Voilà une BD dont la couverture m’a longtemps rebuté. A force de voir de la pub et même une interview de Fred Duval, j’ai fini par céder et à m’intéresser à cette nouvelle série.
Grand bien m’en a fait ! Nous avons là un premier tome d’excellente qualité scénaristique.
Une vraie bonne surprise.
Nous nous retrouvons dans un monde vraiment futuriste. Peut-être un peu trop proche pour me paraître probable, mais ceci est mineur. Pour le reste, L’humanité a construit des IA dont l’autonomie a dépassé les attentes de leur créateur. De ce fait nombre d’humains considèrent ces robots doués d’intelligence supérieurs à eux et les jugent plus compétents afin de présider à leur destinée. Dans plusieurs pays déjà, des IA ont été élues à la tête des gouvernements.
Mais même si le devoir premier des IAs est de préserver et de prendre les meilleures décisions pour l’humanité, les manières pour y arriver sont multiples et tout comme les humains ont leurs propres opinions, les IAs sont plus ou moins extrémistes.
Manque de chance, les IAs les plus influentes sont aussi les plus extrémistes. Afin de garantir leur capacité de sauvegarde de l’humanité elle va devoir ingérer et prendre des décisions contre les volontés des humains, quitte à leur cacher quelques vérités...
Comme dans tout univers où une certaine frange de la population prend le pouvoir de manière plutôt autoritaire, il est normal de voir des groupes de rébellion s’organiser.
Nous avons ainsi un contexte géopolitique vaste, complexe et très bien maîtrisé par les auteurs. Malgré la multitude d’informations fournies dans ce premier tome, la trame est fluide. Les 68 pages donnent du volume à cet ouvrage et ce n’est pas de trop pour pouvoir tout assimiler. C’est sûrement là aussi l’une des forces de cet album, plutôt que de sacrifier la qualité et la compréhensibilité à la règle des 48 pages, les auteurs ont préféré créer une BD plus chère certes, mais vraiment efficace.
Je n’ai trouvé aucune longueur. Les divers clans sont parfaitement décrits, même la hiérarchie des IAs est évoquée et crédible. Bref, j’ai vraiment aimé cette nouvelle série de Fred Duval.
Côté dessin, je suis un peu plus sceptique. Le travail emprunte à diverses tendances et donne au final quelque chose d’assez personnel. On retrouve des influences mangas, récentes mais aussi plus anciennes, avec notamment les robots façon "Astro le petit robot" (Astro Boy) qui m’ont replongé dans mon enfance non sans une pointe d’émotion !
Le trait n’est cependant pas le plus fin ni le plus précis que j’ai pu voir. Malgré tout, les personnages sont clairement identifiés et reconnaissables. Seules de légères difformités et disproportions sont venues embêter mon regard.
J’ai aussi un peu de mal avec cette héroïne et son père issus d’Algérie mais qui n’ont en aucun cas les traits de ces origines. Tout le monde ressemble un peu trop à de bons européens types caucasiens...
En revanche, la créativité des environnements techniques est à noter. Il y a d’ailleurs en deuxième de couverture un bel aperçu des armures du groupe Meteor.
Je suis toujours aussi sceptique quant à l’utilisation de l’outil informatique en bande dessinée. Les visages manquent de grain et souvent de vie. De même les décors semblent trop artificiels…
Cependant, ne boudons pas notre plaisir de découvrir un BD de science-fiction riche, cohérente et stimulante.
[edit: avis très légèrement modifié ici où là, car écrit malgré son coté pavéesque à la vas-vite]
Pour ma part, je ferais une nette différenciation dans ma critique entre la période Hollows/Soul Society et la période Arrancar/Hueco Mundo.
