Les derniers avis (32289 avis)

Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Bételgeuse
Bételgeuse

Après Aldébaran, la suite est tout à fait à la hauteur. L'essentiel de mon avis reprendra celui de la première série. Par contre la propension de Leo à placer du sexe sans raison est un peu agaçante. Et la fin du cycle ressemble à Beverly Hills. Dommage, car Leo a bien digéré ses lectures SF et construit un méta-cycle qui pourrait être placé tout en haut. On retiendra cependant le superbe dessin qui donne un véritable cachet, unique, à la série.

18/04/2002 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Arthur
Arthur

Une fresque très ambitieuse ayant pour but de reconstituer toute la "matière de Bretagne", sans reprendre les détournements de Chrétien de Troyes. Même si la densité d'information contenue dans chaque album est proprement gigantesque, le raffinement du trait et le travail effectué en amont par David Chauvel, le scénariste, en font une oeuvre tout à fait à part dans la production BD actuelle, à classer auprès des grands classiques des légendes arthuriennes. Attention cependant, le dessin ne plaira pas à tout le monde, je conseille donc de feuilleter et d'en lire des extraits avant de se jeter dessus ou même de l'acheter.

18/04/2002 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Le Chant des Malpas
Le Chant des Malpas

"Le chant des Malpas", une ballade champêtre fantastique... Boisserie nous dévoile l’histoire d’une jeune villageoise qui, frappée par la foudre, acquiert le pouvoir de guérir tous les maux de ses concitoyens en chantant. Ce don du ciel attire la convoitise et tout le monde veut s’octroyer ses soins en s’accaparant la jeune fille. Ajoutez à cela un complot politique pour s’emparer du trône, un mousquetaire et un cardinal tout droit sortis de l’œuvre de Dumas, le tout se déroulant à une période non définie hors de notre Histoire, et vous obtenez ce petit (enfin pas loin de 70 pages tout de même) one shot sympathique, sans grande ambition mais fort divertissant. C’est un petit peu long à se mettre en place mais ça reste tout de même bien rythmé. Petit défaut, -le happy end-, arrive sans prévenir et tombe un peu comme un cheveu sur la soupe. Non pas que j’aurais souhaité une fin différente mais juste moins abrupte, mieux amenée dans le dernier quart. Le tandem entre le mousquetaire volage et le valet bonne conscience est bien écrit et plutôt drôle. Les dessins de Bara sont tout bonnement superbes. Je pense sans trop me tromper que le trait de Loisel est une de ses inspirations. Ces gueules cassés, anguleuses et crochues ; ces femmes rondes (pas toutes) ; et cette façon de faire du beau avec du moche et du vieillot, me conforte dans cette idée. Vous noterez aussi la forme des phylactères avec leurs queues zigzagantes caractéristiques du style Loisel (Il n’est pas le seul à avoir repris ça, et c’est plutôt une bonne chose vu que c’est bien plus vivant et plus chouette qu’un truc tout rectiligne). Attention, je parle bien d’inspiration et pas de pâle copie. Par exemple son encrage est bien plus épais et l’ensemble plus épuré. Si l’histoire ne vous tente pas, jetez au moins un coup d’œil pour le dessin qui vaut vraiment son pesant de cacahuètes. Les couleurs de Champion magnifient encore plus le dessin. Ces tons brunâtres et verdâtres (dit comme ça, ça peut faire peur, mais il y a pas de quoi) sont parfaits. Les paysages rendent particulièrement bien : de belles petites cartes postales bucoliques. J’ai longtemps hésité entre 3 et 4 pour la note mais le dessin magnifique a fait pencher ma balance sur le 4.

24/10/2007 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)
Par Chelmi
Note: 4/5
Couverture de la série Carthago
Carthago

"Carthago" Tin Din Tin Din Tin Din Tin ... ♪♫♪♫ [Musique de John Williams pour ceux qui n'auraient pas reconnu ^^] Après Sanctuaire, Bec replonge dans les profondeurs océaniques, mais cette fois c’est en tant que scénariste qu’il s’atelle à la tâche. Bien que le milieu soit identique, le propos est totalement différent, l’ambiance beaucoup moins sombre, et le fantastique a disparu (Bon il y a bien cette petite fille qui semble avoir des dons de divination, mais ça n’a pas l’air, jusque-là, de peser très fort sur l’histoire). L’intrigue porte sur la découverte secrète plus ou moins récente d’un mégalodon, gigantesque requin préhistorique censé avoir disparu depuis des milliers d’années. Tous les protagonistes cherchent chacun à leur manière de se saisir du(/des) bestiau(x). Une poignée de scientifiques alliés à une fondation écologique secrète plus ou moins extrémiste veut étudier le mégalodon. Un groupe industriel puissant avec un directeur énigmatique veut étouffer l’affaire. Et un riche collectionneur associé à un mercenaire veut le capturer. Ce premier tome est seulement une mise en place de la base des péripéties à venir avec la présentation de tous les personnages et de leurs intentions, le tout exposé par des sauts dans le temps plus moins ou longs (pas toujours linéaires) en partant de l’époque du Miocène à aujourd’hui. C’est très hollywoodien, comme au début d’un grand film d’aventure où l’on zappe d’un personnage à l’autre tout en introduisant le sujet dans le temps et l’espace. C’est diablement efficace et très prenant, quand on arrive à la fin de l’album, on est très frustré de ne pas avoir la suite et le vrai commencement de l’histoire. Les dessins de Henninot sont bons. Son trait est réaliste et moderne. Rien de grave, je chipote mais je trouve les visages féminins un chouya trop épurés/lisses. Les planches sont biens orchestrées, le cadrage est intéressant, j’ai encore en tête la scène où le requin attaque le catamaran, nickel. De très belles cases bien détaillées sur certains paysages et architectures qui font presque regretter le vide du fond d’autres vignettes. La couverture est superbe. Les couleurs de Rieu collent à l’ambiance et au dessin, tantôt sombres, tantôt lumineuses. En somme, elles font bien leur job, sans esbroufe ni facilité.

