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Rosangella

Note: 3.1/5
(3.1/5 pour 10 avis)

Festival Polar de Cognac 2007 : Prix du meilleur one-shot ou de la meilleure mini-série BD L'histoire d'une femme mûre et belle, une femme meurtrie mais forte.


Corbeyran Ecole Emile Cohl Les prix du Festival Polar de Cognac

Quelque part sur le parking d'une petite ville du sud de la France, Rosangella fait tourner son manège, avec l'aide de ses trois enfants. Séparée de Max depuis très longtemps, elle a patiemment reconstruit sa vie à l'abri de ce mari violent. Quinze ans plus tard, Max est de retour. Les souvenirs reviennent alors comme un boomerang, rouvrant les plaies douloureuses et fragilisant l'équilibre de la famille. Mais Rosangella a changé. Elle n'est plus la jeune fille sans défense d'hier. Elle n'est pas disposée à se laisser faire...

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 12 Janvier 2007
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Rosangella

22/01/2007 | JJJ
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Par DamBDfan
Note: 4/5
L'avatar du posteur DamBDfan

Une réussite totale !! Typiquement le genre de BD que j'aime lire. Tout y est : réalisme, personnages attachants avec de vraies personnalités, dialogues justes et sincères. Le dessin de Berlion (que j'apprécie beaucoup) est léger, beau et parfaitement adapté à cette histoire remplie de sensibilité. Faut dire que le thème y est pour beaucoup: La violence conjugale. L' interview des auteurs qui accompagne cet opus est très intéressant également et permet de voir les motivations de chacun. "Rosangella", un personnage féminin de BD avec beaucoup de charme que je ne suis pas prêt d’oublier.

17/07/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

J'ai moins aimé que Lie-de-vin des mêmes auteurs. Il faut dire que c'est un simple roman graphique et qu'il n'y a pas de suspense comme dans Lie-de-vin. Bien sûr, c'est intéressant de voir comment les personnages réagissent entre eux et il y a de la manipulation, mais il n'y avait aucun mystère et j'ai lu cette histoire avec aucune passion bien qu'il y ait des moments forts. Je crois que le problème vient du fait qu'avec ce genre d'histoire il faut que j'aime le personnage principal car je dois avoir envie de voir ce qu'il (Rosangella dans ce cas-ci) va lui arriver. Sauf que Rosangella et les autres personnages m'ont laissé plutôt indifférent et donc je ne suis pas entré dans l'histoire.

24/04/2012 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Les auteurs de Lie-de-vin nous offrent le portrait d'une femme forte et touchante : une mère qui se bat pour ses enfants après avoir été frappée autrefois par son mari. Ce dernier a la mauvaise idée de refaire surface 15 ans après leur séparation à la veille du 18ème anniversaire de sa fille. C'est un être totalement sournois qui sait y faire avec les gens pour les avoir à sa botte. Face à ce séducteur calculateur, on a une femme brisée entre la souffrance et la peur du passé qui refait surface. Cependant, cette femme a su se débrouiller pour survivre. Elle a changé et n'est plus sans défense pour contrer ce redoutable prédateur. On pourra reprocher un côté un petit peu manichéen mais la volonté des auteurs a été sans doute de démonter la mécanique du comportement de ces êtres dont on ne pouvait penser qu'il feraient une chose pareille. Le récit va se compliquer un peu avec l'interférence des trois enfants qui ont grandi et du nouveau venu dans la vie de Rosangella qui peut changer le cours des choses. On a de vraies personnalités dans ce roman graphique qui confère une véritable sincérité à l'ensemble. Il est vrai que le sujet est difficile et semble à la mode actuellement de par les productions récentes. Personnellement, je crois qu'il faut en parler même le plus souvent possible. Chaque auteur peut apporter sa vision des choses. Celle-ci n'est pas inintéressante, bien au contraire ! Le dessin de Berlion est une véritable réussite ce qui ne gâche rien au plaisir. Une oeuvre à découvrir et même à posséder !

