Voici le 1er album de l’excellent Alex Alice depuis Le Troisième Testament, et autant dire que je l’attendais avec impatience et que Dargaud nous a comblés avec une magnifique édition spéciale.
L’auteur s’inspire, comme plusieurs albums sortis cette année, de la mythologie nordique et de l’opéra de Wagner, et nous livre une libre adaptation centrée sur le personnage de Siegfried. Les bases sont connues car ce sont les mêmes utilisées dans la superbe trilogie de Tolkien et donc la réussite de cet album ne se fera pas sur son originalité mais sur la qualité de l’adaptation, sur son ambiance et sur le talent graphique d’Alice.
Pour ce qui est de l’adaptation, il a conservé les principaux éléments comme l’or du Rhin ou l’épée brisée qui font que le récit manque un peu de surprise, mais il y a rajouté sa vision propre en modifiant quelque peu la relation Siegfried / Mime ou encore en mettant en avant le rapprochement entre Siegfried et les loups. Ainsi il insuffle au récit une vision toute personnelle du mythe.
Pour l’ambiance et la qualité graphique, ce sont les 2 points forts de cet album. On avait déjà vu le talent d’Alice pour les angles de vues impossibles et impressionnants, la représentation des architectures gothiques et les ambiances médiévales fantastiques dans Le Troisième Testament. Ici, il nous offre dès le début de l’album une séquence silencieuse tout droit sortie des meilleures introductions cinématographiques. Un exercice très difficile en BD qu’il réalise parfaitement. On pourra ensuite profiter de quelques doubles planches superbement réalisées accompagnant des phases de mise en place du récit. La suite de cet album se déroule dans une forêt des plus réalistes avec des ambiances parfois humides, parfois ensoleillées parfaitement traitées. Ses décors dans la pure tradition de la Fantasy sont tous très réussis. Les personnages ne sont pas en reste, et même si le style peut ne pas être apprécié de tous, je trouve les différents visages et expressions parfaitement dessinés, les postures sont toutes très travaillées, et l’évolution des traits de Siegfried dans le temps est très juste. Il nous offre également quelques cases impressionnantes où l’on reconnaît son talent pour la mise en scène.
Cet album est finalement une très belle introduction à une trilogie annoncée. Par contre, il ne faut pas s’attendre à une réinvention de la fantasy mais à une libre adaptation de ce qui a déjà été fait. On pourra alors profiter de l’atmosphère et de la qualité visuelle offerte par Alice. Un grand coup de chapeau également à Dargaud qui nous offre une édition spéciale de très bonne qualité intégrant une entrevue avec l’auteur très intéressante et de très jolis suppléments graphiques pour un prix raisonnable.
Au début, jetant un oeil de loin, j’ai pensé « encore un de ces romans graphiques dits ‘d'auteur’ au dessin brouillon et inesthétique ».
Puis, ayant identifié l'auteur, Pedrosa, du très bon Ring Circus (sauf le dernier tome), je l'ai acheté.
Bien m'en a pris.
Il s'agit d'une belle aventure de vie : aventure intérieure (évolution psychologique des personnages) et extérieure (voyage initiatique).
L’histoire présente une allégorie sur la mort, la maladie, la peur, l'angoisse ; pour autant, celle-ci ne vire jamais au morbide mais donne de l'énergie et de l'espoir.
L'auteur nous fait aussi découvrir une jolie famille ou plutôt le cocon de bonheur et de sécurité que doit être un foyer ; l’histoire parle beaucoup de la relation entre un père et son fils.
De plus, des pincées d'au-delà, d'ésotérisme viennent pimenter agréablement le roman.
Je trouve au final que le dessin est magnifique, varié, fluide, doux, sensuel, sombre, rude, éclairé, bref toujours parfaitement adapté au contexte qu'il doit illustrer.
Ce roman graphique est riche en émotions et en sentiments.
Dans une collection, c'est un livre qui doit rayonner ;-)
Alpha c'est bien. C'est des histoires d'espionnage bien ficelées. Le scénario est très bon, il y a de l'action et des retournements de situation. Entre les gentils, les méchants, les traîtres, les personnages ambigus, les parfaits inconnus, il y a de quoi se torturer l'esprit. Difficile d'anticiper quoique ce soit pour le lecteur. Le dessin est agréable même si je trouve qu'un petit effort pour bien différencier les personnages secondaires n'aurait pas été superflu.
