Très bon début pour cette histoire. Le premier album est dans l’ambiance de Fog sauf que l’histoire se déroule à Paris. Les dessins se rapprochent aussi de Fog que ce soit au niveau du trait des personnages et de l’ambiance inquiétante en générale. On ne sait pas réellement dans le tome 1, jusqu’aux 2 dernières pages comment va évoluer l’histoire : Fantastique ou pas. Dans le tome 2, de nouveaux personnages entrent dans la danse et ceci relance l’histoire de façon agréablement surprenante.
Le scénario est bien conçu et j’espère que les auteurs continueront de nous surprendre dans les albums suivants. Attention cependant de ne pas tirer trop en longueur, toute bonne chose à une fin ! Le dessin mériterait d’avoir des phases un peu plus claires et de jour ; j’ai trouvé que le 2ieme tome était vraiment trop sombre.
Je découvre cette série qui n'est pas toute récente. Une belle surprise, je me demande encore pourquoi je passais à côté à chacun de mes passages à la bibliothèque.
Je ne mets que 3 pour l'instant car je n'ai lu que les 3 premiers tomes en entier, le 4ème étant en cours.
Le dessin est clair, précis. Il est assez conventionnel mais très efficace.
J'apprécie surtout le choix de faire des récits courts avec une continuité dans le parcours de Chinaman. Chaque récit étant par ailleurs une réussite.
J'affinerai ma note à la fin de la lecture de la série.
Mise à jour après la lecture des tomes 5 à 8 :
Rien à redire, c'est vraiment une bonne série graphiquement belle et plaisante à lire.
La note passe donc à 4/5.
Parler de la mort par le biais de l'humour est une mission assez périlleuse; seuls quelques humoristes savent le faire (Desproges par exemple). De plus avec un titre aussi loufoque on ne pouvait s'attendre qu'a un bon résultat. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat est vraiment excellent.
Un trait volontairement épuré pour mettre plus en valeur les émotions; un ton franchement touchant avec un mélange de cynisme, de sarcastique et de tendresse. On ne peut que s'attacher au personnage principal qui choisit de façon tantôt originale, tantôt de manière crue d'annoncer sa mort prochaine à ses proches.
Une oeuvre remarquable !
Après la lecture des 4 tomes.
Enorme surprise que cette série.
Je la place directement dans la même catégorie que la série Le Pouvoir des innocents et autres séries de Luc Brunschwig.
Le scénario est d'une efficacité impressionnante. L'histoire en en fait un parallèle voir même plusieurs parallèles avec des faits historiques concernant des fascistes.
Les dessins sont bons mais peu mis en évidence avec une colorisation qui fait tâche dans l'ensemble. Sans ce défaut, j'aurai mis un 5/5.
Le premier tome demande plus d'efforts de la part du lecteur et est d'ailleurs plus ou moins indépendant. Les trois autres tomes forment une histoire découlant 30 ans après.
Inutile de sortir tous les qualificatifs habituels, j'ai vraiment aimé cette BD, et je me dis qu'une petite intégrale en noir et blanc comme la série 'IAN" serait du meilleur effet.
Petit pavé dans la mare, je me demande pourquoi cette série a hérité d'un 1/5, mais en y regardant de plus près, cette note ne concerne pas l'intégralité de l'histoire. Or c'est le tout qui fait le plus de cette série.
Le respect du "scénario" exact des évangiles, mais aussi la bonne connaissance de l'époque et du contexte historique, et enfin la pleine compréhension du message grâce à l'intelligence de la foi permettent aux deux tomes de cette bande dessinée de nous faire vivre aux côtés de Jésus, de le connaître comme ses proches et les apôtres l'ont connu, et aimé.
Un cadeau idéal pour une communion ou une confirmation, mais aussi à tout âge et en toutes circonstances.
Quand même, qu’est ce que ça fait plaisir de voir Manara bosser avec un vrai scénariste… de voir son superbe dessin associé à une histoire intéressante et bien écrite.