15/08/2010 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Portrait d’une foraine qui tente de mener une vie digne, acceptable, vaille que vaille, embarquée avec ses deux enfants dans une existence sans perspectives, Rosangella est, après Lie-de-vin la deuxième collaboration entre Corbeyran et Berlion que je lis. A nouveau, nous avons droit à un récit sensible mettant en scène des existences brisées. Ici, c’est le retour du mari prodigue qui sert de ressort scénaristique à l’album. Toutefois, la sauce prend moins bien, et le personnage principal me laissera finalement assez indifférent. Pourtant la structure du récit est bonne et la narration (très classique) frise parfois l’excellence, mais les caractères sont quand même stéréotypés et l’absence de suspense et d’humour font que je suis resté « à l’extérieur » de ma lecture. Le dessin de Berlion vaut une fois de plus le coup d’œil, principalement pour sa merveilleuse colorisation. Ses visages sont cependant moins réussis qu’à l’ordinaire. C’est … pas mal … mais (vraiment) sans plus. 3/5 pour la narration, que j'ai fort appréciée.

09/06/2009 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Après Lie-de-vin, on retrouve le même duo d'auteurs pour ce one-shot. Autant l'annoncer tout de suite, j'ai préféré le fruit de leur première collaboration. Mais cela n'enlève rien au crédit que j'apporte à "Rosangella". Une histoire dure, aux personnages déchirés, manipulateurs, victimes, etc... Une chronique sociale d'une famille complexe, où après des pertes de vues, les retrouvailles n'apportent souvent que leur lot de problèmes. C'est superbement dessiné et colorisé par Berlion. Mais si l'histoire narrée est bien traitée, je n'ai pas été plus emballé que cela. Il manque le petit plus pour en faire une très bonne BD.

10/10/2007 (modifier)
Par pol
Note: 3/5
L'avatar du posteur pol

J’aime beaucoup le coup de pinceau de Berlion. Il s’associe ici avec son ami Corbeyran pour nous raconter l’histoire de Rosangella, une femme que la vie n’a pas épargnée. Le rythme du récit est parfois un peu lent, les auteurs prennent le temps de nous faire découvrir les personnages, leur psychologie, leur passé, les liens entre eux. C’est clair que ça donne pas mal de crédit à l’histoire, ça donne plus de poids aux différents évènements. C’est remarquablement fait et je ne doute pas que si vous préférez les histoires posées à celles ou l’action prédomine, vous allez vous régaler. Si vous êtes plutôt dans la deuxième catégorie, vous ressentirez sans doute certaines longueurs. Il n’empêche que l’histoire est pas mal fichue et que ce roman graphique est très sympa à lire.

04/06/2007 (modifier)
Par Pierig
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pierig

Il s’agit d’un album lentement mûri. Par Berlion d’abord qui a ensuite impliqué son ami Corbeyran pour peaufiner la trame narrative. Le traitement est efficace mais le résultat m'a déçu. Non pas à cause de la narration ou du découpage car Corbeyran n’a plus rien à prouver de ce côté. En fait, c’est le sujet de l’histoire en lui-même qui ne m’a pas captivé, outre son manque de dynamisme et d’originalité. Berlion non plus ne m’a pas convaincu par son dessin, même si globalement les planches ont un joli rendu accentué par la mise en couleurs directe. Mon reproche principal concerne des approximations dans les traits du visage de Rosangella (à morphologie variable). De plus, dès la première planche, les séquences des vignettes sonnent faux. Un exemple ? Max tient le poignet droit de Rosangella puis la case d’après il s’agit du poignet gauche. Berlion récidive avec un gros plan de la main droite de Max mais c’est sa main gauche qui frappe Rosangella la case suivante. Moi qui accorde beaucoup d’importance aux dessins et enchaînements, ce genre de détails a du mal à passer. On sent aussi une évolution dans le trait de Berlion ; très présent au début, il s’estompe progressivement pour finir par ne laisser apparaître que les coups de pinceaux. C’est esthétique mais cela ne gomme pas toutes les imperfections du dessin. Une dernière réflexion (toute subjective elle aussi) : je trouve que Rosangella sur la couv a les traits d'Isabelle Mergot. Bref, voici une histoire bien racontée mais qui ne m’a pas captivé outre mesure.