*Arc Hollows/Soul Society : 5/5 (tomes 1 à 21)
Durant cet arc, Bleach était à mon goût purement et simplement le meilleur Shonen du moment (enfin "Shonen d’action fleuve" pour être précis), un vrai coup de coeur. Bien entendu, l’oeuvre n’était pas exempt de défauts ou poncifs que l’on peut attribuer au genre: crédibilité moyenne sur pas mal de points, style relativement djeuns (avec en plus dans ce manga dans personnages ayant un petit coté "poseur" assez agaçant), augmentation de puissance à la vitesse grand V, presque personne qui crève, grandes histoires d’amitié ponctués de petite morales etc... Mais en considérant son style, qui relève d’un choix artistique volontaire, on pouvait de mon point de vue considérer que l’on avait affaire à quelque chose approchant la perfection dans le genre.
En effet, en particulier à l’entrée dans le monde des Shinigamis, la Soul Society (tome 8-9 je crois), on découvre petit à petit quelque chose de relativement rare: Bleach est une série qui allie les points forts du shonen à une intrigue assez alambiquée, surprenante, et pensée de bout en bout. Assurément, l’on ne peut que sauter au plafond devant les rebondissements proposés par le scénario. Rebondissements qui, pour une fois, ne sortent pas du chapeau de l’auteur et ne montrent pas d’improvisation, même si sur la fin quelques éléments semblent assez déroutants au premier abord. Bon, de temps à autres l’on se demande si certaines choses n’ont pas été inutilement compliquées, mais ce n’est pas excessivement grave, surtout dans ce style de récit et au regard de la concurrence. J’ai toujours apprécié qu’un auteur sache où il aille dans ses intrigues, un bon point de ce coté là donc.
De même, pour continuer sur les principaux points forts du récit, il était assez hallucinant de voir le soin apporté aux personnages secondaires, qui sont TOUS intéressants (parfois plus que les personnages principaux), y compris ceux à peine entrevus jusqu’alors. Les treize capitaines de divisions en sont de bons exemples: Pas un n’est à jeter, même ceux qui paraissaient assez farfelus ou quelconque au premier abord. Tous ont leur profondeur, leurs particularités (voir originalité), et, à travers leur design et leur personnalité, une classe affirmée.
Pour ce qui est de l'univers, on peut considérer que c’est assez bon, voir plaisant, mais ça reste moins fouillé et original que celui d’un Naruto ou d’un One Piece par exemple. Il ne se distingue ni du bon, ni du mauvais coté sur ce point.
Par contre, j’ajouterai que niveau action, d’un point de vue strictement personnel, Bleach fait je pense partie de ce que l’on voit de mieux dans le genre. Les différents concepts (particularité des zanpakutos, énergie spirituelle...) donnant lieux à de grandes batailles et à des débauches de pouvoirs bien imaginés. Ils rendent en plus les combats assez peu prise de tête (dans le bon sens du terme, au secours la crédibilités d’affrontements dit "tactiques" (perplexifiants serait plus exact, basés sur un bonne dose de hasard quoi :/) dans certains autres shonens récents), et permettent une jouissive fureur lors des moments fatidiques.
En ce qui concerne l’humour, un gros point fort du manga, c’est en réalité l’un des rares points qui reste plus réussi avant la partie Soul Society. Il est, particulièrement à cette période dite "Hollow", très bien pensé et franchement rafraîchissant, excellent.
Si il y avait quelques réels points noirs que je mettrais personnellement à cette partie, en tant que shonen, ce serait d’une part la montée en puissance extrêmement rapide (dans la chronologie du manga) du personnage principal, et d’autres part le petit coté poseur des personnages qui se la joue parfois un peu (bien que ce soit le cas dans pas mal d’autres bd de ce style). Ca a beau être des caractéristiques du genre, le bouchon a ici (particulièrement pour la montée en puissance) été poussé un peu loin à mon goût.
*Arc Arrancar/Hueco Mundo : 3.5/5 (tomes 21 à ??)