Alors attention, il ne s’agit pas non plus de l’intrigue du siècle. Elle est bien construite, intéressante, et nous fait découvrir une époque fascinante de l’histoire américaine à travers les aventures d’une famille bien peu commune (vraiment, quelle famille !) Mais dommage que l’histoire se termine sur quelques pages surchargées de texte, un peu comme s'il restait trop de faits à raconter, faits qui se retrouvent expédiés sur la fin. Bon, ça ne gâche quand même pas l’excellente impression générale.
Le dessin est vraiment magnifique, et n’en fait (presque) pas trop en terme de déballage de nichons :) Reste que certaines scènes sont presque pornographiques, et que si c’est toujours pour servir l’histoire, l’ensemble reste quand même très sensuel voire sexuel. Vous voilà prévenus !
Une BD à découvrir.
Rhaaaa quel bel album ! Je fais référence non seulement à l’histoire mais aussi et surtout aux planches !
N’ayant jamais lu le roman dont il s’inspire, cette série sera l’occasion idéale pour découvrir ce qui semble être un grand "classique". Ce récit, un peu comme Alice au Pays des Merveilles, est une invitation au rêve, à aller vers là où tout est possible. Sans juger de la fidélité de cette adaptation, j’ai été conquis par l’histoire qui fait preuve de beaucoup d’inventivité et de fraîcheur. Cette série est aussi l’occasion de découvrir un dessinateur talentueux qui fait preuve de beaucoup d’aisance dans le choix de la palette de couleurs. Un travail superbe qui me laisse pantois.
une bd clairement orientée jeunesse mais pour laquelle j’ai pris un plaisir de lecture certain.
Une bd à offrir ou à s’offrir.
Pretty Face est une petite bd que j’ai lu il y a peu, et j’avoue être légèrement embêté, car précisément, je me suis bien marré, et pas qu’un peu.
Dans cette comédie sentimentale, qui relève plus du joyeux foutoir (^.^), l’auteur nous place dans une situation initiale assez légère et improbable, et qui enchaîne les invraisemblances dans son traitement. Pourtant, à partir de cette base où les éléments crédibles sont aussi rares que neige au soleil, il parvient à créer des situations qui, en plus d’être assez originales sur la forme, sont tout simplement euh... HILARANTES. Et on finit par se dire qu’en fait, la crédibilité, on s’en fout un peu dans ce type de récit, tant que ça peut aider à rehausser l’humour.
Le problème, c’est que par la suite, l’auteur continue sur les éléments abracadabrants (dans un univers japonais urbain relativement normal), donnant l’impression d’enchaîner facilité sur facilité pour mener son histoire un peu où il veut d’un coup de baguette magique (surtout dans les débuts, et vers la fin). De même, l’ensemble est très... convenu, particulièrement dans les derniers chapitres, ce qui rend certains événements bien peu palpitants, en plus de questionner sérieusement le lecteur sur le bien-fondé de ceux-ci (même si je n’ai rien de méchant contre cette fin, qui bien qu’ouverte, permet au moins de donner une continuité à l’atmosphère sympathique de l’histoire).
D’aucuns diront que la marge de manoeuvre accordée à la pertinence discutable du récit dans ce type d’oeuvre à ses limites, mais que voulez-vous quand on accroche à l’humour et au délire ambiant, on passe outre, et je dirais même qu’on prend un sacré plaisir, tout en comprenant parfaitement les critiques que peut recevoir l’oeuvre -en y adhérant pour la plupart même-. Et puis, fondamentalement, niveau cohérence et logique on a vu pire dans le même genre, ce qui n’est pas une excuse certes.
Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est le postulat extrêmement léger et sans prétention de ce manga, qui n’a pour but que divertir de la manière la plus rafraîchissante et pétillante qui soit. Dans cette optique précise, cette série reste une belle réussite en soi. Le petit nombre de tomes peut aussi être considéré comme un point fort, les comédies de ce type ayant la fâcheuse tendance à s’essouffler assez vite en général. Pour ce qui est de passer outre les multiples défauts, je dirais que c’est peut-être ça la définition d’un coup de coeur, ça ne s’explique pas totalement, mais une chose est sûre, on tombe sous le charme.
