Et dire qu'il attendait dans ma table de chevet depuis plus d'un mois !!!
Petite merveille de scénario, nerveux, intelligent.
C'est un régal à lire, pourtant si le dessin au premier abord ne parait pas attirant, il devient agréable à la lecture et est on ne peut plus efficace pour mettre en valeur ce récit.
Un excellent premier tome qui demandera confirmation.
Remarque : vu la maestria avec laquelle est développé ce scénario, je ne me fais pas de mourron, le problème sera plutôt de gérer l'attente du tome 2.
Excellente série de trois tomes ; de la qualité concentrée dans un triptyque, voilà ce que nous proposent les auteurs…
Je dois avouer avoir lu cette série un certain nombre de fois et, à chaque fois, elle m’impressionne de par l’angoisse réelle qui en émane, et de par le sentiment de solitude terrible qui m'empli lors de la lecture. « Froid dans le dos ou la queue entre les jambes », c’est comme vous préférez, mais vous visualisez peut-être mieux ce que je veux dire !
L’histoire, une fois commencée, est assez simple en elle-même. Cependant, le postulat de base du thriller se déroulant dans les profondeurs océaniques, à bord d’un sous-marin, était assez inédit en BD, du moins à ma connaissance…
Quant aux dessins et couleurs, le lecteur n’est pas en reste, les planches et/ou double planches sont somptueuses, inquiétantes et oppressantes. L’ensemble est de très bonne qualité et vient donner du poids au récit.
Considéré comme incontournable, cet ouvrage arrivera à vous surprendre, que ce soit par son ambiance ou par la fin qui nous est proposée. J’en conseille vivement l’achat…
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce manga... Je fais moi-même de l'apnée a Nice, et la BD est très réaliste, avec en plus le petit côté scientifique (l'utilisation de la rate reste cependant à prouver... :) )
Pour info : le record annoncé à -171 en No Limit était celui de Loïc Leferme décédé en avril 2007 lors d'un entraînement, et celui en poids constant à -90 était aussi le record de l'époque où le manga a été écrit...
La monopalme utilisée par notre héros est une monopalme fabriquée à Marseille par un passionné (Guidone !)
Je conseille donc plutôt l'achat de cette BD aux connaisseurs du monde du grand bleu...
Excellent album avec un dessin séduisant et un scénario qui ne l'est pas moins dans un genre qui actuellement ne semble pas faire recette : le western.
Scénariste et dessinateur sont pour moi deux inconnus, mais pour un coup d'essai, c'est un coup de "maître" !
En espérant deux choses :
UNE : que la série ne disparaisse pas en route...
DEUX : que le dessinateur ne bâcle pas le tome deux rapidement alors que le style de dessin proposé dans le tome un est bien, et que le scénario ne parte pas en "c......" comme c'est souvent le cas dans de nombreuses séries.
Mais soyons optimistes...
Je n’aime pas (ou si peu) l’Héroic Fantasy. Et je le confesse, c’est avec un plaisir doublé d’un chouia de perversité que j’aspirais à voir tourné en dérision cette branche de la Bd ultra codifiée et trop uniforme à mon goût. Mais le couple Trondheim/Sfar est plus subtil que cela et surtout plus talentueux. Inventifs, drôles, ils revisitent les clichés, détournent les conventions et, dépassant avec brio la parodie, créent finalement un nouveau courant rafraichissant et savoureux. Une alternative et un presque hommage (j’ai dit presque) à un genre qui m’apparaît à présent infiniment plus sympathique.
Donjon Zénith, c’est du fantastique médiéval, exubérant et décalé, quelquefois absurde, où les antihéros côtoient des monstres « gentils » (non, on n’est pas chez Casimir ! Quoique Marvin aurait un petit air de famille) et dans lequel les combats les plus sanglants et meurtriers sont livrés à coups de plume et de rot dévastateur. Les situations dramatiques succèdent aux péripéties les plus loufoques ou aux parenthèses plus poétiques (si, si, y’en a), toutes portées par de délicieuses répliques au vocabulaire étrangement contemporain et rivalisant d’ingéniosité ou de drôlerie. Les trésors d’un humour ciselé indifféremment au scalpel ou au bulldozer qui offre à la série une atmosphère burlesque, légère, où la cruauté et la mort paraissent pour ainsi dire anecdotiques.
