Goggles (lunettes de motocycliste entre autres ...) est un recueil de 6 histoires courtes par l'auteur d'Undercurrent (que personnellement je ne connaissais pas encore en entamant ma lecture).
Il est édité dans la collection "Latitudes" de Ki-oon (donc grand format) et je trouve que c'est un format qui va très bien avec ces moments de vie, ces petites histoires à la fois amusantes et pleines de tendresse et de simplicité.
J'ai passé un bon moment de lecture, j'ai fait connaissance avec des personnages sympathiques, j'ai fait quelques découvertes culinaires et culturelles. C'est le genre de lecture reposante que j'apprécie beaucoup.
Graphiquement c'est aussi très plaisant, dans un style seinen classique mais efficace.
Franchement pas mal du tout, arrondi à 4 pour la qualité de l'objet et l'ambiance qui s'en dégage.
J'ai aimé suivre les aventures de ce petit garçon vif et curieux dans le Kenya, loin de la représentation touristique que nous en avons. Nous découvrons un très beau pays qui est mis en valeur par un graphisme époustouflant. J'ai beaucoup aimé la finesse du trait. Certaines planches sont d'une exceptionnelle somptuosité.
C'est le même auteur qui avait réalisé "La ligne de trait" dont la lecture ne m'avait pas laissé indifférent. On voit qu'il a progressé et plutôt dans le bon sens avec ici la fraîcheur et l'espièglerie du regard d'un enfant.
Il y a une atmosphère qui semble unique avec des personnages plus vrais que nature. On se laisse véritablement entraîner par l'ambiance, les couleurs, les rues, la mer. C'est virevoltant comme la poursuite de Naïm par son frère Hassan pour le ramener sur les chaises de l'école coranique. Cependant, le contact direct de la vraie vie sera le plus fort.
En résumé: un très beau récit initiatique pour un diptyque de qualité !
Et bien moi j'adore cette série!
Je viens de la relire récemment et comme pour les vieux films que l'on revoit 15, 20 ans après je pensais me dire "mince que cette série a pris un coup de vieux", mais finalement pas du tout. J'ai pris autant de plaisir qu'après ma première lecture dans les années 90 (albums parus de 1993 à 2000).
L'histoire est classique mais tellement déjantée qu'elle en devient originale. Comment réagirait l'humanité si l'enfer débarquait sur terre pour prendre le pouvoir? C'est vrai que le scénario tient sur un timbre poste mais de temps en temps cela fait du bien de ne pas se prendre la tête. Et là on est servi car les albums sont plus bourrins les uns que les autres. Les personnages, le père Carmody en tête, sont terriblement attachants . C'est également vrai que toutes les femmes de cette série ont des gros seins, mais quand on connait l'univers de Franck Tacito on ne s'étonne plus pour ce genre de détail.
Il y a de l'action, du sexe (de l'érotisme plutôt), de l'humour, beaucoup d'humour et c'est sans doute grâce à ce troisième élément que ma note est assez élevée. Je me fends la poire à chaque lecture de cette série z. J'ai adoré une petite histoire dans l'histoire, celle de la "famille démon" qui remplace une famille classique humaine toujours fourrée devant la télévision. On la retrouve rapidement dans plusieurs albums. Essayez de faire attention à ces scènes, elles sont hallucinantes.
Le dessin particulier et très riche en détails de Tacito est assez réussi dans l'ensemble même si je ne suis pas un fan de son style. Mais il faut avouer que ce dessin s'adapte parfaitement avec l'ambiance particulière qui règne durant les six albums de la série.
Si vous n'avez jamais lu cette série n'hésitez pas, car si vous prenez celle-ci au 25ème degré vous ne le regretterez pas.
Par contre je ne conseille pas de lire la suite, car le troisième tome (annoncé de temps en temps) n'est toujours pas paru et je ne sais pas s'il paraîtra un jour.
L'idée de transposer le Comte de Monte Cristo à notre époque est bonne, bien meilleure que de recycler l'Antiquité en version SF comme le fait Mangin dans ses Bd ; ici, ça fonctionne parce que le principe du roman de Dumas est rajeuni et s'adapte très bien au décor qui a été choisi par les auteurs, c'est un sujet intemporel. Pourtant, j'ai bien failli passer à côté de cette série. Car le tome 1 est le moins intéressant, mais il est essentiel pour lancer l'histoire et découvrir les personnages ; mais le sujet est des plus ardu pour un néophyte. Quand on n'a aucune notion des marchés boursiers et tout ce qui tourne autour de la finance, c'est vraiment nébuleux, moi je n'y comprends rien et ça ne m'intéresse pas, le seul intérêt est que ça renvoie à une actualité étrangement prémonitoire.
