Cette BD est une sorte de documentaire mélangeant le thème de l'école et de structures spécialisées.
Le dessin est original et facilement identifiable, un tour de force alors que des milliers de dessinateurs ont déjà fait leurs preuves.
Très simple au premier abord, il n'en reste pas moins expressif et permet la mise en avant du contenu.
Le scénario est autobiographique et chronologique (une année scolaire complète).
Il est difficile de raconter cette BD, l'auteur le fait à merveille.
J'ai trouvé instructive et constructive sa démarche.
Il ne s'agit pas d'un document de référence mais bien d'une expérience vécue.
La lecture est prenante et intéressera toutes les personnes ayant un esprit d'ouverture et une curiosité positive.
Du Will Eisner comme je l'aime. On suit quatre histoires de gens plutôt malheureux qui ont comme unique lien le building. Chaque histoire est un petit bijou de tendresse et de psychologie humaine comme seul Eisner sait faire. J'aime bien la fin qui a quelque chose d'assez particulier. Je n'ai jamais vu cela avant. Le dessin est très bien comme d'habitude.
Une série plutôt ancienne et totalement méconnue. C’est un peu dommage car les thèmes développés sont très intéressants. Les scènes sont résolument adultes. Il n’en demeure pas moins que c’est une drôle d’idée que d’appeler cette série « les Lutins » alors qu’on ne les aperçoit pratiquement pas. Cette coexistence entre les deux mondes n’est pas le point fort de cette série.
J’ai aimé à cause de la dureté de son propos où comment un héros de transforme en être ignoble et se perd. Il n’y a point de manichéisme !
A noter que cette série a depuis été débaptisée par son éditeur Delcourt. Elle se nomme désormais « Bonnie Tom » et ne relate en fait que le premier dyptique. Là encore, on peut légitimement se poser des questions sur la cause d’une telle amputation de l’œuvre de l’auteur.
Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5
Assurément mon coup de cœur de ce premier trimestre 2008 !
Ayant pour toile de fond la guerre de 14-18, l’histoire de cet opus introductif nous conte l’acharnement d’un gradé militaire à mettre sur pied un soldat mi-homme/mi-machine. Si l’histoire n’est pas inédite, elle propose néanmoins une construction intéressante et rythmée. La touche "technologico-fantastique" est plausiblement abordée compte-tenu de l’époque choisie, ce qui favorise l’immersion du lecteur dans le récit. J’ai, de ce fait, rarement été autant emballé par un premier tome…
Les dessins quant à eux sont très bons. Concernant les couleurs, je rejoins l’avis de mon prédécesseur : le choix effectué est parfois assez perturbant et fait légèrement défaut à l’ensemble graphique proposé.
En conclusion, je pense déceler une série incontournable dans le genre, encore un peu méconnue à l’heure actuelle, qui devrait ravir un large public, exclusivement adulte compte-tenu de la violence physique et morale développée.
Un manga qui traite d'un sujet dont personne (y compris moi avant la lecture) ne se rend compte de la gravité : la surdité. C'est un handicap qui est très dur à vivre parce que les sourds ne peuvent pas communiquer "normalement" et sont souvent victimes de discrimination.
Il y a plusieurs scènes touchantes, principalement dans les deux premiers tomes, qui m'ont laissé quelques larmes aux yeux. L'auteur ne force jamais la dose contrairement à d'autres auteurs qui exagèrent.
L'auteur nous parle aussi de la "guerre" entre deux façons d'apprendre aux sourds à communiquer et aussi de la situation de l'époque où évolue l'histoire. Ça rend l'histoire encore plus intéressante car on comprend mieux le rejet que subissaient les sourds.
Quatre histoires très émouvantes et passionnantes du très grand Will Eisner. Chacune contient un 'miracle' qui arrive à un ou des personnages très attachants qui ont une psychologie bien définie. Le graphique de Will Eisner est tout bonnement excellent. Chaque dessin (il n'y a pas de case) est un petit chef d'oeuvre qu'on devrait étudier à l'école de dessin. Eisner fait partie des plus grands de la bd.
La bd a André Franquin, le manga a Osamu Tezuka et le comics a Will Eisner !
Un album sans prétention qui a le mérite de toucher juste.
Le démarrage du premier tome est un peu surprenant, on assiste à des tranches de vies en ayant une impression de flou, de brouillon. Puis, petit à petit, l'album gagne en maturité pour atteindre une vitesse de croisière où l'histoire prend tout son sens. Les relations entre les personnages s'étoffent, on pénètre plus en avant dans leur intimité. Et du coup, on les connait mieux, on anticiperait presque leurs réactions. Bref, on se laisse porter par le quotidien de nos héros, un quotidien banal, sans intérêt... sans intérêt ? Eh bien, non et c'est sûrement là la force de cet album. Vanyda manie à merveille son scénario et accroche son lecteur dans la vie de Claire, Louis, Fabienne, Jacky, Béatrice et Rémi. Elle parsème son récit de petites touches d'humour, de tendresse, de vie.