Là où l’œuvre frôle le magistral, c’est que tout ce énième degré se donne des airs sérieux. Un univers (en expansion) qui, outre son délire et son originalité, affiche une légitimité et une cohérence qui le révèlent d’autant plus riche et passionnant. Les personnages, faisant montre d’une belle profondeur de caractère, s’éloignent de la caricature et ne sont que plus attachants. L’émotion s’en ressent, forcément. La trame est emportée et souvent surprenante, mais demeure parfaitement maîtrisée. Elle est efficace, d’un intérêt grandissant et d’une irrésistible intelligence ; on y appréciera, de-ci de-là, les quelques accents de philosophie (version comptoir) ou ersatz de réflexion lorsque la critique sociale affleure. Des douceurs qui s’ajoutent à la marrade générale et au plaisir sans pareil de réveiller et régaler notre imaginaire d’ancien gosse (on aurait dit que je suis un gentil avec une super épée et une ceinture magique qui me transforme en guerrier et que j’aurais aussi un manteau qui me protège des blessures et aussi un copain reptile vachement balèze…).
Le graphisme, de ce style minimaliste que l’on a souvent lu « enfantin », je le trouve simplement beau. Dynamique, généreux dans le détail et d’une superbe mise en couleurs, il va d’abord à l’essentiel. Impulsant également un tempo, une petite folie supplémentaire, il fournit le « costume » idéal au récit.
Bienvenue dans la cour de récré pour adultes !
Intelligent, sensible et beau... voilà ma description de l'univers Broussaille.
Les 3 premiers albums sont exceptionnels de justesse et de poésie. Les 2 suivants, je les trouve pour ma part un ton en dessous. Le héros gagne en maturité ce qu'il perd de son côté naïf...
Le personnage, l'ambiance et les histoires racontées sont d'un attachant ! C'est dingue de ressentir une telle émotion pour ce qui ne reste en soi qu'une bande dessinée. Broussaille est l'anti-héros sympathique, le genre de gars qu'on apprécie dans la vie, qui donne aux détails toutes leurs importances et qui exploite chaque petit instant. La série touche au quotidien, avec une légère tendance au fantastique. Enfin plutôt que le fantastique je devrais dire le merveilleux.
Tout est pensé, réfléchi, du scénario à sa retranscription en image. Et quelque part, tant pis s'il existe peu d'albums de Broussaille, on est sur de ne pas perdre en qualité. Je relis pour ma part assez souvent les 3 premiers albums, ils sont riches à tout point de vue.
Un peu de poésie dans ce monde de brute épaisse.
Dernier album jusqu'à présent de la série. L'auteur continue de nous montrer la vie de Paul avec des flash-back. On retrouve la même intensité et on ressent les émotions des personnages comme dans les autres albums. Je trouve que l'album a un côté sombre que les autres n'ont pas.
L'histoire est passionnante, sauf lorsque Paul découvre la pêche et la chasse modernes. J'ai failli décrocher du récit lorsqu'il a un flash-back passionnant sur un moment dur de sa jeunesse. J'ai alors totalement embarqué dans le récit et laissé Rabagliati m'emmener dans son monde à la fois tendre et dur.
Une belle surprise cette nouvelle série qui débute chez Delcourt.
Ce premier tome lance parfaitement l'histoire, on y découvre les protagonistes et "l'équipe" est formée à la fin du tome. Il reste à connaître leur "quête" dorénavant.
Makyo n'est pas un débutant, son scénario semble mature et plein de compromis (allant dans le bon sens heureusement).
Il ne s'agit pas seulement d'une série historique, certains s'en plaindront certainement d'ailleurs, mais plutôt d'une série médiévale fantastique. Les dons de guérisseur du héros ne sont visiblement que la partie visible de l'iceberg.
En tout cas c'est rythmé, bien dessiné et colorié.
Il ne reste qu'à espérer une suite de même niveau.
Excellent cette bande dessinée basée sur la surprise et l'originalité de ses histoires. Ces 10 nouvelles, différentes sur la forme mais assez ressemblantes sur le fond, explorent les recoins du genre polar. Et l'alchimie fonctionne quasiment à tous les coups. Personnellement, j'ai pratiquement toujours "marché" dans chacune des petites scénettes et même en trouvant la "faille", j'ai adhéré. Pothier donne l'impression de s'être véritablement bien amusé à construire ses intrigues et à trouver un ressort particulier à chaque fois. L'exercice n'est pas forcément facile et il s'en sort avec beaucoup de talent. Pour la petite anecdote, Voies off est sa première bande dessinée réalisée, mais la deuxième a être publié (la première étant Ratafia).
