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Couverture de la série Oumpah-Pah
Oumpah-Pah

Voici encore un exemple de bande extrêmement réussie qui fut éclipsée par le succès d'une bande vedette. Créée un an avant Astérix pour le journal Tintin, "Oumpah-Pah" succédait à d'autres créations éphémères du tandem Goscinny/Uderzo, et dont la plus connue demeure Jehan Pistolet ; ce n'était pas leur première création, le tandem était donc vraiment au point et trouvait sa voie avec cette bande qui fut l'une des meilleures séries humoristiques de Tintin. Elle pouvait prétendre à soutenir la comparaison avec Astérix, même si le potentiel est moins grand, car les 2 auteurs y plantent les jalons qui feront leur succès, avec leurs caractéristiques : humour débridé et sens du dialogue de Goscinny, gags visuels et vivacité du trait d'Uderzo (qui ensuite affinera son style avec le petit Gaulois). Goscinny essaie, tente plusieurs choses, teste des gags, rode un humour et un esprit qu'il développera ensuite sur Astérix, cette bande reste un formidable laboratoire d'expériences pour les 2 amis ; Uderzo de son côté, donne de ces Indiens qui rampent, grimpent aux arbres, épient, font des signaux de fumée, se heurtent aux soldats ou aux guerriers des tribus rivales, une impression de dynamisme et de rythme échevelé. Une chose m'a toujours étonné : que les lecteurs de Tintin de l'époque ait peu apprécié cette série ; un vrai paradoxe car les 5 récits produits sont excellents. Cette amitié entre un guerrier rusé et un soldat du roi de France, surnommé Double Scalp en référence à sa perruque, dans cette Amérique du XVIIIème siècle où les Français et les Anglais se disputaient le Nouveau Monde, était fort bien vue, on n'était pas dans un western traditionnel, mais dans un récit historique raconté de façon humoristique, c'était encore assez rare en 1958. Au final, c'est une série rafraîchissante qui ne mérite pas cette sorte d'ostracisme dont elle a fait l'objet, parce qu'elle est l'oeuvre de jeunesse des auteurs d' Astérix, elle mérite une attention particulière, elle mérite même l'achat.

16/07/2013 (modifier)
Couverture de la série La Main du singe
La Main du singe

Une bien bonne histoire de racontée dans la main du singe mêlant devoir de mémoire historique, anticipation d'un futur immédiat et prises de risques artistiques. A l'image du film Memento, dans la main du singe, on suit 3 fils de récit entrelacés qui demande quand même un petit temps d'adaptation : L'un axé sur Abel Appleton, son accident, ses greffes et l’intérêt que lui porte soudainement beaucoup de monde. L'autre en filigrane sur le jour de cette fameuse opération chirurgicale. Enfin, le passé ayant abouti à tous ces enjeux scénaristiques livré façon décalogue, comme un compte à rebours générationnel, qui délivrera au compte-goutte ses secrets. L'audace est gagnante puisqu'en sautant d'intrigue en intrigue, on accroche au suspens rythmé sans être décroché par les va-et-vient. A cela s'ajoute que l'ensemble tient bien la route sans dégonflage final. Dispensant fausses pistes et rebondissements, s'en devient même passionnant au fur et à mesure de la lecture. Pour ne rien gâcher, le dessin est atypique. Souvent difforme, peu fouillée et à la colorisation parfois terne, à la limite d'empêcher de distinguer du premier coup qui on a en face de soi, ce que certains pourront ne pas apprécier, Laumaille a au moins pour lui une patte stylistique propre qui ne gêne cependant pas la lecture et insuffle finalement une ambiance particulière à une œuvre qu'il serait dommage de ne pas lire jusqu'au bout.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Mémoires d'une vermine
Mémoires d'une vermine

Houlà ! Ici, au temps vous prévenir tout de suite, on a à faire à du lourd de chez lourd. Les auteurs ne font pas dans la dentelle et ç’est vachement réussi voir par moment jouissif. Cette BD n’est pas pour les peureuses car elle est tout simplement impure et crue. Je crois que je n’ai jamais vu pire crapule que le « héros » de cette histoire à travers d’autres BD (j’exagère un peu là) et le pire c’est qu’on s’attache à ce pourri provoquant parfois une franche rigolade mais un rire jaune. Sous ces airs de faux « playboy », il est répugnant au possible par tout ce qu’il commet et à la particularité de se gratter constamment ce qui augmente fortement l’envie de le massacrer (c’est ça qui est bien). Il est le diable à lui tout seul en quelque sorte. Le dessin est une sorte d’aquarelle assez spéciale et le rendu est lumineux et chaleureux. Un ovni à lire car c’est vraiment bien foutu mais lecteur de « petit mickey » s’abstenir.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Tranquille courage
Tranquille courage

Un diptyque bien sympathique!! Ici, pas de fioritures, d'actions, fusillades à tire larigot. Le tout est assez réaliste, simple puisque la BD est tirée d'une histoire vraie, celle d'un fermier français qui recueille sous son toit à ses risques et périls un aviateur américain pendant l'occupation allemande (guerre 40-45). Le scénario est super fluide et naturelle ce qui rend la lecture très agréable, j'ai d'ailleurs lu l'intégrale d'une traite. Une belle découverte que je conseille.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Animal'z (Coup de sang)
Animal'z (Coup de sang)