Cet univers de la bourse est une jungle impitoyable où rodent des carnassiers prêts à bouffer tout cru ceux qui commettent la moindre erreur. Je pense que dans ce tome 1, le rendu de ce milieu de tricherie et de manipulations sans pitié, est réussi malgré ma méconnaissance du milieu, ça sonne trop vrai, et on s'attache un peu à Alexandre, le jeune trader piégé, mais c'est tellement rébarbatif et abscons par moment que je n'eus guère envie de poursuivre cette Bd, même si inconsciemment, j'avais envie de connaître la suite à la fin du tome 1. Et puis après plusieurs jours de réflexion, je me suis décidé à laisser une chance à cette série ; et qu'est-ce que j'ai eu raison ! Car c'est avec le tome 2 que tout démarre, que le début de la vengeance se prépare et que les points communs avec Monte Cristo sont les plus évidents. Les scènes de prison entre Alex et son compagnon de cellule qui le conditionne et l'incite à s'évader grâce à une technologie moderne, sont passionnantes. On apprend beaucoup de choses, notamment comment le piège tendu à Alex a si bien fonctionné, mais on sent que les auteurs ne veulent pas trop faire de révélations, gardant le reste pour les albums suivants.
On a alors qu'une envie, c'est de lire la suite, voir comment le héros va punir ceux qui l'ont envoyé en taule, et il faut avouer que les 2 scénaristes distillent tout ça de belle façon, livrant un thriller financier bien documenté d'une époustouflante maestria, en utilisant des rouages bien rôdés, malgré quelques facilités. Le tout est servi par un dessin bien propre de Juszezak, proche du trait de Philippe Francq, qui colle parfaitement à ce type de bande. Bravo.
Chaabi est une série en trois copieux tomes que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire.
On retrouve à la manœuvre le même scénariste que celui qui avait sévi sur Cuervos… et les similitudes sont nombreuses. Les auteurs se penchent en effet à nouveau sur le destin d’un enfant pauvre du tiers-monde. Il maniera les armes à feu et son destin sera tragique. Changement de continent, toutefois puisque nous quittons l’Amérique du Sud à destination de l’Inde.
Et, à nouveau, la sauce prend… et elle prend bien, même ! Reposant sur ce qui me semble être une solide documentation (je ne suis pas un spécialiste de l’Inde mais ce qui est décrit me parait en tous les cas être très réaliste), l’histoire s’articule autour de Chaabi, sorte de messie guerrier. Un enfant au discours d’adulte, à la sagesse de vieillard, déterminé et désillusionné à la fois.
C’est, je pense, la clé de voûte de ce récit. Si vous ne parvenez pas à accepter ce personnage, tout l’édifice s’écroule. Et avec un tel profil, le risque était élevé. Pourtant (et c’est là toute la démonstration du savoir-faire de Marazano), grâce à la structure du récit, Chaabi m’est apparu plausible sans même que j’y prenne gaffe. Faut dire qu’il est finaud, ce scénariste, à nous présenter ce personnage via de multiples témoignages. Chacun apporte sa pierre à l’édifice et chaque passage nous permet à la fois de mieux comprendre qui est Chaabi mais aussi qui sont ses compagnons et pourquoi ils ont décidé de l’accompagner dans cette cause qui semble pourtant perdue d’avance.
Finaude aussi, l’idée de commencer par la fin. Le fait d’apprendre dès les premières pages que Chaabi est mort nous donne d’autant plus l’envie de savoir où et comment c’est arrivé.
Finaude encore, cette idée de créer un personnage de journaliste. Elle permet à la fois de rendre logique l'accumulation de témoignages mais aussi de faire le lien entre Chaabi et les autorités locales (Mayome, la journaliste en question, passant d’un camp à l’autre).
