurs chaleureuses...
Un reproche ? C'est trop court ! Un excellent One Shot donc !
« Batman année 100 » fait partie de ces bd qui une fois commencée ne laissent aucun répit au lecteur jusqu'à la dernière page, l'intrigue démarre très vite et ne ralentit que très rarement.
Néanmoins le scénario aurait quand même gagné à être un peu plus complexe, même si le background de l'histoire est plutôt bien pensé. Coté dessin le style est assez vif mais les visages, surtout celui de Batman, sont parfois déformés.
En même temps il en faut pour tous les goûts et ça fait quand même du bien d'avoir un dessinateur qui sort des sentiers battus.
En conclusion, c'est une histoire bien menée, un peu simple mais efficace, à acheter pour les fans de Batman.
Un des meilleurs hommages de la bande dessinée au western-spaghetti ! Le récit annonce rapidement ses intentions spectaculaires, et il tient ses promesses. L'action ne faiblit jamais et la dose d'humour met en valeur une histoire sans prétention que son ironie et sa violence rendent parfaitement iconoclaste (comme un bon vieux film de Sergio Leone).
Duval et Vatine jouent avec les codes du westerns (héros viril et brutal, crapules sanguinaires...) en ménageant quelques retournements de situations et des scènes d'action rondement menées, toujours exagérées et traitées au second degré qui en font un pur objet de fantaisie, jouissif et distrayant.
Lamy sait utiliser les codes graphiques du genre western pour servir ses scénaristes et miser également sur l'hommage cinématographique, avec une mise en page d'une diabolique efficacité. Le trait souple et travaillé rend parfaitement l'univers qu'il exploite, une mise en couleur éclatante participe au charme de cet album.
Bien loin d'un simple exercice de style destiné à l'amateur, voici un vrai hommage plein de malice et d'action qui se lit avec énormément de plaisir. Dommage que les auteurs n'aient pas resservi le couvert...
Une fois de plus j'ai fait confiance aux avis de BDtheque et je pense que j'ai bien fait !
Qu'est ce qui ne va pas dans cette BD ? Et bien pas grand chose en fait : Même si le scénario de base semble donner à fond dans la science-fiction (des portes aux quatre coins de l'univers qui permettent de passer d'un monde à un autre en un instant...), l'histoire redonne un petit coup de fouet au genre avec des grosses intrigues qui sentent bon l'originalité (pas plus de détails ici pour ceux qui le l'ont pas lu). A ceci, il faut ajouter un jeu de couleurs vraiment magnifique (pour ne pas dire jamais vu !), qui relance les scènes d'actions et accélère le récit quand il le faut.
Un seul bémol pour ma part : le dessin. Bien que très bien réalisé, il me paraît un peu fade dans l'ensemble. Pas au niveau de la couleur mais au niveau du trait et je suis resté sur ma faim sur certaines illustrations en demie-page : plus de détails n'auraient pas été de trop.
Bref pour conclure, tout ça nous fait une très très bonne BD qui méritera ses 5 étoiles si les autres tomes de la série sont aussi bons que le premier !
Chaque famille possède ces secrets, des choses qu’on ne dit pas pour ne pas faire de mal, mais est-ce vraiment la bonne solution ? C’est la question que c’est posé Giroud, et qu’il va décliner sur plusieurs récits relativement cours.
J’ai donc commencé par « L’écharde », un diptyque, où on va pouvoir découvrir ce qui a amené ce père de famille, normalement comblé par une femme et deux filles, à se suicider. Dans un environnement historique riche, basé sur deux époques très importantes pour la France que sont la seconde guerre mondiale et les émeutes de mai 1968, on va suivre une jeune fille en quête du passé de son père et donc de ses origines. J’ai trouvé le scénario vraiment très bien ficelé, très bien raconté, et même s’il n’est pas toujours très vivant et manque un peu de rythme, on suit les rebondissements avec assiduité. On s’attache aux différents personnages, certains sentiments forts et durs passent pendant la lecture.