Comme souvent dans ce type d’oeuvre à penchant plus ou moins commercial, à un moment ou à un autre, la qualité décline. C’est effectivement un peu le cas ici, bien que quelques précisions se doivent d’être apportés:
C’est en réalité le début de cette arc -excepté les tout premiers chapitres, assez bons- qui est très faible au niveau qualitatif: En gros, les ennemis (au design assez "particulier" par rapport à ce que l’on avait pu voir jusqu’ici) sortent de nulle part ponctuellement, pour des raisons assez bidons parfois, et ça donne lieu à des combats, parfois assez bons, parfois agaçants. Certains éléments scénaristiques donnent un peu l’impression de tomber comme un cheveu sur la soupe (La clef pour accéder au roi de la Soul Society, le bankai de Ikkaku* etc...), et malgré quelques bonne idées l’ensemble est plutôt décousu et foncièrement peu convaincant.
C’est à partir du moment où il est question d’aller au Hueco Mundo que les choses deviennent un peu plus intéressantes (sans atteindre les périodes d’apogée de la série): Les ennemis commencent à montrer un certain background, ont un coté manichéen moins développé, la trame est mieux construite et moins bouillonne, le coté aventure est renforcé, les moments d’émotion plus nombreux.... que du bon en somme, bien qu’on puisse légitimement penser que ce soit au fond le minimum syndical... A titre indicatif, j’ai tout de même trouvé que le tome 32 était un des plus réussis de la série, alors que c’est un des derniers, comme quoi.
Bref, même si il est indéniable que l’ensemble soit moins passionnant et plus perfectible que par le passé, Bleach dans sa suite reste malgré tout un bon shonen, certe relativement basique, mais qui part moins dans tous les sens qu’un Naruto à mon humble avis.
* : Cas assez particulier: si en effet je trouve incohérent de lui sortir des capacités qu’il n’a bizarrement pas montré jusque-là, la narration de son passé et de sa personnalité qui découle précisément de la révélation de ces mêmes capacités elle reste très bonne, et le dévoile sous un nouveau jour. Donc point fort ou point faible, je ne sais pas...
Une œuvre dont la qualité est pour moi équivalente à Double JE, l’autre série des mêmes auteurs. Le dessin est pas mal, mais pas génial.
Je suis pleinement rentré dans l’intrigue. C’est une histoire d’anticipation assez prenante dans un futur pas si lointain. Cela se déroule dans un univers très bien imaginé, très bien décrit et très bien mis en situation : On comprend vite le coté néfaste du système et les enjeux pour nos héros.
A partir du tome 2, l’histoire prend une tournure inattendue (pour moi en tout cas) dans sa narration, puisque on est projeté 30 ans plus tard et que le récit nous est conté au passé. C’est un peu déroutant et il faut pour cela adhérer à la transformation de Mélanie, ce qui n’est pas gagné d’avance. Mais si on accepte ce détail, l’histoire est très intéressante et je me suis demandé jusqu’au au bout qui était le traître.
Waouh.
Cela a été maintes fois répété, graphiquement l’album est une pure merveille. Le découpage est parfait, alternant scènes d’actions et moments faibles, le choix des cadrages lui aussi fonctionne superbement. On est dans un premier tome de contemplation, d’implantation de l’histoire où les éléments prennent peu à peu leurs places. Nous découvrons la jeunesse de Siegfried et nous nous immergeons totalement dans cette légende.
Visuellement c’est une claque !
Côté scénario, rien à redire. Alex Alice distille ses informations doucement, laissant le temps au lecteur de s’installer dans le récit. On s’attache vite à Siegfried et à Mime son « mentor », espérant que le jeune garçon puisse éviter son destin. Sa quête promet d’être douloureuse, comme l’est son enfance, peuplée d’incertitudes et d’incompréhensions. Et les dieux s’en mêlent…
Bizarrement, la couverture ne m'attire pas, je trouve qu'elle n'est pas accrocheuse et qu'elle ne reflète pas vraiment ce qu'on trouve à l'intérieur de l'album. Siegfried fait un peu trop super-guerrier-invincible à mes yeux.
Bonne surprise que ce premier tome d’une série qui est vraiment à suivre. Alex Alice fait preuve d’inventivité et d’un réel savoir-faire en ce qui concerne sa conduite du récit. C’est agréable de lire de l’héroïc-fantasy sans avoir à connaître tous les rouages du monde créé. Dans cet album, on ne sait pas trop à quoi s’attendre à chaque page tournée.