Tout l'intérêt de ce roman graphique tient à cette alchimie ténue entre son histoire et la façon de la raconter. L'exercice est casse-gueule, puisque cela peut rapidement virer à l'ennuie le plus complet. Mais Vanyda alterne ses prises de vues, ses situations, ses cadrages avec brio et un réel talent. Elle donne un souffle à son récit à ce qui n'est en fait que la chronique des habitants d'un immeuble.
Et puis les personnages sont criants de vérité. Tout lecteur se retrouve dans les situations ou alors les as déjà vues et entendues. Le réalisme, poussé à son maximum, rend cet Immeuble d'en face attractif et intéressant. L'album peut être lu à tout âge et surtout relu à tout âge. Je pense qu'on y retrouve des éléments propre à chaque période de la vie. A croire que l'auteur a vécu plusieurs vies !
Une réussite.
Je me souviens, j'avais parcouru un album de cette série il y a pas mal d'années. J’avais trouvé ça relativement moche, trop chargé graphiquement. Il s'agissait sans doute de la première édition, puisqu'il me semble qu'Eric Liberge l'a remaniée pour la sortie "définitive" chez Dupuis.
La lecture de cette réédition a été un grand choc pour moi. Liberge a un coup de pinceau exceptionnel. Je ne sais pas s'il a appris à dessiner quelque part, mais ses squelettes sont impressionnants de réalisme, avec bien sûr une part de fantaisie due au sujet. Un sujet assez lourd, traité aussi bien sur le plan du pragmatisme que de la philosophie, teintée de mysticisme. Alors bien sûr, un sujet pareil suppose un peu d'hermétisme, et il y en a dans cette série, mais pas trop, ce qui la rend globalement assez accessible. Par contre je trouve la série un peu longue, elle aurait peut-être gagné en perdant 10 à 15% de sa longueur.
Un classique de la BD, tout simplement.
Dans le petit univers de la blogosphère, j'avais pas mal entendu parler de Pénélope Jolicoeur et de son blog BD mais je n'avais jamais eu le courage de le visiter pour de bon. Je me rends compte cependant en lisant cet album composé de nombreux extraits de son blog qu'il s'agit là d'un bon cru dans ce domaine.
Le dessin de Pénélope est simple mais très agréable. Le trait est maîtrisé et tout en rondeur. Agrémenté de petites touches de rose et autres vert pomme, il dégage une féminité volontairement affirmée.
Les strips eux aussi suintent de féminité du moins dans la façon dont Pénélope se présente en tant que personnage. Elle en est presque caricaturale tant elle fait preuve de caractéristiques universelles de la femme moderne comme vous et moi... heu, non, pas moi... enfin comme la jeune femme à la pointe de la mode et qui s'assume.
Un peu geek, fan de séries télé américaines, indépendante, un peu râleuse, gourmande, bavarde avec ses copines, soucieuse de son poids, et avec tous ses petits défauts qui la rendent d'autant plus attachante et charmante.
Mais surtout, elle a de l'humour et réussit très bien à le rendre dans ses strips en une image ou à peine plus. C'est avec le sourire que j'ai lu presque chaque page et les rires n'étaient pas rares et tous francs. C'est une BD qui a égayé mon moment de lecture et les quelques minutes qui ont suivi. C'est le genre d'album où je pense qu'il doit être plaisant de piocher par-ci par-là tel ou tel strip pour se redonner un peu la banane.
Une BD très féminine, très rose bonbon par moment, mais pleine d'un humour très rafraîchissant.
Difficile de se prononcer sur un seul tome mais je le fais afin d'apporter mon soutien à cette série qui débute. On ne peut que faire le parallèle avec Sanctuaire mais pourtant ici le huis-clos se fait dans un espace ouvert !!!
J'attends beaucoup de cette série comme des séries débutées pas Bec ces derniers temps.
En tout cas, je pense que Bunker mérite au moins une lecture. ;-)
Après lecture du tome 2, la bonne impression que me laisse cette série s'est encore renforcée.
Le dessin ultra réaliste ne nuit pas à la lecture et on progresse bien sur ce second tome. Restent 3 tomes, vivement la suite.