J’aurai un peu plus de réserves au niveau du dessin qui ne m’a pas toujours emballé. J’ai trouvé que les visages n’étaient pas maîtrisés, sans caractère, et qu’ils se retrouvaient souvent déformés. L’ensemble manque de détails et paraît souvent fade à côté du scénario qui a une vraie profondeur. Les couleurs sont elles aussi relativement « lisse » mais au contraire du dessin, elles conviennent bien à l’histoire.
Malgré le graphisme décevant, j’ai vraiment été captivé par ce diptyque dont la lecture est très fluide, très plaisante et fait passer des émotions fortes.
En effet, cette série est partie pour être le Il était une fois en Amérique de la bande dessinée...
L'histoire est construite dans le même style avec des flashbacks sur 2 périodes et le présent, j'avoue ne pas être fan de ce genre de procédé car en général on a vite fait de se perdre. Et bien là le récit est parfaitement construit et on arrive parfaitement à suivre l'histoire.
Les différents personnages, malgré un goût de "déjà vu" sont charismatiques, et on est pressé d'en savoir plus à leur sujet.
Une bien belle BD pour une bien belle histoire... L'Histoire est en marche !!!
Un 1er tome qui annonce une série (visiblement en 3 tomes) de très bon niveau.
Certes un peu dense pour une introduction, mais cela a le mérite de donner beaucoup de rythme à ce début d'histoire (chose rare pour un 1er tome).
Le dessin est bon, efficace et sobre et colle parfaitement à l'histoire.
Une histoire qui mêle Histoire, paranormal, espionnage, le tout avec un brin d'humour efficace... Un mélange vraiment bien réussi je trouve.
Effectivement voilà une série qui sent bon =)
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Célestin Gobe-la-lune
Une fraicheur poétique et drôle décalée saupoudrée d'une touche de parodie. L'histoire de ce 1er tome reste simple et pourtant les dialogues sont croustillants, la poésie omniprésente et les personnages décalés par exemple la princesse rebelle, le roi amateur de jeux et bon vivant ainsi que notre héros Célestin doux rêveur, coureur de jupon, gentil vaurien un peu perdu. Tous ces ingrédients réunis font de cette bd un réel succès. Le graphisme est soutenu de belles couleurs profondes, des personnages vivants, une action sans cesse renouvelée. En bref, un joli coup de lune pour cette histoire éclatante d'humour et de poésie. Pour les fêlés du bocal, ceux qui aiment une certaine immoralité, ceux qui aiment bien rigoler, allez vite acheter cette bd !
Le Combat ordinaire
« Le combat ordinaire », ça raconte la vie d’un trentenaire nommé Marco… … … euh, c’est tout ? Bin, oui, c’est presque ça, c’est un gus qui au début vit mal son quotidien, qui se demande ce qu’il doit faire sur cette fichue planète… ah j’oubliais une chose : c’est que ce n’est pas une autobiographie et que contrairement à ce que je vous laisse croire, cette bd m’a fait passer de très bons moments ! Trois tomes sont sortis à ce jour, le premier album du « Combat ordinaire » en 2003 a été primé à Angoulême et a fait l’objet d’une espèce de mode sur les fora de bd où les intervenants s’interpelaient entre eux par des « Georges ! » (Pour comprendre, il faut absolument lire l’album, je vous assure que ce n’est pas si simple que ça de vous l’expliquer !)… et pourtant, ce premier tome ne m’avait pas si enthousiasmé que ça. Je dois reconnaître que les thèmes abordés dans cet album dont les « gros pétards » et la crise du trentenaire (avec les consultations de Marco chez le psy…) me désintéressaient com-plè-te-ment ! Cependant, il y avait dans cette bd des passages qui m’avaient tout de même touché grâce à la qualité de narration et des moments de silence qui étaient franchement émouvants ! C’est d’ailleurs en souvenir de ces séquences que je me suis mis à lire le 2ème tome. La grosse claque ! Voilà comment j’ai ressenti la lecture du second album de la série « les quantités négligeables » ! Bon, il faut dire aussi que j’ai été très fortement sensibilisé par le sujet qui tourne autour de la relation entre Marco (le personnage principal) et son père. A mon avis, cette liaison dont le lecteur devinera rapidement qu’elle touche à sa fin par la force des choses, est très émouvante. Une fin de relation à laquelle la plupart des trentenaires (dont je fais partie) pensent de plus en plus et qu'ils ont du mal à admettre, à accepter cette idée que leurs parents (adorés, pour mon cas) vieillissent et s’approchent irrévocablement de la mort. Mais, il n’y a pas que ce thème dans cette bd, j’ai été également touché