Alpha ça pourrait être excellent. Mais parfois les histoires deviennent trop complexes. Il y a aussi par moment un peu trop de personnages secondaires qu'on ne voit que sur quelques cases seulement. Ca génère plus de confusion qu'autre chose. J'ai du plusieurs fois revenir en arrière pour vérifier si c'est bien ce personnage qui avait dit ça ou fait ça 15 pages plus tôt. Mais d'une manière générale tout s'éclaire, même si il faut lire le tome suivant pour ça.
Alpha c'est donc une très bonne série pour les amateurs du genre, par contre il vaut mieux être bien concentré sur sa lecture.
Une BD qui m’aura vraiment enthousiasmé par son dessin. Sans aucun doute un des meilleurs, voire même le meilleur graphisme que j’ai vu depuis longtemps ! Ce n’est pas forcement mis en valeur par la page de la galerie d’images, mais le dessin de cette BD est absolument merveilleux.
Le trait et la mise en couleur sont vraiment complémentaires, le résultat est splendide. J’ai pris le temps pour la lire cette BD, j’ai contemplé chaque page. Et, vraiment, ça en jette pleins les yeux, surtout pour les dessins qui couvrent une page entière.
En plus quand l’histoire vaut le coup, on est pas loin de la BD culte. En effet, Charlie Northern nous emmène au Vatican pour enquêter sur la mort d’un important cardinal. Ce flic est plutôt attachant, j’ai particulièrement aimé son humour tranchant, j’ai franchement bien rigolé avec certaines de ces remarques.
L’intrigue n’est pas extraordinaire, pas de multiples rebondissements, et d’ailleurs l’enquête avance calmement. Mais ce rythme assez lent est plutôt agréable, en tout cas il m’a vraiment permis de profiter des images.
Oui mais alors pourquoi pas 5/5 ? La faute à une fin ratée, que j’ai trouvé vraiment nulle et indigne des 115 premières pages !
Une série à l'humour très sympathique. Tout d'abord les dessins sont simples et plaisants. Les personnages ont des bonnes bouilles qui contribuent parfaitement à la bonne humeur de la série.
Au fil des pages on suit les aventures d'un équipage de pirates à la recherche de 9 trésors. Les dialogues sont tout en finesse et les jeux de mots subtils tous plus marrants les uns que les autres.
Tout de même une petite mise en garde : attention si la série se prolonge en longueurs j'ai un peu peur qu'une fois l'effet de surprise passé la qualité soit moins au rendez-vous. Surtout si le fil conducteur reste bloqué autour des neuf cartes aux trésors il ne faudrait pas que cela devienne répétitif. Mais pour l'instant je ne me suis pas du tout ennuyé pendant les 2 premiers tomes.
Tome 3
Effectivement l’effet de surprise est un peu passé, mais heureusement c’est toujours aussi drôle. Les nombreux jeux de mot sont toujours au rendez-vous et je me suis autant marré que dans les 2 premiers.
La métaphore du papillon est une première oeuvre très réussie. Tout d'abord j'ai bien aimé le dessin, c'est tout à fait le style moderne qui me plait : un trait assez précis et des belles couleurs. Ensuite l'idée est originale et excellente : maîtriser le hasard.
On suit les aventures (enfin surtout les mésaventures) de Chriss qui est entré en possession d'un palm un peu spécial. En effet, une équipe de scientifique semble contrôler son destin et influencer complètement ses décisions en partie grâce à cet agenda électronique. La sauce prends très bien, on sait dès le début qu'il va se passer quelque chose de spectaculaire et que c'est Chriss qui va déclencher tout ça. L'histoire est très prenante et les différents évènements s'enchaînent vraiment bien.
Le seul reproche que je ferais pour l'instant c'est que j'ai parfois l'impression que contrôler le hasard se transforme un peu trop en prévoir (et modifier) l'avenir. En tout cas cette série est très prometteuse, il ne reste plus qu'à attendre le tome 3 qui va clôturer ce cycle.
