Les derniers avis (32066 avis)

Couverture de la série Carthago
Carthago

Une bonne série, dont le principal atout est le graphisme, avec notamment des scènes sous-marines magnifiques. L'intrigue, pas facile à suivre au début tant il y a de flash backs, est bien menée et arrive à captiver l'attention du lecteur. Le seul reproche que j'ai à faire est que les explications scientifiques sont mal amenées, peu crédibles, comme un scientifique qui explique à notre océanologue diplomée comment fonctionne le volcanisme sous marin, ou des dialogues qui sonnent faux lors des échanges entre différents spécialistes (émission TV du tome 1, conférence de presse du scientifique japonais du tome 2). J'attends la suite, car la fin de ce premier cycle, un peu plate, me laisse un peu sur ma faim. (241)

23/07/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

Comme beaucoup, j’ai beaucoup apprécié Le Singe de Hartlepool. L’histoire est tellement édifiante que je doute qu’il y ait un fond de vérité. Cependant, il faut bien reconnaitre que l’album regorge de qualités. Les dessins sont originaux, soignés et colorés. Ils contribuent à donner une vraie personnalité à la BD. L’intrigue est intéressante, rythmée et bien traitée, passant sans transition de la farce au drame. Les auteurs fustigent l’obscurantisme, le nationalisme et la bêtise (liste non-exhaustive). Le Singe de Hartlepool est une très belle surprise !

23/07/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série La Mélodie de Jenny
La Mélodie de Jenny

J'ai lu cet album dans son ancienne édition, quand il était inclus dans la série Tsukasa Hojo : Recueil de chez Tonkam. Il comprend trois histoires qui ont pour cadre la seconde guerre mondiale ou les années qui la précédait. Ces histoires sont relativement dépourvues d'humour mais sont franchement bien. - La première histoire porte sur deux jeunes frères à la fin de la seconde guerre mondiale, l'un as de l'aviation japonaise et l'autre, plus jeune, qui vient de devenir pilote d'avion pour découvrir que son escadre va devenir une escadre kamikaze. L'histoire est forte, plutôt bien racontée et au final assez bonne. - La seconde histoire se passe à la même période mais dans la campagne Japonaise : une bande d'enfants s'évade d'une école de campagne où ils ont été évacués par crainte de bombardements sur Tokyo, leur ville d'origine, mais où ils sont maltraités. Tandis que ces enfants tentent de revenir à Tokyo par leurs propres moyens, ils rencontrent un fugitif qui se révèle être un américain marié à une Japonaise qui cherche à revoir sa femme et sa fille. Une histoire originale, forte et assez touchante. - La dernière histoire se passe en 1935 et raconte l'histoire d'un champion de base-ball japonais qui vient jouer aux USA et qui découvre à la fois la fascination que peut exercer le Rêve Américain et en même temps la haine que les Américains avaient à l'époque pour les Japonais suite à la tentative Japonaise d'envahir la Chine en 1931. Une histoire très originale, très intéressante, forte et bien foutue.

23/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mattéo
Mattéo

J'avais pris pied dans l'œuvre de Gibrat par Le Sursis puis le Vol du Corbeau. Quel plaisir de lecture que ce Matteo. Je vais commencer par le seul bémol à mes yeux de l'histoire : j'en aurais bien repris une louche de plus. Y a un goût de trop peu entre le T1 et le T2 même si c'est maitrisé au niveau de l'histoire. Gibrat parvient d'ailleurs à éviter de faire de Matteo un héros de guerre en le faisant déserteur puis en transportant son personnage lors de la révolution russe. Dans ce tome, une belle mise en relief des différentes factions révolutionnaires qui se combattaient autant qu'elles faisaient la guerre à la monarchie tsariste. Et Matteo navigue toujours entre deux eaux, porté par le romantisme aiguillé au cœur, que ce soit vis à vis de sa belle Juliette ou de sa pensée anarchiste révolutionnaire (opposée au pragmatisme de Léa par exemple). Le dessin est toujours aussi beau, avec le petit reproche effectivement que Léa, Juliette et Amélie sont sœurs jumelles. Dommage. Mais vraiment à lire et découvrir.

22/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Orbital
Orbital

Très belle découverte que ces 2 cycles de bonne SF. Déjà je trouve que le monde créé est bon, original, crédible dans son ensemble. Ensuite, j'ai fortement apprécié les implications politiques. Certains éléments ne sont pas effectivement très originaux mais d'autres sont bien trouvés même s'ils auraient bénéficié d'un traitement encore plus soutenu. La narration est bonne, sans temps mort, le rythme oscille bien entre action et moment plus intimistes et/ou politique. J'ai vraiment pris un grand plaisir de lecture. Le graphisme est lui d'excellente facture, cette colorisation qui ne m'a pas forcément emballé de prime abord s'avère de toute beauté sur certaines cases et est vraiment maitrisé. Seul bémol sur ce dessin, certaines races extraterrestres sont trop simplistes parfois. Mais une vraie bonne série de SF.

