C’est la première fois que je lis une œuvre du fameux Guy Delisle. Il est connu pour faire partie des immanquables en ce qui concerne le genre « documentaire ». En tout cas, c'est ce qui m'a conduit à cette lecture.
Il livre ici une autobiographie assez intéressante d’un long séjour en Birmanie (ou Myanmar qui est le nom officiel de cet état), en Asie du Sud-Est où il a accompagné son épouse, membre d’une organisation de type humanitaire.
Ce pays a beaucoup souffert dans son passé par les envahisseurs : mongols, anglais, japonais… Depuis 1962, le pays est dirigé d’une main de fer par une junte militaire.
Ces chroniques birmanes nous montrent le quotidien d’un peuple subissant le joug d’une dictature. Le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi assignée depuis une quinzaine d’année à résidence y est souvent évoqué. On apprend également que la capitale de ce pays va changer sur un simple coup de tête lié peut-être à l'astrologie. Cela nous montre quand même toute la bêtise humaine dans ce qu'il y a de plus flagrant.
J’aime bien les œuvres à l'instar de celle de Marjane Satrapi qui nous montre la vie d’un peuple méconnu des Occidentaux. Il n’y a rien de mieux que le regard de celui qui a vécu pour témoigner de ce qui se passe. J’approuve bien entendu le procédé ainsi que la dénonciation sans appel de la dictature en place.
Par contre, j’ai préféré l’œuvre de Satrapi qui me semble plus équilibrée. A la lecture de ces chroniques birmanes, je me suis laissé dangereusement dire qu’après tout, c’était à ce peuple de prendre son destin en main en chassant cette vieille armée déglinguée et qu’il fallait tout simplement un peu de courage et se responsabiliser. Bref, un discours simpliste qui ne serait pas du goût de tout le monde, je l’admets…
Entre l’achat de deux couches culottes à la superette du coin et du brunch chez l’ambassadeur, c’est certes intéressant mais trop factuel ou léger à mon goût pour convaincre pleinement. Néanmoins, cela m’a quand même donné envie de lire Shenzhen ou même Pyongyang pour continuer l’exploration des œuvres de ce témoin privilégié de notre temps.
Un Gotlib au top de sa forme écrit dans ce recueil différentes histoires courtes et gags dessinés par son ami Mandryka. Personnellement, je préfère le style de Gotlib, mais ça ne veut pas dire que je n'aime pas Mandryka. Il a un dessin sympathique, mais j'aime plus Gotlib que je considère comme l'un des meilleurs dessinateurs humoristiques.
Quant aux différentes histoires qu'on retrouve dans Clopinettes, elles m'ont fait exploser de rire sauf celles basées sur un jeu de mot que je n'ai pas compris, ce qui est arrivé à deux ou trois reprises.
Je n'ai d'habitude aucuns problèmes dans la notation des bds, cependant il y a comme un goût d'inachevé après la lecture. J'explique ce sentiment par la fin de l'oeuvre qui m'a clairement laissé sur ma faim, comment boucler une série comme celle la si rapidement ? j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur se disait " ah zut, il me reste que 20 pages pour finir, faut que je fasse vite ". L'autre point négatif est le dessin, c'est peut être le style de l'auteur mais c'est quelques fois rachitique, heureusement Lupus possède de grandes qualités.
Le scénario est vraiment bon, nous suivons les aventures de nos personnages avec enthousiasme, et justement les personnages sont excellents, ils ne sont pas nombreux mais tous charismatiques. Cet espace de voyage en continue m'a aussi beaucoup plus, l'atmosphère qui en découle est géniale et on est absorbé par les retournements de situations. Les flash-backs sont intéressants et utiles un peu comme dans le manga 20th Century Boys (en largement moins nombreux quand même). L’histoire n'est pas monotone et surtout originale, attention cependant ce n'est pas de la science fiction, on a un peu de voyage dans l'espace mais c'est tout.
J'ai aussi apprécié l'édition de cette série avec des couvertures magnifiques.
Note : 4.5 / 5
Un pavé imposant ce Batman Black & White.
