Avec ce troisième volet des "Terres creuses", on s'approche sérieusement de la série Les Cités obscures : une histoire complète avec un scénario contenant une réponse à trouver, un monde utopique bien pensé et comme toujours superbement bien dessiné.
J'aurais préféré quand même un dessin noir et blanc que maîtrise Schuiten.
Enfin, il ne faut pas bouder son plaisir, cette BD vaut largement ses 4/5.
A découvrir pour ceux qui aiment les univers originaux et bien conçus.
L'avis évoluera au fil des albums lus.
Bilan provisoire pour les albums N&B : dessins sublimes, architectures de rêve et histoires bien contruites.
- La Fièvre d'Urbicande : 4,5/5 : L'imaginaire des auteurs explose dans ce tome, belle complémentarité dessin/scénario.
- La tour : 4,5/5 : superbe graphisme principalement N&B, trait fin, la tour semblant même être le personnage principal à mes yeux tant elle est bien dessinée. J'adore cette maîtrise et cette folie autour de l'architecture de cette tour. L'histoire en elle-même est une belle quête : un homme passant sa vie à entretenir une petite zone de la tour, décide de la connaître et de comprendre quel est son rôle. On a l'impression de vivre un rêve à la lecture de ce tome. Le seul bémol, puisque j'en ai trouvé un : la chute de l'histoire, peut-être que je la comprendrai en lisant les autres tomes.
- La Route d'Armilia : 2/5 : cette album fait tâche, je regrette la couleur, et je me demande si il s'agit encore d'une BD car les textes narratifs sont majoritaires et les dessins peu nombreux, les pages bandes dessinées encore plus rares. Ce n'est pas ce que j'attendais.
- La théorie du grain de sable : 4/5 : (en attendant la suite)
Le dessin y est toujours aussi excellent, je suis intrigué par l'histoire mais il faudra attendre le tome 11 pour avoir les réponses.
Davodeau s’est fait connaître avec ses chroniques rurales. Mais avant lui officiait dans un même registre Jacques Bodet, assisté par Philippe Bigotto aux dessins.
D’ordinaire, j’accroche peu aux œuvres de Davodeau. Or cet album a été une très bonne surprise. Ce n’est donc pas tant le genre que le style de l’auteur qui me déplait. Davodeau donne à ses chroniques un côté artificiel et militantiste qui me dérange. Mais revenons à not’brave Arthur. Ce personnage incarne la bêtise des gens. Sous des airs de simple d’esprit, Arthur n’est pas un idiot profond. Il a conscience du déni des autres et s’en accommode car c’est un solitaire. Cette bd est une œuvre assez puissante qui, sans grands artifices, amène le lecteur à s’interroger sur la portée d’actes anodins en apparence.
Une chose est sûre, le bonheur n’est pas toujours dans le pré...
Une très bonne surprise de la part des éditions Dupuis, axées généralement sur la BD jeunesse. Mais « les démons d'Alexia » n'a rien d'infantile contrairement à ce que l'on pourrait croire de prime abord et s'adresse à un public plus large. Un dessin proche de ceux des Spirou, très agréable, et des scénarios fouillés. Si chaque album raconte une histoire différente, elles sont néanmoins reliées entre elles par une trame plus vaste. Une des belles idées de la série est la nature double et contradictoire d'Alexia, à la fois exorciste et sorcière, ce qui évite le manichéisme habituel de ce genre d'histoire et enrichit la personnalité de la jeune femme et les pistes suivies par le scénario. Quant aux personnages secondaires, ils sont tous intéressants, qu'ils soient attachants ou déplaisants.
Bref, dans le genre BD fantastique surfant sur la vague de l'ésotérisme, cette série est bien sympathique et évite pas mal de lourdeurs et de prétentions propres à d'autres séries exploitant des thèmes similaires.
Salut à tous,
Pour moi cette BD est culte, je l'ai découverte quand je n'avais que 20 ans, je trouve que l'idée est sympa, complètement décalée, bourrée de jeux de mot pas toujours très propres mais très drôles genre « une pépé Barbie ». On plaint le diable d'avoir une plaie comme Robert Caster pour conjurateur. A lire absolument, enfin un mage à deux balles qui n’a pas à sauver le monde.
