Les derniers avis (32101 avis)

Couverture de la série Haunt
Haunt

Bon que dire? Je viens de dévorer le premier tome, chose qui chez moi est très rare avec la bd américaine. Je trouve qu'on accroche très vite à l'histoire. Pas besoin de lire 4 chapitres pour voir le commencement, bien au contraire on est direct dans le vif du sujet Les dessins sont très beaux, un vrai coup de crayon ces auteurs. Enfin c'est une bd que je conseille fortement et je me demande combien de tome ils nous réservent

01/02/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Caste des Méta-barons
La Caste des Méta-barons

Petit retour en arrière, Noël 1996 : ma mère s’adjoint les services d’un de mes amis pour m’offrir un ensemble de bandes dessinées qu’il choisira à sa place. Sur les ouvrages référencés, un curieux coffret de trois volumes avec ce titre curieux qui n’évoque rien pour l’amateur encore novice que j’étais : « La caste des Méta-Barons ». N’étant pas fan de dessins trop réalistes ni de contes trop historiques, je déchante un peu de ce choix d’autant plus que j’ai vite compris qu’il ne s’agissait pas d’une trilogie achevée… Le nom de Gimenez m’évoque l’Espagne de Guernica, le nom de Jodorowsky celui d’un écrivain polonais. J’ai tout faux mais à peine 25 ans … Puis toujours sceptique je me lance dans la lecture et reste stupéfait non pas de la modernité des propos mais de la tournure d’une histoire que je trouvais aussi novatrice que choquante et un certain style unique des dessins et de la mise en couleur toute en teintes bleutées métalliques… Janvier 2012 : J’ai acheté tous les autres tomes existants dès leur parution, l’hors série « La maison des ancêtres », en ai lu quelques uns mais jamais la caste dans sa totalité… Entretemps j’ai gouté aux joies de L’Incal et des autres séries déviantes de cet auteur atypique chilien et prends le temps de lire enfin la série dans sa totalité. J’ai tout juste et tout juste 40 ans. N’y allons pas par 4 chemins, le coup de cœur n’y est plus mais l’intérêt de lire une saga qui doit ses origines à un personnage secondaire de l’Incal et aux rêves abrégés par Jodo de réaliser sur grand écran le film Dune et retranscrits ici sont bien présents. Le Méta-Baron est un être invulnérable qui évolue dans un Space Opera de pacotilles donc où peut-être l’intérêt de raconter des aventures dont il va se sortir indemne à coup sûr ? Voilà l’astuce, raconter par le biais de ses robots de service Tonto et Lothar la genèse d’une dynastie décidément pas comme les autres qui éduque les enfants à grands coups de mutilation et de sacrifice. De tous ces liens familiaux se tisse un drame de dimension presque antique alternant le merveilleux à la stupéfaction mais jamais l’ennui. Un peu de cul, d’un vocabulaire tout droit tiré de l’Incal dont l’univers est encore bien présent ici et dont on croise brièvement certains décors ou protagonistes, beaucoup de cruauté et de retournements familiaux au sein d’une famille qui flirte dangereusement avec les codes du bien pensant. Le tout est emballé par les dessins virtuoses d’un Gimenez qui en profite pour améliorer ses techniques au fil des albums et qu’importe si on frôle parfois le grotesque tant qu’on en détient l’ivresse. Ce qui peut paraître répétitif ne l’est finalement pas. J’apprécie également la conclusion qui met un terme à la caste pour de bonnes raisons. Pour peu que l’on accroche aux délires de Jodorowsky il y a beaucoup de plaisir à tirer de cette œuvre qui reste parmi les plus accessibles du maître. Vivement recommandé !

01/02/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série C'était la guerre des tranchées
C'était la guerre des tranchées

Ah, ca c'est du tout bon Tardi ! Le dessin reste ce qu'il est, c'est vraiment au gout du lecteur, personnellement il m'enchante toujours moyennement. Mais ca ne me rebute pas à lire. Mais surtout, c'est vraiment le récit qui prime, et quel récit ! Un récit sombre et noir, avec un seul lien qui maintient le tout assemblée : le cadre de la guerre 14/18. Et un point commun avec tous : les hommes qui la subissent. Car ici, tout le monde subit, gentil comme méchant, sympathique comme antipathique, tous sont dans l'épreuve de la guerre et dans l'horreur. Les récits, de façon non-chronologique rendent encore plus l'atmosphère décousu, dérangeante de cette période. La longueur variable des récits rend encore plus troublant le tout, à peine a-t-on commencé à s'attacher à un personnage, qu'il meurt la page tournée. Et surtout, l'ensemble donne l'impression d'être aussi dans les tranchées, de voir avec eux ces horreurs en permanence. Un récit qui arrive à bien faire passez ses volontés : montrer toute l'ampleur de la guerre des tranchées. On sent que Tardi a été pris par cette période, et qu'il veut le retransmettre. Une réussite. Un 4/5 parfaitement mérité. Qui plus est, essentiel à toute personne qui s'intéresse à l'histoire.