Un recueil d’histoires courtes, toutes signés par des scénaristes et dessinateur de grand talent en hommage au Chevalier Noir.
Treize histoires en huit planches, en noir et blanc qui racontent de petites histoires relatives au mythe qu'est Batman ou qui offrent des interprétations différentes de ce que l'on à l'habitude de voir. Entre chaque histoire des illustrations réalisés par des dessinateurs de renom tels que Barry Smith, Mark Silvestri, Moebius ou encore le très grand Neal Adams pour ne citer qu'eux. Juste pour ces dessins cet album mérite d'exister.
Venons-en aux histoires : Toutes ne sont pas réussies, loin de là, en huit planches il ne faut pas s'attendre à des prouesses scénaristiques, d'autant plus que les histoires sont indépendantes.
Nous en retiendrons quelques unes, comme celle, écrite par Neil Gaiman; le scénario à défaut d'être génial est sympathique et oppose Batman au Joker de façon assez inédite. Les dessins de Simon Bisley sont magnifiques et l'on à droit à une apparition de Lobo en forme de clin d'œil.
L’histoire d'Howard Chaykin brille par son originalité, en seulement huit planches c'est à souligner.
J'ai également apprécié celle réalisée par Joe Kubert, qui est un bel hommage au Batman dessinée avec la classe dont sait faire preuve cet artiste.
L'histoire de Brian Bolland est tout simplement celle que je considère comme la toute meilleure de cet album à tous points de vue. Un chef-d’œuvre en huit planches qui dévoile l'univers de Batman, de la Batmobile à la Batcave en passant par quelques uns des ennemis célèbres (exception faite du Joker, car peut-être déjà utilisé par Bolland dans une autre histoire bien connue...), le tout sans oublier un superbe plan de Gotham. Cerise sur le gâteau, le scénario est surprenant.
Le contenu du reste de l'album est beaucoup plus classique, même si on lit avec plaisir les histoires de Liberatore, Otomo ou encore Muñoz... car ils livrent une vision vraiment décalée et inédite du héros de Gotham.
Les histoires de Wagner ou Steelfreeze et O'neil (Denis) sont archi-classiques. Elles se lisent sans déplaisir.
Enfin quelques histoires sont assez décevantes :
Comme celle de Walter Simonson au graphisme classique débordant d'effets pyrotechnique, qui présente un univers futuriste immaculé qui brille surtout par sa banalité.
Celle écrite par Strnad et dessinée par Corben est très moyenne, dans des ruelles style jungle urbaine, Batman se bat comme une danseuse contre des voyous gangsta, le ton de l'histoire est pessimiste au possible.
Toujours écrite par Strnad, l'histoire teinté de fantastique dessinée par Kevin Nowlan ne m'a pas emballé, un peu trop vite expédiée dans sa forme.
Au rang des déceptions je rangerai enfin la trop bavarde histoire de Bill Sienkiewitz, qui pour le coup assure le minimum, tant scénaristiquement que graphiquement.
Evidemment c'est mon avis que je livre sur ces histoires, mon sentiment propre... mais au delà de ses défauts et qualités, cet album est « culte » d'une certaine manière. Ne serait-ce que pour la beauté de ses planches et le nombre d'artistes de renom qui ont participé à cette série.
Cet album est un incontournable pour les fans de Batman.
JJJ
Plusieurs considèrent "Silence" comme étant le chef d'oeuvre de Comès. Personnellement, je préfère La Belette, mais je dois avouer que ce one-shot possède beaucoup de qualités ! En effet, 'Silence' représente à mes yeux ce que j'aime dans les bandes dessinées parues dans 'À suivre'.
On a droit à une galerie de personnage à la psychologie bien définie et qui sont tous intéressant. Le récit est mené de main de maitre par l'auteur et il y a beaucoup de sentiments qui se dégage de l'histoire. Il y a de l'amour comme de la haine et s'est tout simplement captivant. Le dessin de Comès est très bon. Le noir et blanc est excellent comme toujours chez 'Les romans (À suivre)'.