J'ai été d'abord séduit par le dessin, élégant et souple, très bien servi par une excellent colorisation.
L'histoire, ensuite, est de celle que j'aime découvrir : on ne sait pas où le scénariste vous emmène, on est comme dans la vraie vie, à affronter des évènements imprévus sans pouvoir en deviner à l'avance le sens, s'il y en a un.
A chaque tome, l'histoire s'enrichit de nouveaux personnages principaux (le prophète errant, l'empereur velléitaire...) et nous offre de nouveaux décors de toute beauté, plus ou moins inspirés de nos civilisations antiques (Tenochtitlan dans le 3e tome).
Le fond de critique religieuse un peu donneuse de leçons du premier tome m'avait un peu inquiété mais le message passe beaucoup plus subtilement que je ne le pensais et permet à l'auteur de déployer peu à peu un arrière-plan mythologique riche à son histoire.
Une des toutes meilleures séries de ces dernières années !
Dans cette série, il règne une ambiance vraiment sympathique! C'est tout à fait le genre de bd que l'on lit avec le sourire aux lèvres.
Certes, la vie d'un trentenaire un peu désabusé (ou bien lucide sur le monde actuel), avec son lot d'évènements plus ou moins attendus, est un thème très largement exploité, que ce soit d'ailleurs en bd comme en littérature, et même au cinéma. Cela fait étrangement penser aux films de Klapisch (on verrait d'ailleurs assez bien Romain Duris interpréter le rôle de Monsieur Jean...). C'est pour cette raison que j'ai mis beaucoup de temps avant de me décider a les acheter.
Et puis finalement, pas d'histoires extraordinaires, pas de revirements de situations vertigineux. Mais c'est précisément cela que l'on aime dans cette série (jusqu'au tome 5, parce que après, ça devient un peu moins bon...). Car tout un chacun s'identifie à cette vie relativement calme (on a pas tous le même quotidien que Spiderman) d'un homme terriblement attachant, avec des amis tout aussi attachants. On suit l'évolution du personnage avec ses doutes, ses craintes, ses envies...un peu comme évolue notre vie à nous, pauvres mortels. En plus d'être bourrés d'humour, ces albums font preuves d'une grande finesse d'esprit.
Bref, en lisant ces bds, il ressort quelque chose comme...Cool and Calm !
Après lecture du triptyque.
Que dire ??? : merveilleux, une fois l'immersion effective, les tomes défilent !!!
En feuilletant, le rendu visuel décourage par sa densité, mais en prenant le taureau par les cornes, la lecture se révèle est savoureuse.
Le scénario est relativement simple, assez bourrin, mais plaisant.
Puis la critique arrive sur le travail de Mr LEDROIT : toujours aussi beau, détaillé, profond, etc...
Son dessin hypnotise le lecteur et sublime le scénario.
C'est plus qu'un coup de coeur, ça devient de l'admiration.
Une belle série à déguster lentement pour en apprécier tous les bienfaits visuels ;-)
Voilà clairement à mes yeux la définition même d'une BD injustement oubliée. Je l'ai empruntée par pur hasard à la bibliothèque que je fréquente et je n'en attendais guère plus qu'un banal récit latin de SF-action teinté années 80, un truc à la limite du divertissement de gare. Au lieu de ça, j'ai découvert une BD excellente tant du point de vue du graphisme que du scénario, de son originalité, de sa justesse et même de son humour.
Le dessin d'Alfonso Font partage beaucoup d'influences. La plus évidente est celle de Moebius à qui il rend d'ailleurs un gros hommage dans une case qui est un clin d'oeil appuyé à la célèbre première page de L'Incal. Son encrage est cependant nettement plus fin à la manière d'un Al Coutelis. Et au long des pages de cet album, j'ai eu parfois l'impression de reconnaître un petit peu du trait dynamique de Pratt et des visages de personnages de Vance (en techniquement plus réussi).
Ces planches en noir et blanc sont belles et très soignées. L'auteur ne se moque vraiment pas du lecteur et offre à chaque fois des cases détaillées et travaillées mais toujours très lisibles. Du beau boulot qu'on prend plaisir à regarder et à lire.