Après lecture du 3e tome :
Les bonnes impressions de départ sont confirmées : La qualité de la série est constante et ce dernier tome est aussi bon que les précédents. J’ai également bien aimé le final…
Je ne savais vraiment pas sur quoi j'allais tomber, et je n'ai pas été déçu ! Les dessins sont très biens, on est vraiment plongé dans l'ambiance de la Bretagne telle qu'elle pouvait être en 1820-1830... L'auberge, le petit village de pêcheur, tout le monde connaît tout le monde, les ragots des habitants, etc...
Je trouve que le cadre est très bien posé. C'est un premier bon point pour cette BD. Le second c'est l'histoire. J'ai tout de suite aimé. Ca commence avec la mort d'une femme et la disparition suspecte de sa fille. Ensuite des années plus tard l'aubergiste raconte ces évènements à un écrivain et c'est à travers ce récit que le lecteur découvre l'histoire.
Une histoire prenante, des bons dessins, donc une BD "franchement bien".
Voilà une série qui s'annonce excellente ! Noire et glauque, mais excellente. On ne s'ennuie pas, les différentes péripéties s'enchainent avec rythme. Le scénario est plutot original, il nous entraine dans cet espece de jeu de la mort, on ne sait pas qui tire les ficelles, ni pourquoi, bref c'est du tout bon.
En plus, les dessins sont excellents. J'ai vraiment tout de suite accroché, c'est tout a fait le style que j'aime. Vivement la suite ! il me semble que la série est prévu en 4 tomes, je reviendrais peut etre revoir ma note à la hausse si la suite tient ses promesses.
15/11/2006
Après un troisième tome tout aussi bon que les 2 premiers, c'est avec impatience que j'attendais le 4e et dernier tome. Ce tome qui promettait une fin en apothéose qui allait me faire rajouter une 5e étoile à ma note.
Quelle déception ! Ce dernier tome est clairement en dessous des autres. Entre l’intrigue semée de péripéties improbables, le dessin qui est moins bon et cette fin qui n’en n'est pas une, je tombe de haut. Je ne baisse pas ma note mais c’est vraiment limite. Après un si bon début, quel dommage de finir comme ça…
Superbe tome d'ouverture pour ce triptyque. Graphiquement c'est époustouflant.
Cela demande une lecture posée tant certaines cases regorgent de détails.
L'histoire est rondement menée, elle est assez classique mais son traitement en fait une BD très agréable à lire. J'attendrai donc avec impatience la suite de cette série.
L'essai reste à transformer sur la suite...
Encore une fois comme pour Sin City, une fois n’est pas coutume, c’est l’adaptation cinématographique qui m’a poussé à lire "300", et grand bien m’en a pris.
L’histoire dépeint la bataille des Thermopyles menée par le roi de Sparte, Léonidas, accompagné de ses 300 soldats contre l’envahisseur Perse. Miller réécrit l’Histoire avec un grand H, en prenant certaines libertés et en y apportant une dimension fantastique et théâtrale. Là où le récit est le plus fort, et où l’auteur est talentueux, c’est dans sa manière de retranscrire et de faire passer l’émotion et l’état d’esprit des Spartiates, inflexibles et déterminés jusqu’à la mort. Au départ on peut s’attendre à un affrontement basique bien manichéen, mais en grattant un chouya, on y découvre des thèmes, tel que le totalitarisme, la démocratie... Et contrairement à ceux qui y voient une sorte d’apologie du totalitarisme-démocratique :S face à l’axe du mal, moi, j’y vois une réflexion, voire une satire.
Le dessin brut de décoffrage de Miller est superbe. Son cadrage et ses prises de vue donne le tournis, c’est renversant. Ce format à l’italienne, assez rare en comics, donne aux planches une lecture assez atypique et dépaysante, passant de gigantesques cases à de minuscules vignettes, c’est du grand art.
Les couleurs de Varley, ne sont pas en reste, parfaitement en harmonie avec le dessin et l’ambiance. Sa palette de couleurs est à la fois très sombre et terne avec une très légère pointe d’exotisme. J’aime particulièrement la façon dont ressort le rouge, ça frappe l’œil mais ce n’est ni vulgaire ni criard, idem pour l’application des textures. Chapeau.
