Ce one-shot est pour ma part une excellente découverte. Je connaissais au préalable le sujet traité et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ressors ému et satisfait de cette magnifique lecture.
Il y a dans cet album une très belle sensibilité et une sincérité émotionnelle qui m’ont conquis. Personnellement, je n’ai pas trouvé que le récit débordait de bons sentiments ou de clichés maladroits. J’ai vraiment ressenti le travail de l’auteur sur l’introspection de Clémentine et la découverte de soi. Adolescente - par définition en plein questionnement - elle découvre au fur et à mesure son identité sexuelle, les difficultés à l’accepter et, par la suite, les plaisirs mais aussi les douleurs liées à cet état de fait.
Le rythme du récit est doux et harmonieux. Cette histoire d’amour est prenante car, dès le départ, le lecteur en connaît la fin. Mais le développement est construit adroitement entre le journal intime qui fait office de narration et les dialogues entre les différents protagonistes.
Quant à l’aspect graphique de l’œuvre, c’est magistral. Le trait est maîtrisé, la colorisation est douce et fait ressortir par moment cette couleur bleu, caractéristique d’Emma, l’amour de Clémentine.
En conclusion, se laisser bercer dans cette histoire d’amour fut un excellent moment de lecture. C’est beau, doux et bien réalisé. Laissez –vous tenter par cette sincérité, vous ne le regrettez pas !
Voilà une bien belle histoire. C'est simple, sensible, mélancolique et pourtant plein d'espoir. Les deux personnages principaux, le père et le gendre, sont vraiment très attachants. Même la fille, en fait, finalement. L'évolution de l'attitude du gendre, de la moquerie vers l'empathie puis vers une farouche solidarité, est très bien rendue et touchante.
Les dessins sont aérés, dans un gaufrier large (en général 2 fois 3), avec des couleurs douces. Tout cela s'accorde à merveille avec l'histoire et contribue à rendre la lecture très paisible, poétique. Et en même temps, les nombreux changements d'angle de vue, bien maîtrisés et pertinemment utilisés, donnent une dynamique à la narration. Les basculements imaginaires de décors et de personnages sont vraiment bien faits et oniriques.
C'est un titre assez fin, pour lequel il est difficile de mettre par écrit le plaisir qu'on a ressenti. Lisez-le, vous verrez !
P.S. pour Erik : planche 30, sur les adresses des lettres, c'est bien Strasbourg !
J'ai pris cette bd à une médiathèque sans trop y regarder de près.
Et puis...
Je me suis fait happé en quelques pages par cette ambiance de soleil et de glandeurs aux charismes étranges.
Les dessins rendent une ambiance de ville et d'une époque (la Grèce avant la dictature des colonels) saisissante. Et l'histoire petit à petit se cale sur cette atmosphère méditerranéenne, de petits embrouilles et de traines-savates.
Une journée ailleurs dans un pays bouffé de soleil, accompagné de musique et agrandie d'une impression de liberté...ça ne se refuse pas !
Superbe diptyque découvert à travers l’édition intégrale.
On suit l’histoire de Julien, déserteur, déclaré mort par les autorités, de retour dans son village natal pour se cacher. Au premier abord, l’insouciance générale semble régner, la guerre bien lointaine. Depuis son pigeonnier, Julien assiste à son propre enterrement, observe la vie paisible du village et surtout la belle Cécile, son amour d’enfance.
Crescendo, la tension monte, la guerre se rappelle à tous, les personnages se dévoilent et prennent des positions plus affirmées. A travers la radio, on suit l’avancée des alliés face aux troupes allemandes. Même l’insouciant Julien finira également par jouer un rôle et à prendre partie.
Le récit est très vite captivant, on est rapidement immergé dans ce petit village. Les situations sonnent juste, les personnages sont intéressants et bien campés. L’humour est également présent, notamment à travers les dialogues de Julien à Maginot, personnage imaginaire qui lui tient compagnie dans son terrier coupé du monde. La conclusion est très belle et nous ramène au titre même de cette série.