31/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Masqué
Masqué

C'est avec impatience que j'attendais ce nouveau titre de Serge Lehman car la "Brigade chimérique" m'avait beaucoup plu. J'avoue ne pas avoir été déçu, d'autant plus que Stéphane Créty rend une copie plus que correcte par le dynamisme de sa mise en page, son découpage et son dessin, qui s'adaptent parfaitement à l'univers proposé par Lehman. Ce premier album nous met l'eau à la bouche, nous propose des pistes, mais n'en dévoile pas trop, juste une cape, des phénomènes étranges, enfin je vous laisse la surprise...

30/01/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Billy Brouillard
Billy Brouillard

Comment ne pas afficher un beau sourire à la fermeture de ces albums ? Je suis complètement rentré dans cet univers en lisant ce petit condensé de pépites : un récit léger teinté d’humour et de fantaisie, plusieurs petites comptines plus charmantes les unes que les autres, sans oublier ces pages «bestiaire» drôles et décalées. C’est une très belle réussite. A tout point de vue, que ce soit dans la présentation ou dans l’approche graphique, l’auteur et l’éditeur ont mis le paquet pour que la forme soit en harmonie avec le fond de la série. L’objet en tant que tel est une composante essentielle dans le concept de celle-ci et cela est parfaitement réussi ! J’attends avec beaucoup d’intérêt la suite et ne saurai que vous conseiller de vous laissez tenter par ce retour en enfance…

30/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Hemingway - Mort d'un léopard
Hemingway - Mort d'un léopard

S'appuyant sur une nouvelle d'Hemingway, Dufaux imagine (je suppose) une anecdote qui en aurait été l'inspiration. Le dessin est très classe, réaliste mais pas chargé du tout. Il m'a semblé plus abouti, plus puissant, que dans De Silence et de Sang. Je reconnais qu'Anjelica doit faire 45cm de tour de taille, mais ça ne m'a pas vraiment gêné : ça ressemble plus à une licence artistique qu'à une réelle maladresse. La faune africaine est très bien dessinée : rhinocéros, pélicans, girafes, vautours et bien sûr léopard... Les cadrages sont bien choisis et servent parfaitement l'histoire. Pas mal de cases prennent toute la largeur de la page et contribuent à donner de l'espace et du souffle au récit. Les styles sont variés: planches sans texte, dialogues brefs ou plus développés, passages où la voix off est prépondérante. L'utilisation de celle-ci est elle-même déclinée à plusieurs personnes: elle représente le narrateur externe dans le présent, Hemingway dans le flash-back et même Pauline lors de la veillée, les transitions entre ces locuteurs se faisant très naturellement, quasiment sans qu'on y prête attention. Une autre subtilité savoureuse et bien amenée : le texte off de la fin de la planche 34 est à la fois le récit oral qu'Hemingway fait à Gary Cooper dans le présent et le journal qu'il est en train d'écrire dans le passé. Globalement, la narration est vraiment élégante. Pertinente, la rupture de mise en page pour le rêve d'Hemingway. Inventive, la séquence où Pauline et Hemingway imaginent ce que leur compagnons sont en train de faire. Quelques phrases sont joliment tournées, notamment dans la voix off. Finalement, mon seul petit reproche, c'est que les motivations d'Anjelica pourraient être un peu plus clarifiées. Il se dégage de cette œuvre une ambiance d'exotisme, de mélancolie, de tragédie, de vanité et de désillusion. Dommage qu'elle ne soit pas plus connue !

