Les recueils ont le vent en poupe chez La boîte à bulles ! Après l’excellent Transports sentimentaux, « Amour et Désir » nous propose d’explorer un thème universel et fascinant : le lien entre deux notions tellement vagues que sont l’amour et le désir.
La quantité conséquente d’auteurs (36, dont 10 femmes) garantit une diversité qui devrait satisfaire tout le monde : histoires anodines ou plus profondes, réalistes ou contes, tristes ou gaies, softs ou presque pornos… L’ensemble fait bigrement réfléchir et peut servir de BD-thérapie (c’est nouveau, ça vient de sortir) pour quiconque a connu ce genre de désenchantement affectif. Oui, l’amour, c’est beau, et même si c’est souvent compliqué, parfois douloureux et certainement indéfinissable, c’est quand même beau, et de toute façon mieux que la solitude… non ?
A noter les débuts de Vincent Henry (créateur de La boîte à bulles !) en tant que coscénariste sur une des histoires (histoire assez cochonne d’ailleurs, si je peux me permettre;)). A noter aussi une prestation légèrement décevante (selon moi) de mon idole, Nancy Peña, snif.
Un bouquin magnifique, une vraie mine de talents et d’histoires d’amour en tout genre, qui m’a beaucoup touché, et que je recommande chaudement.
C’est toujours avec autant de plaisir que je vais piocher dans ma bibliothèque l’un ou l’autre tome de cette série.
Etant donné que chaque tome est indépendant (hormis l’une ou l’autre référence) et bien exploité, il est vraiment agréable de se replonger dans les aventures de ce flic new-yorkais, régulièrement confronté au grand-banditisme et préférant aux terminables audition son .357 Magnum.
Si les sujets traités sont souvent graves, il ressort des histoires une certaine dérision et un humour assez exceptionnel. L’ensemble paraît léger, dans le bon sens du terme, au vu de la violence des intervenants.
Les dessins sont vraiment bons et renforcent cette dérision. Tant au niveau de ceux-ci que des histoires, je trouve que cette série n’a pas pris une ride.
En "chipotant" un peu, on pourrait souligner que certains tomes sont moins bons quant à leur histoire mais, malgré cela, cet ouvrage est vraiment un must des histoires policières et mérite une place certaine dans votre bibliothèque…
Une ambiance assez sombre qui retranscrit assez bien l'univers de la période trouble dans laquelle gravite, Eva O' Connell, la ravissante héroïne.
A lire ce premier opus, on a l'impression d'assister à la mise en place d'un décor, à la naissance d'une pure héroïne sur un air d’Ennio Morricone. L'histoire a parfois l'ampleur d'une telle fresque. Suivre une « Calamity Jane » qui a rejeté son passé et sa famille, au milieu de l'ouest sanglant, est une excellente idée qui promet une longue épopée.
La série a du potentiel, à suivre.
Du même dessinateur que Le Dernier Envol, ce diptyque propose également une qualité graphique exceptionnelle ! L’ensemble est magnifique, que ce soit les paysages, les personnages ou les avions.
Si Le Dernier Envol vous a plu, il vous faut acquérir cette série. Là où cette dernière fait
"moins bien" que la première série citée, c’est dans la construction du scénario, beaucoup plus classique ici. L’histoire d’amitié entre deux pilotes, de rivalité ensuite avec une relation amoureuse triangulaire est un peu déjà vue mais bon…
Ce petit bémol ne ternit pas cet ouvrage, qui offre au lecteur un réel plaisir de lecture, notamment grâce à des courses et des combats d’avions à couper le souffle. Le rendu de vitesse est superbement mis en page, chapeau bas !
Dans la BD d’aviation, pour ma part, outre les classiques, avec Le Dernier Envol et Fox One, on tient là une petite perle.
Bizarrement, mon ressenti est différent de celui de beaucoup d'autres lecteurs si je me réfère aux avis précédents.
En effet j'ai préféré le second tome.
Le premier se résume après lecture à la vie dans un village de pêcheurs et à une sorte de rejet de l'étranger. C'est bien raconté mais je ne comprenais pas trop l'histoire autour des enfants.
Le second tome dévoile clairement le fond de l'histoire. Le voile se dissipe lentement sur les liens entre les 4 personnages principaux. Ca a beau être ésotérique, cela n'en reste pas moins limpide dans la gestion des évènements. C'est intelligemment bien pensé et très bien conté.
