Je n’ai jamais été attiré par le graphisme de Clerc. Pourquoi ?… A vrai dire, je n’en sais trop rien… Trop innovant pour l’époque, pour moi qui suis déjà un « vieux de la vieille » ?… possible.
Mais le personnage, lui, c’est quand même quelqu’un. Et ici, il m’a intéressé. Il y a eu « Spirou », « Tintin » et « Pilote » comme principaux périodiques que je collectionnais. Et puis, un jour, bardaf : « Métal Hurlant ». Un vrai coup de canon dans le ciel de la BD. Des auteurs qui se lâchent, qui font reculer, exploser les cases, un ton nouveau, mordant, agressif souvent ; une sorte de « Canal + » du papier.
Et c’est ce « Métal » que j’ai acheté (pendant quelques dizaines de numéros, car il est ensuite devenu une sorte de « fourre tout du n’importe quoi ») qui m’est ici –d’une certaine façon- remis en mémoire par Clerc. Et, rontudjuuu, c’est pas mal. Clerc –un pilier du journal- donne ici sa version de l’histoire de « Métal », sa version d’une époque aussi où tout semblait (plus ou moins) permis.
J’ai retrouvé, avec une joie certaine, mes 20 et quelques années, des références de groupes musicaux de l’époque, de films aussi. Nostalgie, nostalgie… j’ai vraiment apprécié ce « journal », réalisé par un mec qui –je m’en rends compte maintenant- était vraiment en phase avec l’époque traversée. Désolé, Clerc, de ne pas trop t’avoir compris en ce temps-là. Et même si je ne suis toujours pas un fan de ton style « ligne claire façon Hergé », tu fus vraiment un moteur de ce « goût étrange venu d’ailleurs » qu’était cet hebdo.
Tout comme Pandemonium Sarah commence très fort ! ! ! Je veux dire par là que Bec nous prend une situation bateau et qu’il arrive à nous faire une vraie bonne histoire.
Un couple déménage dans une petite ville, l’homme a un nouveau boulot, la femme essaie (de ne pas devenir folle ?) de se reconstruire après divers traumatismes.
Ajoutez à cela un peu de schizophrénie, une sorte de monstre, des habitants mystérieux et pas forcement accueillants et vous avez Sarah.
Et là encore, Raffaele (même dessinateur que Pandémonium) nous sert un dessin assez oppressant qui colle parfaitement à l’histoire.
Espérons qu’il ne faille pas attendre trop longtemps pour avoir la suite.
Scénario (coefficient 2) : 17/20
Dessin : 16/20
Univers, atmosphère : 19/20
Développements et psychologie des personnages : 17.5/20
(17.3/20)
J’adore ! Comme l’avis précédent j’ai vraiment flashé sur les couvertures ! SUPERBES. Concernant le contenu je n’ai pas été déçu non plus : Le dessin est superbe avec des traits fins et une mise en couleur très vive (trop de tons rouges cependant ;-)).
Le scénario est plutôt bien pensé. L’action se situe à une époque que l’on a peu souvent l’occasion de voir en BD. Il y a un coté renouveau dans Licorne que j’aime beaucoup. Les personnages sont attachants avec une pointe d’humour qui rend la lecture bien agréable.
Après les très bons Outlaw et Miss Endicott, j'attendais avec impatience la nouvelle série de Fourquemin. Malheureusement, le feuilletage de l'album chez mon libraire m'avait beaucoup déçu: je retrouvais les mêmes traits que Miss Endicott, ce qui me posait un problème à si peu de temps d'interval (seulement quelques mois entre les deux séries). Ceci, plus quelques rumeurs forumesques du style "scénario sympa mais somme toute fort classique", ont faits que je n'ai pas acheté l'album.
Heureusement, un copain me l'a prêté et là, la magie a opéré:
- Le scénario n'est pas si classique que cela (surtout avec la deuxième partie - je ne m'y attendais pas d'ailleurs,à ce départ), est sympatique, divertissant et digeste
- Le dessin est est toujours aussi bon et plus que plaisant. La comparaison avec Miss Endicott reste, bien sûr, mais n'est pas dérangeante, vu que le scénar n'a rien à voir.
