Les derniers avis (32069 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Boxeur (Casterman)
Le Boxeur (Casterman)

Cette bd aborde un thème rarement connu: le sort des boxeurs durant la Seconde Guerre Mondiale qui ne plaisaient pas aux nazis. En effet, de nombreux champions ont terminé leur vie dans les camps de concentration. Il se trouve que dernièrement, j'ai lu Zigeuner qui traitait également du destin d'un célèbre boxer à savoir Johann Trollmann qui était d'origine Tzigane et qui fut abattu en 1943 par les nazis. La première partie de l'ouvrage est sans doute la plus poignante avec le passage dans les camps de concentration où les matchs de boxe permettait de divertir les dignitaires. La seconde partie sur le sol américain paraîtra un peu plus fade malgré les matchs truqués par la mafia locale. Une oeuvre historique de 180 pages qui sera documenté à la fin par un documentaire sur le sort des différents boxers dans les camps. Le présent roman s'intéresse au polonais Hertzko Haft et c'est un bel hommage qui est rendu par l'auteur de Castro. Visiblement, l'auteur arrive à nous émouvoir. Le dessin ressemble un peu de Wil Eisner. En conclusion, une histoire poignante servie par un dessin à la hauteur.

16/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Jhen (Xan)
Jhen (Xan)

Contrairement à certains posteurs qui disent du bien de cette série qu'ils ont lu enfant, moi je l'ai lue étant déja adulte et connaissant parfaitement l'histoire de Gilles de Rais; lorsque j'habitais encore La Rochelle, nous allions en famille visiter le château de Tiffauges en Vendée, situé à peu près à une centaine de km; c'était une belle ruine mystérieuse avec un je ne sais quoi d'étrange qui m'avait intrigué, j'ai cherché à me documenter sur ce personnage et j'ai su tout ce qu'il fallait savoir : c'était vraiment effrayant. Aujourd'hui, Tiffauges, grâce au renouveau de l'intérêt pour la culture, l'Histoire et le patrimoine, a été complètement transformé et livré à la multitude avec baraques à frites et autres démonstrations de chevaliers (en été, il reçoit entre 300 et 500 personnes par jour), alors fini le mystère et les murs noircis par les messes noires de Gilles, Si vous voulez voir cette forteresse, évitez l'été et les vacances scolaires. En 1978 quand j'ai découvert cette Bd dans les pages du Nouveau Tintin, j'ai bien-sûr été enthousiasmé par le propos. Ce jeune tailleur de pierre, Jhen Roque qui devient l'ami de Gilles de Rais avait quelque chose de troublant. Les relations entre eux vont devenir fraternelles autant qu'ambiguës, leurs routes se croisent sans cesse; en fait, Jhen donne son titre à la série et sert de lien à tous les épisodes, mais le véritable héros central, même s'il n'est pas toujours présent, est Gilles, personnage charismatique à souhait, bien qu'effrayant et sombre en raison de ses turpitudes nocturnes. Ce grand seigneur surnommé Barbe Bleue (et dont Perrault s'inspirera pour son célèbre conte), est présenté ici comme un tueur d'enfants, probablement le premier pédophile de l'Histoire, un personnage bien réel qui se livrait à des atrocités sanglantes dans ses nombreux domaines comme Tiffauges, Pouzauges ou Machecoul. Cependant, les allusions sont discrètes, la série étant destinée à un public très large mais plutôt jeune. Ce thème d'une grande richesse permet au Jacques Martin scénariste de brosser une fresque médiévale de grande qualité, en faisant évoluer côte à côte des personnages fictifs et réels (on y voit aussi le roi Charles VII, sa favorite Agnès Sorel, le dauphin, futur Louis XI). Martin devient ici un formidable conteur qui ne lésine pas sur le détail historique, et qui étrangement, parvient à rendre sympathique le trouble Gilles de Rais. Il a trouvé en Jean Pleyers un partenaire idéal pour cette série passionnante; son graphisme est très inspiré de l'école belge et très voisin de celui de Martin, il culmine en de somptueuses reconstitutions de châteaux et décors moyenâgeux s'appuyant sur une solide documentation, qui ne peuvent que plaire à l'amateur d'histoire médiévale que je suis. L'effort est aussi porté sur les costumes et les armures (les étendards de l'ost, la suite royale à Chinon...). J'ai toute la collection et je prends toujours plaisir à la relire. A noter qu'elle s'est d'abord appelée "Xan" (le héros s'appelait Xan Larc) dans les deux récits diffusés dans Tintin (L'Or de la mort, et Jehanne de France) sous l'égide du Lombard, mais Martin se disputant avec la plupart de ses éditeurs, la série arrive alors chez Casterman sous le nom de "Jhen".