Enfin, tout cela est magnifiquement servi par un dessin réaliste de toute beauté. Le fond et la forme sont réunis pour le plus grand plaisir du lecteur.
En fait je n'aurais quasiment rien à rajouter aux avis précédents : les deux premiers tomes sont les deux moins bon (du coup c'est pratique, on y va crescendo) et les deux suivants sont juste sublimes.
Une sage mythique et qui mérite largement son rang et sa réputation. Le dessin est extraordinaire (made in Loisel) et l'histoire, bien que mettant du temps à vraiment se démarquer, devient ensuite superbe et se conclut par un final excellent, qui lui fait mériter le statut de culte. Des personnages très attachants, un bestiaire qui n'a rien à envier à celui de Lanfeust ... Bref, c'est tout bon !
Mais voila, la longueur des premiers tomes m'empêchent de mettre le 5/5 à l'ensemble de la saga, qui doit se contenter alors d'un modeste 4.5/5. Je m'en excuse auprès de tout les fans (et j'en suis) mais voila, je n'arrive pas à mettre le culte.
Une saga indispensable, culte et pilier de la fantasy. A posséder obligatoirement.
Me fiant totalement aux avis de BDthèque j'ai acheté tout les tomes de cette BD sans même savoir ce que je trouverais à l'intérieur. Et bien j'ai été ravi !
Une Bd qui dépote dans tout les sens du terme ! C'est presque impossible de ne pas rire devant ces personnes qui sont tout bonnement incroyable.
Ici, je ne saurais dire quel est le héros, mais je penche vraiment pour De Villep .. Alexandre Taillards de Vorms, ce personnage haut en couleur, mais auquel on s'attache rapidement.
En fait, cette BD c'est quelque chose d'assez dingue, vu que ce n'est pas des gags avec chute, c'est de l'humour permanent, ce qui fait qu'on se fend la gueule quasiment toute les cases.
La brochette de personnages présentée est aussi savoureuse que incroyable, tant les manières et les dialogues paraissent fou. C'est un monde de parfait malades qui nous est présenté, et on ne peut que en rire.
Une BD qui plaira à tout les fans de politique, mais aussi tout simplement ceux qui aiment rigoler avec du bon humour tout simplement. Les deux tomes sont aussi bon l'un que l'autre, et j'attends impatiemment la suite si suite il y a !
Autre BD que j'ai beaucoup appréciée, cette fois-ci encore dans le genre autobiographique.
Ce qui frappe vite dans cette BD, c'est l'histoire très crue de Uli Lust, et de sa "descente aux enfers" en compagnie de son amie Edi. Rien ne sera caché, et rien ne leur sera épargné. Je dirais "âme sensible s'abstenir".
Le dessin, sans être bon, permet de bien comprendre et retranscrit une atmosphère assez particulière, qui finalement colle assez bien au récit.
Et quel récit ! Une descente de l'Italie qui ressemble bien à une descente aux enfers, avec des péripéties de plus en plus incroyable, qui finissent par devenir franchement glauque, de plus en plus dangereuse, et qui se finit d'une manière tellement "simple" qu'on a presque du mal à croire que c'est la dernière page.
Le voyage de ces deux amies punk est curieusement prenant, et une sorte de suspense s'installe dans la lecture, on en vient à se demander comment elles peuvent encore continuer, comment elles peuvent être aussi simple d'esprit. Et surtout si elles y survivront.
Mais ce récit n'est pas seulement le voyage de deux jeunes "écervelées", c'est aussi la peinture des mœurs de l'Italie dans ces années, et de la condition de la femme. On est en fait happé par ce comportement presque révoltant d'une bonne partie des hommes qu'elles croiseront, avec une forte envie d'en étrangler une partie.
Finalement, ce livre fait ressortir de nombreuses choses : la découverte d'une Italie, la descente aux enfers des deux protagonistes, l'obstination (trop) acharnée d'un rêve...