3.5
Une bonne série romantique quoique j'avoue que je l'aime surtout pour le dernier tome.
Car oui le reste de la série est bien, mais ils sont surtout sympathique à lire. On voit un peu l'évolution du style de Hislaire. Après deux tomes sympa sans être mémorable, la qualité augmente avec le troisième tome où l'onirique s'invite. Mais comme je l'ai écrit le dernier tome est le meilleur de la série. Lorsque j'étais plus jeune, je rejetais ce tome à cause de sa fin trop abrupte (Hislaire avait prévu une suite qui n'est jamais venu), mais aujourd'hui avec mes yeux d'adultes je vois à quelque point c'est excellent. Le scénario est maitrisé du début jusqu'à la fin jusqu'à finir par du tragique.
Un album bouleversant qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie !
Une série jeunesse bien sympathique qu'on peut encore lire à l'âge adulte avec nostalgique.
Benoît est attachant et sympathique, mais un peu trop parfait à mon gout. Les scénarios sont intéressants et originaux. Le dessin est attirant et nous fait accrocher tout de suite. J'ai un petit faible pour 'Tonton Placide' qui ressemble drôlement à une parodie de James Bond avec ses gadgets à gogo.
Excellent premier album ! Vivement la suite.
L’intrigue est excellente : Une plateforme pétrolière qui découvre des cavités sous-marines renfermant des espèces préhistoriques gigantesques, des financiers/actionnaires peu scrupuleux, des scientifiques prêts à tout pour faire « la découverte » et une petite fille qui semble avoir des dons particuliers avec les espèces aquatiques… un coup de shaker et vous avez Carthago. Bien entendu, tout ceci est accompagné par des dessins superbes et précis.
Il y aurait aussi comme un soupçon d’aldébaran : Je dis cela en raison de la dernière planche du tome 1.
En résumé : c’est une bonne BD, achat recommandé.
Boule et Bill, l’une de mes toutes, toutes, premières BD… 30 ans plus tard je me refais une petite lecture. Conclusion :
Les couleurs : c’est pas sous Photoshop mais au moins ça ne fatigue pas les yeux. Les dessins : okay ils sont un peu simples, mais l’essentiel est là. Le scénario : c’est frais, c’est gentil, c’est bon enfant et cela se lit sans fin… :)
Alors même si des mots ou des expressions sont un peu dépassés, Boule et Bill est l’une des rares BD ou l’on parle d’écologie, de respect des autres, d’amitié, de tendresse et où l'on ne prononce pas un gros mot à chaque coin de page… Cela dit, je ne pense pas être vieux jeu en écrivant ça, hein ?
Achat recommandé !
Cette série a été, car elle est terminée depuis longtemps, une des premières à mêler les genres policier, fantastique et historique. Dans l'ensemble, la série est une réussite, accompagnée par un dessin précis. L'ambiance est toujours présente. Par contre le personnage principal Daniel Jaunes manque selon moi de personnalité et se laisse trop porter par les évènements.
Je n'arrête pas de découvrir un peu plus l'oeuvre de Will Eisner. C'est fascinant tout ce qu'il a pu faire dans sa vie cet auteur prolifique!
Ici, je découvre de petites histoires urbaines sur le quotidien des habitants de New-York City particulièrement de la population juive. On pénètre dans un microcosme particulier illustré de manière si singulière. La morale est toujours là pour illustrer le propos.
C'est toujours aussi bien dessiné mais je dois avouer que je préfère légèrement La Valse des Alliances ou encore Fagin le Juif.
Le dessin d'Eisner est dynamique et bavard, volontiers caricatural, théâtral, chorégraphique, plus que chez aucun autre. On peut parler de mise-en-scène et non de « plans » et autres « cadrages ».
Cette série vaut quand même la peine d'être découverte. Mais attention : ce sont des histoires bien tristes...
Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5
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Meteors
Voilà une BD dont la couverture m’a longtemps rebuté. A force de voir de la pub et même une interview de Fred Duval, j’ai fini par céder et à m’intéresser à cette nouvelle série. Grand bien m’en a fait ! Nous avons là un premier tome d’excellente qualité scénaristique. Une vraie bonne surprise. Nous nous retrouvons dans un monde vraiment futuriste. Peut-être un peu trop proche pour me paraître probable, mais ceci est mineur. Pour le reste, L’humanité a construit des IA dont l’autonomie a dépassé les attentes de leur créateur. De ce fait nombre d’humains considèrent ces robots doués d’intelligence supérieurs à eux et les jugent plus compétents afin de présider à leur destinée. Dans plusieurs pays déjà, des IA ont été élues à la tête des gouvernements. Mais même si le devoir premier des IAs est de préserver et de prendre les meilleures décisions pour l’humanité, les manières pour y arriver sont multiples et tout comme les humains ont leurs propres opinions, les IAs sont plus ou moins extrémistes. Manque de chance, les IAs les plus influentes sont aussi les plus extrémistes. Afin de garantir leur capacité de sauvegarde de l’humanité elle va devoir ingérer et prendre des décisions contre les volontés des humains, quitte à leur cacher quelques vérités... Comme dans tout univers où une certaine frange de la population prend le pouvoir de manière plutôt autoritaire, il est normal de voir des groupes de rébellion s’organiser. Nous avons ainsi un contexte géopolitique vaste, complexe et très bien maîtrisé par les auteurs. Malgré la multitude d’informations fournies dans ce premier tome, la trame est fluide. Les 68 pages donnent du volume à cet ouvrage et ce n’est pas de trop pour pouvoir tout assimiler. C’est sûrement là aussi l’une des forces de cet album, plutôt que de sacrifier la qualité et la compréhensibilité à la règle des 48 pages, les auteurs ont préféré créer une BD plus chère certes, mais vraiment efficace. Je n’ai trouvé aucune longueur. Les divers clans sont parfaitement décrits, même la hiérarchie des IAs est évoquée et crédible. Bref, j’ai vraiment aimé cette nouvelle série de Fred Duval. Côté dessin, je suis un peu plus sceptique. Le travail emprunte à diverses tendances et donne au final quelque chose d’assez personnel. On retrouve des influences mangas, récentes mais aussi plus anciennes, avec notamment les robots façon "Astro le petit robot" (Astro Boy) qui m’ont replongé dans mon enfance non sans une pointe d’émotion ! Le trait n’est cependant pas le plus fin ni le plus précis que j’ai pu voir. Malgré tout, les personnages sont clairement identifiés et reconnaissables. Seules de légères difformités et disproportions sont venues embêter mon regard. J’ai aussi un peu de mal avec cette héroïne et son père issus d’Algérie mais qui n’ont en aucun cas les traits de ces origines. Tout le monde ressemble un peu trop à de bons européens types caucasiens... En revanche, la créativité des environnements techniques est à noter. Il y a d’ailleurs en deuxième de couverture un bel aperçu des armures du groupe Meteor. Je suis toujours aussi sceptique quant à l’utilisation de l’outil informatique en bande dessinée. Les visages manquent de grain et souvent de vie. De même les décors semblent trop artificiels… Cependant, ne boudons pas notre plaisir de découvrir un BD de science-fiction riche, cohérente et stimulante.