15/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Tif et Tondu
Tif et Tondu

Je ne sais pas pourquoi, mais je me suis toujours attaché à cette série indémodable, je l'ai découverte dans un recueil Spirou (alors que je n'étais qu'un lecteur occasionnel de ce journal) avec l'épisode "l'Ombre sans corps", et depuis, je ne l'ai plus lachée, je possède toute la série depuis l'album n°4 jusqu'au dernier scénario de Desberg (les périodes Rosy, Tillieux, Desberg étant les meilleures). Cette bande créée en 1938 par Dineur n'a cessé qu'en 1997, c'est dire si elle a marqué le journal Spirou en résistant aux années, aux modes et aux transformations sans prendre une ride pendant plus de 60 ans. Au début, il n'y avait que Tif, Tondu n'apparaissant que plus tard, et le ton était vraiment fantaisiste; de plus, le dessin n'était pas joli, plutôt grossier comme c'était courant chez les dessinateurs d'avant-guerre. En 1949, le dessin est confié au jeune Will, élève de Jijé, qui en rajeunit et en modernise l'aspect, même si son graphisme ne cherche pas les effets, mais il est efficace et convient parfaitement à ce type de bande semi-réaliste. Ce lifting est bénéfique, car les lecteurs apprécient déja ce sympathique duo de détectives amateurs, dont l'intérêt réside dans l'opposition des 2 héros : d'abord par le fait que Tondu soit le chevelu hirsute et barbu, et Tif le chauve; ensuite Tondu est plutôt actif, c'est le sérieux, celui qui décide, tandis que Tif est le jovial gaffeur, râleur parfois insupportable, attiré par les femmes, bref, le comique de service, mais qui peut s'avérer fonceur dans Tif et Tondu à New York ; pourtant, il n'est pas le faire-valoir de son acolyte, tous deux sont complémentaires, un peu comme Astérix et Obélix ou Tintin et Haddock. La période Dineur, il faut donc l'oublier, c'est à partir de 1955 que la bande va vivre ses plus belles années lorsque Maurice Rosy crée le redoutable Monsieur Choc, sorte de Fantômas moderne, élégamment vêtu d'un smoking et de gants blancs, le visage dissimulé par un heaume, c'est le plus implacable ennemi qu'ait eu à combattre le duo de détectives. En même temps, quand on y pense, il y a un côté théâtral et ridicule dans ce personnage, totalement invraisemblable aujourd'hui, mais à l'époque, les méchants étaient comme ça et on l'acceptait. En 1968, c'est Maurice Tillieux qui prend le relais de Rosy ; la série est encore dans une grande période. Comme il le fit dans Gil Jourdan, Tillieux accentue le caractère policier des histoires, et frôle le fantastique où le mystère et l'angoisse dominent ; les titres des albums sont explicites (l'Ombre sans corps, Contre le Cobra, le Roc maudit, Sorti des abîmes, les Ressuscités, le Scaphandrier mort, un Plan démoniaque, le Retour de la Bête), l'esprit des récits apparaît sans ambiguïté, le lecteur devine où les auteurs vont l'emmener. Nos deux héros deviennent dans cette période des détectives traditionnels et côtoient parfois leur ami Ficshussett de Scotland Yard. En même temps, ce sont deux vieux garçons, et la série contient peu de femmes, Tillieux leur adjoint parfois une blonde compagne, la délicieuse comtesse Amélie d'Yeu dite Kiki. Après la mort de Tillieux, son assistant Stephen Desberg intervient en 1978 avec le Gouffre interdit, apportant un ton nouveau, fantastique mais aussi plus en phase avec l'actualité (voir les épisodes Swastika ou les Phalanges de Jeanne d'Arc) ; pour ses grands débuts, Desberg tentait des choses nouvelles, c'était encore bien. En 1991, Will passe la main à Sikorski au graphisme plus moderne et à des scénarios de Lapière peu inspirés, beaucoup de lecteurs se sont alors détournés de la série, moi le premier. Le charme est rompu. Mais les aventures palpitantes de ces deux héros, qui peuvent être cataloguées pour la jeunesse, sont plus subtiles qu'il n'y paraît, ça plaît aussi aux adultes, et je prend encore beaucoup de plaisir à les relire. Un classique incontournable de la BD franco-belge.