Un chef-d'oeuvre de la BD. A la fois poétique, visionnaire et cruelle, on est complètement happé par cette oeuvre d'Enki Bilal. J'ai rarement vu une ambiance aussi glauque et froide de fin du monde sans pour autant tomber dans le malsain. Ici, tout est réalisé avec finesse et intelligence. Le bleu/gris est la couleur prédominante dans ce livre ce qui renforce à merveille son côté suffoquant. On a l'impression d'étouffer au même titre que le/les héros. Un classique.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Nuit Noire
Nuit Noire

Ca faisait longtemps que je voulais lire cette série et bien c'est chose faite. Quelle réussite, on se croirait au cinéma!! Impossible de s'arrêter une fois qu'on a commencé le 1er tome. Tout s'enchaîne et se finit dans un final grandiose et bouleversant. Chauvel est le spécialiste pour ce genre d'histoire. Un polar génial.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Kenya
Kenya

Etant amateur d'OVNI, la série "Kenya" est tout simplement parfaite. Le scénario est sans prise de tête et d'une fluidité remarquable. C'est un plaisir de lire ce genre de BD. L'héroïne est charmante et sympathique, on n'a rarement envie de la lâcher avant de connaître la fin. Les expressions des visages de Leo sont très bien dessinées sans oublier les couleurs chaudes qui correspondent très bien à l'univers de la série. A ne pas manquer.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Garrigue
Garrigue

Cette série est une très bonne surprise. L'histoire est bien foutue avec des personnages charismatiques auxquels on s'attache très vite. Certaines scènes procurent une émotion certaine (la relation entre Martial et Jeanine) et l'atmosphère générale est prenante (la chaleur de la garrigue, pour un peu on s'y croirait). Le dessin et les couleurs directes de Berlion sont superbes. A lire.

16/07/2013 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Berceuse assassine
Berceuse assassine

Très bonne série à ne pas manquer. Le dessin est excellent et le scénario n'est pas prévisible et réserve de bonnes surprises sans oublier le découpage très original. Le personnage de l'indien est attachant et exemplaire. Bluffé par cette BD. Indispensable.

16/07/2013 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série From Hell
From Hell

A coup sûr, cette BD est celle que j’aurai mis le plus de temps à lire, après pas mal de difficultés pour rentrer dedans… j’ai même failli abandonner avant les 100 premières pages ! Si ce n’était pour Alan Moore, le prix d’Angoulême et les deux Eisner Awards, je l’aurais probablement fait… mais non, il me fallait voir de quoi il retournait… Bien m’en a pris, puisque mon effort a été récompensé en conséquence. Il est vrai que si on n'accroche pas d’emblée, on peut être très vite rebuté par cet impressionnant pavé. De plus, le trait n’est pas spécialement engageant, et ça, ça n’aide pas. Si le noir et blanc est plutôt adapté, le style est très graphique, imprécis et au bord de l’esquisse, et les personnages ne sont pas toujours très reconnaissables, ce qui est gênant vu leur nombre et m’a obligé à revenir plusieurs fois en arrière pour comprendre qui était qui, qui faisait quoi. Par ailleurs, l’histoire m’a paru extrêmement confuse dans les premières pages, avec une densité textuelle qui alourdit la lecture. J’ai dû aussi souvent me référer aux annotations à la fin du l’ouvrage pour y voir plus clair. Est-il normal de se dire que sans ces annotations, intéressantes au demeurant, on aurait été à côté de la plaque la plupart du temps ? C’est seulement lorsque j’ai commencé à assembler les pièces du puzzle que j’ai été embarqué par l’histoire. Du coup, j’ai fini par reconnaître les qualités de l’objet, y compris graphiques. A certains moments, notamment la longue scène éprouvante du crime final, celui de Marie Kelly, l’imprécision et la « saleté » du trait permet de suggérer davantage que de montrer, évitant ainsi toute complaisance dans le voyeurisme tout en renforçant paradoxalement l’horreur. L’incursion dans l’ésotérisme Franc-maçonnique confère à l’ouvrage une dimension mystique fascinante, et permet en même temps de mieux cerner la folie du personnage, qui si l’on en croit Alan Moore, cherchait par ces meurtres à atteindre un niveau de conscience supérieur. Il faut reconnaître que le projet est très ambitieux et très documenté. Et même si Sir William Gull, chirurgien de la reine, est présenté comme étant l’assassin, l’auteur fait preuve de probité en évoquant à la fin toutes les hypothèses, plus ou moins discutables, qui, depuis plus d’un siècle, ont fleuri autour du mythe d’un tueur qui n’aura jamais été identifié, une manière pour lui de rappeler qu’il ne prétend pas détenir la vérité, si plausible sa démonstration soit-elle. J’aurais pu facilement mettre la note maximum avec un scénario plus concis et plus intelligible en particulier au début. Car la puissance de l’histoire est indéniable. Le malaise, parfaitement distillé, notamment dans la fameuse scène du dernier crime, finit par vous gagner. Après avoir scruté les tréfonds du cerveau noir de l’Eventreur, qui prétendait agir « depuis l’Enfer », c’est un drôle de goût de sang qui vous vient dans la bouche...

15/07/2013 (modifier)