Voilà un beau petit chef-d'œuvre avec un style bien à part !
Le point central de l'histoire est bien sûr basé sur les pérégrinations du fameux chat du kimono qui fait tout son possible pour retrouver l'habit duquel il s'est échappé au début. Nous pouvons ainsi suivre son fabuleux périple en mer, sur terre (pas dans les airs mais ça aurait pu avec la rencontre de personnages qui ne paraissent pas avoir de liens communs au départ et pourtant tout est lié. Les dessins japonisants sont sublimes et le fait que la BD soit en noir et blanc ajoute encore plus de charme.
Ce qui est génial dans cette histoire, c'est que tout paraît décousu au premier abord mais en fait les petites histoires indépendantes se recoupent finalement pour créer un savant mélange.
Un beau résultat en tout cas qui mérite d'être découvert ; je ne regrette pas ma traque acharnée pour l'acquérir... vivement la suite avec "Tea Party" et un grand merci à Nancy pour ces moments de bonheur qu'elle nous fait partager.
Enfin une lecture revigorante ! J'ai grandement apprécié la lecture de cette série à l'humour un peu décalé. Il y a tout un style que j'aime énormément chez Larcenet. Des dialogues savoureux qui font mouche, une ambiance fort plaisante, une critique distillée d'un certain mode de vie...
Il est clair que graphiquement, cela ne vole pas haut avec une absence quasi-complète d'arrière-plan. Mais ceci s'efface par rapport au plaisir que constitue une telle lecture. Et puis, à bien y réfléchir, je trouve que les expressions adoptées par ses personnages sont très traductives de l'émotion qu'il cherche à faire passer. Il ne lui faut pas plus de deux cases pour nous faire rire ou pleurer.
C'est du grand art ! L'ensemble me satisfait pleinement.
Avis ne portant que sur le tome 1 en attendant de mettre la main sur les suivants, ce que j'espère rapide...
Une belle surprise due à BDT et ses immanquables.
Et pourtant la couverture ne m'attirait pas, ce style de dessin n'a pas ma préférence.
Mais l'alchimie fonctionne, le scénario est pourtant relativement simple.
Finalement ce qui plait dans cette BD, c'est la complémentarité dessin/histoire créant un univers plaisant.
J'attends la confirmation pour la suite et si le niveau ne baisse pas, j'investirai à terme sur cette série.
La lecture du tome 2 fut plaisante mais je l'ai trouvé un cran en dessous du tome 1.
Le tome 3 m'a apporté le même plaisir de lecture que le tome 1 et permet de laisser la note moyenne à 4/5.
Après la lecture des tomes 4 et 5 : ces tomes confirment l'impression laissée par les tomes précédants. J'ai même adoré le tome 5 au scénario riche et noir.
Another World War se compose d'une dizaine de chapitres, plutôt courts, présentant une histoire du côté des alliés ou de l'axe, se déroulant soit pendant soit après la fin de la Seconde Guerre mondiale. On retrouve des références à des passages historiques ayant réellement existé et à des personnalités elles-aussi réelles. Les récits sont donc basés sur des faits de guerre, où l'humain (euh en fait les personnages sont des animaux) détient la place principale. La particularité de ce petit album, c'est que l'auteur introduit de nouveaux armements, notamment les loaders (sortent de robots géants pilotés par des soldats, ils ressemblent fortement à des machines vues dans Star Wars). Et donc ces engins ont une capacité de destruction plus importante, ce qui créer des situations particulièrement explosives, presque improbables. Une autre particularité est d'instituer une impartialité chez les deux camps qui sont représentés de façon équivalente. Ainsi, on retrouve des passages où des soldats allemands sont mis en valeur pour leur courage héroïque et pas seulement les troupes alliées.
Bon, là je vous décris le côté "guerrier", mais on trouve également énormément d'humour tout au long du récit. Les personnages (ils sont très nombreux) se prennent peu au sérieux, même lors de situations délicates voire désespérées !
