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Pif le chien

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Les aventures humoristiques d'un chien pas comme les autres...


Albums jeunesse : 6 à 10 ans Auteurs espagnols Chiens & Chats Pif Gadget

Pif est un chien pas comme les autres... En effet, il s'agit d'un animal quelque peu "humanisé"... Pif vit dans une sorte de petit univers "enfantin" en compagnie de Tonton, un pantouflard, de son épouse Tata, de leur petit garçon Doudou et -surtout- de l'infâme chat Hercule. Hercule ?... un matou maléfique qui n'a cesse d'imaginer d'horribles plans pour ennuyer notre brave toutou, s'accaparer la vedette au sein de la famille dans laquelle il vit. Seulement voilà : grâce à notre bon Pif, les situations mijotées par ce félin se retournent toujours contre lui...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mars 1954
Statut histoire Série terminée 16 tomes parus
Couverture de la série Pif le chien

14/11/2007 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Agecanonix

Je note ici ce qui se rapproche le plus de ce que j'ai connu étant gosse et ce qui m'a bercé. J'ai assez peu connu la période du créateur Arnal, je suis arrivé sur Pif à la période Roger Mas qui pour moi reste cent fois meilleure que toutes celles qui ont suivi. Je m'explique: Au début, Pif est très chien, il se déplace souvent à 4 pattes et se tient rarement debout comme il le fera plus tard ; dans cette époque d'après-guerre (création en 1948 ), ses préoccupations sont d'ordre quotidien, à savoir se nourrir et se loger. Le graphisme est réduit à l'essentiel, le personnage a une tête ronde avec une grosse truffe noire au bout du museau, et 3 poils sur le crâne. Le décor simplifié, limité au strict minimum, sert à mettre en valeur les personnages et l'action qui se déroule dans de petites cases carrées, jusqu'au gag. Le tout est farfelu, joyeux et dynamique dans un esprit bon enfant. Cette efficacité et ce dépouillement graphique amèneront la sympathie d'un public populaire et un succès immédiat pour ce chien débrouillard et futé qui évolue au sein d'une maison campagnarde où habitent ceux qu'on peut considérer comme sa "famille" ; on y trouve Tonton César, la Tante Agathe et leur fils Doudou, c'est une sorte de couple archétypique de Français moyen débonnaire de la société des années 50 (mais la bande lancée dans L'Humanité et soutenue par le parti communiste, n'a jamais eu de contenu politique). Après 1958, Arnal débordé par le succès, cède ses personnages à Roger Mas qui en sera le meilleur continuateur ; son graphisme proche de celui d'Arnal, ses idées inventives se marient fort bien au Pif des années 60 qu'il modernise un peu et adapte à cette nouvelle décennie ; c'est cette période que j'ai connue et que beaucoup de gosses de ma génération ont aimé, car toute une génération a grandi avec Pif et son succès, surtout quand le journal Vaillant est devenu Pif-Gadget en 1969. Le traitement différent de Mas fut d'insuffler un côté plus loufoque et plus insouciant, surtout à l'époque des petits pockets : ces petits magazines de forme carrée se déclinaient en 100 gags courts sur une page à 4 cases, un exercice dont Mas s'est acquitté avec talent, car trouver une chute en 4 cases, c'est pas évident. Tous les autres héros du journal avaient droit à leur pocket, il y avait Pifou-Poche, Placid et Muzo-Poche, Arthur le Fantôme-Poche etc.. aujourd'hui ces pockets sont très recherchés et valent assez cher en bourses. Mas accentue aussi la rivalité de Pif avec le chat Hercule, mais ensuite le chien et le chat s'associent pour les besoins d'un gag ; cette prépondérance fera disparaître longtemps Tonton, Tata et Doudou, et d'ailleurs Hercule aura sa propre bande à partir de 1976. Grâce à son trait vif, Mas gardera longtemps la fraîcheur de Pif, puis en 1967, c'est Louis Cance qui prend le relais où la bande connaît encore quelques beaux jours, avant une trop longue liste de dessinateurs où le personnage, exploité sous de multiples formes et supports, s'affadie et n'est plus que l'ombre de lui-même. Un Studio Pif est même crée par Michel Motti pour faire du Pif à la chaîne, aussi, le manque d'unité, la prolifération de planches inégales finiront par tuer ce petit personnage attachant que j'avais tant aimé. La relance du nouveau Pif-Gadget n'est qu'une manoeuvre commerciale qui n'a jamais retrouvé le charme des années 60 et début 70.