On en ressort assez choqué, voir révolté ou indigné, ou peiné, mais en tout cas, on en tire des émotions assez violentes.
Une très bonne lecture, l'achat est recommandé et la lecture aussi, mais pour reprendre Bertrand Blier : "Faut reconnaitre, c'est du brutal".
Encore une excellente BD que je ne regrette pas d'avoir acheté les yeux fermés sur les simples conseils de BDthèque (preuve de qualité du site !).
On a affaire ici à une BD autobiographique de très grande qualité, d'abord en terme de dessin qui est parfaitement maitrisé et superbe, avec un superbe rendu.
Ici, on aborde plusieurs thèmes dans un même roman : la paternité, les couples divorcés, les maladie et la mort, les couples et surtout le SIDA qui réunit tout les autres autour de lui.
Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est la facilité avec laquelle on rentre dans le récit, pas forcément chronologique mais plutôt thématique, autour de cette relation amoureuse qu'il a avec une personne atteinte du SIDA et de son enfant, infecté aussi. Une relation assez curieuse en fait, et surtout qui sort de l'ordinaire.
Je dois dire que c'est la ce que j'ai adoré : sans être une romance, c'est une histoire d'amour peu banale, le genre qu'on ne voit pas souvent (peut-être parce qu'on ne veux pas le montrer ...).
Cette BD est une excellente lecture, sortant des sentiers battus et dont on voit l'importance pour l'auteur, qui livre une foule de question et de remarques sur sa nouvelle vie avec cette compagne. On en ressort rempli de question et de réflexion, et ce n'est pas pour me déplaire.
Un 4/5 amplement mérité
C’est racoleur avec des scènes de violence et de sexe très crues.
Oui, l’histoire est invraisemblable : les élèves d'une classe doivent s'entretuer pour alimenter les données d'un Japon totalitaire.
Oui, les auteurs ont un peu artificiellement étiré le manga.
Et pourtant j’ai trouvé la lecture de Battle Royale très plaisante. Le dessin est de qualité et les personnages sont soignés, bien qu'un brin stéréotypés. L’action est omniprésente et donne beaucoup de dynamisme, compensant la pauvreté relative de l’intrigue. Il y a beaucoup de suspense et les tomes s’avalent les uns après les autres sans lassitude.
De plus, les auteurs ont réussi à instaurer un climat malsain et dérangeant. En effet, des ados sont obligés par un pouvoir totalitaire de tuer leurs camarades.
Battle Royale est une excellente série B qui s’assume.
A réserver aux lecteurs avertis.
Ayant apprécié Le Troisième Testament, j'ai acquis cette série avec un a priori très positif. Et je n'ai pas été déçu !
Bien que ne connaissant pas la légende entourant cette histoire, je n'ai eu aucun souci pour m'y retrouver. Le scénario est agréablement mené, le double niveau de récit étant vraiment de mon goût. Les tomes sont équilibrés, et savent ménager ce qu'il faut d'obscurité pour ne pas perdre non plus le lecteur tout en maintenant sa curiosité. Et que dire du dessin que je trouve magnifique.
Je l'ai jugé plus abouti que dans le 3ème testament. Avec une mise en page vraiment splendide entre quelques pleines pages, des cadrages dynamiques, et des doubles pages vraiment belles et riches. En plus, ce n'est pas une série à rallonge, mais une simple trilogie vraiment superbement réalisée. Les couvertures vous appellent, et la qualité des livres est excellente, ce sont de beaux livres tout simplement et ça mérite d'être souligné. Le seul petit défaut, et j'irai à l'encontre de nombre d'avis, ce sont les petites touches d'humour qui pour moi n'étaient pas forcément opportunes dans un tel récit, mais c'est juste un détail, et ça ne m'a gêné plus que ça! Une seule personne aux commandes du dessin et de l'histoire et un résultat formidable : admiration et vivement le prochain récit !