par les réactions de la compagne de Marco qui lui fera (enfin) comprendre son envie de fonder une famille. Que dire aussi de l’apparition d’un ancien soldat qui a vécu l’Algérie ? Une rencontre qui démarrait entre Marco et ce personnage et va se compliquer ensuite… Bref, « les quantités négligeables » m’est apparu comme un album très riche en émotions, très riche aussi en réflexions, très riche en passages mémorables… et j’en passe ! Une vraie claque je vous dis ! Le troisième album « Ce qui est précieux » m’est apparu également comme très intéressant et très émouvant aussi. Dans ce récit, Marco va rencontrer des hommes et femmes qui ont travaillé avec son père. Ces derniers ont la particularité d’être ouvriers d’un chantier naval et l’auteur va dresser à travers les commentaires un exposé réaliste (car je partage leurs craintes) de leur vision de l’industrie française. Et puis, il y a aussi ses moments touchants lorsque Marco revient au domicile de ses parents et lorsque sa tendre et chère va le mettre face à ses responsabilités… sans oublier l’ancien de la guerre d’Algérie… « Ce qui est précieux » m’est donc apparu comme un album plus engagé que « les quantités négligeables », une bd qui pourrait rebuter certains lecteurs par les choix à tendance politiques de Manu Larcenet. Pour ma part, la seule chose qui m’a fait tiquer dans cette bd, c’est le retour de Marco aux entretiens avec un psy… Eh oui, que voulez-vous ? Je déteste la psychanalyse ! Il n’y a pas grand’chose à dire sur le traitement graphique de la série : le dessin est très expressif mais les grandes qualités de cette bd sont à rechercher au niveau de la narration qui m’est apparue irréprochable et au niveau des nombreuses séquences silencieuses qui sont très émouvantes. Après trois tomes parus et un premier album qui ne m’a pas convaincu, je dois reconnaître que « le combat ordinaire » fait partie des séries qui m’ont le plus ému. Les thèmes abordés notamment dans « les quantités négligeables » (à mon avis) sont la plupart du temps très touchants et très intéressants. La série comporte des séquences silencieuses très émouvantes qui ont depuis fait « la marque de fabrique » de Manu Larcenet. Une série à lire absolument !
Le maître de Ballantraë
Une fois n’est pas coutume, les premières sensations qui exhalent de l’œuvre naissent de la nature même de chacun des superbes objets que constituent les deux tomes. Le plaisir tactile d’une épaisse couverture toilée, la douceur satinée de pages parfaitement imprimées, le bruissement agréable d’un beau papier ou encore l’odeur caractéristique qui s’en dégage. Une perception d’excellence dans la qualité de l’édition et l’affirmation d’un certain caractère littéraire qui fleure déjà toute la puissance romanesque de l’original. Un digne écrin qui renferme une splendide adaptation éponyme du livre de Stevenson. Le Maître de Ballantrae traite de la rivalité dramatique et destructrice de deux frères. James, l’ainé amoral, ambitieux aux sombres desseins et doté d’un charme diabolique, d’une force de séduction inquiétante qui contraint malgré tout le respect voire l’admiration. Henry, cadet plus mesuré et vertueux, d’une évidente bonté d’âme, pourtant raillé et mal-aimé. Au travers de cette lutte fratricide intime, quelques fois physique, mais surtout morale, c’est également un formidable récit d’aventures plein de rebondissements qui se déroule sous nos yeux. En parcourant les décennies, au-delà des mers et des terres, il nous entraine dans de magnifiques contrées. Sur fond de multiples décors sauvages, pittoresques ou bucoliques, on suit ce combat implacable qui s’avère très rapidement passionnant. Prenant petit à petit des airs de tragédie, il nous embringue ipso facto dans un exaltant mélange d’émotions. Il fallait tout le talent d’Hippolyte pour restituer toute la violence dramatique et le souffle épique de la trame. Sur un rythme totalement contrôlé, la fresque est magnifiquement mise en scène dans un style graphique particulièrement original. Une ligne nerveuse, spontanée, à la limite du caricatural et « barbouillée » d’une aquarelle somptueuse. Une mise en couleur inventive, tout en succession d’ambiances, de tonalités maitrisées qui libèrent une lumière tour à tour froide, chaleureuse, exotique, intimiste ou oppressante, mais au final toujours envoûtante. Un scénario palpitant, un graphisme éloquent d’une très grande beauté, une fabrication hors pair. Trois éléments pour un mariage flamboyant et quatre étoiles amplement méritées.