19/06/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
L'avatar du posteur Gaston

Je ne connaissais pas cette période de Pif, celle de son créateur Arnal. Pour moi, l'univers de Pif se résumait aux albums parus chez Soleil et au dessin animé qui était inspiré de l'univers que l'on retrouve justement dans les albums chez Soleil. Ici, les seuls personnages que je connaissais sont Pif et Hercule. La galerie des personnages secondaires est différente. Au lieu des personnages chouettes de la période de Corteggiani, j'ai eu droit à des personnages stéréotypés et sans intérêt. Même chose pour les histoires qui sont banales. Au moins la moitié des récits sont basés sur les affrontements entre Pif et Hercule ou sur Pif qui a des trouvailles pour s'amuser et qui finissent souvent mal. C'était peut-être amusant dans les années 50-60 pour un gamin de 10 ans, mais aujourd'hui cela me semble affreusement ennuyeux. Un bon exemple de bande dessinée qui a mal vieilli.

22/10/2011 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

PETITE INFO : J'avise ici la seconde série parue chez "Vaillant" de 1954 à 1957 ; une série réalisée par le créateur originel et dont les tomes sont encore trouvables dans des bourses de collectionneurs lors de festivals BD. Pif ?... c'est tout simple. Et ça marche !... Et, l'air de rien, Pif va bientôt fêter ses 60 ans d'existence. C'est sous forme de strips que les lecteurs du quotidien "L'Humanité" le découvrent en 1948. Mais c'est dès le 21 Décembre 1952 qu'il prend son vrai départ dans l'hebdo "Vaillant". Et, très vite, cette série sera plébiscitée par le lectorat. A un point tel que Pif va devenir une des principales séries de l'hebdo. De fait, et la notoriété de notre animal aidant, "Vaillant" se transforme en "Journal de Pif" en 1965. C'est vous dire !... Et ce n'est pas fini ! Pif -au fil des années- va bénéficier d'une aura de plus en plus forte et ce dernier journal deviendra "Pif Gadget" en 1969. Et là, c'est l'idée de génie !... Chaque hebdo sera accompagné d'un gadget qui, même s’il est bête et/ou inutile, n'en fait pas moins actuellement la recherche et le bonheur des collectionneurs. Mais ça, c'est une autre histoire... Et notre bon Pif dans tout cela ?... Ce sont des gags simples, qui ont fait rire à l'époque... et peuvent encore tirer quelques rares sourires à l'heure actuelle. Ces gags mettent surtout en scène la rivalité entre Pif et Hercule, le tout sous la surveillance assez bon enfant de la famille. Le dessin ?... l'auteur originel -Arnal- fait montre d'un trait simple et précis ; un trait efficace d'ailleurs qui croque bien le comique -souvent de situation- et une certaine poésie qui s'en dégage parfois. Savez-vous que ?... Suite à l'énorme succès de Pif, Arnal n'a pu suivre le rythme imposé des parutions. Dès 1958, il passera le relais à d'autres dessinateurs. Et, parmi ces derniers, on retrouvera même François Corteggiani (et en tant que scénariste aussi !). Alors, Pif ?.. une "brave" série jeunesse partie de rien (tout comme les Peanuts), toujours d'actualité et déclinée sous formes d'albums de divers formats, de dessins animés, de personnages en latex et autres facéties d'éditions. Mais pourquoi pas ?...

14/11/2007 (modifier)