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Le Bleu est une couleur chaude
Ce one-shot est pour ma part une excellente découverte. Je connaissais au préalable le sujet traité et je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Je ressors ému et satisfait de cette magnifique lecture. Il y a dans cet album une très belle sensibilité et une sincérité émotionnelle qui m’ont conquis. Personnellement, je n’ai pas trouvé que le récit débordait de bons sentiments ou de clichés maladroits. J’ai vraiment ressenti le travail de l’auteur sur l’introspection de Clémentine et la découverte de soi. Adolescente - par définition en plein questionnement - elle découvre au fur et à mesure son identité sexuelle, les difficultés à l’accepter et, par la suite, les plaisirs mais aussi les douleurs liées à cet état de fait. Le rythme du récit est doux et harmonieux. Cette histoire d’amour est prenante car, dès le départ, le lecteur en connaît la fin. Mais le développement est construit adroitement entre le journal intime qui fait office de narration et les dialogues entre les différents protagonistes. Quant à l’aspect graphique de l’œuvre, c’est magistral. Le trait est maîtrisé, la colorisation est douce et fait ressortir par moment cette couleur bleu, caractéristique d’Emma, l’amour de Clémentine. En conclusion, se laisser bercer dans cette histoire d’amour fut un excellent moment de lecture. C’est beau, doux et bien réalisé. Laissez –vous tenter par cette sincérité, vous ne le regrettez pas !
Le Roi Banal
Voilà une bien belle histoire. C'est simple, sensible, mélancolique et pourtant plein d'espoir. Les deux personnages principaux, le père et le gendre, sont vraiment très attachants. Même la fille, en fait, finalement. L'évolution de l'attitude du gendre, de la moquerie vers l'empathie puis vers une farouche solidarité, est très bien rendue et touchante. Les dessins sont aérés, dans un gaufrier large (en général 2 fois 3), avec des couleurs douces. Tout cela s'accorde à merveille avec l'histoire et contribue à rendre la lecture très paisible, poétique. Et en même temps, les nombreux changements d'angle de vue, bien maîtrisés et pertinemment utilisés, donnent une dynamique à la narration. Les basculements imaginaires de décors et de personnages sont vraiment bien faits et oniriques. C'est un titre assez fin, pour lequel il est difficile de mettre par écrit le plaisir qu'on a ressenti. Lisez-le, vous verrez ! P.S. pour Erik : planche 30, sur les adresses des lettres, c'est bien Strasbourg !
Rébétiko
J'ai pris cette bd à une médiathèque sans trop y regarder de près. Et puis... Je me suis fait happé en quelques pages par cette ambiance de soleil et de glandeurs aux charismes étranges. Les dessins rendent une ambiance de ville et d'une époque (la Grèce avant la dictature des colonels) saisissante. Et l'histoire petit à petit se cale sur cette atmosphère méditerranéenne, de petits embrouilles et de traines-savates. Une journée ailleurs dans un pays bouffé de soleil, accompagné de musique et agrandie d'une impression de liberté...ça ne se refuse pas !
Le Sursis
Superbe diptyque découvert à travers l’édition intégrale. On suit l’histoire de Julien, déserteur, déclaré mort par les autorités, de retour dans son village natal pour se cacher. Au premier abord, l’insouciance générale semble régner, la guerre bien lointaine. Depuis son pigeonnier, Julien assiste à son propre enterrement, observe la vie paisible du village et surtout la belle Cécile, son amour d’enfance. Crescendo, la tension monte, la guerre se rappelle à tous, les personnages se dévoilent et prennent des positions plus affirmées. A travers la radio, on suit l’avancée des alliés face aux troupes allemandes. Même l’insouciant Julien finira également par jouer un rôle et à prendre partie. Le récit est très vite captivant, on est rapidement immergé dans ce petit village. Les situations sonnent juste, les personnages sont intéressants et bien campés. L’humour est également présent, notamment à travers les dialogues de Julien à Maginot, personnage imaginaire qui lui tient compagnie dans son terrier coupé du monde. La conclusion est très belle et nous ramène au titre même de cette série. Enfin, tout cela est magnifiquement servi par un dessin réaliste de toute beauté. Le fond et la forme sont réunis pour le plus grand plaisir du lecteur.