Ce côté enfantin, qui permet de relativiser les combats et horreurs de la guerre, donne un côté plaisant sans être pour autant niais. On se passionne rapidement pour ces récits, les histoires sont courtes et permettent de se focaliser directement sur le propos que l'auteur veut nous donner. Ainsi peu de temps morts ponctuent l'album, en effet, l'action et l'humour sont privilégiés. On rentre très vite dans les différents chapitres, les informations minimales servent justes à la compréhension de la scène. Cela peut paraître succinct ou peu enclin à la compréhension des histoires, mais il n'en est rien, c'est bien réalisé.
Et le dessin est lui aussi particulier, on pourrait le penser en direction des enfants, mais je le trouve pour ma part complètement réussi. L'auteur a su donner de la vivacité à son dessin, à rendre "réel" les loaders. Il maîtrise son propos et séquence parfaitement ses histoires.
La vision de la guerre représentée ici est bien évidemment romancée, mais la dureté est amenée par l'intensité dramatique de certains passages, sans effusion de sang ni de têtes sanguinolentes. Les engins de guerre, dévastateurs, collent peu avec la véritable Histoire de 39-45, de même que pour nombres de situations. Mais on se met à penser que des soldats ont véritablement connu certains des faits relatés ici.
Distrayant.
Après la lecture des 2 premiers tomes.
Avec cette série, on retrouve Matz dans un registre proche de celui de la série Le Tueur.
J'aime les théories développées par les personnages et bien sûr la philosophie de ces derniers.
J'ai hâte de lire le tome 3. En l'état les 2 premiers viennent d'être empruntés mais j'investirai sur la série complète.
Le dessin est correct mais en-dessous du scénario qui a un côté cinéma dans son traitement.
Souvent les couvertures font vendre mais ici elles ont tendance à rebuter plus d'un.
Cette BD est faite pour tous ceux qui aiment les histoires structurées avec un développement maîtrisé et imaginatif, et des dialogues ciselés.
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Chroniques Birmanes
C’est la première fois que je lis une œuvre du fameux Guy Delisle. Il est connu pour faire partie des immanquables en ce qui concerne le genre « documentaire ». En tout cas, c'est ce qui m'a conduit à cette lecture. Il livre ici une autobiographie assez intéressante d’un long séjour en Birmanie (ou Myanmar qui est le nom officiel de cet état), en Asie du Sud-Est où il a accompagné son épouse, membre d’une organisation de type humanitaire. Ce pays a beaucoup souffert dans son passé par les envahisseurs : mongols, anglais, japonais… Depuis 1962, le pays est dirigé d’une main de fer par une junte militaire. Ces chroniques birmanes nous montrent le quotidien d’un peuple subissant le joug d’une dictature. Le prix Nobel de la paix Aung San Suu Kyi assignée depuis une quinzaine d’année à résidence y est souvent évoqué. On apprend également que la capitale de ce pays va changer sur un simple coup de tête lié peut-être à l'astrologie. Cela nous montre quand même toute la bêtise humaine dans ce qu'il y a de plus flagrant. J’aime bien les œuvres à l'instar de celle de Marjane Satrapi qui nous montre la vie d’un peuple méconnu des Occidentaux. Il n’y a rien de mieux que le regard de celui qui a vécu pour témoigner de ce qui se passe. J’approuve bien entendu le procédé ainsi que la dénonciation sans appel de la dictature en place. Par contre, j’ai préféré l’œuvre de Satrapi qui me semble plus équilibrée. A la lecture de ces chroniques birmanes, je me suis laissé dangereusement dire qu’après tout, c’était à ce peuple de prendre son destin en main en chassant cette vieille armée déglinguée et qu’il fallait tout simplement un peu de courage et se responsabiliser. Bref, un discours simpliste qui ne serait pas du goût de tout le monde, je l’admets… Entre l’achat de deux couches culottes à la superette du coin et du brunch chez l’ambassadeur, c’est certes intéressant mais trop factuel ou léger à mon goût pour convaincre pleinement. Néanmoins, cela m’a quand même donné envie de lire Shenzhen ou même Pyongyang pour continuer l’exploration des œuvres de ce témoin privilégié de notre temps.