Le dessinateur n'est pas en reste. Le dessin évolue, change et s'adapte en fonction des histoires : cadrage resserré sur certains plans, couleur adapté à l’ambiance de la scène, trait fin ou style crayonné,…
Pour conclure, une bande dessinée d’une centaine de pages à ne surtout pas manquer !
La couverture : Ma première agréable surprise en achetant les Yiu Premières missions est la qualité de la couverture. Le détail du dessin et les couleurs vifs. Car à l'ouverture de ces PM et en les feuilletant, le dessin et le style sont les mêmes. Je ne suis pas déçu, contrairement à d'autres BD, à avoir une couverture accrocheuse et des planches un ton en dessous. Avec Vax au dessin et Stambecco aux couleurs, on ne peut quasiment rien dire. On cherche parfois à trouver la petite erreur. La conclusion pour une fois est simple si vous aimez la couverture vous aimerez le dessin.
Je dis quasiment car peut être à cause de l'impression, je trouve quelques rouges et bleus légèrement saturés. Mais franchement rien à redire. Les dessins portent l'action à son apogée.
Scénario : Déjà réussir à faire une histoire en 1 tome c'est déjà pas mal. De plus, à aucun moment on ne peut laisser la BD pour une pause car justement il n'y a pas de break possible. On finit donc la BD en une seule traite sans avoir vu le temps passé avec une conclusion surprenante (comme à chaque PM) et poignante. A la fin, on demande déjà la suite (et on regrette presque que l'histoire ne tient qu'en un seul tome tellement on souhaiterait avoir la suite).
Que dire de plus, rien car je pourrai dévoiler une partie de l'histoire, des ninjas qui ne cherchent pas à faire dans la dentelle et une Yiu qui ne se pose aucune question (efficace et avec bavure).
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Il était une fois en France
Et dire qu'il attendait dans ma table de chevet depuis plus d'un mois !!! Petite merveille de scénario, nerveux, intelligent. C'est un régal à lire, pourtant si le dessin au premier abord ne parait pas attirant, il devient agréable à la lecture et est on ne peut plus efficace pour mettre en valeur ce récit. Un excellent premier tome qui demandera confirmation. Remarque : vu la maestria avec laquelle est développé ce scénario, je ne me fais pas de mourron, le problème sera plutôt de gérer l'attente du tome 2.
Sanctuaire
Excellente série de trois tomes ; de la qualité concentrée dans un triptyque, voilà ce que nous proposent les auteurs… Je dois avouer avoir lu cette série un certain nombre de fois et, à chaque fois, elle m’impressionne de par l’angoisse réelle qui en émane, et de par le sentiment de solitude terrible qui m'empli lors de la lecture. « Froid dans le dos ou la queue entre les jambes », c’est comme vous préférez, mais vous visualisez peut-être mieux ce que je veux dire ! L’histoire, une fois commencée, est assez simple en elle-même. Cependant, le postulat de base du thriller se déroulant dans les profondeurs océaniques, à bord d’un sous-marin, était assez inédit en BD, du moins à ma connaissance… Quant aux dessins et couleurs, le lecteur n’est pas en reste, les planches et/ou double planches sont somptueuses, inquiétantes et oppressantes. L’ensemble est de très bonne qualité et vient donner du poids au récit. Considéré comme incontournable, cet ouvrage arrivera à vous surprendre, que ce soit par son ambiance ou par la fin qui nous est proposée. J’en conseille vivement l’achat…
Glaucos
Je dois dire que j'ai beaucoup aimé ce manga... Je fais moi-même de l'apnée a Nice, et la BD est très réaliste, avec en plus le petit côté scientifique (l'utilisation de la rate reste cependant à prouver... :) ) Pour info : le record annoncé à -171 en No Limit était celui de Loïc Leferme décédé en avril 2007 lors d'un entraînement, et celui en poids constant à -90 était aussi le record de l'époque où le manga a été écrit... La monopalme utilisée par notre héros est une monopalme fabriquée à Marseille par un passionné (Guidone !) Je conseille donc plutôt l'achat de cette BD aux connaisseurs du monde du grand bleu...