15/06/2013 (modifier)
Couverture de la série La 27e lettre
La 27e lettre

Attention, chef d'oeuvre ! Cet ouvrage fait partie de la trilogie Will/Desberg avec, auparavant, Le Jardin des désirs ( 1988 ), et ensuite L'Appel de l'Enfer ( 1993 ). Avec un Desberg au scénario, à la fois coquin ou tendre, avec son humour décalé, et avec un Will au dessin, au sommet de son art. Il a dû aimer les femmes pour les dessiner aussi attrayantes... Bon, la perfection n'existant pas en ce (bas) monde, je me contenterai donc d'une note de 4,5/5... La trilogie a depuis été rééditée en intégrale. A se procurer, toutes affaires cessantes. Will, un dessinateur, et un peintre bien trop méconnu... A qui s'adresse cette trilogie ? A ceux qui ont déjà eu affaire à l'âme insondable féminine...

14/06/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Clichés de Bosnie
Clichés de Bosnie

Futuropolis semble avoir renoué avec sa ligne éditoriale principale, celle qui a fait sa réputation. Clichés de Bosnie s'inscrit en plein dans cette ligne, nous proposant un reportage où, encore une fois, le narrateur décide de ne pas s'effacer devant son histoire, mais au contraire d'y jouer un rôle, de nous livrer sa vision, ses sentiments. C'est ce qui en fait l'authenticité. La guerre de Bosnie s'est déroulée à deux heures d'avion de la France à peine, il y a déjà 20 ans, mais les cicatrices, comme pour tout conflit, mettront du temps à guérir. Presque quinze ans après le conflit, Aurélien Ducoudray découvre donc ce pays ravagé, déchiré, mais toujours debout. Au-delà des clichés, au-delà des clivages, c'est un portrait sans fard, où on passe du rire aux larmes, en passant par la stupéfaction, la colère, la tristesse... On pensait avoir tout dit, tout lu, tout vu sur cette guerre, mais il y a encore des choses incroyables... Le passage qui m'a le plus ébranlé est celui où Aurélien rencontre Racim, la gardien du Tunnel de Tuzla. Une horreur sans nom, que les auteurs nous permettent de deviner, car ils ont choisi de ne pas trop en montrer... Au côté de Ducoudray François Ravard propose son style fin, alerte, acéré, qui lui permet d'être à l'aise dans tous les compartiments du réel. A noter que ce gros album de plus de 200 pages est complété par les photos et les commentaires afférents de Ducoudray. On n'oubliera pas...