Conclusion: je vais acheter l'album, ilen vaut le coup...
Note: Les couleurs, au contraire des deux avis précédents, ne m'ont pas posé de problème particulier...
Tome 1 :
Sans l'avis de Chelmi ci-dessous, je n'aurais pas acheté cette nouvelle série. En effet, malgré un feuilletage où la furtive présence de Darth Nihilus m'avait fait sourire, je craignais un nouvel épisode un peu bourrin, avec plein de sith et de combats au sabre, mais sans grand intérêt outre mesure.
Mais après achat et après lecture, je confirme : Legacy est vraiment un très bon récit dans l'univers de Star Wars. Il mérite largement l'achat et manquer sa lecture serait dommage.
D'abord, il y a le dessin qui est très bon. Pro, maîtrisé, il offre d'excellents personnages et décors ainsi qu'une bonne narration. Quoique certains combats soient légèrement nébuleux, cela n'a rien de grave car ceux-ci sont annexes dans le récit.
La colorisation est tout aussi bonne.
Je reprocherais quand même deux choses à ce dessin. D'une part l'utilisation d'une baisse de contraste volontaire sur certaines parties des dessins, sans doute pour donner l'impression d'effets de lumière. Je n'aime pas trop cette technique, lui préférant un encrage toujours bien noir et contrasté. D'autre part, je trouve le design des vaisseaux très médiocres alors que c'était une des forces de la saga Star Wars. Dommage, mais sans grande importance vis-à-vis du récit.
Le scénario est très réussi. Comme je vous le disais en préambule, je craignais d'y retrouver une simple suite de batailles et de guerriers adeptes de la Force tous plus puissants les uns que les autres. Ce n'est pas le cas, ou du moins cela ne se ressent vraiment pas à la lecture. Le récit comporte beaucoup de combats au sabre laser ou autres mais ils s'agencent dans une intrigue intelligente et profitant vraiment de la bonne connaissance des auteurs de l'univers de Star Wars.
Un des gros points forts de ce scénario, c'est l'utilisation de nombreuses forces en présence et non pas simplement de deux camps qui s'affrontent. Sith, Empire, Jedi, chasseurs de prime, etc... Chacune de ces factions est soit puissante, soit intelligemment utilisée, mais en tout cas elles ont toutes une vraie personnalité et des buts différents qui les opposent ou les fait s'allier sur le terrain. Pas de réel manichéisme donc et c'est une très bonne chose.
Le fait que l'action se passe 100 ans après les évènements de la trilogie Star Wars classique est en outre bien utilisé. Les références au passé sont nombreuses mais discrètement disséminées, ayant leur part d'influence dans le récit sans en être l'élément principal. On sent que les auteurs connaissent sur le bout des doigts l'entièreté de l'univers étendu de Star Wars (livres, comics et jeux vidéos) et ils l'utilisent avec efficacité mais surtout avec élégance, sans clins d'oeil et références permanentes.
Une vraie bonne lecture, très prenante, très intéressante, avec de bons et très bons personnages, sans manichéisme et dont le scénario ne se laisse strictement pas deviner à l'avance. Si la série persiste à ce niveau de qualité, je la jugerai sans doute bientôt meilleure que Clone Wars.
Tome 2 :
Le second tome m'a moins convaincu que le premier. Il continue dans la même lignée mais le récit se tasse et devient moins passionnant. Le fait qu'on s'accroche davantage à Cade Skywalker m'a un peu déçu car du coup on y parle nettement moins de l'intrigue stratégique concernant les Siths d'un côté et l'Empereur de l'autre. Les intrigues de ce second tome sont beaucoup plus basiques et tournées vers l'action. Le scénario s'en révèle "seulement" pas mal contrairement au premier tome qui m'avait vraiment emballé par son originalité.
J'espère que le tome suivant reprendra un peu plus d'envergure.