24/10/2007 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)
Par miky79
Note: 4/5
Couverture de la série Golden Cup
Golden Cup

Hé bien moi, je l'ai bien aimée cette série ! J'adore ces bolides futuristes et toutes les autres sortes de machines présentent dans la série. Les dessins sont bien colorisés. Et le scénario n'est pas si mauvais que ça. Je ne connais pas l'univers de Golden City mais je ne pense pas que je vais le lire car c'est bien cette histoire de course autour du monde qui m'a plu. Certains trouvent les méchants ridicules. Et bien pas moi, ils ont bel et bien des motifs contre le jeune Daytona ou contre M. Styler. Si je cherche un défaut à la série, je dirais que les histoires qui se déroulent en parallèle ont quand même du mal à se recouper. Il y a quatre tomes et seulement trois déjà parus, donc je pense que le dernier tome sera riche en action et en dénouement. Finalement, bonne série. Très beaux dessins, machines démentes, héros attachant... ...et que de jolies filles...

24/10/2007 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Hauteville House
Hauteville House

J’ai immédiatement été séduit par l’univers original de cette série. On est en 1864, pourtant les bateaux – par exemple - sont tous droit sortis d’un futur encore très lointain. Ce mélange est superbement réussi. Un des personnages est Victor Hugo en personne, d’ailleurs une partie de l’action se passe dans sa maison, tandis qu’un autre est tout simplement Gavroche. Génial ! Et cette déformation de la guerre de sécession à grands coups de chars d’assauts, c’est très bon… Tout ça est en plus vraiment très bien illustré. Un trait fin pour un dessin réaliste et précis comme je les aime. Les couleurs ne sont pas en reste. L’ensemble est très coloré, parfois un peu flashy mais j’ai beaucoup aimé. L'intrigue est, elle, moins originale. Par contre très efficace : Une bonne dose d’aventure, pas mal d’action, quelques rebondissements sympas. On ne s’ennuie pas une minute, tout à fait le genre de série qui me plaît.

24/10/2007 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Ciel en ruine
Ciel en ruine

Note approximative : 3.5/5 Malgré sa belle et intrigante couverture, je m'attendais à trouver en cet album une "nouvelle BD d'aéronautique" et rien de plus. Je fus du coup bien surpris d'y découvrir une intrigue vraiment originale, mettant en scène une grosse part de fantastique. Dès le départ, le décor historique m'a séduit. Fin de seconde guerre mondiale dans le camp Allemand, à l'époque où la Luftwaffe testait ses "armes secrètes", les Messerschmidt 262, les tous premiers avions à réaction de combat. Véritables bombes volantes, aussi puissantes que capricieuses et dangereuses, les manoeuvrer était une vraie gageure pour les jeunes pilotes débutants enrôlés à la hâte en cette époque de décadence du Reich. Ces appareils sont présentés de manière très technique, ce qui ravira les amateurs d'aéronautique pure et dure. Les explications sont parfois un peu longues mais très intéressantes. Mais que cela ne rebute pas les autres lecteurs car il y a bien plus que cela dans cette BD. Il y a tout d'abord ce décor historique très bien rendu, où un grand nombre d'Allemands commençaient à se rebeller contre le nazisme ou à déserter et où les rivalités entre corps armés reflétaient le chaos politique et stratégique du moment. Il y a ensuite des personnages crédibles, jeunes officiers militaires hésitant entre leur nation et l'envie de fuir la guerre et le parti national-socialiste qu'ils rejettent. Et puis il y a cette grosse part de fantastique sous les traits d'un chien doué de parole, sorte d'avatar d'un démon infiltré parmi les hommes pour les corrompre. Faust revisité dans l'univers des aviateurs. Très intéressant et franchement intriguant car ce premier tome ne permet pas de cerner encore les intentions de ce diable à quatre pattes. Quant au dessin, il est dans un style ligne claire rappelant quelques grands classiques. Les avions et décors sont très bien rendus et rehaussés par de sobres mais excellentes couleurs. Les visages, eux, rappellent ceux des anciens Buck Danny. Il faut avouer que ceux-ci ne sont hélas pas le point fort de l'auteur, leur aspect étant parfois un peu étrange dès qu'ils ne sont plus de face ou de profil. Cela ne gâche cependant pas la lecture et donne un aspect rétro assez sympathique à l'ensemble. Bref, voilà une bonne surprise, qui pêche un petit peu par le graphisme des visages des personnages et par quelques explications techniques parfois trop longues, mais qui me donne franchement envie de lire la suite.