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Le Journal d'un remplaçant
Cette BD est une sorte de documentaire mélangeant le thème de l'école et de structures spécialisées. Le dessin est original et facilement identifiable, un tour de force alors que des milliers de dessinateurs ont déjà fait leurs preuves. Très simple au premier abord, il n'en reste pas moins expressif et permet la mise en avant du contenu. Le scénario est autobiographique et chronologique (une année scolaire complète). Il est difficile de raconter cette BD, l'auteur le fait à merveille. J'ai trouvé instructive et constructive sa démarche. Il ne s'agit pas d'un document de référence mais bien d'une expérience vécue. La lecture est prenante et intéressera toutes les personnes ayant un esprit d'ouverture et une curiosité positive.
New York Trilogie (L'Immeuble) (Le Building)
Du Will Eisner comme je l'aime. On suit quatre histoires de gens plutôt malheureux qui ont comme unique lien le building. Chaque histoire est un petit bijou de tendresse et de psychologie humaine comme seul Eisner sait faire. J'aime bien la fin qui a quelque chose d'assez particulier. Je n'ai jamais vu cela avant. Le dessin est très bien comme d'habitude.
Les Lutins
Une série plutôt ancienne et totalement méconnue. C’est un peu dommage car les thèmes développés sont très intéressants. Les scènes sont résolument adultes. Il n’en demeure pas moins que c’est une drôle d’idée que d’appeler cette série « les Lutins » alors qu’on ne les aperçoit pratiquement pas. Cette coexistence entre les deux mondes n’est pas le point fort de cette série. J’ai aimé à cause de la dureté de son propos où comment un héros de transforme en être ignoble et se perd. Il n’y a point de manichéisme ! A noter que cette série a depuis été débaptisée par son éditeur Delcourt. Elle se nomme désormais « Bonnie Tom » et ne relate en fait que le premier dyptique. Là encore, on peut légitimement se poser des questions sur la cause d’une telle amputation de l’œuvre de l’auteur. Note Dessin : 4/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 4/5
Les Sentinelles
Assurément mon coup de cœur de ce premier trimestre 2008 ! Ayant pour toile de fond la guerre de 14-18, l’histoire de cet opus introductif nous conte l’acharnement d’un gradé militaire à mettre sur pied un soldat mi-homme/mi-machine. Si l’histoire n’est pas inédite, elle propose néanmoins une construction intéressante et rythmée. La touche "technologico-fantastique" est plausiblement abordée compte-tenu de l’époque choisie, ce qui favorise l’immersion du lecteur dans le récit. J’ai, de ce fait, rarement été autant emballé par un premier tome… Les dessins quant à eux sont très bons. Concernant les couleurs, je rejoins l’avis de mon prédécesseur : le choix effectué est parfois assez perturbant et fait légèrement défaut à l’ensemble graphique proposé. En conclusion, je pense déceler une série incontournable dans le genre, encore un peu méconnue à l’heure actuelle, qui devrait ravir un large public, exclusivement adulte compte-tenu de la violence physique et morale développée.
L'Orchestre des doigts
Un manga qui traite d'un sujet dont personne (y compris moi avant la lecture) ne se rend compte de la gravité : la surdité. C'est un handicap qui est très dur à vivre parce que les sourds ne peuvent pas communiquer "normalement" et sont souvent victimes de discrimination. Il y a plusieurs scènes touchantes, principalement dans les deux premiers tomes, qui m'ont laissé quelques larmes aux yeux. L'auteur ne force jamais la dose contrairement à d'autres auteurs qui exagèrent. L'auteur nous parle aussi de la "guerre" entre deux façons d'apprendre aux sourds à communiquer et aussi de la situation de l'époque où évolue l'histoire. Ça rend l'histoire encore plus intéressante car on comprend mieux le rejet que subissaient les sourds.
Petits miracles
Quatre histoires très émouvantes et passionnantes du très grand Will Eisner. Chacune contient un 'miracle' qui arrive à un ou des personnages très attachants qui ont une psychologie bien définie. Le graphique de Will Eisner est tout bonnement excellent. Chaque dessin (il n'y a pas de case) est un petit chef d'oeuvre qu'on devrait étudier à l'école de dessin. Eisner fait partie des plus grands de la bd. La bd a André Franquin, le manga a Osamu Tezuka et le comics a Will Eisner !