Tome 3 :
Le troisième tome est meilleur que le précédent. Très bien construit, il est rythmé et prenant. Il permet surtout de donner pas mal de profondeur au récit de Legacy. On y découvre notamment l'histoire de Dark Krayt qui permet de faire le lien entre Legacy, la guerre des clones, la présence d'Obi-Wan sur Tatooine et enfin les Yuuzhan-Vong. Quelques références aux tous premiers seigneurs Sith et à Dark Bane sont même ajoutées. Bref, voilà qui inscrit clairement Legacy dans l'ensemble de l'univers Star Wars et lui donne plus d'intérêt à mes yeux.
En outre, le dessin est toujours aussi bon et soigné.
J'ai donc nettement apprécié cet album qui remonte mon avis sur l'ensemble de la série suite à ma déception du second tome.
Je suis juste un peu circonspect par la trop grande facilité qu'a Cade Skywalker à jouer avec le Côté Obscur, puisant sans arrêt ses pouvoirs de ce côté là sans jamais ou presque en subir les conséquences. On est très loin de l'attrait irrésistible du Côté Obscur qui corrompt immédiatement tous les Jedis qui osent succomber à la tentation. Et du coup, ça réduit un peu mon intérêt pour ce personnage car tout lui semble trop facile.
Ceci étant dit, j'ai apprécié ma lecture donc je ne me plains pas trop.
Etonnante BD, qui ne passerait pas le test du feuilletage dans une librairie.
Et pourtant, le scénario est précis, juste, noir et fidèle à l'histoire.
C'est étonnant de voir la rapidité à laquelle une civilisation peut se faire exploser pour le gain de l'argent et des idées religieuses.
Le dessin, à la limite des esquisses, est fort, certaines cases dégagent des sentiments puissants. J'ai rarement ressenti une telle adéquation entre le fond et la forme.
Que reste t'il de cette fabuleuse civilisation de nos jours : pas grand chose malheureusement...
Après La nuit de l'inca, je suis heureux de retrouver Duchazeau nous conter la fin de cet empire inca avec une justesse remarquable.
L'histoire est vécue par un messager et le réalisme ressortant de sa vision des évènements subjugue le lecteur.
Un grand moment de lecture. A l'origine, ce genre de dessin ne me plait pas beaucoup, mais lorsqu'il apporte autant de force à un récit, il devient difficile de ne pas tomber sous le charme.
Pour ma part, j'ai lu pour la première fois Eric Castel en 1988 à l'âge de 14 ans. Dès lors j'ai acheté tous les albums déjà parus à cette date et j'ai continué ma collection par la suite. Evidemment depuis j'ai eu d'autres lectures beaucoup plus évoluées mais je dois dire que malgré les années j'aime toujours me replonger (mélancoliquement) dans cette série de temps à autre.
J'adore les personnages : Eric, ses parents, les parents de Pablito, les pablitos, Tio Naranja (le marchand de jouets) et surtout le "Chief" avec son flegme britannique.
Que du bonheur pour ma part !!!
La musique de U2 "Sunday Bloody Sunday" résonnait dans ma tête lorsque je lisais cette BD.
La guerre civile irlandaise racontée par deux jeunes français allés passer un séjour linguistique à Belfast, en voilà une belle histoire ! D'autant plus que l'auteur a réellement passé les 2 mois d'étés dans une famille protestante, et son ami dans une famille catholique.
Je me demandais comment les parents de ces ados avaient pu les laissé partir dans une ville où les attentats étaient si fréquents...
C'est une belle histoire, un beau documentaire. Certes, la fin est romancée mais c'est très instructif. Après avoir lu l'histoire, j'avais envie d'en savoir plus sur ce conflit si proche et si récent, et le dossier en fin d'ouvrage était là pour répondre à mes attentes.
Le dessin de Vincent Bailly m'a un peu perturbé au départ, un peu flou, mais j'ai trouvé finalement qu'il collait bien au récit.
Une BD à posséder dans sa collection !!
Il a fallu que mon éditeur préféré Futuropolis sorte un album dessiné par Jean-Philippe Peyraud pour que je lise enfin un bd réalisé par lui (Je connais également « Le désespoir du singe » mais Jean-Philippe Peyraud n’en est « que » le scénariste) !
Si j’ai mis du temps pour découvrir cet auteur, c’est parce que je n’aimais pas son style : ce fut une erreur !...