Fennec
Un nouveau Trondheim, ça ne se refuse pas, d'autant plus que passé la déception qu'il ne soit que scénariste est vite oubliée lorsqu'on reconnaît le trait enjoué de Yoann qui a su enchanter les lectures de ma fille avec son Ornithorynque !!!! La mise en page est superbe, découpée en 2 strips de 6 cases par page pouvant être lues de façon individuelle (avec une chute humoristique) et constituant un tout et une histoire cohérente et complète !!! Contrairement à l'avis précèdent que j'ai trouvé excellent et qui m'a conforté dans l'acquisition du présent ouvrage, j'apprécie particulièrement la colorisation en aquarelle qui donne des couleurs chaudes et optimistes à un monde animal cruel, pertinent et finalement très marrant !!! L'Afrique n'est pas si lointaine finalement... Le fennec est à croquer, ce que les nombreux autres prédateurs tacheront de faire et sa quête (trouver le collier du shaman afin de faire tomber la pluie et de chasser les vilains serpents sic !!!) ira d'errances en errances entre les singes myopes et les tapirs débiles, le Petit Prince de St Exupery vu par la lorgnette du Renard/Fennec en mode acide et acidulé !!! Bref, que du bonheur, un dessin merveilleux, une petite B.D. à garder sous le coude les jours de grisaille pour sa bonne humeur, son humour noir et ses couleurs chaleureuses... Un reproche ? C'est trop court ! Un excellent One Shot donc !
Batman - Année 100
« Batman année 100 » fait partie de ces bd qui une fois commencée ne laissent aucun répit au lecteur jusqu'à la dernière page, l'intrigue démarre très vite et ne ralentit que très rarement. Néanmoins le scénario aurait quand même gagné à être un peu plus complexe, même si le background de l'histoire est plutôt bien pensé. Coté dessin le style est assez vif mais les visages, surtout celui de Batman, sont parfois déformés. En même temps il en faut pour tous les goûts et ça fait quand même du bien d'avoir un dessinateur qui sort des sentiers battus. En conclusion, c'est une histoire bien menée, un peu simple mais efficace, à acheter pour les fans de Batman.
Wayne Redlake - 500 Fusils
Un des meilleurs hommages de la bande dessinée au western-spaghetti ! Le récit annonce rapidement ses intentions spectaculaires, et il tient ses promesses. L'action ne faiblit jamais et la dose d'humour met en valeur une histoire sans prétention que son ironie et sa violence rendent parfaitement iconoclaste (comme un bon vieux film de Sergio Leone). Duval et Vatine jouent avec les codes du westerns (héros viril et brutal, crapules sanguinaires...) en ménageant quelques retournements de situations et des scènes d'action rondement menées, toujours exagérées et traitées au second degré qui en font un pur objet de fantaisie, jouissif et distrayant. Lamy sait utiliser les codes graphiques du genre western pour servir ses scénaristes et miser également sur l'hommage cinématographique, avec une mise en page d'une diabolique efficacité. Le trait souple et travaillé rend parfaitement l'univers qu'il exploite, une mise en couleur éclatante participe au charme de cet album. Bien loin d'un simple exercice de style destiné à l'amateur, voici un vrai hommage plein de malice et d'action qui se lit avec énormément de plaisir. Dommage que les auteurs n'aient pas resservi le couvert...