Foncièrement, ma note serait de 3.5, et je reconnais volontiers avoir eu du mal à me décider entre le 3 et le 4 (d’ailleurs je me tâte encore...). Dans un élan fanboyesque, j’ai finalement opté pour le second choix, peut-être, je le reconnais, pour remonter un peu la côte malmenée de cette série.
L'une des meilleures séries policières de l'histoire de la bd ! Tout d'abord, j'aime l'aspect animalier de l'oeuvre. En plus, le héros est un chat et j'adore les chats (quoi ? c'est pas un argument valable ?!).
Le dessin est un véritable chef-d'oeuvre. Chaque case est un véritable bijou pour les yeux. C'est du réalisme comme je l'aime et les couleurs ne gâchent rien du tout. Au contraire, elles rendent le dessin encore plus beau.
Quant au scénario, il a l'air faible au premier regard. Le premier album met en scène un homme riche et puissant, le second parle d'un genre de Ku Klux Klan et le dernier en date de la guerre froide. Bref, ce n'est pas très original comme histoire, mais la psychologie présente dans les tomes m'a tout de suite enlevé mes préjugés. C'est très bien fait là aussi. Les personnages sont souvent complexes et ont presque l'air vivant.
Chapeau aux auteurs de cette excellent série !
Bd exceptionnelle qui mériterait une réédition en format normal cartonné.
D'abord pour profiter pleinement du dessin noir et blanc, anguleux et vivant, détaillé, avec un découpage original et des vues plongeantes sur des scènes vertigineuses. Ensuite parce que le cartonné est plus solide et s'abîme moins, et puis c'est plus facile à ranger parmi nos Bds préférées.
Le scénario est étonnant, un pape psychotique avec délire de persécution, un secrétaire Ursus sympathique et en même temps inquiétant, une nonne déjantée et un Dieu flippant. Moi, athée convaincue, déclare que si Dieu existe et ressemble à ça je préfère encore me damner et finir en enfer, car le malin m'a l'air bien plus sympathique.
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Le Codex angélique
Très bon début pour cette histoire. Le premier album est dans l’ambiance de Fog sauf que l’histoire se déroule à Paris. Les dessins se rapprochent aussi de Fog que ce soit au niveau du trait des personnages et de l’ambiance inquiétante en générale. On ne sait pas réellement dans le tome 1, jusqu’aux 2 dernières pages comment va évoluer l’histoire : Fantastique ou pas. Dans le tome 2, de nouveaux personnages entrent dans la danse et ceci relance l’histoire de façon agréablement surprenante. Le scénario est bien conçu et j’espère que les auteurs continueront de nous surprendre dans les albums suivants. Attention cependant de ne pas tirer trop en longueur, toute bonne chose à une fin ! Le dessin mériterait d’avoir des phases un peu plus claires et de jour ; j’ai trouvé que le 2ieme tome était vraiment trop sombre.
Chinaman
Je découvre cette série qui n'est pas toute récente. Une belle surprise, je me demande encore pourquoi je passais à côté à chacun de mes passages à la bibliothèque. Je ne mets que 3 pour l'instant car je n'ai lu que les 3 premiers tomes en entier, le 4ème étant en cours. Le dessin est clair, précis. Il est assez conventionnel mais très efficace. J'apprécie surtout le choix de faire des récits courts avec une continuité dans le parcours de Chinaman. Chaque récit étant par ailleurs une réussite. J'affinerai ma note à la fin de la lecture de la série. Mise à jour après la lecture des tomes 5 à 8 : Rien à redire, c'est vraiment une bonne série graphiquement belle et plaisante à lire. La note passe donc à 4/5.
L'Accablante apathie des dimanches à rosbif
Parler de la mort par le biais de l'humour est une mission assez périlleuse; seuls quelques humoristes savent le faire (Desproges par exemple). De plus avec un titre aussi loufoque on ne pouvait s'attendre qu'a un bon résultat. Et le moins que l'on puisse dire c'est que le résultat est vraiment excellent. Un trait volontairement épuré pour mettre plus en valeur les émotions; un ton franchement touchant avec un mélange de cynisme, de sarcastique et de tendresse. On ne peut que s'attacher au personnage principal qui choisit de façon tantôt originale, tantôt de manière crue d'annoncer sa mort prochaine à ses proches. Une oeuvre remarquable !