Si le premier tome met en avant le côté mer, le second se passe plus dans les terres. On a donc un contraste bleu/vert.
Je n'ai pas trouvé exceptionnel le dessin mais il faut reconnaitre que les couleurs sont sublimes. Et sur ce dernier point il faut reconnaitre que le tome 1 en met plein les mirettes.
Un autre point positif, on peut considérer que cette série équivaut à 4 tomes car chaque livre fait 96 pages : on a donc une BD au rapport qualité/prix très intéressant.
Je conseille donc vivement cette BD qui a sa place dans toute bonne bibliothèque.
4 tomes en 12 ans... l'attente a dû être longue pour les amateurs. Fort heureusement, ma découverte de cette série de l'excellente collection "Vécu" est toute récente!
Lorsqu'on découvre les images de la première planche, on se dit que les personnages sont dessinés assez bizarrement. Leurs silhouettes s'élancent de manière un peu élégante avec un contour un peu imprécis.
On s'habitue progressivement au trait jusqu'à l'apprécier car il s'inscrit assez bien dans le cadrage de l'époque. Une amélioration est même perceptible dans le tome 2.
Cependant, le tome 3 change de traitement graphique et le 4 de dessinateur! On a réellement du mal à s'y faire tant c'est brutal. C'est bien la première fois que j'ai eu à subir un tel changement du dessin. Et dire que je m'étais plaint sur Le Maître de Jeu !
Le scénario nous plonge dans la France des années 30 puis dans celle de Vichy. Nous suivons le destin des deux familles: l'une d'origine modeste et l'autre beaucoup plus riche.
C'est passionnant car on se concentre sur le parcours de deux hommes que tout oppose: Nicolas Morini, un fils d'émigré italien, extrêmement ambitieux et celui de Hughes de Lourdel, un jeune médecin issue de la noblesse bourgeoise et qui a cependant des idées très humanistes proche des syndicats.
On a du mal à croire à ce décalage des genres mais on se laisse vite entraîner par l'histoire. C'est une véritable saga qui est principalement tiré par Nicolas dont la personnalité fascine et attire notre attention. Le second héros de l'histoire apparaît bien fade en comparaison.
Ceux-ci vont d'ailleurs se rencontrer brièvement dans le troisième tome mais il n'en ressort rien pour l'avancée du scénario.
Un gros reproche: les auteurs se sont servis de chaque faits historiques pour les inclure de manière systématique dans leur récit. Je prends un seul exemple: la manifestation d'extrême-droite du 4 février 1934 où comme par hasard un couple va se former. Les discussions des personnages tournent autour de la politique et c'est un véritable bonheur pour des férus d'histoire. Comme dit, rien n'est laissé au hasard du moins dans les deux premiers tomes. Le troisième tome traite de la défaite de la France en 1940. Le dernier retrace la vie sous la France de Vichy (l'opposition entre la résistance et la collaboration).
Par ailleurs, il y a des situations et des réactions des personnages qui sont purement stéréotypés. J'ai même l'impression que leur évolution est trop radicale. Nous avons dans le tome 1 une ravissante Adrienne qui est maligne et têtue pour terminer dans le quatrième tome comme une pauvre fille sous la dépendance totale de son mari. On se demande encore si c'est la même d'autant que le changement de dessinateur n'aide pas à une bonne harmonisation de l'ensemble.
C'est vrai que la conclusion amène à la réflexion suivante: on juge les gens sans les connaître. On pense qu'un tel peut être un héros alors que c'est un vrai salaud et que tel autre est plutôt lâche alors que c'est pas forcément vrai. La vie est quelquefois très injuste en accordant du mérite à des gens peu scrupuleux. Finalement, il faut pas juger une personne sur un minimum de critères. C'est sans doute pareil pour la bd...
En tout cas, cette bd mérite toute votre attention. Cela fait style grande saga familiale mais c'est une partie de l'histoire de France qui est visitée et qui nous permet véritablement de mieux comprendre cette époque trouble et de ne pas juger en toute impunité.
Quino devait être un optimiste forcené... quel cynisme dans ses blagues ! Et je dois dire que cela fonctionne, on sourit et on rigole de bon coeur même si les situations sont parfois dramatiques. C'est souvent tellement juste et tellement vrai que c'est ce qui nous touche. L'auteur a l'art de cerner au mieux les situations et résume à merveille tous les petits défauts de nos vies. On pourrait définir son style comme de l'humour poétique intelligent.
