Les derniers avis (31900 avis)

Par Cacal69
Note: 4/5
Couverture de la série Rwanda - À la poursuite des génocidaires
Rwanda - À la poursuite des génocidaires

Un avis pour donner un habit à ces corps dépecés, désarticulés, demembrés, souillés, profanés, dénudés, niés. Le génocide des Tutsis au Rwanda par les Hutus, du 7 avril au 17 juillet 1994, a fait un million de morts (hommes, femmes et enfants). Un million de morts en 102 jours. En seulement 102 jours, soit 9803 morts par jour. Un nombre affolant qui n'est qu'une moyenne, il faut savoir que 80% des massacres étaient accompli à la mi-mai. La machine d'extermination mise en place pour le pouvoir rwandais a été d'une efficacité mortifère. Et pendant ces crimes, la communauté internationale était dans l'inaction et la France a fermé les yeux, en raison des liens historiques entre Paris et le régime du président rwandais, sous la présidence du controversé François Mitterrand. Une France qui accueillera entre 200 à 400 de ces génocidaires en toute impunité. Et c'est justement pour cela qu'Alain et Dafroza Gauthier se battent, ils veulent faire comparaître devant les tribunaux les individus ayant joué un rôle actif dans le génocide. En 2001, ils vont créer le Collectif des Parties Civiles pour le Rwanda (CPCR). Ils déposent des plaintes contre ces individus résidants en France, mais c'est un combat de chaque instant. ils se rendent plusieurs fois par an au Rwanda pour trouver des témoignages, ils se heurtent à la lenteur de la justice, le premier procès n'aura lieu qu'en 2014. Je ne peux être qu'admiratif devant le courage de ce couple et de sa pugnacité à vouloir rendre justice à ce million de voix éteintes. Un album instructif qui se lit facilement malgré la dureté du sujet. Mais surtout, un album qui questionne... sur nos politiques, sur le peu de médiatisation, sur la haine de l'autre et de la monstruosité dont l'homme est capable. Heureusement, Alain et Dafroza Gauthier sont la petite flamme qui donne espoir en un monde meilleur. Un dessin qui ne fait pas partie de ceux qui me met des étoiles dans les yeux. Mais un dessin efficace, qui va droit à l'essentiel avec son trait charbonneux très expressif et une couleur ocre omniprésente, une couleur de désolation. Un dessin qui nous montre l'horreur sans jamais tomber dans la surenchère du sordide. Une chronologie qui résume très bien les racines de cette haine Hutus/Tutsis en fin d'album. Une lecture plus que recommandable.

29/10/2024 (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5
Couverture de la série Raven
Raven

