Les derniers avis (32067 avis)

Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Haute sécurité
Haute sécurité

Très bonne série dont les personnages principaux (le gardien de prison Aleks et Eva) sont assez charismatiques et mystérieux avec chacun leur propre caractère. L'univers carcéral est magnifiquement représenté, c'est noir, déprimant, ça suinte la misère derrière les barreaux. On a bien sûr une belle brochette d'ordures en tout genre: flic véreux pour qui il est difficile d'éprouver de la sympathie, des caïds qui feraient fuir un mort, les gangs ( afro-américain, latino, skinhead,…). Les dialogues sont fluides et on est embarqué dans ces histoires finalement assez simples mais pas trop cliché sans jamais décrocher un seul instant. Du tout bon à découvrir.

19/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Temudjin
Temudjin

Une histoire chamanique associée à l’éditeur DM dont le métier est de vendre de belles planches : quoi de mieux pour m’inciter à partir à l’aventure ? Il sera bien question d’aventure dans cet album qui se découpe en deux parties majeures : l’initiation chamanique d’abord, l’acceptation d’une destinée ensuite. L’album se fait dense et deux tomes auraient pu être envisagés, mais je comprends qu’il soit moins risqué de condenser en un seul. Un prologue magique nous fait part du drame à venir, telle une tragédie grecque nous allons donc savoir à l’avance ce qu’il doit se passer, et nous allons suivre le chemin d’hommes souvent peu enclins à entrer dans leur destin. Il n’y aura pas ici de chœurs pour raconter le futur, mais des songes qui rempliront le même office. Après la tragique naissance suivra l’initiation, quel plaisir de voir les traditions chamaniques de création et d’équilibre de la terre ainsi présentées. La puissance de la colorisation et du trait rendent le lecteur totalement en transe lorsque le chaman communique avec les esprits pour comprendre ou négocier avec eux. Grand amateur du thème, je fus conquis par la justesse du propos, très loin des clichés habituellement véhiculés dans ce genre de sujet. Notre jeune garçon hésite, il a conscience de dons et admire son « père » mais l’envie d’agir le tourmente face au simple retour à l’équilibre que prône le chaman sans jugement. Puis vient la fin de l’initiation, le moment de prendre son envol est critique et après l’envie d’agir la peur d’agir viendra tourmenter notre futur héros. La neutralité du chaman n’était donc pas si inconfortable… La force de la chute, si elle demeure conventionnelle, n’en produit pas moins un bel effet chez un lecteur qui n’aura pas décroché de tout le long de l’aventure. Le graphisme, peu accueillant de prime abord hormis cette couverture magnifique, devient rapidement le vecteur de transmission de la force des éléments auprès d’un homme fragile et plein de questionnements. La colorisation joue un très bel effet pour les songes et facilite la communion. Au final voici un très bel album, très bien traité. J’aurais tout de même un tout petit bémol, dans les rites chamaniques de communion avec la nature, les chamans avaient un élément indispensable à leur retour parmi le monde humain : ils avaient une chaine dans le dos tenue fortement pour que le chaman reste en lien avec ce monde et ne soit pas kidnappé par les esprits de la nature. Peut-être ceci était symbolisé autrement en Mongolie, mais en tous cas en Sibérie c’était le cas. Mis à part ce détail, chapeau pour le très joli travail. A découvrir sans modération.

19/07/2013 (modifier)
Couverture de la série L'Eau des collines
L'Eau des collines

En 1985, Claude Berri porte à l'écran L'Eau des collines dans sa totalité, avec une fidélité exemplaire à ce grand livre de Pagnol (que lui-même avait déja tourné en 1952), servi par des interprètes exceptionnels (Montand, Auteuil, E. Béart, Depardieu) et sur les lieux mêmes de l'action, soit les hauteurs d'Aubagne. En 1997, la bande dessinée s'ajoute à l'illustration de ce roman de la terre qui est l'un des sommets de l'oeuvre de Marcel Pagnol. Grâce à Ferrandez, inspiré depuis l'enfance par le soleil , la terre, la saveur et le ciel de Provence, ce récit décliné en 2 parties, comme le film de Berri, brosse l'histoire puissante d'une lutte pour la vie, d'un crime enfoui et de son châtiment, le drame d'une vengeance, une tragédie familiale, un conflit des coeurs purs et des âmes fortes opposant un citadin idéaliste et plein de fraîcheur à 2 paysans âpres, sournois et implacables. Grâce à son trait souple, lumineux et plus appliqué que dans ses autres bandes, Ferrandez fait revivre le Papet, Ugolin, Jean de Florette et Manon la sauvageonne, dont Ugolin est fou amoureux, héros pathétique de cette tragédie paysanne qui montre combien les hommes de la terre peuvent être durs et cruels. Ferrandez restitue beaucoup du dialogue initial du roman et évite le piège de l'à-peu près par son adaptation bien condensée en 2 parties. Toute l'âme des bastides provençales, des garrigues et des cigales respire dans cette oeuvre sensible. Un achat pratiquement indispensable.