Enfin, j’ai grandement apprécié la personnalité du militaire chargé de mettre un terme au parcours de Chaabi. Loin de céder au manichéisme, les auteurs s’offrent avec ce personnage un leader charismatique, reflet même du Chaabi. Les similitudes entre les deux hommes sont nombreuses (à commencer par l’absence d’illusion couplée à la volonté de garder espoir – deux sentiments antinomiques qui cohabitent en permanence au sein de ce récit). C’est bien amené et cela permet d’enrichir l’œuvre sans même en avoir l’air.
Le dessin de Xavier Delaporte est très efficace sur ce type de récit. Les nombreux personnages sont bien typés, évitant toute confusion en cours de lecture. Le style reste cependant réaliste, sans recours à la caricature pour singulariser ces personnages. Les décors ne sont pas oubliés mais demeurent en retrait. Les puristes trouveront sans doute que le trait manque de finesse mais j’ai surtout retenu que l'artiste disposait de tout le nécessaire pour illustrer cette histoire.
Au final, ce sont là trois tomes que j’ai dévorés. Franchement bien !
Sisco est un polar efficace, en particulier le premier diptyque, qui est inspiré de l'affaire "Francois de Grossouvre", conseiller de François Mitterrand qui officiellement s'était suicidé, mais sa famille et certains journalistes sont persuadés qu'il fut assassiné sur l'ordre du président.
Sisco est donc un agent des services secrets français qui s'occupe des basses besognes de l'Etat (assassiner des personnes gênantes pour la hiérarchie est un de ses passe-temps si on lui ordonne de le faire bien sûr). C'est l'anti-héros par excellence, cynique et antipathique.
Le second diptyque est correct mais moins intéressant que le premier.
Sisco sert de garde du corps à la fille du président et finira par empêcher que celle-ci soit assassinée, mais je n'en dirai pas trop.
Le dessin est très réaliste, les personnages sont facilement reconnaissables.
Je conseille donc la lecture de cette série qui est de bonne facture même si elle n'est pas exceptionnelle.
Après lecture du troisième diptyque.
J'avoue que ce "troisième cycle" m'a beaucoup plu, bien plus que le deuxième et j'attends avec impatience la suite. Si le prochain diptyque arrive à m'intéresser autant que celui-ci , je ne risque pas de regretter la note que j'ai attribué il y a deux ans déjà à cette sympathique série. Ce thriller politique , traitant également des rapports entre la mafia albanaise et l'industrie de l'armement américaine, nous permet aussi d'apprendre à connaître un peu mieux ce personnage hors du commun qu'est Sisco, notamment grâce à des flashsbacks plutôt intéressants.
Je ne me suis pas ennuyé un instant durant ma lecture et cela jusqu'à la fin du deuxième tome.
Il faut dire que ce cycle finit de telle manière que l'on se met à espérer que l' histoire à venir se déroulera dans le milieu carcéral et connaissant le caractère de Sisco, il risque d'y avoir du sport.
Alors vivement la suite.
Je ne me suis pas ennuyé à cette lecture plutôt originale et instructive. Ce manga utilise le voyage dans le temps pour raconter l'histoire d'un architecte en thermes et bains romain sous le règne de l'Empereur Hadrien instigateur de la pax romana.
Dernièrement, j'avais lu Virtus qui ramenait des Japonais au temps des gladiateurs. Le principe est un peu le même mais en sens inverse. C'est tout de même curieux que cette idée exploitée quasi en même temps. Il s'agit de confronter la société japonaise à celle des romains et trouver certaines similitudes.
Le graphisme est somptueux et traduit la beauté de Rome et de l'Antiquité. Il y a la beauté et la finesse du trait qui sont réunis pour notre plus grand plaisir. Bref, le succès de cette série ne devrait pas démentir d'autant que c'est bien documenté.
C'est clair que ce manga vous fera appréhender les bains d'une autre manière. Cela apporte quelque chose de différent et que j'ai instantanément aimé malgré le côté loufoque de l'idée principale. Cela donne véritablement envie de se baigner au calme. Bon, je vais prendre un bon bain.
Il faut une certaine dose d’audace pour publier à notre époque un ouvrage sur un sujet qui n’intéresse quasiment personne, si ce n’est lorsqu’il est question de les stigmatiser, j’ai nommé : les ROMS ! Et ceux qui l’ont fait savaient parfaitement que cela ne rapporterait pas grand-chose d’un point de vue pécuniaire. Ces « inconscients », qui ont épaulé l’« irresponsable » Alain Keler, reporter-photographe, se nomment Emmanuel Guibert, dessinateur connu pour Le Photographe et La Guerre d’Alan, Frédéric Lemercier à la couleur, et surtout la maison d’édition indépendante Les Arènes. Et moi je leur tire mon chapeau.