Le scénario commence de manière assez banale. Sur une planète au gouvernement autoritaire, un beau rebelle se fait emprisonner après une course-poursuite et veut s'évader. Mais ce n'est là que le début car le scénario va ensuite nettement au-delà de cette trame trop classique apportant beaucoup d'idées pour un récit captivant et intelligent à la fois. Je me suis moi-même laissé prendre et surprendre. Je croyais lire du déjà-vu, j'ai découvert un récit très bien foutu et assez original.
J'apprécie en outre sa maturité car, là où je craignais un récit trop latin, trop machiste et superficiel, il offre une certaine profondeur et surtout un certain humour. Au tiers de la série apparaît notamment la belle blonde qu'on imagine tout de suite jouer le rôle de femme fatale à la botte de son amant, le beau héros. Mais au lieu de ça, elle va jouer l'amoureuse oui, mais une amoureuse un peu fantasque, parfois douce et soumise, parfois brutale et farouche n'hésitant pas à ridiculiser un peu le héros. Elle va même jouer régulièrement le rôle du faire-valoir humoristique, assez drôle d'ailleurs, ce qui tranche avec une vision caricaturale de la femme-objet belle mais sans cervelle.
Et pour ne rien gâcher, la conclusion de ce scénario ne manque pas d'intérêt et de retournement de situation, avec une belle révélation-surprise sur la fin.
Une très bonne lecture qu'il est vraiment dommage qu'elle ait disparu des mémoires.
Une bonne satire de la société française même si les albums sont un peu inégaux. On suit la vie ordinaire d'un couple de beaufs qui n'ont pas leurs pareils pour mettre les pieds dans les plats.
Chaque album critique un aspect de la vie de tout les jours (le paranormal, la belle-mère, les voyages organisés) et c'est la plupart du temps très amusant à lire. Plusieurs gags sont bien trouvés et me font pleurer de rire.
Le style de dessin de Binet fait un peu brouillon, mais il est sympathique et je l'aime bien.
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Les Terres creuses - Nogegon
Avec ce troisième volet des "Terres creuses", on s'approche sérieusement de la série Les Cités obscures : une histoire complète avec un scénario contenant une réponse à trouver, un monde utopique bien pensé et comme toujours superbement bien dessiné. J'aurais préféré quand même un dessin noir et blanc que maîtrise Schuiten. Enfin, il ne faut pas bouder son plaisir, cette BD vaut largement ses 4/5. A découvrir pour ceux qui aiment les univers originaux et bien conçus.
Les Cités obscures
L'avis évoluera au fil des albums lus. Bilan provisoire pour les albums N&B : dessins sublimes, architectures de rêve et histoires bien contruites. - La Fièvre d'Urbicande : 4,5/5 : L'imaginaire des auteurs explose dans ce tome, belle complémentarité dessin/scénario. - La tour : 4,5/5 : superbe graphisme principalement N&B, trait fin, la tour semblant même être le personnage principal à mes yeux tant elle est bien dessinée. J'adore cette maîtrise et cette folie autour de l'architecture de cette tour. L'histoire en elle-même est une belle quête : un homme passant sa vie à entretenir une petite zone de la tour, décide de la connaître et de comprendre quel est son rôle. On a l'impression de vivre un rêve à la lecture de ce tome. Le seul bémol, puisque j'en ai trouvé un : la chute de l'histoire, peut-être que je la comprendrai en lisant les autres tomes. - La Route d'Armilia : 2/5 : cette album fait tâche, je regrette la couleur, et je me demande si il s'agit encore d'une BD car les textes narratifs sont majoritaires et les dessins peu nombreux, les pages bandes dessinées encore plus rares. Ce n'est pas ce que j'attendais. - La théorie du grain de sable : 4/5 : (en attendant la suite) Le dessin y est toujours aussi excellent, je suis intrigué par l'histoire mais il faudra attendre le tome 11 pour avoir les réponses.