Tome 1:Nemesis Je lis ici ou là beaucoup d'avis réservés sur ce nouvel album de Mathieu Lauffray, car je pense que certains l'ont lu à l'aune de Long John Silver, série ô combien réussie de ces dernières années. Pour ma part, j'ai passé un très agréable moment à la lecture de cet opus. Avec un incipit faisant furieusement songer à la première page de "La magicienne trahie" (Thorgal), Lauffray frappe fort. Les premières pages d'introduction, jusqu'à l'explosion du navire, font office d'un générique bien amené. Mais ce qui fait l'intérêt de ce premier opus réside dans l'audace de l'auteur. Avec une mise en page osée et très cinématographique à plusieurs reprises, Mathieu Lauffray réussit à capter le lecteur que je suis. Mais je ne suis pas très objectif dans la mesure où je suis très fan du dessin de Lauffray (je possède d'ailleurs différentes éditions de Prophet - noir et blanc, grand format, albums et intégrale - , par exemple, sans compter les tirages de luxe grand format de Long John Silver). Je ne me suis pas ennuyé une seconde en lisant ce premier volume, même si j'ai été frustré qu'il s'achève si vite. Le récit, il est vrai, obéit aux codes des aventures de pirates et ne révolutionne pas le genre, mais laisse augurer de beaux affrontements entre Raven et Lady Darksee. Si comme moi, vous aimez les histoires de pirates et de chasse au trésor, cette nouvelle série de Mathieu Lauffray est pour vous. tome 2: les contrées infernales Autant j'avais trouvé que le tome 1 était bien rythmé, avec un début accrocheur, autant j'ai eu du mal entamer le tome 2 où l'intrigue (la recherche du trésor) met du temps à se mettre en place. (d'où une baisse de ma note initiale ) Il faut arriver au milieu de l'album pour que l'action et l'aventure l'emportent sur des dialogues parfois inutiles. L'auteur prend le parti de nous offrir une histoire de pirates se déroulant sur la terre ferme comme dans le film "le corsaire rouge" ou plus récemment dans la bd Barracuda(Dufaux/Jeremy), mais cela ne me dérange pas.. Le dessin de Lauffray nous fait oublier les petites faiblesses du scénario ou certaines facilités (comment le jeune Arthur a-t-il réussi à suivre le groupe de pirate dans la jungle hostile?), mais ne boudons pas notre plaisir avec cette série qui a le mérite de nous divertir. Furies Ce troisième tome vient clore cette histoire de pirates en beauté. Autant j'avais des réserves sur le précédent volume, autant ce dernier opus m'a passionné. Pourtant l'incipit de cet album peut à priori, désarçonner le lecteur avec des révélations sur l'enfance de Raven. Avec une pagination plus conséquente que précédemment, Lauffray prend le temps de nous livrer une conclusion digne de ce nom. Si le personnage de Darksee semble prendre moins de place ici, en revanche Anne fait preuve de tempérament indéniable, jusqu'à éclipser lady Darksee. Outre, une course au trésor bien amenée, la force de cet album en particulier, et la cette série en général, réside dans le dessin enlevé, et reconnaissable entre tous, de Mathieu Lauffray . Il nous offre ici de magnifiques planches : celles sous la pluie, par exemple, ou encore avec l'incendie du fortin. Contrairement à certains, je pense que la fin proposée suffit en elle-même, et qu'il serait inutile de prolonger dans un nouveau cycle. Même si elle n'égale pas à mes yeux Long John Silver, cette série est de très bonne qualité, et j'aurai grand plaisir à la relire.

17/06/2020 (MAJ le 29/10/2024) (modifier)
Par Hervé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Ombre des Lumières
L'Ombre des Lumières

L'ennemi du genre humain Je suis assez mitigé sur cette bande dessinée. Annoncée comme l'évènement de cette rentrée (au même titre que l'avait été Les Indes fourbesdu même Ayroles ), je me suis donc précipité sur cet album, dans sa version en noir et blanc. Si la première partie rend parfaitement hommage (même un peu trop) aux "liaisons dangereuses" de Choderlos de Laclos, à tel point que j'avais deviné la chute dès les toutes premières pages, la seconde partie m'a quelque peu désarçonnée. Je croyais suivre les aventures d'un libertin au sein de la cour de Louis XV, et nous sommes rapidement plongé dans des intrigues liées aux tribus du Nouveau monde, où notre divin chevalier Saint Sauveur se retrouvera en mauvaise posture. Mais ce qui m'a dérangé le plus, c'est la forme narrative épistolaire choisie. J'ai du parfois revenir en arrière pour savoir qui parlait ou à qui s'adressait la lettre, tant j'ai trouvé peu d'adéquation entre les épistoliers et les pages censées illustrer la lettre. Par contre, Richard Guérineau, avec ici un univers très éloigné des" stryges", tire parfaitement son épingle du jeu: personnages, costumes et décors, tout est parfait. L'intrigue étant prévue en 3 volumes, j'espère que le tome 2 me réconciliera avec cette série dont j'attendais beaucoup. Dentelles et Wampum Le premier volume m'avait déçu. Mal construit, un style épistolaire déconcertant à tel point que j'ai hésité avant de me lancer dans l'achat du second tome. Et bien, je dois dire que j'ai été très agréablement surpris par la suite donnée par Alain Ayroles à ce récit. Après une pâle copie des "liaisons dangereuses", le scénariste nous entraine là dans une aventure riche en rebondissements et péripéties , se déroulant principalement dans la Belle Province. Notre Chevalier de Saint Sauveur, libertin du premier volume, se mue ici en un personnage pervers, manipulateur et retors à souhait. On retrouve là la patte d'Ayroles des "Indes fourbes". Le scénario devient habile, passionnant et j'avoue de pas avoir lâché ce deuxième volume avant la fin, là où j'achevai péniblement le tome précédent. Après avoir découvert le premier volume dans son édition n&b, je me suis contenté de la version couleur (la seule existante) et je suis d'avis que le dessin de Richard Guérineau est bien plus lisible comme ceci. Bref, une très belle surprise pour cet opus, et là, oui je serai sans hésitation pour le tome 3, conclusion de ce récit. D'où une hausse de ma note initiale