Bleach
[edit: avis très légèrement modifié ici où là, car écrit malgré son coté pavéesque à la vas-vite] Pour ma part, je ferais une nette différenciation dans ma critique entre la période Hollows/Soul Society et la période Arrancar/Hueco Mundo. *Arc Hollows/Soul Society : 5/5 (tomes 1 à 21) Durant cet arc, Bleach était à mon goût purement et simplement le meilleur Shonen du moment (enfin "Shonen d’action fleuve" pour être précis), un vrai coup de coeur. Bien entendu, l’oeuvre n’était pas exempt de défauts ou poncifs que l’on peut attribuer au genre: crédibilité moyenne sur pas mal de points, style relativement djeuns (avec en plus dans ce manga dans personnages ayant un petit coté "poseur" assez agaçant), augmentation de puissance à la vitesse grand V, presque personne qui crève, grandes histoires d’amitié ponctués de petite morales etc... Mais en considérant son style, qui relève d’un choix artistique volontaire, on pouvait de mon point de vue considérer que l’on avait affaire à quelque chose approchant la perfection dans le genre. En effet, en particulier à l’entrée dans le monde des Shinigamis, la Soul Society (tome 8-9 je crois), on découvre petit à petit quelque chose de relativement rare: Bleach est une série qui allie les points forts du shonen à une intrigue assez alambiquée, surprenante, et pensée de bout en bout. Assurément, l’on ne peut que sauter au plafond devant les rebondissements proposés par le scénario. Rebondissements qui, pour une fois, ne sortent pas du chapeau de l’auteur et ne montrent pas d’improvisation, même si sur la fin quelques éléments semblent assez déroutants au premier abord. Bon, de temps à autres l’on se demande si certaines choses n’ont pas été inutilement compliquées, mais ce n’est pas excessivement grave, surtout dans ce style de récit et au regard de la concurrence. J’ai toujours apprécié qu’un auteur sache où il aille dans ses intrigues, un bon point de ce coté là donc. De même, pour continuer sur les principaux points forts du récit, il était assez hallucinant de voir le soin apporté aux personnages secondaires, qui sont TOUS intéressants (parfois plus que les personnages principaux), y compris ceux à peine entrevus jusqu’alors. Les treize capitaines de divisions en sont de bons exemples: Pas un n’est à jeter, même ceux qui paraissaient assez farfelus ou quelconque au premier abord. Tous ont leur profondeur, leurs particularités (voir originalité), et, à travers leur design et leur personnalité, une classe affirmée. Pour ce qui est de l'univers, on peut considérer que c’est assez bon, voir plaisant, mais ça reste moins fouillé et original que celui d’un Naruto ou d’un One Piece par exemple. Il ne se distingue ni du bon, ni du mauvais coté sur ce point. Par contre, j’ajouterai que niveau action, d’un point de vue strictement personnel, Bleach fait je pense partie de ce que l’on voit de mieux dans le genre. Les différents concepts (particularité des zanpakutos, énergie spirituelle...) donnant lieux à de grandes batailles et à des débauches de pouvoirs bien imaginés. Ils rendent en plus les combats assez peu prise de tête (dans le bon sens du terme, au secours la crédibilités d’affrontements dit "tactiques" (perplexifiants serait plus exact, basés sur un bonne dose de hasard quoi :/) dans certains autres shonens récents), et permettent une jouissive fureur lors des moments fatidiques. En ce qui concerne l’humour, un gros point fort du manga, c’est en réalité l’un des rares points qui reste plus réussi avant la partie Soul Society. Il est, particulièrement à cette période dite "Hollow", très bien pensé et franchement rafraîchissant, excellent. Si il y avait quelques réels points noirs que je mettrais personnellement à cette partie, en tant que shonen, ce serait d’une part la montée en puissance extrêmement rapide (dans la chronologie du manga) du personnage principal, et d’autres part le petit coté poseur des personnages qui se la joue parfois un peu (bien que ce soit le cas dans pas mal d’autres bd de ce style). Ca a beau être des caractéristiques du genre, le bouchon a ici (particulièrement pour la montée en puissance) été poussé un peu loin à mon goût. *Arc Arrancar/Hueco Mundo : 3.5/5 (tomes 21 à ??) Comme souvent dans ce type d’oeuvre à penchant plus ou moins commercial, à un moment ou à un autre, la