« Mise en bouche » est une adaptation d’une nouvelle de Philippe Djian. Elle met en scène un homme et une femme dont la vie sentimentale est à la dérive. Le premier se retrouve divorcé et élève seul sa fille Lily, tandis que Carole a vu son mari se barrait avec la cagnotte du Loto la laissant avec ses deux enfants. Un jour, en emmenant leurs bambins à l’école, ils vont être pris en otages par une « bombe humaine »…
J’ai vraiment apprécié cette bd non pas par l’histoire de la prise d’otages qui ne sert de prétexte pour mettre en scène les deux principaux personnages, mais par la vision de ces deux protagonistes sur le sens de la vie et de l’amour en plein désarroi sentimental. A mon avis, les auteurs ont réussi le coup de force de nous faire ressentir à travers ces deux êtres, la crainte de recommencer à zéro avec une autre personne, l’inquiétude face à l’avenir, les visions pessimistes sur la nature humaine, l’incompréhension face à ce qui leur est arrivé, la grande méfiance envers l’autre après avoir vécu un gros échec sentimental… mais aussi, paradoxalement, l’irrésistible envie d’y croire encore et encore !
N’allez pas croire que tout est noir dans cet album ! Non parce que les auteurs ont eu l’intelligence de ne pas alourdir le récit de mauvais sentiments, lorsque ça arrive, ce sont des scènes muettes exprimées à travers les expressions des personnages qui nous sont proposées. Les dialogues m’ont semblés très bons, de même que la narration où je n’ai pas pu quitter les yeux du livre avant son dénouement.
Graphiquement, j’ai aimé le coup de crayon de Jean-Philippe Peyraud. En fait, c’est la mise en couleurs simple et efficace réalisée par Laurence Croix qui m’a enchantée : les tons sont judicieusement choisis selon l’intensité dramatique du récit. Sur ce plan-là, c’est incontestablement une réussite !
Il serait dommage de se focaliser sur la prise d’otages en lisant cette bd car l’intérêt est ailleurs. J’ai hautement apprécié la complexité des rapports entre l’homme et la femme après un gros échec sentimental. J’ai grandement aimé aussi la mise en couleurs de Laurence Croix.
Bref, « Mise en bouche » est une bd que je vous conseille de lire pour peu que vous soyez sensible aux récits sentimentaux.
Au fait, je tiens à rassurer Biglolo (voir avis ci-dessous) : Moi aussi, je n’ai pas compris le choix de ce titre…
Ca fait longtemps que je ne me suis pas autant régalé avec un dessin ! Que c’est beau ! Autant les personnages que les décors, c’est une réussite totale. Il y a un souci du détail incroyable, même les petits moutons au fin fond d’un champ au 3ème plan sont parfaitement représentés. Et que dire des couleurs ? Eh bien qu’elle se marient à merveille avec ce dessin, qu’elles le mettent pleinement en valeur. Les effets d’ombre et de lumière sont magnifiques.
Bref j’adore et c’est un vrai coup de cœur de ce côté-là.
Parfois l’histoire est un peu dure à suivre car les personnages sont nombreux. Et entre les ducs, les comtes, les princesses, les chevaliers, le tout avec les liens de parentés qui vont bien, - et oui ils sont tous plus ou moins un peu cousins – on peut perdre le fil. Mais en tout cas on n’est jamais complètement perdu.
Et on a beau être en plein dans de l’historique, cette BD est tout à fait intéressante. J'ai plus eu l'impression de suivre une belle histoire de chevaliers. Le petit côté romancé dans la manière de mener le récit est vraiment plaisant.
Il faudra sans doute plusieurs lectures pour apprécier pleinement cette série à sa juste valeur, et ça tombe bien car il reste encore 5 tomes à paraître…
01/07/2008 : Tome 3
L'histoire est toujours intéressante et prenante, mais je suis un peu déçu. Au niveau du dessin les 2 premiers tomes approchaient de l'excellence à mes yeux. Hélas dans ce 3e tome quelque chose à changer. Quoi je ne sais pas (l'encrage ?) en tout cas c'est moins précis et moins beau. Snif....