15/09/2023 (MAJ le 29/10/2024) (modifier)
Couverture de la série Star Wars - Leia Princesse d'Alderaan
Star Wars - Leia Princesse d'Alderaan

Enfin ! Une série dédiée à l’univers de Star Wars parvient à me convaincre. Il m’aura donc fallu attendre cette adaptation certes très conventionnelle mais soignée du roman que Claudia Gray avait consacré à la jeunesse de la princesse Leia pour qu’enfin j’accroche inconditionnellement à une série bd. D’un point de vue technique, il s’agit de mangas, avec tous les codes qui y sont associés : un dessin très lisible en noir et blanc, un sens de lecture de droite à gauche et une petite tendance à faire sur-jouer les personnages. Haruichi nous livre vraiment du bon travail dans ce registre. La narration est fluide, le design des personnages est conforme aux attentes, les décors, même s’ils sont parfois trop peu présents à mon goût, ne sont pas oubliés, la mise en page est dynamique. C’est vraiment agréable à lire et accessible à un très large public. Au niveau de l’histoire, Claudia Gray nous livre une vision de la jeune Leia très conforme à celle à laquelle on s’attend. La princesse nous apparait extrêmement déterminée et dotée d’un fort sens de la justice. Les expériences qu’elle va vivre vont la faire mûrir sans pour autant qu’elle perde son sens des valeurs. L’histoire en elle-même nous permet de voyager dans cette galaxie très, très, très lointaine alors que l’Empire la domine déjà par la force. La Rébellion n’en est encore qu’à ses premiers balbutiements mais, progressivement, la princesse Leia va s’en rapprocher tout en continuant à œuvrer par des voies diplomatiques pour le bien des petites gens. Il y a de chouettes petites trouvailles dans le scénario. On peut ainsi s’amuser d’une astuce trouvée par la princesse Leia pour sauver une partie d’une population menacée par l’Empire puis réaliser avec elle les conséquences néfastes de sa manœuvre. Ce genre de remise en question est assez rare dans ce type de série, c’est pourtant un des gros atouts de celle-ci. Par ailleurs, l’univers est bien exploité et agréablement développé. A nouveau, et j’insiste, il n’y a rien de très original… mais c’est bien fait, dynamique et prenant. Donc voilà, ma note oscille entre un pas mal enthousiaste et un franchement bien peut-être excessif mais, comme c’est la première série qui me convainc réellement et pour la différencier des autres, je lui accorde 4/5.