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Siegfried
Voici le 1er album de l’excellent Alex Alice depuis Le Troisième Testament, et autant dire que je l’attendais avec impatience et que Dargaud nous a comblés avec une magnifique édition spéciale. L’auteur s’inspire, comme plusieurs albums sortis cette année, de la mythologie nordique et de l’opéra de Wagner, et nous livre une libre adaptation centrée sur le personnage de Siegfried. Les bases sont connues car ce sont les mêmes utilisées dans la superbe trilogie de Tolkien et donc la réussite de cet album ne se fera pas sur son originalité mais sur la qualité de l’adaptation, sur son ambiance et sur le talent graphique d’Alice. Pour ce qui est de l’adaptation, il a conservé les principaux éléments comme l’or du Rhin ou l’épée brisée qui font que le récit manque un peu de surprise, mais il y a rajouté sa vision propre en modifiant quelque peu la relation Siegfried / Mime ou encore en mettant en avant le rapprochement entre Siegfried et les loups. Ainsi il insuffle au récit une vision toute personnelle du mythe. Pour l’ambiance et la qualité graphique, ce sont les 2 points forts de cet album. On avait déjà vu le talent d’Alice pour les angles de vues impossibles et impressionnants, la représentation des architectures gothiques et les ambiances médiévales fantastiques dans Le Troisième Testament. Ici, il nous offre dès le début de l’album une séquence silencieuse tout droit sortie des meilleures introductions cinématographiques. Un exercice très difficile en BD qu’il réalise parfaitement. On pourra ensuite profiter de quelques doubles planches superbement réalisées accompagnant des phases de mise en place du récit. La suite de cet album se déroule dans une forêt des plus réalistes avec des ambiances parfois humides, parfois ensoleillées parfaitement traitées. Ses décors dans la pure tradition de la Fantasy sont tous très réussis. Les personnages ne sont pas en reste, et même si le style peut ne pas être apprécié de tous, je trouve les différents visages et expressions parfaitement dessinés, les postures sont toutes très travaillées, et l’évolution des traits de Siegfried dans le temps est très juste. Il nous offre également quelques cases impressionnantes où l’on reconnaît son talent pour la mise en scène. Cet album est finalement une très belle introduction à une trilogie annoncée. Par contre, il ne faut pas s’attendre à une réinvention de la fantasy mais à une libre adaptation de ce qui a déjà été fait. On pourra alors profiter de l’atmosphère et de la qualité visuelle offerte par Alice. Un grand coup de chapeau également à Dargaud qui nous offre une édition spéciale de très bonne qualité intégrant une entrevue avec l’auteur très intéressante et de très jolis suppléments graphiques pour un prix raisonnable.
Trois ombres
Au début, jetant un oeil de loin, j’ai pensé « encore un de ces romans graphiques dits ‘d'auteur’ au dessin brouillon et inesthétique ». Puis, ayant identifié l'auteur, Pedrosa, du très bon Ring Circus (sauf le dernier tome), je l'ai acheté. Bien m'en a pris. Il s'agit d'une belle aventure de vie : aventure intérieure (évolution psychologique des personnages) et extérieure (voyage initiatique). L’histoire présente une allégorie sur la mort, la maladie, la peur, l'angoisse ; pour autant, celle-ci ne vire jamais au morbide mais donne de l'énergie et de l'espoir. L'auteur nous fait aussi découvrir une jolie famille ou plutôt le cocon de bonheur et de sécurité que doit être un foyer ; l’histoire parle beaucoup de la relation entre un père et son fils. De plus, des pincées d'au-delà, d'ésotérisme viennent pimenter agréablement le roman. Je trouve au final que le dessin est magnifique, varié, fluide, doux, sensuel, sombre, rude, éclairé, bref toujours parfaitement adapté au contexte qu'il doit illustrer. Ce roman graphique est riche en émotions et en sentiments. Dans une collection, c'est un livre qui doit rayonner ;-)
Alpha
Alpha c'est bien. C'est des histoires d'espionnage bien ficelées. Le scénario est très bon, il y a de l'action et des retournements de situation. Entre les gentils, les méchants, les traîtres, les personnages ambigus, les parfaits inconnus, il y a de quoi se torturer l'esprit. Difficile d'anticiper quoique ce soit pour le lecteur. Le dessin est agréable même si je trouve qu'un petit effort pour bien différencier les personnages secondaires n'aurait pas été superflu. Alpha ça pourrait être excellent. Mais parfois les histoires deviennent trop complexes. Il y a aussi par moment un peu trop de personnages secondaires qu'on ne voit que sur quelques cases seulement. Ca génère plus de confusion qu'autre chose. J'ai du plusieurs fois revenir en arrière pour vérifier si c'est bien ce personnage qui avait dit ça ou fait ça 15 pages plus tôt. Mais d'une manière générale tout s'éclaire, même si il faut lire le tome suivant pour ça. Alpha c'est donc une très bonne série pour les amateurs du genre, par contre il vaut mieux être bien concentré sur sa lecture.