qualité décline. C’est effectivement un peu le cas ici, bien que quelques précisions se doivent d’être apportés: C’est en réalité le début de cette arc -excepté les tout premiers chapitres, assez bons- qui est très faible au niveau qualitatif: En gros, les ennemis (au design assez "particulier" par rapport à ce que l’on avait pu voir jusqu’ici) sortent de nulle part ponctuellement, pour des raisons assez bidons parfois, et ça donne lieu à des combats, parfois assez bons, parfois agaçants. Certains éléments scénaristiques donnent un peu l’impression de tomber comme un cheveu sur la soupe (La clef pour accéder au roi de la Soul Society, le bankai de Ikkaku* etc...), et malgré quelques bonne idées l’ensemble est plutôt décousu et foncièrement peu convaincant. C’est à partir du moment où il est question d’aller au Hueco Mundo que les choses deviennent un peu plus intéressantes (sans atteindre les périodes d’apogée de la série): Les ennemis commencent à montrer un certain background, ont un coté manichéen moins développé, la trame est mieux construite et moins bouillonne, le coté aventure est renforcé, les moments d’émotion plus nombreux.... que du bon en somme, bien qu’on puisse légitimement penser que ce soit au fond le minimum syndical... A titre indicatif, j’ai tout de même trouvé que le tome 32 était un des plus réussis de la série, alors que c’est un des derniers, comme quoi. Bref, même si il est indéniable que l’ensemble soit moins passionnant et plus perfectible que par le passé, Bleach dans sa suite reste malgré tout un bon shonen, certe relativement basique, mais qui part moins dans tous les sens qu’un Naruto à mon humble avis. * : Cas assez particulier: si en effet je trouve incohérent de lui sortir des capacités qu’il n’a bizarrement pas montré jusque-là, la narration de son passé et de sa personnalité qui découle précisément de la révélation de ces mêmes capacités elle reste très bonne, et le dévoile sous un nouveau jour. Donc point fort ou point faible, je ne sais pas...
Péché mortel
Une œuvre dont la qualité est pour moi équivalente à Double JE, l’autre série des mêmes auteurs. Le dessin est pas mal, mais pas génial. Je suis pleinement rentré dans l’intrigue. C’est une histoire d’anticipation assez prenante dans un futur pas si lointain. Cela se déroule dans un univers très bien imaginé, très bien décrit et très bien mis en situation : On comprend vite le coté néfaste du système et les enjeux pour nos héros. A partir du tome 2, l’histoire prend une tournure inattendue (pour moi en tout cas) dans sa narration, puisque on est projeté 30 ans plus tard et que le récit nous est conté au passé. C’est un peu déroutant et il faut pour cela adhérer à la transformation de Mélanie, ce qui n’est pas gagné d’avance. Mais si on accepte ce détail, l’histoire est très intéressante et je me suis demandé jusqu’au au bout qui était le traître.
Siegfried
Waouh. Cela a été maintes fois répété, graphiquement l’album est une pure merveille. Le découpage est parfait, alternant scènes d’actions et moments faibles, le choix des cadrages lui aussi fonctionne superbement. On est dans un premier tome de contemplation, d’implantation de l’histoire où les éléments prennent peu à peu leurs places. Nous découvrons la jeunesse de Siegfried et nous nous immergeons totalement dans cette légende. Visuellement c’est une claque ! Côté scénario, rien à redire. Alex Alice distille ses informations doucement, laissant le temps au lecteur de s’installer dans le récit. On s’attache vite à Siegfried et à Mime son « mentor », espérant que le jeune garçon puisse éviter son destin. Sa quête promet d’être douloureuse, comme l’est son enfance, peuplée d’incertitudes et d’incompréhensions. Et les dieux s’en mêlent… Bizarrement, la couverture ne m'attire pas, je trouve qu'elle n'est pas accrocheuse et qu'elle ne reflète pas vraiment ce qu'on trouve à l'intérieur de l'album. Siegfried fait un peu trop super-guerrier-invincible à mes yeux. Bonne surprise que ce premier tome d’une série qui est vraiment à suivre. Alex Alice fait preuve d’inventivité et d’un réel savoir-faire en ce qui concerne sa conduite du récit. C’est agréable de lire de l’héroïc-fantasy sans avoir à connaître tous les rouages du monde créé. Dans cet album, on ne sait pas trop à quoi s’attendre à chaque page tournée.