L'Irlandaise
Excellent album avec un dessin séduisant et un scénario qui ne l'est pas moins dans un genre qui actuellement ne semble pas faire recette : le western. Scénariste et dessinateur sont pour moi deux inconnus, mais pour un coup d'essai, c'est un coup de "maître" ! En espérant deux choses : UNE : que la série ne disparaisse pas en route... DEUX : que le dessinateur ne bâcle pas le tome deux rapidement alors que le style de dessin proposé dans le tome un est bien, et que le scénario ne parte pas en "c......" comme c'est souvent le cas dans de nombreuses séries. Mais soyons optimistes...
Donjon Zenith
Je n’aime pas (ou si peu) l’Héroic Fantasy. Et je le confesse, c’est avec un plaisir doublé d’un chouia de perversité que j’aspirais à voir tourné en dérision cette branche de la Bd ultra codifiée et trop uniforme à mon goût. Mais le couple Trondheim/Sfar est plus subtil que cela et surtout plus talentueux. Inventifs, drôles, ils revisitent les clichés, détournent les conventions et, dépassant avec brio la parodie, créent finalement un nouveau courant rafraichissant et savoureux. Une alternative et un presque hommage (j’ai dit presque) à un genre qui m’apparaît à présent infiniment plus sympathique. Donjon Zénith, c’est du fantastique médiéval, exubérant et décalé, quelquefois absurde, où les antihéros côtoient des monstres « gentils » (non, on n’est pas chez Casimir ! Quoique Marvin aurait un petit air de famille) et dans lequel les combats les plus sanglants et meurtriers sont livrés à coups de plume et de rot dévastateur. Les situations dramatiques succèdent aux péripéties les plus loufoques ou aux parenthèses plus poétiques (si, si, y’en a), toutes portées par de délicieuses répliques au vocabulaire étrangement contemporain et rivalisant d’ingéniosité ou de drôlerie. Les trésors d’un humour ciselé indifféremment au scalpel ou au bulldozer qui offre à la série une atmosphère burlesque, légère, où la cruauté et la mort paraissent pour ainsi dire anecdotiques. Là où l’œuvre frôle le magistral, c’est que tout ce énième degré se donne des airs sérieux. Un univers (en expansion) qui, outre son délire et son originalité, affiche une légitimité et une cohérence qui le révèlent d’autant plus riche et passionnant. Les personnages, faisant montre d’une belle profondeur de caractère, s’éloignent de la caricature et ne sont que plus attachants. L’émotion s’en ressent, forcément. La trame est emportée et souvent surprenante, mais demeure parfaitement maîtrisée. Elle est efficace, d’un intérêt grandissant et d’une irrésistible intelligence ; on y appréciera, de-ci de-là, les quelques accents de philosophie (version comptoir) ou ersatz de réflexion lorsque la critique sociale affleure. Des douceurs qui s’ajoutent à la marrade générale et au plaisir sans pareil de réveiller et régaler notre imaginaire d’ancien gosse (on aurait dit que je suis un gentil avec une super épée et une ceinture magique qui me transforme en guerrier et que j’aurais aussi un manteau qui me protège des blessures et aussi un copain reptile vachement balèze…). Le graphisme, de ce style minimaliste que l’on a souvent lu « enfantin », je le trouve simplement beau. Dynamique, généreux dans le détail et d’une superbe mise en couleurs, il va d’abord à l’essentiel. Impulsant également un tempo, une petite folie supplémentaire, il fournit le « costume » idéal au récit. Bienvenue dans la cour de récré pour adultes !
Broussaille
Intelligent, sensible et beau... voilà ma description de l'univers Broussaille. Les 3 premiers albums sont exceptionnels de justesse et de poésie. Les 2 suivants, je les trouve pour ma part un ton en dessous. Le héros gagne en maturité ce qu'il perd de son côté naïf... Le personnage, l'ambiance et les histoires racontées sont d'un attachant ! C'est dingue de ressentir une telle émotion pour ce qui ne reste en soi qu'une bande dessinée. Broussaille est l'anti-héros sympathique, le genre de gars qu'on apprécie dans la vie, qui donne aux détails toutes leurs importances et qui exploite chaque petit instant. La série touche au quotidien, avec une légère tendance au fantastique. Enfin plutôt que le fantastique je devrais dire le merveilleux. Tout est pensé, réfléchi, du scénario à sa retranscription en image. Et quelque part, tant pis s'il existe peu d'albums de Broussaille, on est sur de ne pas perdre en qualité. Je relis pour ma part assez souvent les 3 premiers albums, ils sont riches à tout point de vue. Un peu de poésie dans ce monde de brute épaisse.