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Le Journal
Je n’ai jamais été attiré par le graphisme de Clerc. Pourquoi ?… A vrai dire, je n’en sais trop rien… Trop innovant pour l’époque, pour moi qui suis déjà un « vieux de la vieille » ?… possible. Mais le personnage, lui, c’est quand même quelqu’un. Et ici, il m’a intéressé. Il y a eu « Spirou », « Tintin » et « Pilote » comme principaux périodiques que je collectionnais. Et puis, un jour, bardaf : « Métal Hurlant ». Un vrai coup de canon dans le ciel de la BD. Des auteurs qui se lâchent, qui font reculer, exploser les cases, un ton nouveau, mordant, agressif souvent ; une sorte de « Canal + » du papier. Et c’est ce « Métal » que j’ai acheté (pendant quelques dizaines de numéros, car il est ensuite devenu une sorte de « fourre tout du n’importe quoi ») qui m’est ici –d’une certaine façon- remis en mémoire par Clerc. Et, rontudjuuu, c’est pas mal. Clerc –un pilier du journal- donne ici sa version de l’histoire de « Métal », sa version d’une époque aussi où tout semblait (plus ou moins) permis. J’ai retrouvé, avec une joie certaine, mes 20 et quelques années, des références de groupes musicaux de l’époque, de films aussi. Nostalgie, nostalgie… j’ai vraiment apprécié ce « journal », réalisé par un mec qui –je m’en rends compte maintenant- était vraiment en phase avec l’époque traversée. Désolé, Clerc, de ne pas trop t’avoir compris en ce temps-là. Et même si je ne suis toujours pas un fan de ton style « ligne claire façon Hergé », tu fus vraiment un moteur de ce « goût étrange venu d’ailleurs » qu’était cet hebdo.
Sarah
Tout comme Pandemonium Sarah commence très fort ! ! ! Je veux dire par là que Bec nous prend une situation bateau et qu’il arrive à nous faire une vraie bonne histoire. Un couple déménage dans une petite ville, l’homme a un nouveau boulot, la femme essaie (de ne pas devenir folle ?) de se reconstruire après divers traumatismes. Ajoutez à cela un peu de schizophrénie, une sorte de monstre, des habitants mystérieux et pas forcement accueillants et vous avez Sarah. Et là encore, Raffaele (même dessinateur que Pandémonium) nous sert un dessin assez oppressant qui colle parfaitement à l’histoire. Espérons qu’il ne faille pas attendre trop longtemps pour avoir la suite. Scénario (coefficient 2) : 17/20 Dessin : 16/20 Univers, atmosphère : 19/20 Développements et psychologie des personnages : 17.5/20 (17.3/20)
La Licorne
J’adore ! Comme l’avis précédent j’ai vraiment flashé sur les couvertures ! SUPERBES. Concernant le contenu je n’ai pas été déçu non plus : Le dessin est superbe avec des traits fins et une mise en couleur très vive (trop de tons rouges cependant ;-)). Le scénario est plutôt bien pensé. L’action se situe à une époque que l’on a peu souvent l’occasion de voir en BD. Il y a un coté renouveau dans Licorne que j’aime beaucoup. Les personnages sont attachants avec une pointe d’humour qui rend la lecture bien agréable.
La Légende du Changeling
Après les très bons Outlaw et Miss Endicott, j'attendais avec impatience la nouvelle série de Fourquemin. Malheureusement, le feuilletage de l'album chez mon libraire m'avait beaucoup déçu: je retrouvais les mêmes traits que Miss Endicott, ce qui me posait un problème à si peu de temps d'interval (seulement quelques mois entre les deux séries). Ceci, plus quelques rumeurs forumesques du style "scénario sympa mais somme toute fort classique", ont faits que je n'ai pas acheté l'album. Heureusement, un copain me l'a prêté et là, la magie a opéré: - Le scénario n'est pas si classique que cela (surtout avec la deuxième partie - je ne m'y attendais pas d'ailleurs,à ce départ), est sympatique, divertissant et digeste - Le dessin est est toujours aussi bon et plus que plaisant. La comparaison avec Miss Endicott reste, bien sûr, mais n'est pas dérangeante, vu que le scénar n'a rien à voir. Conclusion: je vais acheter l'album, ilen vaut le coup... Note: Les couleurs, au contraire des deux avis précédents, ne m'ont pas posé de problème particulier...