14/06/2013 (modifier)
Couverture de la série Vagues à l'âme
Vagues à l'âme

J'ai passé un très bon moment avec cette petite BD qui se lit très vite. Ca a été une bonne expérience. J'ai été particulièrement touché par cette histoire pour deux raisons: Tout d'abord, une partie de l'histoire se déroule dans mon Nord-Pas-de-Calais natal, ensuite, à l'instar du héros, j'ai un peu aussi appris à (re)découvrir l'épopée de mon grand-père pendant la deuxième guerre mondiale sur le tard, trop tard en fait... Le personnage principal est très attachant, authentique, avec un sacré caractère ! Les situations sont de plus souvent agrémentées d'une touche humoristique. Bref, on ne s'ennuie pas à suivre les péripéties qu'a vécu cet homme. Le côté familial et sentimental du récit est très touchant. Un très agréable, bien que court, moment. (226)

14/06/2013 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série Lastman
Lastman

Un peu de fraicheur dans un monde de brutes ! A moins que ce ne soit le contraire... En tout cas, "Lastman" est le genre de BD qui se laisse lire toute seule et qu'on ne lâche qu'une fois la dernière page tournée. Dépouillé graphiquement avec une prédominance du style épuré de Bastien Vives, c'est dans le rythme narratif et les personnages qu'on s'y retrouve. Allant pêcher dans tout un tas de références assez hétéroclites mais bien senties, cette histoire de tournoi d'art martiaux somme toute banale, nous embarque très rapidement. L'empathie pour le jeune Adrian est facile, et tous les personnages qui s'installent petit à petit finissent par tisser une toile qui prend rapidement de la consistance. Ajoutez à cela toute une série de questions et de petits mystères qui restent en suspens, et on se prends à espérer une suite rapide pour cette série. Pari réussi donc pour ce trio d'auteurs qui avec ce premier tome pose les bases solides d'une série qui s'annonce très bien. Reste à voir ce que la suite nous réserve ! *** 2nd tome*** Un second tome tout aussi efficace, toujours aussi axé sur le dynamisme et l'élan narratif imposé ; l'humour n'est pas en reste, et malgré quelques ficelles et fil de trames qu'on voit venir de loin, on arrive à se faire surprendre par quelques rebondissements qui maintiennent notre curiosité en éveil et appellent une suite qu'on attend avec impatience. Un deuxième tome qui transforme l'essai ; espérons que la suite soit toute aussi bonne.

14/06/2013 (modifier)
Par Lucleroi
Note: 4/5
Couverture de la série Nouvelles du Monde Invisible
Nouvelles du Monde Invisible

Je ne saisis pas souvent ma plume pour livrer mon avis concernant mes impressions et ceci ne reflète pas la quantité de mes lectures bande dessinèsques, ni la réalité de mes envies le plus souvent mues par un certain enthousiasme. Mais, faute de temps et surtout en raison d'un certain flegme qu'il m'est difficile de vaincre, je ne le fais que de manière très parcimonieuse. Jusqu'à présent, je ne l'ais fait que lorsque mon impression de lecture tranchait suffisamment avec les avis déjà postés sur le site, jugeant ceux-ci trop sévères et/ou que la dite BD méritait une meilleure note que celle(s) qui lui avai(en)t été attribuée(s), un peu à la manière d'un redresseur de tort, en quelque sorte... Il y a longtemps que cette bande dessinée titillait ma curiosité, posée sur son étagère où régulièrement elle croisait mon regard. Sa couverture et surtout son titre "Nouvelles du monde invisible" lui conférant une allure(faussement) fantastique et en tout cas mystérieuse... Malgré tout, certaines critiques en demi-teinte qui m'étaient parvenues sur cet album - venant corroborer l'impression que j'avais concernant ma connaissance des oeuvres de Jean-Claude Denis - avaient freinées quelque peu mes élans. En effet, bien qu'appréciant particulièrement son style graphique, certaines de ces réalisations ne m'ayant pas toujours convaincues(L'ombre au tableau, Le pélican, Les 7 péchés capitaux, La beauté à domicile), alors que d'autres plus nombreuses m'avaient au contraire rendues franchement plus enthousiaste(Animal, Bonbon piment, Quelques mois à l'Amélie, Drôle d'oisifs...pour ne citée que celles là). J'étais donc partagé et éprouvais un peu d'appréhension quand à la lecture de ces quelques 165 pages. Aborder le thème des odeurs et des effluves en bande dessinée tient presque de la gageure. Ici, l'auteur a choisi de traiter le thème sous l'angle de son expérience personnelles et, un peu à la manière d'une docu-fiction il nous convie donc à explorer cet univers invisible envers lequel il a développé un sens olfactif d'une sensibilité toute particulière. Abordant le sujet sans prétention, avec suffisamment de retenue et de pudeur dans les scénarii pour que l'ensemble reste intéressant et attrayant, voir même instructif. Le récit est découpé sous forme de nouvelles(d'où le titre), le propos et le traitement graphique confère à l'ensemble un savant mélange fait d'humour et de poésie, de mystère et de décontraction, rendant l'ensemble fort agréable à la lecture... En bref: tout en faisant de nous les témoins de ses propres expériences à différents époques de sa vie, l'auteur réussit donc le tour de force de nous captiver sur un sujet aussi vaporeux et subjectif que l'odorat, tout en explorant un peu plus les possibilités de la bande dessinée. Et pour conclure: ceux qui comme moi souffrent de sinusite chronique, d'un odorat fort peu développé et en tout cas sans commune mesure avec celui de l'auteur, je leur conseillerais presque l'achat de l'album les yeux fermés car gageons qu'ils sauront en apprécier la lecture, qui au final les laissera sans voix...