22/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série La Saison des anguilles
La Saison des anguilles

Aaahhh Denis Lapière avec ces histoires souvent marquées de beaucoup d’humanité, je ne m’en lasse pas. La preuve encore avec cette petite merveille « La saison des anguilles » qui conte l’histoire d’une descendance subissant la débauche et le mépris du chef de famille cruel et immorale. L’ensemble est teinté de pas mal d’émotion, de mélancolie rendant le tout assez savoureux. J’ai beaucoup apprécié les couleurs et les dessins stylés, expressifs illustrant de beaux décors campagnards (les marais, forêts..) et les différentes saisons traitées avec soin. Mention spéciale pour les dernières planches à la fois bouleversantes et sereines. A lire.

20/07/2013 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Jeremiah
Jeremiah

Que dire qui n'ait été déjà abordé. C'est bien évidemment la série essentielle de Hermann en plus de constituer un des incontournables à mes yeux du 9e art. Graphiquement, le coup de crayon d'Hermann est prodigieux et les personnages sont superbes à tous points de vue. Que dire du décorum, on sent que l'auteur se fait vraiment plaisir et l'ouverture totale qui lui est possible de par le postulat de départ permet de trouver une foule d'ambiances et de lieux plausibles. Les scénarii sont eux aussi excellent hormis quelques albums (notamment parmi les derniers) avec quelques chefs d'œuvre comme Afromerica, Les héritiers Sauvages et Du Sable plein les dents. Certaines de ces histoires auraient méritées de s'étaler sur 2 tomes pour aller encore plus loin et développer certains seconds couteaux qui sont excellemment trouvés. C'est d'ailleurs, comme pour Comanche, les personnages secondaires qui donnent le sel des œuvres d'Hermann. A cette exception qu'ici, l'un d'eux est un locataire permanent (Kurdy). Pas loin du 5/5

20/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Black Hills
Black Hills

Souhaitant décrire et photographier les derniers Indiens dans les réserves, le Français Armand Lebon suit le guide Lewis Kayne, vieux routier désabusé des contrées sauvages, sans savoir qu'ils vont être les témoins du dernier sursaut d'orgueil de la nation indienne, en l'ocurence le peuple Sioux, et de l'écrasement tragique de cette riche civilisation par celle des Blancs, brutes au coeur froid et foncièrement racistes. Après Durango, western épique rendant hommage aux films de Sergio Leone, Swolfs revient à ce genre encore très prisé, et se fait scénariste pour un western beaucoup plus grave, qui sous de faux airs de western classique, aborde la culture indienne et aussi ce qui ronge encore les Etats-Unis : le génocide organisé d'un peuple magnifique que cette jeune nation n'a pas su comprendre. Une sorte de western ethnique en quelque sorte, qui s'attache à montrer Indiens et pionniers tels qu'ils furent réellement, mais aussi de tragiques événements auxquels le personnage du Français qui est un témoin extérieur d'un monde inconnu pour un Européen à cette époque, apporte un éclairage nouveau, parce que d'une vision qu'il avait des Indiens plutôt exotique et romantique, il découvre leur extermination par ses propres congénères blancs. On pense souvent au film de Costner Danse avec les loups, pour le côté propre et pur des Sioux décrits ici par Swolfs, et cette vision ne pouvait que satisfaire mon intérêt pour le monde indien, avec le même bonheur éprouvé pour d'autres Bd traitant de ces races avec honneur comme Buddy Longway ou L'Indien Français. La bande m'a aussi rappelé certains westerns des années 70 comme Soldat Bleu ou Little Big Man, à une époque où Hollywood commençait à prendre conscience du mal qu'elle avait fait au peuple indien. Swolfs décrit donc tout cela avec sensibilité et intelligence, aidé dans ce souci du détail par le dessin précis et documenté de Marc-Rénier. Une très belle histoire, sombre, tragique, triste mais édifiante, à lire absolument.

19/07/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Désespoir du Singe
Le Désespoir du Singe

Je vais aller dans le sens de la plupart des avis. Cette trilogie est une vraie réussite ! Les auteurs ont réussi à créer un monde fictif très proche de la Russie du début du 20ème siècle. L’histoire à la fois romanesque et passionnante nous tient en haleine jusqu’au bout : personnages travaillés, narration impeccable, ton juste et dramatique… C’est du beau boulot. Les dessins stylisés, modernes et terriblement expressifs d’Alfred illustrent parfaitement le scénario. Petit bémol, j’ai trouvé le dernier tome en deçà des autres aussi bien dans l’histoire que dans les traits, ce qui m’empêche de mettre la meilleure note. Le Désespoir du Singe est une grande série à lire absolument.

19/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Haute sécurité
Haute sécurité

Très bonne série dont les personnages principaux (le gardien de prison Aleks et Eva) sont assez charismatiques et mystérieux avec chacun leur propre caractère. L'univers carcéral est magnifiquement représenté, c'est noir, déprimant, ça suinte la misère derrière les barreaux. On a bien sûr une belle brochette d'ordures en tout genre: flic véreux pour qui il est difficile d'éprouver de la sympathie, des caïds qui feraient fuir un mort, les gangs ( afro-américain, latino, skinhead,…). Les dialogues sont fluides et on est embarqué dans ces histoires finalement assez simples mais pas trop cliché sans jamais décrocher un seul instant. Du tout bon à découvrir.

19/07/2013 (modifier)