Star Wars - L'Héritage (Legacy)
Tome 1 :
Sans l'avis de Chelmi ci-dessous, je n'aurais pas acheté cette nouvelle série. En effet, malgré un feuilletage où la furtive présence de Darth Nihilus m'avait fait sourire, je craignais un nouvel épisode un peu bourrin, avec plein de sith et de combats au sabre, mais sans grand intérêt outre mesure.
Mais après achat et après lecture, je confirme : Legacy est vraiment un très bon récit dans l'univers de Star Wars. Il mérite largement l'achat et manquer sa lecture serait dommage.
D'abord, il y a le dessin qui est très bon. Pro, maîtrisé, il offre d'excellents personnages et décors ainsi qu'une bonne narration. Quoique certains combats soient légèrement nébuleux, cela n'a rien de grave car ceux-ci sont annexes dans le récit.
La colorisation est tout aussi bonne.
Je reprocherais quand même deux choses à ce dessin. D'une part l'utilisation d'une baisse de contraste volontaire sur certaines parties des dessins, sans doute pour donner l'impression d'effets de lumière. Je n'aime pas trop cette technique, lui préférant un encrage toujours bien noir et contrasté. D'autre part, je trouve le design des vaisseaux très médiocres alors que c'était une des forces de la saga Star Wars. Dommage, mais sans grande importance vis-à-vis du récit.
Le scénario est très réussi. Comme je vous le disais en préambule, je craignais d'y retrouver une simple suite de batailles et de guerriers adeptes de la Force tous plus puissants les uns que les autres. Ce n'est pas le cas, ou du moins cela ne se ressent vraiment pas à la lecture. Le récit comporte beaucoup de combats au sabre laser ou autres mais ils s'agencent dans une intrigue intelligente et profitant vraiment de la bonne connaissance des auteurs de l'univers de Star Wars.
Un des gros points forts de ce scénario, c'est l'utilisation de nombreuses forces en présence et non pas simplement de deux camps qui s'affrontent. Sith, Empire, Jedi, chasseurs de prime, etc... Chacune de ces factions est soit puissante, soit intelligemment utilisée, mais en tout cas elles ont toutes une vraie personnalité et des buts différents qui les opposent ou les fait s'allier sur le terrain. Pas de réel manichéisme donc et c'est une très bonne chose.
Le fait que l'action se passe 100 ans après les évènements de la trilogie Star Wars classique est en outre bien utilisé. Les références au passé sont nombreuses mais discrètement disséminées, ayant leur part d'influence dans le récit sans en être l'élément principal. On sent que les auteurs connaissent sur le bout des doigts l'entièreté de l'univers étendu de Star Wars (livres, comics et jeux vidéos) et ils l'utilisent avec efficacité mais surtout avec élégance, sans clins d'oeil et références permanentes.
Une vraie bonne lecture, très prenante, très intéressante, avec de bons et très bons personnages, sans manichéisme et dont le scénario ne se laisse strictement pas deviner à l'avance. Si la série persiste à ce niveau de qualité, je la jugerai sans doute bientôt meilleure que Clone Wars.
Tome 2 :
Le second tome m'a moins convaincu que le premier. Il continue dans la même lignée mais le récit se tasse et devient moins passionnant. Le fait qu'on s'accroche davantage à Cade Skywalker m'a un peu déçu car du coup on y parle nettement moins de l'intrigue stratégique concernant les Siths d'un côté et l'Empereur de l'autre. Les intrigues de ce second tome sont beaucoup plus basiques et tournées vers l'action. Le scénario s'en révèle "seulement" pas mal contrairement au premier tome qui m'avait vraiment emballé par son originalité.
J'espère que le tome suivant reprendra un peu plus d'envergure.