13/06/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carton blême
Carton blême

Nouveau coup de cœur pour une adaptation de roman de la collection Rivages Noir. L’histoire de ce polar d’anticipation prend place dans un monde surpeuplé où la police ne peut plus répondre à toutes les sollicitations. Une loi a donc décidé que les forces de l’ordre ne viendraient en aide qu’aux gens en bonne santé, les détenteurs du carton bleu, un sésame à mi-chemin entre la carte vitale et la CB. On ne fait rien pour les malades en possession d’un simple carton blême. Les auteurs réussissent particulièrement bien à nous faire rentrer dans leur univers. Ils arrivent à nous expliquer le fonctionnement de ce système de carton bleu ou blême sans aucune lourdeur, et bien au contraire, à rendre cette description captivante. Tout cela est raconté avec fluidité et talent. On découvre les avantages du système, mais aussi et surtout l’envers du décor, avec le sort réservé aux personnes en moins bonne santé. Ces passages sont assez forts. On suit aussi l’enquête d’un inspecteur de police qui traque un serial killer. Une fois encore les auteurs font mouche. Les impacts de ce système sur l’enquête sont bien amenés et très bien trouvés. L’histoire est autant plaisante que ce monde est terrifiant. Et quand tout s’accélère en fin d’album, quand on découvre le revers de la médaille et l’ampleur de la machination dans lequel l’inspecteur a mis le doigt… C’est tragique mais tellement logique… en un mot : excellent. Chaudement recommandé.

13/06/2013 (modifier)
Par Ned C.
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Quatre doigts - L'Homme de papier
Quatre doigts - L'Homme de papier

« Quatre doigts » m’avait vraiment captivé lors de sa lecture, il y a de ça déjà quelques années. Agréablement surpris de voir Milo Manara exceller dans un autre registre que le porno avec une belle histoire d’amour façon western. C’est beau quand il fait dans le romantisme mais celui-ci, loin d’être niais contient une bonne dose de douleurs. Plutôt réaliste et non-idéalisé donc. On retrouve cette cruauté vicieuse qu’il a de faire souffrir ses héros (et plus particulièrement les femmes). Les dessins sont comme à leur habitude superbes et la jeune indienne « Lapin Blanc » est d’une beauté sans nom (une Manara girl quoi !). J’aurais cependant préféré une version noir et blanc car je ne suis pas fan des couleurs « délavées » du maître de l’érotisme. De bons dialogues, souvent caustiques et un scénario qui tient bien la route. Bel album et une belle histoire d’amour gâché qui m’a atteint.

13/06/2013 (modifier)