Clopinettes
Un Gotlib au top de sa forme écrit dans ce recueil différentes histoires courtes et gags dessinés par son ami Mandryka. Personnellement, je préfère le style de Gotlib, mais ça ne veut pas dire que je n'aime pas Mandryka. Il a un dessin sympathique, mais j'aime plus Gotlib que je considère comme l'un des meilleurs dessinateurs humoristiques. Quant aux différentes histoires qu'on retrouve dans Clopinettes, elles m'ont fait exploser de rire sauf celles basées sur un jeu de mot que je n'ai pas compris, ce qui est arrivé à deux ou trois reprises.
Lupus
Je n'ai d'habitude aucuns problèmes dans la notation des bds, cependant il y a comme un goût d'inachevé après la lecture. J'explique ce sentiment par la fin de l'oeuvre qui m'a clairement laissé sur ma faim, comment boucler une série comme celle la si rapidement ? j'ai vraiment eu l'impression que l'auteur se disait " ah zut, il me reste que 20 pages pour finir, faut que je fasse vite ". L'autre point négatif est le dessin, c'est peut être le style de l'auteur mais c'est quelques fois rachitique, heureusement Lupus possède de grandes qualités. Le scénario est vraiment bon, nous suivons les aventures de nos personnages avec enthousiasme, et justement les personnages sont excellents, ils ne sont pas nombreux mais tous charismatiques. Cet espace de voyage en continue m'a aussi beaucoup plus, l'atmosphère qui en découle est géniale et on est absorbé par les retournements de situations. Les flash-backs sont intéressants et utiles un peu comme dans le manga 20th Century Boys (en largement moins nombreux quand même). L’histoire n'est pas monotone et surtout originale, attention cependant ce n'est pas de la science fiction, on a un peu de voyage dans l'espace mais c'est tout. J'ai aussi apprécié l'édition de cette série avec des couvertures magnifiques. Note : 4.5 / 5
Batman - Black and White (Batman!)
Un pavé imposant ce Batman Black & White. Un recueil d’histoires courtes, toutes signés par des scénaristes et dessinateur de grand talent en hommage au Chevalier Noir. Treize histoires en huit planches, en noir et blanc qui racontent de petites histoires relatives au mythe qu'est Batman ou qui offrent des interprétations différentes de ce que l'on à l'habitude de voir. Entre chaque histoire des illustrations réalisés par des dessinateurs de renom tels que Barry Smith, Mark Silvestri, Moebius ou encore le très grand Neal Adams pour ne citer qu'eux. Juste pour ces dessins cet album mérite d'exister. Venons-en aux histoires : Toutes ne sont pas réussies, loin de là, en huit planches il ne faut pas s'attendre à des prouesses scénaristiques, d'autant plus que les histoires sont indépendantes. Nous en retiendrons quelques unes, comme celle, écrite par Neil Gaiman; le scénario à défaut d'être génial est sympathique et oppose Batman au Joker de façon assez inédite. Les dessins de Simon Bisley sont magnifiques et l'on à droit à une apparition de Lobo en forme de clin d'œil. L’histoire d'Howard Chaykin brille par son originalité, en seulement huit planches c'est à souligner. J'ai également apprécié celle réalisée par Joe Kubert, qui est un bel hommage au Batman dessinée avec la classe dont sait faire preuve cet artiste. L'histoire de Brian Bolland est tout simplement celle que je considère comme la toute meilleure de cet album à tous points de vue. Un chef-d’œuvre en huit planches qui dévoile l'univers de Batman, de la Batmobile à la Batcave en passant par quelques uns des ennemis célèbres (exception faite du Joker, car peut-être déjà utilisé par Bolland dans une autre histoire bien connue...), le tout sans oublier un superbe plan de Gotham. Cerise sur le gâteau, le scénario est surprenant. Le contenu du reste de l'album est beaucoup plus classique, même si on lit avec plaisir les