Péché mortel
Après la lecture des 4 tomes. Enorme surprise que cette série. Je la place directement dans la même catégorie que la série Le Pouvoir des innocents et autres séries de Luc Brunschwig. Le scénario est d'une efficacité impressionnante. L'histoire en en fait un parallèle voir même plusieurs parallèles avec des faits historiques concernant des fascistes. Les dessins sont bons mais peu mis en évidence avec une colorisation qui fait tâche dans l'ensemble. Sans ce défaut, j'aurai mis un 5/5. Le premier tome demande plus d'efforts de la part du lecteur et est d'ailleurs plus ou moins indépendant. Les trois autres tomes forment une histoire découlant 30 ans après. Inutile de sortir tous les qualificatifs habituels, j'ai vraiment aimé cette BD, et je me dis qu'une petite intégrale en noir et blanc comme la série 'IAN" serait du meilleur effet. Petit pavé dans la mare, je me demande pourquoi cette série a hérité d'un 1/5, mais en y regardant de plus près, cette note ne concerne pas l'intégralité de l'histoire. Or c'est le tout qui fait le plus de cette série.
Jésus de Nazareth
Le respect du "scénario" exact des évangiles, mais aussi la bonne connaissance de l'époque et du contexte historique, et enfin la pleine compréhension du message grâce à l'intelligence de la foi permettent aux deux tomes de cette bande dessinée de nous faire vivre aux côtés de Jésus, de le connaître comme ses proches et les apôtres l'ont connu, et aimé. Un cadeau idéal pour une communion ou une confirmation, mais aussi à tout âge et en toutes circonstances.
Un été indien
Quand même, qu’est ce que ça fait plaisir de voir Manara bosser avec un vrai scénariste… de voir son superbe dessin associé à une histoire intéressante et bien écrite. Alors attention, il ne s’agit pas non plus de l’intrigue du siècle. Elle est bien construite, intéressante, et nous fait découvrir une époque fascinante de l’histoire américaine à travers les aventures d’une famille bien peu commune (vraiment, quelle famille !) Mais dommage que l’histoire se termine sur quelques pages surchargées de texte, un peu comme s'il restait trop de faits à raconter, faits qui se retrouvent expédiés sur la fin. Bon, ça ne gâche quand même pas l’excellente impression générale. Le dessin est vraiment magnifique, et n’en fait (presque) pas trop en terme de déballage de nichons :) Reste que certaines scènes sont presque pornographiques, et que si c’est toujours pour servir l’histoire, l’ensemble reste quand même très sensuel voire sexuel. Vous voilà prévenus ! Une BD à découvrir.
Le Magicien d'Oz
Rhaaaa quel bel album ! Je fais référence non seulement à l’histoire mais aussi et surtout aux planches ! N’ayant jamais lu le roman dont il s’inspire, cette série sera l’occasion idéale pour découvrir ce qui semble être un grand "classique". Ce récit, un peu comme Alice au Pays des Merveilles, est une invitation au rêve, à aller vers là où tout est possible. Sans juger de la fidélité de cette adaptation, j’ai été conquis par l’histoire qui fait preuve de beaucoup d’inventivité et de fraîcheur. Cette série est aussi l’occasion de découvrir un dessinateur talentueux qui fait preuve de beaucoup d’aisance dans le choix de la palette de couleurs. Un travail superbe qui me laisse pantois. une bd clairement orientée jeunesse mais pour laquelle j’ai pris un plaisir de lecture certain. Une bd à offrir ou à s’offrir.