Quino a un sens aigu de la compréhension des problèmes bien souvent générés par l'Homme...
Graphiquement c'est simple mais pareil que pour le scénario, juste et cela touche directement au but. Les détails servent souvent à la compréhension du gag.
L'humanité et ses travers...
J'ai enfin lu Quartier Lointain, et je peux dire que j'ai été plutôt content de cette lecture.
Les dessins sont bons sans être excellents, comme toujours avec Taniguchi.
Mais la véritable force de ce manga se trouve dans l'atmosphère, la sympathie qu'on ressent pour les personnages, bref les émotions ! On arrive à sentir la nostalgie qui se dégage du manga, on se prend à vouloir aider le héros, désirer qu'il parvienne à son but...
Une lecture très agréable que je conseille donc, tant elle risque de vous émouvoir et de vous emporter pour oublier vos soucis quotidiens.
L'une des séries les plus délirantes de l'histoire de Fluide Glacial ! Je me suis bien marré avec cette nonne très forte avec un véritable caractère de cochon (et le mot est faible). Les histoires vont de simples situations marrantes (surtout dans le tome 1) à des parodies absurdes qui me font rire aux éclats (Batman notamment).
Le trait de Maëster est un mélange de réaliste et de comique comme feu Alexis pouvait faire (mais c'est un peu moins réaliste que Alexis). J'adore son style de dessin facile, à identifier et qui est très agréable à lire. Maëster est un grand parmi les grands chez Fluide Glacial.
Dans son genre, Quino est vraiment un maître. Même si les situations qu'il présente ne sont pas souvent originales, comme par exemple l'armée ou les patrons qui exploitent les pauvres. Mais c'est fait avec tellement de talent que je me régale à chaque album.
Cet album n'échappe pas à cette règle. C'est très noir et cynique. On rigole, mais finalement on déprime devant toutes ses conneries humaines. Quant au dessin, il est simple et efficace. À lire de toute urgence si vous êtes amateur de ce type de bande dessinée.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Amour & Désir
Les recueils ont le vent en poupe chez La boîte à bulles ! Après l’excellent Transports sentimentaux, « Amour et Désir » nous propose d’explorer un thème universel et fascinant : le lien entre deux notions tellement vagues que sont l’amour et le désir. La quantité conséquente d’auteurs (36, dont 10 femmes) garantit une diversité qui devrait satisfaire tout le monde : histoires anodines ou plus profondes, réalistes ou contes, tristes ou gaies, softs ou presque pornos… L’ensemble fait bigrement réfléchir et peut servir de BD-thérapie (c’est nouveau, ça vient de sortir) pour quiconque a connu ce genre de désenchantement affectif. Oui, l’amour, c’est beau, et même si c’est souvent compliqué, parfois douloureux et certainement indéfinissable, c’est quand même beau, et de toute façon mieux que la solitude… non ? A noter les débuts de Vincent Henry (créateur de La boîte à bulles !) en tant que coscénariste sur une des histoires (histoire assez cochonne d’ailleurs, si je peux me permettre;)). A noter aussi une prestation légèrement décevante (selon moi) de mon idole, Nancy Peña, snif. Un bouquin magnifique, une vraie mine de talents et d’histoires d’amour en tout genre, qui m’a beaucoup touché, et que je recommande chaudement.
Soda
C’est toujours avec autant de plaisir que je vais piocher dans ma bibliothèque l’un ou l’autre tome de cette série. Etant donné que chaque tome est indépendant (hormis l’une ou l’autre référence) et bien exploité, il est vraiment agréable de se replonger dans les aventures de ce flic new-yorkais, régulièrement confronté au grand-banditisme et préférant aux terminables audition son .357 Magnum. Si les sujets traités sont souvent graves, il ressort des histoires une certaine dérision et un humour assez exceptionnel. L’ensemble paraît léger, dans le bon sens du terme, au vu de la violence des intervenants. Les dessins sont vraiment bons et renforcent cette dérision. Tant au niveau de ceux-ci que des histoires, je trouve que cette série n’a pas pris une ride. En "chipotant" un peu, on pourrait souligner que certains tomes sont moins bons quant à leur histoire mais, malgré cela, cet ouvrage est vraiment un must des histoires policières et mérite une place certaine dans votre bibliothèque…
L'Irlandaise
Une ambiance assez sombre qui retranscrit assez bien l'univers de la période trouble dans laquelle gravite, Eva O' Connell, la ravissante héroïne. A lire ce premier opus, on a l'impression d'assister à la mise en place d'un décor, à la naissance d'une pure héroïne sur un air d’Ennio Morricone. L'histoire a parfois l'ampleur d'une telle fresque. Suivre une « Calamity Jane » qui a rejeté son passé et sa famille, au milieu de l'ouest sanglant, est une excellente idée qui promet une longue épopée. La série a du potentiel, à suivre.