Cela donne un objet hybride, entre la BD-docu et le reportage photographique noir et blanc à l’allure d’anti-roman-photo, où les dessins de Guibert jouent avec sobriété le rôle de liant. Au milieu de cette misère noire, les photos font ressortir la beauté des portraits d’un peuple vivant qui refuse de mourir sous la crasse de nos égoïsmes. Depuis une première rencontre avec ces « damnés de la Terre » au Kosovo en 1998, Alain Keler n’a cessé d’aller à leur rencontre pour témoigner de leurs conditions de vie, prenant des photos pour surmonter, dit-il, le choc de la misère. Il explique le processus tragique qui l’a conduit à défendre leur cause : la mort prématurée de son père et la perte de mémoire de sa mère qui n’a jamais pu lui raconter le massacre de ses grands-parents et de sa petite sœur à Auschwitz. Car comme les Juifs, les Roms aussi ont été persécutés par les Nazis.
C’est ainsi que l’on voyage d’un bidonville à l’autre à travers l’Europe, avec à la clé exodes, maladies, destructions ou attaques de campements, érections de « murs de la honte », défilés néo-fascistes, avec les Roms tout est permis, c’est open bar ! Pour autant, l’auteur ne fait pas d’angélisme et se contente de décrire la réalité telle qu’il la voit. Notamment en évoquant sans faux semblants les pratiques mafieuses de certains usuriers roms exploitant sans vergogne les membres de leur propre communauté… mais il nous donne aussi à voir des notes d’espoir avec ceux qui se démènent pour aider leurs frères et sœurs de galère avec plus ou moins de bonheur, et les autres, les justes et anonymes… Un épilogue signé de l’auteur (racontant à l’aide de quelques photos la destruction d’un camp en région parisienne) vient clôturer l’ouvrage. Keler y parle de ses inquiétudes à propos du climat ambiant (« Les Roms, c’est le premier verrou démocratique qui saute ») et fustige la mollesse de l’Europe, encline à verser des fonds pour aider ces communautés sans s’attaquer à la corruption qui règne dans les pays bénéficiaires (« L’Europe se fortifierait notablement à résorber ses poches de misère, elle se ferait du bien à tous égards (…) Elle secouerait ses insignes néo-nazis qui empèsent son costume ».
Un ouvrage très instructif que je conseille fortement en ces temps tonitruants où l’empathie se fait tout doucement la malle, un ouvrage pour nos permettre (peut-être) d’ouvrir les yeux et de faire un pas, si petit soit-il, vers notre propre humanité, si éloignée soit-elle. Encore bravo aux auteurs et à l’éditeur pour ce travail salutaire et nécessaire !Et en passant, merci à cac de mentionner le lien vers kesajtchave
Petit bijou au niveau du graphisme, Vito a également tout pour me plaire au niveau du scénario. Une histoire pleine de mystère, de personnages fantastiques et attachants, le tout servi par le superbe dessin de Stalner et ses décors sublimes et riches de la Sicile d'après-guerre.
Après m'avoir déçue avec La Zone, grâce à ce scénario Stalner remonte entièrement dans mon estime.
Dans le tome 2, le côté fantastique de l'histoire prend de l'ampleur. Certains mystères s'éclairent, d'autres apparaissent ou s'épaississent...bref, vivement la suite !
Une petite série bien sympathique. On s’attache très facilement à ces ados « rebelles » qui refusent de se plier aux règles de bizutage en vigueur dans l’école de l’excellence. Le suspense est bien maintenu jusqu’au bout, … et même plus loin vu qu’à la fin du premier volume, on n’en sait pas beaucoup plus sur ce qui se trame dans cet établissement. On n’a qu’une envie, que le tome 2 sorte bien vite pour connaître la suite !
Le dessin est agréable, tout en rondeurs et colle bien avec ce genre de récit. Les personnages sont tous facilement reconnaissables.