Pretty Face
Pretty Face est une petite bd que j’ai lu il y a peu, et j’avoue être légèrement embêté, car précisément, je me suis bien marré, et pas qu’un peu. Dans cette comédie sentimentale, qui relève plus du joyeux foutoir (^.^), l’auteur nous place dans une situation initiale assez légère et improbable, et qui enchaîne les invraisemblances dans son traitement. Pourtant, à partir de cette base où les éléments crédibles sont aussi rares que neige au soleil, il parvient à créer des situations qui, en plus d’être assez originales sur la forme, sont tout simplement euh... HILARANTES. Et on finit par se dire qu’en fait, la crédibilité, on s’en fout un peu dans ce type de récit, tant que ça peut aider à rehausser l’humour. Le problème, c’est que par la suite, l’auteur continue sur les éléments abracadabrants (dans un univers japonais urbain relativement normal), donnant l’impression d’enchaîner facilité sur facilité pour mener son histoire un peu où il veut d’un coup de baguette magique (surtout dans les débuts, et vers la fin). De même, l’ensemble est très... convenu, particulièrement dans les derniers chapitres, ce qui rend certains événements bien peu palpitants, en plus de questionner sérieusement le lecteur sur le bien-fondé de ceux-ci (même si je n’ai rien de méchant contre cette fin, qui bien qu’ouverte, permet au moins de donner une continuité à l’atmosphère sympathique de l’histoire). D’aucuns diront que la marge de manoeuvre accordée à la pertinence discutable du récit dans ce type d’oeuvre à ses limites, mais que voulez-vous quand on accroche à l’humour et au délire ambiant, on passe outre, et je dirais même qu’on prend un sacré plaisir, tout en comprenant parfaitement les critiques que peut recevoir l’oeuvre -en y adhérant pour la plupart même-. Et puis, fondamentalement, niveau cohérence et logique on a vu pire dans le même genre, ce qui n’est pas une excuse certes. Ce qu’il faut bien prendre en compte, c’est le postulat extrêmement léger et sans prétention de ce manga, qui n’a pour but que divertir de la manière la plus rafraîchissante et pétillante qui soit. Dans cette optique précise, cette série reste une belle réussite en soi. Le petit nombre de tomes peut aussi être considéré comme un point fort, les comédies de ce type ayant la fâcheuse tendance à s’essouffler assez vite en général. Pour ce qui est de passer outre les multiples défauts, je dirais que c’est peut-être ça la définition d’un coup de coeur, ça ne s’explique pas totalement, mais une chose est sûre, on tombe sous le charme. Foncièrement, ma note serait de 3.5, et je reconnais volontiers avoir eu du mal à me décider entre le 3 et le 4 (d’ailleurs je me tâte encore...). Dans un élan fanboyesque, j’ai finalement opté pour le second choix, peut-être, je le reconnais, pour remonter un peu la côte malmenée de cette série.
Blacksad
L'une des meilleures séries policières de l'histoire de la bd ! Tout d'abord, j'aime l'aspect animalier de l'oeuvre. En plus, le héros est un chat et j'adore les chats (quoi ? c'est pas un argument valable ?!). Le dessin est un véritable chef-d'oeuvre. Chaque case est un véritable bijou pour les yeux. C'est du réalisme comme je l'aime et les couleurs ne gâchent rien du tout. Au contraire, elles rendent le dessin encore plus beau. Quant au scénario, il a l'air faible au premier regard. Le premier album met en scène un homme riche et puissant, le second parle d'un genre de Ku Klux Klan et le dernier en date de la guerre froide. Bref, ce n'est pas très original comme histoire, mais la psychologie présente dans les tomes m'a tout de suite enlevé mes préjugés. C'est très bien fait là aussi. Les personnages sont souvent complexes et ont presque l'air vivant. Chapeau aux auteurs de cette excellent série !
Crève le Malin
Bd exceptionnelle qui mériterait une réédition en format normal cartonné. D'abord pour profiter pleinement du dessin noir et blanc, anguleux et vivant, détaillé, avec un découpage original et des vues plongeantes sur des scènes vertigineuses. Ensuite parce que le cartonné est plus solide et s'abîme moins, et puis c'est plus facile à ranger parmi nos Bds préférées. Le scénario est étonnant, un pape psychotique avec délire de persécution, un secrétaire Ursus sympathique et en même temps inquiétant, une nonne déjantée et un Dieu flippant. Moi, athée convaincue, déclare que si Dieu existe et ressemble à ça je préfère encore me damner et finir en enfer, car le malin m'a l'air bien plus sympathique. Avec un jeu de mot dans le titre comme cerise sur le gâteau.