18/07/2013 (modifier)
Couverture de la série Kraken
Kraken

Cette création de Jordi Bernet, moins connue que Torpedo (créée un an avant), mais tout aussi réussie, lui permet d'évoluer dans le registre du fantastique et de l'anticipation. Apparue en Espagne en 1983 sur des scénarios de Segura (déja auteur de la série Hombre pour Ortiz, bande de fin du monde ultra efficace), cette série constituée de récits courts donne quelques frissons avec son monstre hideux et redoutable (mais qu'on voit peu) qui vit dans les égouts immenses de Metropol, ville du futur dépravée. Ce monstre tue les imprudents qui se réfugient dans ces égouts pourtant immondes : drogués, tueurs, clochards et laissés pour compte... que la brigade d'action souterraine du lieutenant Dante tente d'empêcher. Son obsession de tuer le kraken, créature répugnante née de la pestilence et des déchets purulents de la ville, mobilise son énergie et dicte ses actes. Segura écrit des chutes souvent surprenantes et n'hésite pas à briser certains clichés; le dessin toujours aussi vigoureux de Bernet fait merveille avec des gueules de pouilleux bien crades et des filles à poil (toujours ce vieux cliché espagnol des dessinateurs de cette époque, mais on va pas s'en plaindre). Quand j'ai découvert ces récits vers 1986 dans Métal Hurlant, ça changeait un peu d'autres Bd fantastiques et c'était bien dans le ton de l'époque (du sang, du suspense et un peu de cul), mais pour trouver les albums, c'est pas une sinécure, pas moins de 3 éditeurs, aussi si vous en voyez en bouquinerie, n'hésitez pas.

18/07/2013 (modifier)
Par tim
Note: 4/5
Couverture de la série SerVamp
SerVamp

Des vampires, je trouve ça très original. C’est une série manga marrante, je dois dire que quelque fois j'étais bien mort de rire. Je l'ai lue facilement, elle n’est pas difficile à comprendre, j'ai pris un grand plaisir à la lire. Par contre elle est un peu chère par rapport aux autres mangas et aussi il faut qu’ils développent plus vite l'histoire car le premier est super bien mais le deuxième est un peu répétitif et y'a moins de scènes marrantes. Mais je reste sur 4/5 grâce au premier, j'espère que le mangaka se rattrapera au 3ème sinon le 2ème est bien quand même par apport à d'autres mangas très ennuyeux que j'ai lus. Franchement ce manga est à acheter.

18/07/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Le Boxeur (Casterman)
Le Boxeur (Casterman)

Le Boxeur est un roman graphique inspiré d’une histoire vraie. Un jeune Juif polonais est raflé et envoyé dans un camp d’extermination où il ne doit son salut qu’à la boxe. En effet, afin de se divertir, des officiers nazis organisent des combats à mort. Ce témoignage de survivant est particulièrement émouvant. Bien qu’orienter sur la boxe dans les camps, Kleist ne détourne pas son récit de la réalité quotidienne inhumaine des prisonniers. Le récit est très prenant grâce à une narration dynamique et un ton juste. Le dessin, très épuré, colle parfaitement à l’histoire et n’est pas sans rappeler le trait de Will Eisner. Poignant, passionnant et didactique, Le Boxeur un album que je recommande vivement.

17/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Rosangella
Rosangella

Une réussite totale !! Typiquement le genre de BD que j'aime lire. Tout y est : réalisme, personnages attachants avec de vraies personnalités, dialogues justes et sincères. Le dessin de Berlion (que j'apprécie beaucoup) est léger, beau et parfaitement adapté à cette histoire remplie de sensibilité. Faut dire que le thème y est pour beaucoup: La violence conjugale. L' interview des auteurs qui accompagne cet opus est très intéressant également et permet de voir les motivations de chacun. "Rosangella", un personnage féminin de BD avec beaucoup de charme que je ne suis pas prêt d’oublier.

17/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Je mourrai pas gibier
Je mourrai pas gibier

Sympa !! L'histoire en elle-même n'est pas des plus originales mais toute sa force réside dans la psychologie du personnage principal et des différents événements qui vont le pousser à commettre un carnage. Le dessin peu paraître brouillon, vulgaire au premier abord mais finalement correspond bien au mal-être du "héros" et à l'ambiance campagnarde de ce One shot. Le scénario est clair, net, sans remplissage et procure un excellent moment de lecture. A découvrir.

17/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Pauvres zhéros
Pauvres zhéros

Génial !! Histoire simple, réaliste et terriblement efficace, proche d'un fait divers comme on en rencontre tous les jours. J'apprécie les dessins de Baru qui sont très expressifs avec des trognes patibulaires (j'aime bien comment il fait ressortir la haine et la colère des visages), et des décors pluvieux superbement glauques. Malgré ces 84 pages, la BD m'a paru trop courte, dommage, j'aurais aimé que le plaisir dure plus longtemps mais bon...

16/07/2013 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Green Manor
Green Manor

J’ai beaucoup aimé les trois volumes de cette série. Tout d’abord, le cadre est excellent ; à savoir l’Angleterre victorienne de Conan Doyle et Jack l’Eventreur… avec de l’humour et de la légèreté en plus. Toutes les histoires débutent dans un club extrêmement huppé de Londres, le Green Manor, avec pour protagonistes des lords et des gentlemen. Loin de la grandeur d’âme et de la respectabilité affichées par ces messieurs, on assiste à un florilège de meurtres tous plus sordides les uns que les autres. Le ton à fois léger, humoristique et cynique donne une saveur tout particulière à cette série qui ne se veut pas réaliste mais divertissante. Les dessins, faussement enfantins, sont très bons et collent parfaitement avec l’atmosphère de Green Manor. Les différentes petites enquêtes sont prenantes et bien scénarisées avec quelques chutes plutôt bien trouvées. Une réussite !

16/07/2013 (modifier)