Arthur Peyremolle
Davodeau s’est fait connaître avec ses chroniques rurales. Mais avant lui officiait dans un même registre Jacques Bodet, assisté par Philippe Bigotto aux dessins. D’ordinaire, j’accroche peu aux œuvres de Davodeau. Or cet album a été une très bonne surprise. Ce n’est donc pas tant le genre que le style de l’auteur qui me déplait. Davodeau donne à ses chroniques un côté artificiel et militantiste qui me dérange. Mais revenons à not’brave Arthur. Ce personnage incarne la bêtise des gens. Sous des airs de simple d’esprit, Arthur n’est pas un idiot profond. Il a conscience du déni des autres et s’en accommode car c’est un solitaire. Cette bd est une œuvre assez puissante qui, sans grands artifices, amène le lecteur à s’interroger sur la portée d’actes anodins en apparence. Une chose est sûre, le bonheur n’est pas toujours dans le pré...
Les Démons d'Alexia
Une très bonne surprise de la part des éditions Dupuis, axées généralement sur la BD jeunesse. Mais « les démons d'Alexia » n'a rien d'infantile contrairement à ce que l'on pourrait croire de prime abord et s'adresse à un public plus large. Un dessin proche de ceux des Spirou, très agréable, et des scénarios fouillés. Si chaque album raconte une histoire différente, elles sont néanmoins reliées entre elles par une trame plus vaste. Une des belles idées de la série est la nature double et contradictoire d'Alexia, à la fois exorciste et sorcière, ce qui évite le manichéisme habituel de ce genre d'histoire et enrichit la personnalité de la jeune femme et les pistes suivies par le scénario. Quant aux personnages secondaires, ils sont tous intéressants, qu'ils soient attachants ou déplaisants. Bref, dans le genre BD fantastique surfant sur la vague de l'ésotérisme, cette série est bien sympathique et évite pas mal de lourdeurs et de prétentions propres à d'autres séries exploitant des thèmes similaires.
L'Archimage Robert
Salut à tous, Pour moi cette BD est culte, je l'ai découverte quand je n'avais que 20 ans, je trouve que l'idée est sympa, complètement décalée, bourrée de jeux de mot pas toujours très propres mais très drôles genre « une pépé Barbie ». On plaint le diable d'avoir une plaie comme Robert Caster pour conjurateur. A lire absolument, enfin un mage à deux balles qui n’a pas à sauver le monde.
Alim le tanneur
J'ai été d'abord séduit par le dessin, élégant et souple, très bien servi par une excellent colorisation. L'histoire, ensuite, est de celle que j'aime découvrir : on ne sait pas où le scénariste vous emmène, on est comme dans la vraie vie, à affronter des évènements imprévus sans pouvoir en deviner à l'avance le sens, s'il y en a un. A chaque tome, l'histoire s'enrichit de nouveaux personnages principaux (le prophète errant, l'empereur velléitaire...) et nous offre de nouveaux décors de toute beauté, plus ou moins inspirés de nos civilisations antiques (Tenochtitlan dans le 3e tome). Le fond de critique religieuse un peu donneuse de leçons du premier tome m'avait un peu inquiété mais le message passe beaucoup plus subtilement que je ne le pensais et permet à l'auteur de déployer peu à peu un arrière-plan mythologique riche à son histoire. Une des toutes meilleures séries de ces dernières années !
Monsieur Jean
Dans cette série, il règne une ambiance vraiment sympathique! C'est tout à fait le genre de bd que l'on lit avec le sourire aux lèvres. Certes, la vie d'un trentenaire un peu désabusé (ou bien lucide sur le monde actuel), avec son lot d'évènements plus ou moins attendus, est un thème très largement exploité, que ce soit d'ailleurs en bd comme en littérature, et même au cinéma. Cela fait étrangement penser aux films de Klapisch (on verrait d'ailleurs assez bien Romain Duris interpréter le rôle de Monsieur Jean...). C'est pour cette raison que j'ai mis beaucoup de temps avant de me décider a les acheter. Et puis finalement, pas d'histoires extraordinaires, pas de revirements de situations vertigineux. Mais c'est précisément cela que l'on aime dans cette série (jusqu'au tome 5, parce que après, ça devient un peu moins bon...). Car tout un chacun s'identifie à cette vie relativement calme (on a pas tous le même quotidien que Spiderman) d'un homme terriblement attachant, avec des amis tout aussi attachants. On suit l'évolution du personnage avec ses doutes, ses craintes, ses envies...un peu comme évolue notre vie à nous, pauvres mortels. En plus d'être bourrés d'humour, ces albums font preuves d'une grande finesse d'esprit. Bref, en lisant ces bds, il ressort quelque chose comme...Cool and Calm !