Tome 3 :
Le troisième tome est meilleur que le précédent. Très bien construit, il est rythmé et prenant. Il permet surtout de donner pas mal de profondeur au récit de Legacy. On y découvre notamment l'histoire de Dark Krayt qui permet de faire le lien entre Legacy, la guerre des clones, la présence d'Obi-Wan sur Tatooine et enfin les Yuuzhan-Vong. Quelques références aux tous premiers seigneurs Sith et à Dark Bane sont même ajoutées. Bref, voilà qui inscrit clairement Legacy dans l'ensemble de l'univers Star Wars et lui donne plus d'intérêt à mes yeux.
En outre, le dessin est toujours aussi bon et soigné.
J'ai donc nettement apprécié cet album qui remonte mon avis sur l'ensemble de la série suite à ma déception du second tome.
Je suis juste un peu circonspect par la trop grande facilité qu'a Cade Skywalker à jouer avec le Côté Obscur, puisant sans arrêt ses pouvoirs de ce côté là sans jamais ou presque en subir les conséquences. On est très loin de l'attrait irrésistible du Côté Obscur qui corrompt immédiatement tous les Jedis qui osent succomber à la tentation. Et du coup, ça réduit un peu mon intérêt pour ce personnage car tout lui semble trop facile.
Ceci étant dit, j'ai apprécié ma lecture donc je ne me plains pas trop.
Les Vaincus
Etonnante BD, qui ne passerait pas le test du feuilletage dans une librairie. Et pourtant, le scénario est précis, juste, noir et fidèle à l'histoire. C'est étonnant de voir la rapidité à laquelle une civilisation peut se faire exploser pour le gain de l'argent et des idées religieuses. Le dessin, à la limite des esquisses, est fort, certaines cases dégagent des sentiments puissants. J'ai rarement ressenti une telle adéquation entre le fond et la forme. Que reste t'il de cette fabuleuse civilisation de nos jours : pas grand chose malheureusement... Après La nuit de l'inca, je suis heureux de retrouver Duchazeau nous conter la fin de cet empire inca avec une justesse remarquable. L'histoire est vécue par un messager et le réalisme ressortant de sa vision des évènements subjugue le lecteur. Un grand moment de lecture. A l'origine, ce genre de dessin ne me plait pas beaucoup, mais lorsqu'il apporte autant de force à un récit, il devient difficile de ne pas tomber sous le charme.
Eric Castel
Pour ma part, j'ai lu pour la première fois Eric Castel en 1988 à l'âge de 14 ans. Dès lors j'ai acheté tous les albums déjà parus à cette date et j'ai continué ma collection par la suite. Evidemment depuis j'ai eu d'autres lectures beaucoup plus évoluées mais je dois dire que malgré les années j'aime toujours me replonger (mélancoliquement) dans cette série de temps à autre. J'adore les personnages : Eric, ses parents, les parents de Pablito, les pablitos, Tio Naranja (le marchand de jouets) et surtout le "Chief" avec son flegme britannique. Que du bonheur pour ma part !!!
Coupures irlandaises
La musique de U2 "Sunday Bloody Sunday" résonnait dans ma tête lorsque je lisais cette BD. La guerre civile irlandaise racontée par deux jeunes français allés passer un séjour linguistique à Belfast, en voilà une belle histoire ! D'autant plus que l'auteur a réellement passé les 2 mois d'étés dans une famille protestante, et son ami dans une famille catholique. Je me demandais comment les parents de ces ados avaient pu les laissé partir dans une ville où les attentats étaient si fréquents... C'est une belle histoire, un beau documentaire. Certes, la fin est romancée mais c'est très instructif. Après avoir lu l'histoire, j'avais envie d'en savoir plus sur ce conflit si proche et si récent, et le dossier en fin d'ouvrage était là pour répondre à mes attentes. Le dessin de Vincent Bailly m'a un peu perturbé au départ, un peu flou, mais j'ai trouvé finalement qu'il collait bien au récit. Une BD à posséder dans sa collection !!