La Quête de l'Oiseau du Temps
En fait je n'aurais quasiment rien à rajouter aux avis précédents : les deux premiers tomes sont les deux moins bon (du coup c'est pratique, on y va crescendo) et les deux suivants sont juste sublimes. Une sage mythique et qui mérite largement son rang et sa réputation. Le dessin est extraordinaire (made in Loisel) et l'histoire, bien que mettant du temps à vraiment se démarquer, devient ensuite superbe et se conclut par un final excellent, qui lui fait mériter le statut de culte. Des personnages très attachants, un bestiaire qui n'a rien à envier à celui de Lanfeust ... Bref, c'est tout bon ! Mais voila, la longueur des premiers tomes m'empêchent de mettre le 5/5 à l'ensemble de la saga, qui doit se contenter alors d'un modeste 4.5/5. Je m'en excuse auprès de tout les fans (et j'en suis) mais voila, je n'arrive pas à mettre le culte. Une saga indispensable, culte et pilier de la fantasy. A posséder obligatoirement.
Quai d'Orsay
Me fiant totalement aux avis de BDthèque j'ai acheté tout les tomes de cette BD sans même savoir ce que je trouverais à l'intérieur. Et bien j'ai été ravi ! Une Bd qui dépote dans tout les sens du terme ! C'est presque impossible de ne pas rire devant ces personnes qui sont tout bonnement incroyable. Ici, je ne saurais dire quel est le héros, mais je penche vraiment pour De Villep .. Alexandre Taillards de Vorms, ce personnage haut en couleur, mais auquel on s'attache rapidement. En fait, cette BD c'est quelque chose d'assez dingue, vu que ce n'est pas des gags avec chute, c'est de l'humour permanent, ce qui fait qu'on se fend la gueule quasiment toute les cases. La brochette de personnages présentée est aussi savoureuse que incroyable, tant les manières et les dialogues paraissent fou. C'est un monde de parfait malades qui nous est présenté, et on ne peut que en rire. Une BD qui plaira à tout les fans de politique, mais aussi tout simplement ceux qui aiment rigoler avec du bon humour tout simplement. Les deux tomes sont aussi bon l'un que l'autre, et j'attends impatiemment la suite si suite il y a !
Trop n'est pas assez
Autre BD que j'ai beaucoup appréciée, cette fois-ci encore dans le genre autobiographique. Ce qui frappe vite dans cette BD, c'est l'histoire très crue de Uli Lust, et de sa "descente aux enfers" en compagnie de son amie Edi. Rien ne sera caché, et rien ne leur sera épargné. Je dirais "âme sensible s'abstenir". Le dessin, sans être bon, permet de bien comprendre et retranscrit une atmosphère assez particulière, qui finalement colle assez bien au récit. Et quel récit ! Une descente de l'Italie qui ressemble bien à une descente aux enfers, avec des péripéties de plus en plus incroyable, qui finissent par devenir franchement glauque, de plus en plus dangereuse, et qui se finit d'une manière tellement "simple" qu'on a presque du mal à croire que c'est la dernière page. Le voyage de ces deux amies punk est curieusement prenant, et une sorte de suspense s'installe dans la lecture, on en vient à se demander comment elles peuvent encore continuer, comment elles peuvent être aussi simple d'esprit. Et surtout si elles y survivront. Mais ce récit n'est pas seulement le voyage de deux jeunes "écervelées", c'est aussi la peinture des mœurs de l'Italie dans ces années, et de la condition de la femme. On est en fait happé par ce comportement presque révoltant d'une bonne partie des hommes qu'elles croiseront, avec une forte envie d'en étrangler une partie. Finalement, ce livre fait ressortir de nombreuses choses : la découverte d'une Italie, la descente aux enfers des deux protagonistes, l'obstination (trop) acharnée d'un rêve... On en ressort assez choqué, voir révolté ou indigné, ou peiné, mais en tout cas, on en tire des émotions assez violentes. Une très bonne lecture, l'achat est recommandé et la lecture aussi, mais pour reprendre Bertrand Blier : "Faut reconnaitre, c'est du brutal".