Paul à la pêche
Dernier album jusqu'à présent de la série. L'auteur continue de nous montrer la vie de Paul avec des flash-back. On retrouve la même intensité et on ressent les émotions des personnages comme dans les autres albums. Je trouve que l'album a un côté sombre que les autres n'ont pas. L'histoire est passionnante, sauf lorsque Paul découvre la pêche et la chasse modernes. J'ai failli décrocher du récit lorsqu'il a un flash-back passionnant sur un moment dur de sa jeunesse. J'ai alors totalement embarqué dans le récit et laissé Rabagliati m'emmener dans son monde à la fois tendre et dur.
Je suis Cathare
Une belle surprise cette nouvelle série qui débute chez Delcourt. Ce premier tome lance parfaitement l'histoire, on y découvre les protagonistes et "l'équipe" est formée à la fin du tome. Il reste à connaître leur "quête" dorénavant. Makyo n'est pas un débutant, son scénario semble mature et plein de compromis (allant dans le bon sens heureusement). Il ne s'agit pas seulement d'une série historique, certains s'en plaindront certainement d'ailleurs, mais plutôt d'une série médiévale fantastique. Les dons de guérisseur du héros ne sont visiblement que la partie visible de l'iceberg. En tout cas c'est rythmé, bien dessiné et colorié. Il ne reste qu'à espérer une suite de même niveau.
Voies off
Excellent cette bande dessinée basée sur la surprise et l'originalité de ses histoires. Ces 10 nouvelles, différentes sur la forme mais assez ressemblantes sur le fond, explorent les recoins du genre polar. Et l'alchimie fonctionne quasiment à tous les coups. Personnellement, j'ai pratiquement toujours "marché" dans chacune des petites scénettes et même en trouvant la "faille", j'ai adhéré. Pothier donne l'impression de s'être véritablement bien amusé à construire ses intrigues et à trouver un ressort particulier à chaque fois. L'exercice n'est pas forcément facile et il s'en sort avec beaucoup de talent. Pour la petite anecdote, Voies off est sa première bande dessinée réalisée, mais la deuxième a être publié (la première étant Ratafia). Le dessinateur n'est pas en reste. Le dessin évolue, change et s'adapte en fonction des histoires : cadrage resserré sur certains plans, couleur adapté à l’ambiance de la scène, trait fin ou style crayonné,… Pour conclure, une bande dessinée d’une centaine de pages à ne surtout pas manquer !
Yiu - Premières missions
La couverture : Ma première agréable surprise en achetant les Yiu Premières missions est la qualité de la couverture. Le détail du dessin et les couleurs vifs. Car à l'ouverture de ces PM et en les feuilletant, le dessin et le style sont les mêmes. Je ne suis pas déçu, contrairement à d'autres BD, à avoir une couverture accrocheuse et des planches un ton en dessous. Avec Vax au dessin et Stambecco aux couleurs, on ne peut quasiment rien dire. On cherche parfois à trouver la petite erreur. La conclusion pour une fois est simple si vous aimez la couverture vous aimerez le dessin. Je dis quasiment car peut être à cause de l'impression, je trouve quelques rouges et bleus légèrement saturés. Mais franchement rien à redire. Les dessins portent l'action à son apogée. Scénario : Déjà réussir à faire une histoire en 1 tome c'est déjà pas mal. De plus, à aucun moment on ne peut laisser la BD pour une pause car justement il n'y a pas de break possible. On finit donc la BD en une seule traite sans avoir vu le temps passé avec une conclusion surprenante (comme à chaque PM) et poignante. A la fin, on demande déjà la suite (et on regrette presque que l'histoire ne tient qu'en un seul tome tellement on souhaiterait avoir la suite). Que dire de plus, rien car je pourrai dévoiler une partie de l'histoire, des ninjas qui ne cherchent pas à faire dans la dentelle et une Yiu qui ne se pose aucune question (efficace et avec bavure).