Au-delà des nuages
Du même dessinateur que Le Dernier Envol, ce diptyque propose également une qualité graphique exceptionnelle ! L’ensemble est magnifique, que ce soit les paysages, les personnages ou les avions. Si Le Dernier Envol vous a plu, il vous faut acquérir cette série. Là où cette dernière fait "moins bien" que la première série citée, c’est dans la construction du scénario, beaucoup plus classique ici. L’histoire d’amitié entre deux pilotes, de rivalité ensuite avec une relation amoureuse triangulaire est un peu déjà vue mais bon… Ce petit bémol ne ternit pas cet ouvrage, qui offre au lecteur un réel plaisir de lecture, notamment grâce à des courses et des combats d’avions à couper le souffle. Le rendu de vitesse est superbement mis en page, chapeau bas ! Dans la BD d’aviation, pour ma part, outre les classiques, avec Le Dernier Envol et Fox One, on tient là une petite perle.
Où le regard ne porte pas...
Bizarrement, mon ressenti est différent de celui de beaucoup d'autres lecteurs si je me réfère aux avis précédents. En effet j'ai préféré le second tome. Le premier se résume après lecture à la vie dans un village de pêcheurs et à une sorte de rejet de l'étranger. C'est bien raconté mais je ne comprenais pas trop l'histoire autour des enfants. Le second tome dévoile clairement le fond de l'histoire. Le voile se dissipe lentement sur les liens entre les 4 personnages principaux. Ca a beau être ésotérique, cela n'en reste pas moins limpide dans la gestion des évènements. C'est intelligemment bien pensé et très bien conté. Si le premier tome met en avant le côté mer, le second se passe plus dans les terres. On a donc un contraste bleu/vert. Je n'ai pas trouvé exceptionnel le dessin mais il faut reconnaitre que les couleurs sont sublimes. Et sur ce dernier point il faut reconnaitre que le tome 1 en met plein les mirettes. Un autre point positif, on peut considérer que cette série équivaut à 4 tomes car chaque livre fait 96 pages : on a donc une BD au rapport qualité/prix très intéressant. Je conseille donc vivement cette BD qui a sa place dans toute bonne bibliothèque.
Les Morin-Lourdel
4 tomes en 12 ans... l'attente a dû être longue pour les amateurs. Fort heureusement, ma découverte de cette série de l'excellente collection "Vécu" est toute récente! Lorsqu'on découvre les images de la première planche, on se dit que les personnages sont dessinés assez bizarrement. Leurs silhouettes s'élancent de manière un peu élégante avec un contour un peu imprécis. On s'habitue progressivement au trait jusqu'à l'apprécier car il s'inscrit assez bien dans le cadrage de l'époque. Une amélioration est même perceptible dans le tome 2. Cependant, le tome 3 change de traitement graphique et le 4 de dessinateur! On a réellement du mal à s'y faire tant c'est brutal. C'est bien la première fois que j'ai eu à subir un tel changement du dessin. Et dire que je m'étais plaint sur Le Maître de Jeu ! Le scénario nous plonge dans la France des années 30 puis dans celle de Vichy. Nous suivons le destin des deux familles: l'une d'origine modeste et l'autre beaucoup plus riche. C'est passionnant car on se concentre sur le parcours de deux hommes que tout oppose: Nicolas Morini, un fils d'émigré italien, extrêmement ambitieux et celui de Hughes de Lourdel, un jeune médecin issue de la noblesse bourgeoise et qui a cependant des idées très humanistes proche des syndicats. On a du mal à croire à ce décalage des genres mais on se laisse vite entraîner par l'histoire. C'est une véritable saga qui est principalement tiré par Nicolas dont la personnalité fascine et attire notre attention. Le second héros de l'histoire apparaît bien fade en comparaison. Ceux-ci vont d'ailleurs se rencontrer brièvement dans le troisième tome mais il n'en ressort rien pour l'avancée du scénario. Un gros reproche: les auteurs se sont servis de chaque faits historiques pour les inclure de manière systématique dans leur récit. Je prends un seul exemple: la manifestation d'extrême-droite du 4 février 1934 où comme par hasard un couple va