Révélations
Une BD qui m’aura vraiment enthousiasmé par son dessin. Sans aucun doute un des meilleurs, voire même le meilleur graphisme que j’ai vu depuis longtemps ! Ce n’est pas forcement mis en valeur par la page de la galerie d’images, mais le dessin de cette BD est absolument merveilleux. Le trait et la mise en couleur sont vraiment complémentaires, le résultat est splendide. J’ai pris le temps pour la lire cette BD, j’ai contemplé chaque page. Et, vraiment, ça en jette pleins les yeux, surtout pour les dessins qui couvrent une page entière. En plus quand l’histoire vaut le coup, on est pas loin de la BD culte. En effet, Charlie Northern nous emmène au Vatican pour enquêter sur la mort d’un important cardinal. Ce flic est plutôt attachant, j’ai particulièrement aimé son humour tranchant, j’ai franchement bien rigolé avec certaines de ces remarques. L’intrigue n’est pas extraordinaire, pas de multiples rebondissements, et d’ailleurs l’enquête avance calmement. Mais ce rythme assez lent est plutôt agréable, en tout cas il m’a vraiment permis de profiter des images. Oui mais alors pourquoi pas 5/5 ? La faute à une fin ratée, que j’ai trouvé vraiment nulle et indigne des 115 premières pages !
Ratafia
Une série à l'humour très sympathique. Tout d'abord les dessins sont simples et plaisants. Les personnages ont des bonnes bouilles qui contribuent parfaitement à la bonne humeur de la série. Au fil des pages on suit les aventures d'un équipage de pirates à la recherche de 9 trésors. Les dialogues sont tout en finesse et les jeux de mots subtils tous plus marrants les uns que les autres. Tout de même une petite mise en garde : attention si la série se prolonge en longueurs j'ai un peu peur qu'une fois l'effet de surprise passé la qualité soit moins au rendez-vous. Surtout si le fil conducteur reste bloqué autour des neuf cartes aux trésors il ne faudrait pas que cela devienne répétitif. Mais pour l'instant je ne me suis pas du tout ennuyé pendant les 2 premiers tomes. Tome 3 Effectivement l’effet de surprise est un peu passé, mais heureusement c’est toujours aussi drôle. Les nombreux jeux de mot sont toujours au rendez-vous et je me suis autant marré que dans les 2 premiers.
La Métaphore du Papillon
La métaphore du papillon est une première oeuvre très réussie. Tout d'abord j'ai bien aimé le dessin, c'est tout à fait le style moderne qui me plait : un trait assez précis et des belles couleurs. Ensuite l'idée est originale et excellente : maîtriser le hasard. On suit les aventures (enfin surtout les mésaventures) de Chriss qui est entré en possession d'un palm un peu spécial. En effet, une équipe de scientifique semble contrôler son destin et influencer complètement ses décisions en partie grâce à cet agenda électronique. La sauce prends très bien, on sait dès le début qu'il va se passer quelque chose de spectaculaire et que c'est Chriss qui va déclencher tout ça. L'histoire est très prenante et les différents évènements s'enchaînent vraiment bien. Le seul reproche que je ferais pour l'instant c'est que j'ai parfois l'impression que contrôler le hasard se transforme un peu trop en prévoir (et modifier) l'avenir. En tout cas cette série est très prometteuse, il ne reste plus qu'à attendre le tome 3 qui va clôturer ce cycle. Après lecture du 3e tome : Les bonnes impressions de départ sont confirmées : La qualité de la série est constante et ce dernier tome est aussi bon que les précédents. J’ai également bien aimé le final…
L'Auberge du Bout du Monde
Je ne savais vraiment pas sur quoi j'allais tomber, et je n'ai pas été déçu ! Les dessins sont très biens, on est vraiment plongé dans l'ambiance de la Bretagne telle qu'elle pouvait être en 1820-1830... L'auberge, le petit village de pêcheur, tout le monde connaît tout le monde, les ragots des habitants, etc... Je trouve que le cadre est très bien posé. C'est un premier bon point pour cette BD. Le second c'est l'histoire. J'ai tout de suite aimé. Ca commence avec la mort d'une femme et la disparition suspecte de sa fille. Ensuite des années plus tard l'aubergiste raconte ces évènements à un écrivain et c'est à travers ce récit que le lecteur découvre l'histoire. Une histoire prenante, des bons dessins, donc une BD "franchement bien".