23/10/2007 (MAJ le 24/10/2007) (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Monsieur Khol
Monsieur Khol

Monsieur Khol est une de ces rares oeuvres qui peut toucher, émouvoir, laisser contemplatif comme elle peut laisser indifférent, ennuyer donc elle peut diviser son lectorat. On pourrait s'arrêter à ces simples détails car toute oeuvre se doit d'être pertinente si elle se veut être reconnue. Or ce n'est pas nécessairement le cas ici et c'est finalement ce que l'on peut en retenir. Car comme la vie de votre voisin peut vous paraître banale, elle peut être pour son entourage riche d'apprentissages... C'est le cas de celle de Monsieur Khol, car Monsieur Khol est comptable, vit seul et mène une vie on ne peut plus simple... Pour des raisons médicales (spleen ?), il se doit de partir se reposer et se ressourcer en campagne où il fera une rencontre capitale : une amoureuse ? non, celle de lui-même !!! Ainsi se résume ce joli conte publié dans un format inhabituel à l'italienne ; la seule particularité de Monsieur Khol ? Son visage vide se dessine au fur et à mesure que le récit se déroule sous nos yeux, le personnage se découvrant littéralement... L'intérêt de cette oeuvre ? De belles aquarelles et beaucoup d'émotion à mon sens selon le moment et la façon dont on la lira car Monsieur Khol c'est un peu vous et/ou moi ! A découvrir absolument pour tout amateur des peintures de Van Gogh !

23/10/2007 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Le Petit Spirou
Le Petit Spirou

"Le petit Spirou", c'est tout une tranche de mon enfance.... Euh ah non ! Je confonds avec Spirou et Fantasio ;) En fait Spirou repris par Tome & Janry, après les errances d'un Fournier et de sa boîte noire que je préfère oublier, m'a réellement enthousiasmé au point de me remémorer les aventures de Franquin, ma période préférée et dans le magazine Spirou (tiens, tiens), Tome & Janry forts de leur succès offrent de bien sympathiques petits cadeaux dont des aventures de Spirou enfant sur une dizaine de planches ou moins et c'est ainsi que naquit le petit Spirou, doté d'une collection de qualité qui lui est propre ! La force de l'ouvrage, c'est de couper court à toutes références rappelant les aventures du grand Spirou et de proposer un personnage qui va se forger une identité propre et abandonner tous les tics jusqu'à n'avoir plus qu'en commun le costume de groom et le prénom. Et ? ça marche ! Les gags sont certes pipi-caca mais d'un cran bien au dessus du Titeuf qui a du être bien mal inspiré par "Le Petit Spirou" ! De personnages immédiatement identifiables comme le prof de sport ou Monsieur le Curé, on entre de plein pied dans un univers codifié et qui décroche facilement rires et sourires sous formes de strips ou de mini aventures ! Après cela devient variable car l'inspiration se tarit au fur et à mesure mais franchement comment résister à chaque nouvel album ? Un pari réussi et une bd attachante au trait vivifiant qui évite les pièges vulgaires que Titeuf n'a pas su contourner !

23/10/2007 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Pont
Le Pont

Cet album aurait pu s'appeler "Confluences". Confluences parce que c'est l'histoire de deux destins qui se rencontrent. Salpatrès, un peu savant fou, passionné, avec Léda, solaire, mystérieuse, insaisissable, diaphane. Confluences parce que le titre évoque un lieu où l'on se croise, où l'on s'arrête parfois pour regarder autour de soi. Un lieu qui joue un rôle particulier dans l'histoire (on s'en serait douté, sinon l'auteur l'aurait titrée "pas le pont"). C'est un lieu qui forme une boucle, curieusement, mais je ne peux en dire plus, il faut lire l'album pour comprendre. Confluences parce que le style graphique de Christian Durieux est aux confins de celui d'autres auteurs connus : Leo, Bonhomme, Andreas, Blutch... des auteurs dont j'apprécie le style, et dont la parenté me fait aimer celui de Durieux, que je découvre à l'occasion de cet album. Certaines planches ont une qualité presque hypnotique, le regard très particulier de Salpatrès n'y étant probablement pas étranger. Confluences enfin parce que c'est la rencontre d'un auteur méconnu et d'un éditeur qui trace un sillon très particulier, mais remarquable, dans la BD contemporaine. "Le Pont" comporte des éléments de fantastique, ainsi qu'une romance dévorante, brûlante, mais c'est avant tout un formidable voyage vers des contrées inconnues, autant que vers la folie et l'oubli.

23/10/2007 (modifier)