La Saison de la Couloeuvre
Une fois de plus j'ai fait confiance aux avis de BDtheque et je pense que j'ai bien fait ! Qu'est ce qui ne va pas dans cette BD ? Et bien pas grand chose en fait : Même si le scénario de base semble donner à fond dans la science-fiction (des portes aux quatre coins de l'univers qui permettent de passer d'un monde à un autre en un instant...), l'histoire redonne un petit coup de fouet au genre avec des grosses intrigues qui sentent bon l'originalité (pas plus de détails ici pour ceux qui le l'ont pas lu). A ceci, il faut ajouter un jeu de couleurs vraiment magnifique (pour ne pas dire jamais vu !), qui relance les scènes d'actions et accélère le récit quand il le faut. Un seul bémol pour ma part : le dessin. Bien que très bien réalisé, il me paraît un peu fade dans l'ensemble. Pas au niveau de la couleur mais au niveau du trait et je suis resté sur ma faim sur certaines illustrations en demie-page : plus de détails n'auraient pas été de trop. Bref pour conclure, tout ça nous fait une très très bonne BD qui méritera ses 5 étoiles si les autres tomes de la série sont aussi bons que le premier !
Secrets - L'écharde
Chaque famille possède ces secrets, des choses qu’on ne dit pas pour ne pas faire de mal, mais est-ce vraiment la bonne solution ? C’est la question que c’est posé Giroud, et qu’il va décliner sur plusieurs récits relativement cours. J’ai donc commencé par « L’écharde », un diptyque, où on va pouvoir découvrir ce qui a amené ce père de famille, normalement comblé par une femme et deux filles, à se suicider. Dans un environnement historique riche, basé sur deux époques très importantes pour la France que sont la seconde guerre mondiale et les émeutes de mai 1968, on va suivre une jeune fille en quête du passé de son père et donc de ses origines. J’ai trouvé le scénario vraiment très bien ficelé, très bien raconté, et même s’il n’est pas toujours très vivant et manque un peu de rythme, on suit les rebondissements avec assiduité. On s’attache aux différents personnages, certains sentiments forts et durs passent pendant la lecture. J’aurai un peu plus de réserves au niveau du dessin qui ne m’a pas toujours emballé. J’ai trouvé que les visages n’étaient pas maîtrisés, sans caractère, et qu’ils se retrouvaient souvent déformés. L’ensemble manque de détails et paraît souvent fade à côté du scénario qui a une vraie profondeur. Les couleurs sont elles aussi relativement « lisse » mais au contraire du dessin, elles conviennent bien à l’histoire. Malgré le graphisme décevant, j’ai vraiment été captivé par ce diptyque dont la lecture est très fluide, très plaisante et fait passer des émotions fortes.
Il était une fois en France
En effet, cette série est partie pour être le Il était une fois en Amérique de la bande dessinée... L'histoire est construite dans le même style avec des flashbacks sur 2 périodes et le présent, j'avoue ne pas être fan de ce genre de procédé car en général on a vite fait de se perdre. Et bien là le récit est parfaitement construit et on arrive parfaitement à suivre l'histoire. Les différents personnages, malgré un goût de "déjà vu" sont charismatiques, et on est pressé d'en savoir plus à leur sujet. Une bien belle BD pour une bien belle histoire... L'Histoire est en marche !!!
Le Grand Jeu
Un 1er tome qui annonce une série (visiblement en 3 tomes) de très bon niveau. Certes un peu dense pour une introduction, mais cela a le mérite de donner beaucoup de rythme à ce début d'histoire (chose rare pour un 1er tome). Le dessin est bon, efficace et sobre et colle parfaitement à l'histoire. Une histoire qui mêle Histoire, paranormal, espionnage, le tout avec un brin d'humour efficace... Un mélange vraiment bien réussi je trouve. Effectivement voilà une série qui sent bon =)