Sha
Après lecture du triptyque. Que dire ??? : merveilleux, une fois l'immersion effective, les tomes défilent !!! En feuilletant, le rendu visuel décourage par sa densité, mais en prenant le taureau par les cornes, la lecture se révèle est savoureuse. Le scénario est relativement simple, assez bourrin, mais plaisant. Puis la critique arrive sur le travail de Mr LEDROIT : toujours aussi beau, détaillé, profond, etc... Son dessin hypnotise le lecteur et sublime le scénario. C'est plus qu'un coup de coeur, ça devient de l'admiration. Une belle série à déguster lentement pour en apprécier tous les bienfaits visuels ;-)
Le Prisonnier des étoiles
Voilà clairement à mes yeux la définition même d'une BD injustement oubliée. Je l'ai empruntée par pur hasard à la bibliothèque que je fréquente et je n'en attendais guère plus qu'un banal récit latin de SF-action teinté années 80, un truc à la limite du divertissement de gare. Au lieu de ça, j'ai découvert une BD excellente tant du point de vue du graphisme que du scénario, de son originalité, de sa justesse et même de son humour. Le dessin d'Alfonso Font partage beaucoup d'influences. La plus évidente est celle de Moebius à qui il rend d'ailleurs un gros hommage dans une case qui est un clin d'oeil appuyé à la célèbre première page de L'Incal. Son encrage est cependant nettement plus fin à la manière d'un Al Coutelis. Et au long des pages de cet album, j'ai eu parfois l'impression de reconnaître un petit peu du trait dynamique de Pratt et des visages de personnages de Vance (en techniquement plus réussi). Ces planches en noir et blanc sont belles et très soignées. L'auteur ne se moque vraiment pas du lecteur et offre à chaque fois des cases détaillées et travaillées mais toujours très lisibles. Du beau boulot qu'on prend plaisir à regarder et à lire. Le scénario commence de manière assez banale. Sur une planète au gouvernement autoritaire, un beau rebelle se fait emprisonner après une course-poursuite et veut s'évader. Mais ce n'est là que le début car le scénario va ensuite nettement au-delà de cette trame trop classique apportant beaucoup d'idées pour un récit captivant et intelligent à la fois. Je me suis moi-même laissé prendre et surprendre. Je croyais lire du déjà-vu, j'ai découvert un récit très bien foutu et assez original. J'apprécie en outre sa maturité car, là où je craignais un récit trop latin, trop machiste et superficiel, il offre une certaine profondeur et surtout un certain humour. Au tiers de la série apparaît notamment la belle blonde qu'on imagine tout de suite jouer le rôle de femme fatale à la botte de son amant, le beau héros. Mais au lieu de ça, elle va jouer l'amoureuse oui, mais une amoureuse un peu fantasque, parfois douce et soumise, parfois brutale et farouche n'hésitant pas à ridiculiser un peu le héros. Elle va même jouer régulièrement le rôle du faire-valoir humoristique, assez drôle d'ailleurs, ce qui tranche avec une vision caricaturale de la femme-objet belle mais sans cervelle. Et pour ne rien gâcher, la conclusion de ce scénario ne manque pas d'intérêt et de retournement de situation, avec une belle révélation-surprise sur la fin. Une très bonne lecture qu'il est vraiment dommage qu'elle ait disparu des mémoires.
Les Bidochon
Une bonne satire de la société française même si les albums sont un peu inégaux. On suit la vie ordinaire d'un couple de beaufs qui n'ont pas leurs pareils pour mettre les pieds dans les plats. Chaque album critique un aspect de la vie de tout les jours (le paranormal, la belle-mère, les voyages organisés) et c'est la plupart du temps très amusant à lire. Plusieurs gags sont bien trouvés et me font pleurer de rire. Le style de dessin de Binet fait un peu brouillon, mais il est sympathique et je l'aime bien.