29/10/2024 (modifier)
Par Simili
Note: 4/5
Couverture de la série Le Troisième Testament
Le Troisième Testament

Conrad de Marbourg, accompagné d'Elisabeth d'Elsenor, sont embarqués dans une quête mystique, à la recherche non pas du graal mais d'un troisième testament qui mettrait à mal toute la chrétienté. Voilà pour le pitch de cette aventure au cœur du Moyen Age qui mêle religion, ésotérisme et action. Comme souvent avec Xavier DORISON c'est bien fait, bien pensé. Même, et cela sera mon principal bémol, s'il m'a perdu lors du tome 3, où il m'a semblé manquer d'un brin de clarté pour comprendre le cheminement de l'histoire. Graphiquement le travail d'Alex ALICE est en tout point remarquable (je vous renvoie aux 1ère,8ème et 13ème images de la galerie) et retranscrit avec énormément de talent l'atmosphère tendue du scénario. Ses personnages sont également bien faits et leurs traits sont cohérents avec leurs rôles. Je ne connaissais pas son travail, mais il est sûr que je vais y porter dorénavant une attention particulière. J'ai donc pris un réel plaisir à découvrir cette série. Il faudra certainement que je me replonge dedans, afin de comprendre ce qui a pu m'échapper lors du tome 3. Elle m'a également donné l'envie de me plonger dans son préquel Le Troisième Testament - Julius

29/10/2024 (modifier)
Par Linette
Note: 4/5
Couverture de la série Journal d'un Enfant de Lune
Journal d'un Enfant de Lune

Belle histoire qui permet de mettre en lumière cette maladie ci cachée et incomprise. Je me suis mise a la place de cette jeune fille trouvant ce journal caché. J'aurais réagi de la même manière, avec cette euphorie et cette curiosité. On traverse avec elle toute les émotions, la joie un peu malsaine d'ouvrir un secret interdit, l'amour naissant d'un héro inconnu, la soif de partir a l'aventure. Le sentiment d'être l'élu devant accomplir une mission. L'inquiétude et la tristesse de découvrir des souffrances quelle n'avait jamais croisé. Elle a rencontré grâce a ce journal l'empathie l'espoir, elle a redécouvert l'amour de ces proches, elle a mûri elle s'est ouvert au monde. En bref tout ça le temps des vacances d'été.

28/10/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Surface
Surface

3.5 Je ne serais pas aussi enthousiaste que Mac Arthur, mais je trouve tout de même que c'est un bon polar. L'histoire est au final du déjà-vu (ah le village qui cache un terrible secret et c'est bien sur une étrangère qui va venir foutre la emmerde en ayant aucun problème à déterrer une affaire du passé), mais le scénario est terriblement efficace avec notamment des révélations bien emmenés. J'ai pris un certain plaisir à lire cette adaptation d'un roman que je ne connaissais pas et je pense que c'est à lire si on est fan de polar. Là où ça va moins bien est le dessin. Je n'aime pas trop comment sont dessinés les personnes et en particuliers leurs visages. C'est vraiment le style réaliste typique où j'aime bien les décors qui sont parfois très beaux à regarder, mais je bloque sur les personnages que je trouve moche. Ce qui n'aide pas est qu'on est censé voir l'héroïne comme étant laide suite à un accident, mais pour moi tout le monde est laid !

28/10/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série El Diablo
El Diablo