Bidouille et Violette
3.5 Une bonne série romantique quoique j'avoue que je l'aime surtout pour le dernier tome. Car oui le reste de la série est bien, mais ils sont surtout sympathique à lire. On voit un peu l'évolution du style de Hislaire. Après deux tomes sympa sans être mémorable, la qualité augmente avec le troisième tome où l'onirique s'invite. Mais comme je l'ai écrit le dernier tome est le meilleur de la série. Lorsque j'étais plus jeune, je rejetais ce tome à cause de sa fin trop abrupte (Hislaire avait prévu une suite qui n'est jamais venu), mais aujourd'hui avec mes yeux d'adultes je vois à quelque point c'est excellent. Le scénario est maitrisé du début jusqu'à la fin jusqu'à finir par du tragique. Un album bouleversant qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie !
Benoit Brisefer
Une série jeunesse bien sympathique qu'on peut encore lire à l'âge adulte avec nostalgique. Benoît est attachant et sympathique, mais un peu trop parfait à mon gout. Les scénarios sont intéressants et originaux. Le dessin est attirant et nous fait accrocher tout de suite. J'ai un petit faible pour 'Tonton Placide' qui ressemble drôlement à une parodie de James Bond avec ses gadgets à gogo.
Carthago
Excellent premier album ! Vivement la suite. L’intrigue est excellente : Une plateforme pétrolière qui découvre des cavités sous-marines renfermant des espèces préhistoriques gigantesques, des financiers/actionnaires peu scrupuleux, des scientifiques prêts à tout pour faire « la découverte » et une petite fille qui semble avoir des dons particuliers avec les espèces aquatiques… un coup de shaker et vous avez Carthago. Bien entendu, tout ceci est accompagné par des dessins superbes et précis. Il y aurait aussi comme un soupçon d’aldébaran : Je dis cela en raison de la dernière planche du tome 1. En résumé : c’est une bonne BD, achat recommandé.
Boule & Bill
Boule et Bill, l’une de mes toutes, toutes, premières BD… 30 ans plus tard je me refais une petite lecture. Conclusion : Les couleurs : c’est pas sous Photoshop mais au moins ça ne fatigue pas les yeux. Les dessins : okay ils sont un peu simples, mais l’essentiel est là. Le scénario : c’est frais, c’est gentil, c’est bon enfant et cela se lit sans fin… :) Alors même si des mots ou des expressions sont un peu dépassés, Boule et Bill est l’une des rares BD ou l’on parle d’écologie, de respect des autres, d’amitié, de tendresse et où l'on ne prononce pas un gros mot à chaque coin de page… Cela dit, je ne pense pas être vieux jeu en écrivant ça, hein ? Achat recommandé !
Jaunes
Cette série a été, car elle est terminée depuis longtemps, une des premières à mêler les genres policier, fantastique et historique. Dans l'ensemble, la série est une réussite, accompagnée par un dessin précis. L'ambiance est toujours présente. Par contre le personnage principal Daniel Jaunes manque selon moi de personnalité et se laisse trop porter par les évènements.
New York trilogie (Big City)
Je n'arrête pas de découvrir un peu plus l'oeuvre de Will Eisner. C'est fascinant tout ce qu'il a pu faire dans sa vie cet auteur prolifique! Ici, je découvre de petites histoires urbaines sur le quotidien des habitants de New-York City particulièrement de la population juive. On pénètre dans un microcosme particulier illustré de manière si singulière. La morale est toujours là pour illustrer le propos. C'est toujours aussi bien dessiné mais je dois avouer que je préfère légèrement La Valse des Alliances ou encore Fagin le Juif. Le dessin d'Eisner est dynamique et bavard, volontiers caricatural, théâtral, chorégraphique, plus que chez aucun autre. On peut parler de mise-en-scène et non de « plans » et autres « cadrages ». Cette série vaut quand même la peine d'être découverte. Mais attention : ce sont des histoires bien tristes... Note Dessin: 4/5 - Note Scénario: 4/5 - Note Globale: 4/5