L'Immeuble d'en face
Un album sans prétention qui a le mérite de toucher juste. Le démarrage du premier tome est un peu surprenant, on assiste à des tranches de vies en ayant une impression de flou, de brouillon. Puis, petit à petit, l'album gagne en maturité pour atteindre une vitesse de croisière où l'histoire prend tout son sens. Les relations entre les personnages s'étoffent, on pénètre plus en avant dans leur intimité. Et du coup, on les connait mieux, on anticiperait presque leurs réactions. Bref, on se laisse porter par le quotidien de nos héros, un quotidien banal, sans intérêt... sans intérêt ? Eh bien, non et c'est sûrement là la force de cet album. Vanyda manie à merveille son scénario et accroche son lecteur dans la vie de Claire, Louis, Fabienne, Jacky, Béatrice et Rémi. Elle parsème son récit de petites touches d'humour, de tendresse, de vie. Tout l'intérêt de ce roman graphique tient à cette alchimie ténue entre son histoire et la façon de la raconter. L'exercice est casse-gueule, puisque cela peut rapidement virer à l'ennuie le plus complet. Mais Vanyda alterne ses prises de vues, ses situations, ses cadrages avec brio et un réel talent. Elle donne un souffle à son récit à ce qui n'est en fait que la chronique des habitants d'un immeuble. Et puis les personnages sont criants de vérité. Tout lecteur se retrouve dans les situations ou alors les as déjà vues et entendues. Le réalisme, poussé à son maximum, rend cet Immeuble d'en face attractif et intéressant. L'album peut être lu à tout âge et surtout relu à tout âge. Je pense qu'on y retrouve des éléments propre à chaque période de la vie. A croire que l'auteur a vécu plusieurs vies ! Une réussite.
Monsieur Mardi-Gras Descendres
Je me souviens, j'avais parcouru un album de cette série il y a pas mal d'années. J’avais trouvé ça relativement moche, trop chargé graphiquement. Il s'agissait sans doute de la première édition, puisqu'il me semble qu'Eric Liberge l'a remaniée pour la sortie "définitive" chez Dupuis. La lecture de cette réédition a été un grand choc pour moi. Liberge a un coup de pinceau exceptionnel. Je ne sais pas s'il a appris à dessiner quelque part, mais ses squelettes sont impressionnants de réalisme, avec bien sûr une part de fantaisie due au sujet. Un sujet assez lourd, traité aussi bien sur le plan du pragmatisme que de la philosophie, teintée de mysticisme. Alors bien sûr, un sujet pareil suppose un peu d'hermétisme, et il y en a dans cette série, mais pas trop, ce qui la rend globalement assez accessible. Par contre je trouve la série un peu longue, elle aurait peut-être gagné en perdant 10 à 15% de sa longueur. Un classique de la BD, tout simplement.
Ma vie est tout à fait fascinante
Dans le petit univers de la blogosphère, j'avais pas mal entendu parler de Pénélope Jolicoeur et de son blog BD mais je n'avais jamais eu le courage de le visiter pour de bon. Je me rends compte cependant en lisant cet album composé de nombreux extraits de son blog qu'il s'agit là d'un bon cru dans ce domaine. Le dessin de Pénélope est simple mais très agréable. Le trait est maîtrisé et tout en rondeur. Agrémenté de petites touches de rose et autres vert pomme, il dégage une féminité volontairement affirmée. Les strips eux aussi suintent de féminité du moins dans la façon dont Pénélope se présente en tant que personnage. Elle en est presque caricaturale tant elle fait preuve de caractéristiques universelles de la femme moderne comme vous et moi... heu, non, pas moi... enfin comme la jeune femme à la pointe de la mode et qui s'assume. Un peu geek, fan de séries télé américaines, indépendante, un peu râleuse, gourmande, bavarde avec ses copines, soucieuse de son poids, et avec tous ses petits défauts qui la rendent d'autant plus attachante et charmante. Mais surtout, elle a de l'humour et réussit très bien à le rendre dans ses strips en une image ou à peine plus. C'est avec le sourire que j'ai lu presque chaque page et les rires n'étaient pas rares et tous francs. C'est une BD qui a égayé mon moment de lecture et les quelques minutes qui ont suivi. C'est le genre d'album où je pense qu'il doit être plaisant de piocher par-ci par-là tel ou tel strip pour se redonner un peu la banane. Une BD très féminine, très rose bonbon par moment, mais pleine d'un humour très rafraîchissant.
Bunker
Difficile de se prononcer sur un seul tome mais je le fais afin d'apporter mon soutien à cette série qui débute. On ne peut que faire le parallèle avec Sanctuaire mais pourtant ici le huis-clos se fait dans un espace ouvert !!! J'attends beaucoup de cette série comme des séries débutées pas Bec ces derniers temps. En tout cas, je pense que Bunker mérite au moins une lecture. ;-) Après lecture du tome 2, la bonne impression que me laisse cette série s'est encore renforcée. Le dessin ultra réaliste ne nuit pas à la lecture et on progresse bien sur ce second tome. Restent 3 tomes, vivement la suite.