histoires de Liberatore, Otomo ou encore Muñoz... car ils livrent une vision vraiment décalée et inédite du héros de Gotham. Les histoires de Wagner ou Steelfreeze et O'neil (Denis) sont archi-classiques. Elles se lisent sans déplaisir. Enfin quelques histoires sont assez décevantes : Comme celle de Walter Simonson au graphisme classique débordant d'effets pyrotechnique, qui présente un univers futuriste immaculé qui brille surtout par sa banalité. Celle écrite par Strnad et dessinée par Corben est très moyenne, dans des ruelles style jungle urbaine, Batman se bat comme une danseuse contre des voyous gangsta, le ton de l'histoire est pessimiste au possible. Toujours écrite par Strnad, l'histoire teinté de fantastique dessinée par Kevin Nowlan ne m'a pas emballé, un peu trop vite expédiée dans sa forme. Au rang des déceptions je rangerai enfin la trop bavarde histoire de Bill Sienkiewitz, qui pour le coup assure le minimum, tant scénaristiquement que graphiquement. Evidemment c'est mon avis que je livre sur ces histoires, mon sentiment propre... mais au delà de ses défauts et qualités, cet album est « culte » d'une certaine manière. Ne serait-ce que pour la beauté de ses planches et le nombre d'artistes de renom qui ont participé à cette série. Cet album est un incontournable pour les fans de Batman. JJJ
Silence
Plusieurs considèrent "Silence" comme étant le chef d'oeuvre de Comès. Personnellement, je préfère La Belette, mais je dois avouer que ce one-shot possède beaucoup de qualités ! En effet, 'Silence' représente à mes yeux ce que j'aime dans les bandes dessinées parues dans 'À suivre'. On a droit à une galerie de personnage à la psychologie bien définie et qui sont tous intéressant. Le récit est mené de main de maitre par l'auteur et il y a beaucoup de sentiments qui se dégage de l'histoire. Il y a de l'amour comme de la haine et s'est tout simplement captivant. Le dessin de Comès est très bon. Le noir et blanc est excellent comme toujours chez 'Les romans (À suivre)'.
Le Chat du kimono
Voilà un beau petit chef-d'œuvre avec un style bien à part ! Le point central de l'histoire est bien sûr basé sur les pérégrinations du fameux chat du kimono qui fait tout son possible pour retrouver l'habit duquel il s'est échappé au début. Nous pouvons ainsi suivre son fabuleux périple en mer, sur terre (pas dans les airs mais ça aurait pu avec la rencontre de personnages qui ne paraissent pas avoir de liens communs au départ et pourtant tout est lié. Les dessins japonisants sont sublimes et le fait que la BD soit en noir et blanc ajoute encore plus de charme. Ce qui est génial dans cette histoire, c'est que tout paraît décousu au premier abord mais en fait les petites histoires indépendantes se recoupent finalement pour créer un savant mélange. Un beau résultat en tout cas qui mérite d'être découvert ; je ne regrette pas ma traque acharnée pour l'acquérir... vivement la suite avec "Tea Party" et un grand merci à Nancy pour ces moments de bonheur qu'elle nous fait partager.
Une aventure rocambolesque de...
Enfin une lecture revigorante ! J'ai grandement apprécié la lecture de cette série à l'humour un peu décalé. Il y a tout un style que j'aime énormément chez Larcenet. Des dialogues savoureux qui font mouche, une ambiance fort plaisante, une critique distillée d'un certain mode de vie... Il est clair que graphiquement, cela ne vole pas haut avec une absence quasi-complète d'arrière-plan. Mais ceci s'efface par rapport au plaisir que constitue une telle lecture. Et puis, à bien y réfléchir, je trouve que les expressions adoptées par ses personnages sont très traductives de l'émotion qu'il cherche à faire passer. Il ne lui faut pas plus de deux cases pour nous faire rire ou pleurer. C'est du grand art ! L'ensemble me satisfait pleinement.