Enchaînés
Voilà une série qui s'annonce excellente ! Noire et glauque, mais excellente. On ne s'ennuie pas, les différentes péripéties s'enchainent avec rythme. Le scénario est plutot original, il nous entraine dans cet espece de jeu de la mort, on ne sait pas qui tire les ficelles, ni pourquoi, bref c'est du tout bon. En plus, les dessins sont excellents. J'ai vraiment tout de suite accroché, c'est tout a fait le style que j'aime. Vivement la suite ! il me semble que la série est prévu en 4 tomes, je reviendrais peut etre revoir ma note à la hausse si la suite tient ses promesses. 15/11/2006 Après un troisième tome tout aussi bon que les 2 premiers, c'est avec impatience que j'attendais le 4e et dernier tome. Ce tome qui promettait une fin en apothéose qui allait me faire rajouter une 5e étoile à ma note. Quelle déception ! Ce dernier tome est clairement en dessous des autres. Entre l’intrigue semée de péripéties improbables, le dessin qui est moins bon et cette fin qui n’en n'est pas une, je tombe de haut. Je ne baisse pas ma note mais c’est vraiment limite. Après un si bon début, quel dommage de finir comme ça…
Siegfried
Superbe tome d'ouverture pour ce triptyque. Graphiquement c'est époustouflant. Cela demande une lecture posée tant certaines cases regorgent de détails. L'histoire est rondement menée, elle est assez classique mais son traitement en fait une BD très agréable à lire. J'attendrai donc avec impatience la suite de cette série. L'essai reste à transformer sur la suite...
300
Encore une fois comme pour Sin City, une fois n’est pas coutume, c’est l’adaptation cinématographique qui m’a poussé à lire "300", et grand bien m’en a pris. L’histoire dépeint la bataille des Thermopyles menée par le roi de Sparte, Léonidas, accompagné de ses 300 soldats contre l’envahisseur Perse. Miller réécrit l’Histoire avec un grand H, en prenant certaines libertés et en y apportant une dimension fantastique et théâtrale. Là où le récit est le plus fort, et où l’auteur est talentueux, c’est dans sa manière de retranscrire et de faire passer l’émotion et l’état d’esprit des Spartiates, inflexibles et déterminés jusqu’à la mort. Au départ on peut s’attendre à un affrontement basique bien manichéen, mais en grattant un chouya, on y découvre des thèmes, tel que le totalitarisme, la démocratie... Et contrairement à ceux qui y voient une sorte d’apologie du totalitarisme-démocratique :S face à l’axe du mal, moi, j’y vois une réflexion, voire une satire. Le dessin brut de décoffrage de Miller est superbe. Son cadrage et ses prises de vue donne le tournis, c’est renversant. Ce format à l’italienne, assez rare en comics, donne aux planches une lecture assez atypique et dépaysante, passant de gigantesques cases à de minuscules vignettes, c’est du grand art. Les couleurs de Varley, ne sont pas en reste, parfaitement en harmonie avec le dessin et l’ambiance. Sa palette de couleurs est à la fois très sombre et terne avec une très légère pointe d’exotisme. J’aime particulièrement la façon dont ressort le rouge, ça frappe l’œil mais ce n’est ni vulgaire ni criard, idem pour l’application des textures. Chapeau.