Mise en bouche
Il a fallu que mon éditeur préféré Futuropolis sorte un album dessiné par Jean-Philippe Peyraud pour que je lise enfin un bd réalisé par lui (Je connais également « Le désespoir du singe » mais Jean-Philippe Peyraud n’en est « que » le scénariste) ! Si j’ai mis du temps pour découvrir cet auteur, c’est parce que je n’aimais pas son style : ce fut une erreur !... « Mise en bouche » est une adaptation d’une nouvelle de Philippe Djian. Elle met en scène un homme et une femme dont la vie sentimentale est à la dérive. Le premier se retrouve divorcé et élève seul sa fille Lily, tandis que Carole a vu son mari se barrait avec la cagnotte du Loto la laissant avec ses deux enfants. Un jour, en emmenant leurs bambins à l’école, ils vont être pris en otages par une « bombe humaine »… J’ai vraiment apprécié cette bd non pas par l’histoire de la prise d’otages qui ne sert de prétexte pour mettre en scène les deux principaux personnages, mais par la vision de ces deux protagonistes sur le sens de la vie et de l’amour en plein désarroi sentimental. A mon avis, les auteurs ont réussi le coup de force de nous faire ressentir à travers ces deux êtres, la crainte de recommencer à zéro avec une autre personne, l’inquiétude face à l’avenir, les visions pessimistes sur la nature humaine, l’incompréhension face à ce qui leur est arrivé, la grande méfiance envers l’autre après avoir vécu un gros échec sentimental… mais aussi, paradoxalement, l’irrésistible envie d’y croire encore et encore ! N’allez pas croire que tout est noir dans cet album ! Non parce que les auteurs ont eu l’intelligence de ne pas alourdir le récit de mauvais sentiments, lorsque ça arrive, ce sont des scènes muettes exprimées à travers les expressions des personnages qui nous sont proposées. Les dialogues m’ont semblés très bons, de même que la narration où je n’ai pas pu quitter les yeux du livre avant son dénouement. Graphiquement, j’ai aimé le coup de crayon de Jean-Philippe Peyraud. En fait, c’est la mise en couleurs simple et efficace réalisée par Laurence Croix qui m’a enchantée : les tons sont judicieusement choisis selon l’intensité dramatique du récit. Sur ce plan-là, c’est incontestablement une réussite ! Il serait dommage de se focaliser sur la prise d’otages en lisant cette bd car l’intérêt est ailleurs. J’ai hautement apprécié la complexité des rapports entre l’homme et la femme après un gros échec sentimental. J’ai grandement aimé aussi la mise en couleurs de Laurence Croix. Bref, « Mise en bouche » est une bd que je vous conseille de lire pour peu que vous soyez sensible aux récits sentimentaux. Au fait, je tiens à rassurer Biglolo (voir avis ci-dessous) : Moi aussi, je n’ai pas compris le choix de ce titre…
Le Trône d'argile
Ca fait longtemps que je ne me suis pas autant régalé avec un dessin ! Que c’est beau ! Autant les personnages que les décors, c’est une réussite totale. Il y a un souci du détail incroyable, même les petits moutons au fin fond d’un champ au 3ème plan sont parfaitement représentés. Et que dire des couleurs ? Eh bien qu’elle se marient à merveille avec ce dessin, qu’elles le mettent pleinement en valeur. Les effets d’ombre et de lumière sont magnifiques. Bref j’adore et c’est un vrai coup de cœur de ce côté-là. Parfois l’histoire est un peu dure à suivre car les personnages sont nombreux. Et entre les ducs, les comtes, les princesses, les chevaliers, le tout avec les liens de parentés qui vont bien, - et oui ils sont tous plus ou moins un peu cousins – on peut perdre le fil. Mais en tout cas on n’est jamais complètement perdu. Et on a beau être en plein dans de l’historique, cette BD est tout à fait intéressante. J'ai plus eu l'impression de suivre une belle histoire de chevaliers. Le petit côté romancé dans la manière de mener le récit est vraiment plaisant. Il faudra sans doute plusieurs lectures pour apprécier pleinement cette série à sa juste valeur, et ça tombe bien car il reste encore 5 tomes à paraître… 01/07/2008 : Tome 3 L'histoire est toujours intéressante et prenante, mais je suis un peu déçu. Au niveau du dessin les 2 premiers tomes approchaient de l'excellence à mes yeux. Hélas dans ce 3e tome quelque chose à changer. Quoi je ne sais pas (l'encrage ?) en tout cas c'est moins précis et moins beau. Snif....