Pilules bleues
Encore une excellente BD que je ne regrette pas d'avoir acheté les yeux fermés sur les simples conseils de BDthèque (preuve de qualité du site !). On a affaire ici à une BD autobiographique de très grande qualité, d'abord en terme de dessin qui est parfaitement maitrisé et superbe, avec un superbe rendu. Ici, on aborde plusieurs thèmes dans un même roman : la paternité, les couples divorcés, les maladie et la mort, les couples et surtout le SIDA qui réunit tout les autres autour de lui. Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est la facilité avec laquelle on rentre dans le récit, pas forcément chronologique mais plutôt thématique, autour de cette relation amoureuse qu'il a avec une personne atteinte du SIDA et de son enfant, infecté aussi. Une relation assez curieuse en fait, et surtout qui sort de l'ordinaire. Je dois dire que c'est la ce que j'ai adoré : sans être une romance, c'est une histoire d'amour peu banale, le genre qu'on ne voit pas souvent (peut-être parce qu'on ne veux pas le montrer ...). Cette BD est une excellente lecture, sortant des sentiers battus et dont on voit l'importance pour l'auteur, qui livre une foule de question et de remarques sur sa nouvelle vie avec cette compagne. On en ressort rempli de question et de réflexion, et ce n'est pas pour me déplaire. Un 4/5 amplement mérité
Battle Royale
C’est racoleur avec des scènes de violence et de sexe très crues. Oui, l’histoire est invraisemblable : les élèves d'une classe doivent s'entretuer pour alimenter les données d'un Japon totalitaire. Oui, les auteurs ont un peu artificiellement étiré le manga. Et pourtant j’ai trouvé la lecture de Battle Royale très plaisante. Le dessin est de qualité et les personnages sont soignés, bien qu'un brin stéréotypés. L’action est omniprésente et donne beaucoup de dynamisme, compensant la pauvreté relative de l’intrigue. Il y a beaucoup de suspense et les tomes s’avalent les uns après les autres sans lassitude. De plus, les auteurs ont réussi à instaurer un climat malsain et dérangeant. En effet, des ados sont obligés par un pouvoir totalitaire de tuer leurs camarades. Battle Royale est une excellente série B qui s’assume. A réserver aux lecteurs avertis.
Siegfried
Ayant apprécié Le Troisième Testament, j'ai acquis cette série avec un a priori très positif. Et je n'ai pas été déçu ! Bien que ne connaissant pas la légende entourant cette histoire, je n'ai eu aucun souci pour m'y retrouver. Le scénario est agréablement mené, le double niveau de récit étant vraiment de mon goût. Les tomes sont équilibrés, et savent ménager ce qu'il faut d'obscurité pour ne pas perdre non plus le lecteur tout en maintenant sa curiosité. Et que dire du dessin que je trouve magnifique. Je l'ai jugé plus abouti que dans le 3ème testament. Avec une mise en page vraiment splendide entre quelques pleines pages, des cadrages dynamiques, et des doubles pages vraiment belles et riches. En plus, ce n'est pas une série à rallonge, mais une simple trilogie vraiment superbement réalisée. Les couvertures vous appellent, et la qualité des livres est excellente, ce sont de beaux livres tout simplement et ça mérite d'être souligné. Le seul petit défaut, et j'irai à l'encontre de nombre d'avis, ce sont les petites touches d'humour qui pour moi n'étaient pas forcément opportunes dans un tel récit, mais c'est juste un détail, et ça ne m'a gêné plus que ça! Une seule personne aux commandes du dessin et de l'histoire et un résultat formidable : admiration et vivement le prochain récit !