Le legs de l'alchimiste
Avis ne portant que sur le tome 1 en attendant de mettre la main sur les suivants, ce que j'espère rapide... Une belle surprise due à BDT et ses immanquables. Et pourtant la couverture ne m'attirait pas, ce style de dessin n'a pas ma préférence. Mais l'alchimie fonctionne, le scénario est pourtant relativement simple. Finalement ce qui plait dans cette BD, c'est la complémentarité dessin/histoire créant un univers plaisant. J'attends la confirmation pour la suite et si le niveau ne baisse pas, j'investirai à terme sur cette série. La lecture du tome 2 fut plaisante mais je l'ai trouvé un cran en dessous du tome 1. Le tome 3 m'a apporté le même plaisir de lecture que le tome 1 et permet de laisser la note moyenne à 4/5. Après la lecture des tomes 4 et 5 : ces tomes confirment l'impression laissée par les tomes précédants. J'ai même adoré le tome 5 au scénario riche et noir.
Another World War II
Another World War se compose d'une dizaine de chapitres, plutôt courts, présentant une histoire du côté des alliés ou de l'axe, se déroulant soit pendant soit après la fin de la Seconde Guerre mondiale. On retrouve des références à des passages historiques ayant réellement existé et à des personnalités elles-aussi réelles. Les récits sont donc basés sur des faits de guerre, où l'humain (euh en fait les personnages sont des animaux) détient la place principale. La particularité de ce petit album, c'est que l'auteur introduit de nouveaux armements, notamment les loaders (sortent de robots géants pilotés par des soldats, ils ressemblent fortement à des machines vues dans Star Wars). Et donc ces engins ont une capacité de destruction plus importante, ce qui créer des situations particulièrement explosives, presque improbables. Une autre particularité est d'instituer une impartialité chez les deux camps qui sont représentés de façon équivalente. Ainsi, on retrouve des passages où des soldats allemands sont mis en valeur pour leur courage héroïque et pas seulement les troupes alliées. Bon, là je vous décris le côté "guerrier", mais on trouve également énormément d'humour tout au long du récit. Les personnages (ils sont très nombreux) se prennent peu au sérieux, même lors de situations délicates voire désespérées ! Ce côté enfantin, qui permet de relativiser les combats et horreurs de la guerre, donne un côté plaisant sans être pour autant niais. On se passionne rapidement pour ces récits, les histoires sont courtes et permettent de se focaliser directement sur le propos que l'auteur veut nous donner. Ainsi peu de temps morts ponctuent l'album, en effet, l'action et l'humour sont privilégiés. On rentre très vite dans les différents chapitres, les informations minimales servent justes à la compréhension de la scène. Cela peut paraître succinct ou peu enclin à la compréhension des histoires, mais il n'en est rien, c'est bien réalisé. Et le dessin est lui aussi particulier, on pourrait le penser en direction des enfants, mais je le trouve pour ma part complètement réussi. L'auteur a su donner de la vivacité à son dessin, à rendre "réel" les loaders. Il maîtrise son propos et séquence parfaitement ses histoires. La vision de la guerre représentée ici est bien évidemment romancée, mais la dureté est amenée par l'intensité dramatique de certains passages, sans effusion de sang ni de têtes sanguinolentes. Les engins de guerre, dévastateurs, collent peu avec la véritable Histoire de 39-45, de même que pour nombres de situations. Mais on se met à penser que des soldats ont véritablement connu certains des faits relatés ici. Distrayant.
Du plomb dans la tête
Après la lecture des 2 premiers tomes. Avec cette série, on retrouve Matz dans un registre proche de celui de la série Le Tueur. J'aime les théories développées par les personnages et bien sûr la philosophie de ces derniers. J'ai hâte de lire le tome 3. En l'état les 2 premiers viennent d'être empruntés mais j'investirai sur la série complète. Le dessin est correct mais en-dessous du scénario qui a un côté cinéma dans son traitement. Souvent les couvertures font vendre mais ici elles ont tendance à rebuter plus d'un. Cette BD est faite pour tous ceux qui aiment les histoires structurées avec un développement maîtrisé et imaginatif, et des dialogues ciselés.