se former. Les discussions des personnages tournent autour de la politique et c'est un véritable bonheur pour des férus d'histoire. Comme dit, rien n'est laissé au hasard du moins dans les deux premiers tomes. Le troisième tome traite de la défaite de la France en 1940. Le dernier retrace la vie sous la France de Vichy (l'opposition entre la résistance et la collaboration). Par ailleurs, il y a des situations et des réactions des personnages qui sont purement stéréotypés. J'ai même l'impression que leur évolution est trop radicale. Nous avons dans le tome 1 une ravissante Adrienne qui est maligne et têtue pour terminer dans le quatrième tome comme une pauvre fille sous la dépendance totale de son mari. On se demande encore si c'est la même d'autant que le changement de dessinateur n'aide pas à une bonne harmonisation de l'ensemble. C'est vrai que la conclusion amène à la réflexion suivante: on juge les gens sans les connaître. On pense qu'un tel peut être un héros alors que c'est un vrai salaud et que tel autre est plutôt lâche alors que c'est pas forcément vrai. La vie est quelquefois très injuste en accordant du mérite à des gens peu scrupuleux. Finalement, il faut pas juger une personne sur un minimum de critères. C'est sans doute pareil pour la bd... En tout cas, cette bd mérite toute votre attention. Cela fait style grande saga familiale mais c'est une partie de l'histoire de France qui est visitée et qui nous permet véritablement de mieux comprendre cette époque trouble et de ne pas juger en toute impunité.
Pas mal et vous ?
Quino devait être un optimiste forcené... quel cynisme dans ses blagues ! Et je dois dire que cela fonctionne, on sourit et on rigole de bon coeur même si les situations sont parfois dramatiques. C'est souvent tellement juste et tellement vrai que c'est ce qui nous touche. L'auteur a l'art de cerner au mieux les situations et résume à merveille tous les petits défauts de nos vies. On pourrait définir son style comme de l'humour poétique intelligent. Quino a un sens aigu de la compréhension des problèmes bien souvent générés par l'Homme... Graphiquement c'est simple mais pareil que pour le scénario, juste et cela touche directement au but. Les détails servent souvent à la compréhension du gag. L'humanité et ses travers...
Quartier lointain
J'ai enfin lu Quartier Lointain, et je peux dire que j'ai été plutôt content de cette lecture. Les dessins sont bons sans être excellents, comme toujours avec Taniguchi. Mais la véritable force de ce manga se trouve dans l'atmosphère, la sympathie qu'on ressent pour les personnages, bref les émotions ! On arrive à sentir la nostalgie qui se dégage du manga, on se prend à vouloir aider le héros, désirer qu'il parvienne à son but... Une lecture très agréable que je conseille donc, tant elle risque de vous émouvoir et de vous emporter pour oublier vos soucis quotidiens.
Soeur Marie-Thérèse des Batignolles
L'une des séries les plus délirantes de l'histoire de Fluide Glacial ! Je me suis bien marré avec cette nonne très forte avec un véritable caractère de cochon (et le mot est faible). Les histoires vont de simples situations marrantes (surtout dans le tome 1) à des parodies absurdes qui me font rire aux éclats (Batman notamment). Le trait de Maëster est un mélange de réaliste et de comique comme feu Alexis pouvait faire (mais c'est un peu moins réaliste que Alexis). J'adore son style de dessin facile, à identifier et qui est très agréable à lire. Maëster est un grand parmi les grands chez Fluide Glacial.
Bien chez soi
Dans son genre, Quino est vraiment un maître. Même si les situations qu'il présente ne sont pas souvent originales, comme par exemple l'armée ou les patrons qui exploitent les pauvres. Mais c'est fait avec tellement de talent que je me régale à chaque album. Cet album n'échappe pas à cette règle. C'est très noir et cynique. On rigole, mais finalement on déprime devant toutes ses conneries humaines. Quant au dessin, il est simple et efficace. À lire de toute urgence si vous êtes amateur de ce type de bande dessinée.