30/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Bleach
Bleach

Ichigo Kurosaki, un jeune adolescent de 15 ans, est capable de voir les fantômes. Un soir, il tombe nez-à-nez avec la shinigami (litt: divinité de la mort) Rukia Kuchiki, dont le rôle est de protéger la ville des mauvais fantômes, "les hollows", et de permettre aux bons fantômes, les "plus", d'accéder à la soul society, l'équivalent du paradis dans ce manga. Mais, suite à l'attaque d'un hollow, la shinigami se retrouve obligée de donner ses pouvoirs au héros. N'arrivant pas à récupérer ses pouvoirs, elle confie à Ichigo la tache de protéger la ville. A ce moment là, en dehors de l'humour (absolument délirant, j'ai du mal à trouver des adjectifs pour le définir tellement il m'a scotché), rien n'indique que ce manga sera bien différent de ses congénères. Le dessin, bien que correct, n'est pas non plus à sauter au plafond. Le renversement survient au bout de quelques tomes. L'auteur ayant pris le temps de bien introduire et développer la personnalité des personnages principaux et secondaires, il démarre ensuite le scénario qui conquerra le cœur de nombreux adolescents à travers le monde : Rukia Kuchiki est enlevée par d'autre shinigamis, et Ighigo, avec l'aide de ses amis, tentera de la libérer. Les 48 tomes (premier cycle), ce qui pourrait paraitre trop long au premier abord, sont largement mieux tenu que chez son rival Naruto; on ne s'ennuit pas en les dévorant. Le dessin, quant à lui, évolue sans cesse. Correct mais sans plus au début, il atteint largement le niveau des meilleurs mangaka vers le milieu du manga. Pour un auteur dont c'est seulement le début de carrière, je tire mon chapeau. L'humour prend une place moins importante, mais reste présent malgré tout. Les combats sont très clairs et faciles à comprendre, comparé a énormément d'autres shonen. Le scénario : Contrairement à beaucoup de shonen, où le scénario est imaginé par l'auteur au fur et à mesure de la parution, un lecteur attentif pourra remarquer que ce n'est pas le cas dans Bleach : un personnage qui fait officiellement son entrée dans le tome 20 apparait en réalité dans le premier chapitre, et une scène du début du manga permet de construire toute la deuxième partie. Ce dernier voit quand même une légère baisse de niveau après la première partie (tomes 1 à 20). Les personnages : Variés, très charismatiques pour la plupart, avec tous un différent (ou énorme) grain de folie contribuent fortement à rendre l'histoire intéressante : on veut absolument savoir ce qu'ils deviennent. Bref, Bleach tire son épingle du jeu grâce à son scénario, son dessin, son humour et ses personnages, d'ou son énorme succès. On regrettera du coup l'apparition d'un deuxième cycle, très probablement démarré dans un but commercial, qui baisse le niveau général du niveau du manga. Mais heureusement, on peut s'arrêter à la fin du premier. Vraiment, très bon manga. A lire jusqu'au bout sans hésitation.

29/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Chimère(s) 1887
Chimère(s) 1887

On m'a offert ce premier tome, et c'est plutôt un heureux hasard étant donné que si j'avais posé les yeux sur la couverture en magasin, je ne suis pas sur que je l'aurais ouverte ! Donc quelle bonne surprise pour moi quand j'ai commencé Chimère. Des dessins excellents hauts en couleur très vivants de la part de Vincent. Véritablement un bonheur à regarder. Le scénario lui est tout aussi bon, l'histoire de Chimère et d'un bordel parisien sur fond d'une lutte acharnée entre politiques, manipulation, corruption... J'attends avec impatience la suite !

29/01/2012 (modifier)
Couverture de la série Le Meilleur Job du Monde
Le Meilleur Job du Monde

Christophe Bec a utilisé comme base à son scénario la campagne touristique de l'Etat australien du Queensland en 2009 qui offrait au candidat choisit un salaire de 150 000$ australien pour garder l'île de Hamilton... Et quelle bonne idée !!!! L'histoire se met en place petit à petit durant une vingtaine de page, et ensuite tout s'enchaînent ! Les détails troublant et les questions s'accumulent rapidement, et déjà à la fin du premier tome, des réponses. Le moins que l'on puisse dire, c'est qu'à la dernière case, on attend avec impatience la suite de l'histoire Christophe Bec signe une nouvelle fois, après notamment Pandemonium et Under, une série à cheval entre l'aventure, l'horreur, et le fantastique, et on peut dire que c'est réussi ! Il faut reconnaître le talent de Bec qui a le chic de nous faire frissonner en se servant d'une base réelle. Pas sûr que la crème solaire et le short de bain suffisent à Doug pour s'en sortir !

28/01/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Le Bleu est une couleur chaude
Le Bleu est une couleur chaude

Ce one-shot est pour ma part une excellente découverte. Je connaissais au préalable le sujet traité et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ressors ému et satisfait de cette magnifique lecture. Il y a dans cet album une très belle sensibilité et une sincérité émotionnelle qui m’ont conquis. Personnellement, je n’ai pas trouvé que le récit débordait de bons sentiments ou de clichés maladroits. J’ai vraiment ressenti le travail de l’auteur sur l’introspection de Clémentine et la découverte de soi. Adolescente - par définition en plein questionnement - elle découvre au fur et à mesure son identité sexuelle, les difficultés à l’accepter et, par la suite, les plaisirs mais aussi les douleurs liées à cet état de fait. Le rythme du récit est doux et harmonieux. Cette histoire d’amour est prenante car, dès le départ, le lecteur en connaît la fin. Mais le développement est construit adroitement entre le journal intime qui fait office de narration et les dialogues entre les différents protagonistes. Quant à l’aspect graphique de l’œuvre, c’est magistral. Le trait est maîtrisé, la colorisation est douce et fait ressortir par moment cette couleur bleu, caractéristique d’Emma, l’amour de Clémentine. En conclusion, se laisser bercer dans cette histoire d’amour fut un excellent moment de lecture. C’est beau, doux et bien réalisé. Laissez –vous tenter par cette sincérité, vous ne le regrettez pas !

28/01/2012 (modifier)