07/05/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Spécial... et pas mal !... Corbeyran est arrivé à me surprendre. C'est vrai que c'est un créateur plus que prolixe ; mais passer de l'univers des Stryges à celui d'une foraine qui exploite un manège sur un parking de supermarché, ça m'a étonné !... J'ai eu ici affaire à un drame social... Une sorte de "nouveau terrain de jeu" pour cet auteur ?... En tout cas, cela lui réussit. "Belle" histoire pour un bien bon album qui se déroule en deux temps. De l'action ?... je n'en n'ai quasi pas trouvé. Et pourtant, je suis resté vraiment accroché ; plongé que j'étais dans la vie de souffrance de cette femme. Un album intense, très bien illustré par le talentueux Berlion (le cadet des Soupetard), dont la frisqueté du trait est à l'opposé de la dureté du postulat. Ma cote perso : 3,5/5..

06/03/2007 (modifier)

Les meilleures histoires sont souvent les plus simples. Celle de Rosangella est de celles-là : une histoire pleine de souvenirs, forte, intense. On s'attache vite à ces personnages que l'on a tous croisés au moins une fois dans sa vie, directement ou par personne interposée. Artistiquement, je suis par contre plus mitigé qu'enchanté : autant les couleurs sont le plus souvent splendides, autant le dessin pêche vraiment par moment (notamment au niveau des visages qui sont parfois franchement ratés, surtout dans les perspectives). C'est ce qui enlève une étoile à ma note finale. Une très bonne BD.

04/02/2007 (modifier)
Par JJJ
Note: 3/5 Coups de coeur expiré

Un modèle de couverture assez souvent utilisé, le portrait en gros plan du visage d'un personnage. Ici une femme, Rosangella, représentée de face, une belle femme au regard lointain. Une image forte et idéale pour un premier contact avec cette héroïne ordinaire, Rosangella, mère courage. Les beaux dessins d'Olivier Berlion, aux traits fins, à la couleur directe, font la part belle à la couleur justement, une couleur qui varie selon les circonstances. Ces dessins nous plongent immédiatement dans l'ambiance, il n'y a qu'à ouvrir le livre, parcourir les deux pages muettes faisant office de prologue, pour s'en trouver convaincu. Du point de vue purement pictural, Rosangella est une franche réussite. Le scénario est simple, sans artifice, sans vrai rebondissement il se déroule tranquillement mais sans temps mort, on est évidemment en droit de lui reprocher sa forme trop classique, en même temps cela semble idéal pour conter cette histoire, une histoire dramatique, mettant en scène une famille face aux bouleversements occasionnés par un personnage issu du passé. Mais ce récit, plutôt que de s'étendre sur une histoire, s'attarde sur les personnages, et particulièrement sur Rosangella. Rosangella, une femme comme il en existe beaucoup, comme je l'ai écrit un peu plus haut, une héroïne ordinaire. Rosangella, un personnage raconté avec assez de retenue et de justesse pour que l'on s'y attache. La narration utilise la "voix", issue du journal intime de la fille de Rosangella pour conter cette histoire, et c'est sur une lettre de Rosangella à sa fille que se clôt le récit, bouclant ainsi la boucle pourrait-on dire... Il y a quelques longueurs, des bavardages parfois un peu inutiles et un manque certain d'originalité... pourtant cette histoire est touchante, en fermant le livre c'est cet aspect que j'en ai retenu. Cet album mérite d'être lu. JJJ

22/01/2007 (modifier)