El Diablo est une aventure d'un ancêtre du Marsupilami à l'époque des conquistadors. Le héros est un jeune mousse qui a désobéi à son capitaine (il a refusé de se laisser manger par l'équipage, vous vous rendez compte ?) et qui subit les brimades de celui-ci maintenant qu'ils sont arrivés sur les côtes de Palombie. Envoyé récupérer le cadavre d'un singe dans un arbre, il fait la rencontre du Marsupilami. Les deux développent un étrange lien les amenant à ressentir tout ce que l'autre ressent. Ainsi, quand les marins violentent le jeune héros, le Marsupilami va systématiquement lui venir en aide et éjecter les indélicats avec fracas. Mais cela n'empêche pas le capitaine avide d'or d'utiliser tous les moyens pour atteindre le trésor d'El Dorado qu'on lui a promis. C'est une histoire tous publics avec un scénario simple mais rondement mené. Le décor est exotique et dépaysant. On passe des vieux gréements du 16e siècle à la jungle Palombienne, puis à ses montagnes enneigées et à des temples anciens, comme dans une bonne aventure de Tintin. Le fameux Marsupilami y est traité comme une bête farouche, pas forcément gentille mais pas méchante pour autant. Ce n'est pas le Marsupilami amical, malin et joueur de Franquin, mais il remplit bien son rôle d'ancêtre plus frustre et sauvage, capable de douceur toutefois. L'histoire est plutôt dense, remplissant bien la soixantaine de pages de l'album. Et surtout le graphisme est superbe ! Ce sont de grandes planches aux couleurs intenses, rappelant les gouaches de Masbou (De Cape et de Crocs) et l'ambiance plus enfantine de Keramidas (Alice au pays des singes). On peut largement prendre le temps de les admirer tant les détails sont fournis et les couleurs éclatantes, et en même temps elles restent bien lisibles. Seul léger regret, certains personnages sont un peu trop cartoon dans leur style, en particulier les marins et leur capitaine, ce qui tranche avec la beauté des décors. Mais dans l'ensemble, c'est tellement beau qu'on pardonne facilement ce choix probablement destiné à faciliter l'attrait du jeune public. Un récit d'aventure dépaysant incluant le personnage du Marsupilami au milieu de nombreux autres : si l'intrigue reste simple et sans grande surprise, elle est bien menée, plaisante et elle permet surtout de profiter du superbe dessin d'Alexis Nesme pour un ensemble qui laisse le lecteur satisfait.

28/10/2024 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série Humanitas
Humanitas

Derrière une couverture peu avenante selon moi, j'ai été agréablement surpris par les 3 histoires proposées ici par Aki Yamamoto dont cela semble le premier ouvrage, et le seul à ce jour en langue française. Les 3 récits ont le point commun de questionner les rapports humains et les pratiques culturelles dans des contextes très différents. Un premier récit se déroule au coeur d'une civilisation d'Amérique du Sud où les jumeaux sont séparés à la naissance, élevés pour se battre jusqu'au jour d'un duel fatal entre les deux. Le deuxième est sur un prisonnier russe qui devient champion d'échecs et l'un des symboles de la rivalité USA-URSS lors de la guerre froide. De quel côté va-t-il basculer ? Enfin le dernier récit m'a rappelé des histoires à la Jack London. Un jeune anglais fait naufrage et est recueilli plusieurs mois par des inuits dans le Grand nord. Il est surpris de leur façon de vivre, de manger, des relations sociales et sexuelles différentes qui peuvent exister dans cette société. Trois récits divers mais tous intéressants et bien illustrés.

27/10/2024 (modifier)
Par cac
Note: 4/5
Couverture de la série L'Inconnu (Sommer)
L'Inconnu (Sommer)

Comment se fait-ce que je n'ai jamais entendu parler du travail d'Anna Sommer ? Née en 1968 aux confins de la Suisse, elle est publiée à l'Association dès les années 1990. Certes elle est peu prolifique en matière de bande dessinée et chez des éditeurs plutôt confidentiels. Son dessin tout d'abord est propre, net et sans fioritures. Un noir et blanc sans cadre formel. Dans l'inconnu, elle raconte le jour où une femme découvre dans la cabine d'essayage de sa boutique de vêtements ni plus ni moins qu'un bébé tout juste né. Et au lieu de prévenir quiconque, elle le garde dans l'arrière-boutique réparant son désir de maternité contrarié. Elle se met par ce choix dans un engrenage duquel elle a du mal à se sortir, à l'insu même de son mari. Celui-ci a aussi des secrets, en particulier avec une de ses étudiantes Vicky. Je le surnote un peu mais j'ai trouvé cette narration bien maîtrisée avec un double fil temporel qui finit par se recroiser sur une fin sans concession. Une lecture fluide qui s'avale d'une traite, dommage que les prix assez élevés de cet éditeur contribuent à son relatif manque de diffusion car son catalogue recèle de bonnes choses.

27/10/2024 (modifier)