Un autre plus : que la série se termine normalement en trois tomes (au moins on peut comme ça espérer que les auteurs ne se perdront pas en route en voulant allonger la sauce le plus possible…)
Après la lecture du tome 2, mon avis ne change pas. L'histoire et les personnages sont toujours aussi intéressants, le dessin moderne et sympathique. Comme je l'ai dit déjà pour le tome 1, on n'a qu'une envie, que le tome 3 sorte bien vite pour connaître la suite ! (et normalement la fin)
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Goggles
Goggles (lunettes de motocycliste entre autres ...) est un recueil de 6 histoires courtes par l'auteur d'Undercurrent (que personnellement je ne connaissais pas encore en entamant ma lecture). Il est édité dans la collection "Latitudes" de Ki-oon (donc grand format) et je trouve que c'est un format qui va très bien avec ces moments de vie, ces petites histoires à la fois amusantes et pleines de tendresse et de simplicité. J'ai passé un bon moment de lecture, j'ai fait connaissance avec des personnages sympathiques, j'ai fait quelques découvertes culinaires et culturelles. C'est le genre de lecture reposante que j'apprécie beaucoup. Graphiquement c'est aussi très plaisant, dans un style seinen classique mais efficace. Franchement pas mal du tout, arrondi à 4 pour la qualité de l'objet et l'ambiance qui s'en dégage.
Kililana Song
J'ai aimé suivre les aventures de ce petit garçon vif et curieux dans le Kenya, loin de la représentation touristique que nous en avons. Nous découvrons un très beau pays qui est mis en valeur par un graphisme époustouflant. J'ai beaucoup aimé la finesse du trait. Certaines planches sont d'une exceptionnelle somptuosité. C'est le même auteur qui avait réalisé "La ligne de trait" dont la lecture ne m'avait pas laissé indifférent. On voit qu'il a progressé et plutôt dans le bon sens avec ici la fraîcheur et l'espièglerie du regard d'un enfant. Il y a une atmosphère qui semble unique avec des personnages plus vrais que nature. On se laisse véritablement entraîner par l'ambiance, les couleurs, les rues, la mer. C'est virevoltant comme la poursuite de Naïm par son frère Hassan pour le ramener sur les chaises de l'école coranique. Cependant, le contact direct de la vraie vie sera le plus fort. En résumé: un très beau récit initiatique pour un diptyque de qualité !
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Et bien moi j'adore cette série! Je viens de la relire récemment et comme pour les vieux films que l'on revoit 15, 20 ans après je pensais me dire "mince que cette série a pris un coup de vieux", mais finalement pas du tout. J'ai pris autant de plaisir qu'après ma première lecture dans les années 90 (albums parus de 1993 à 2000). L'histoire est classique mais tellement déjantée qu'elle en devient originale. Comment réagirait l'humanité si l'enfer débarquait sur terre pour prendre le pouvoir? C'est vrai que le scénario tient sur un timbre poste mais de temps en temps cela fait du bien de ne pas se prendre la tête. Et là on est servi car les albums sont plus bourrins les uns que les autres. Les personnages, le père Carmody en tête, sont terriblement attachants . C'est également vrai que toutes les femmes de cette série ont des gros seins, mais quand on connait l'univers de Franck Tacito on ne s'étonne plus pour ce genre de détail. Il y a de l'action, du sexe (de l'érotisme plutôt), de l'humour, beaucoup d'humour et c'est sans doute grâce à ce troisième élément que ma note est assez élevée. Je me fends la poire à chaque lecture de cette série z. J'ai adoré une petite histoire dans l'histoire, celle de la "famille démon" qui remplace une famille classique humaine toujours fourrée devant la télévision. On la retrouve rapidement dans plusieurs albums. Essayez de faire attention à ces scènes, elles sont hallucinantes. Le dessin particulier et très riche en détails de Tacito est assez réussi dans l'ensemble même si je ne suis pas un fan de son style. Mais il faut avouer que ce dessin s'adapte parfaitement avec l'ambiance particulière qui règne durant les six albums de la série. Si vous n'avez jamais lu cette série n'hésitez pas, car si vous prenez celle-ci au 25ème degré vous ne le regretterez pas. Par contre je ne conseille pas de lire la suite, car le troisième tome (annoncé de temps en temps) n'est toujours pas paru et je ne sais pas s'il paraîtra un jour.
Dantès
L'idée de transposer le Comte de Monte Cristo à notre époque est bonne, bien meilleure que de recycler l'Antiquité en version SF comme le fait Mangin dans ses Bd ; ici, ça fonctionne parce que le principe du roman de Dumas est rajeuni et s'adapte très bien au décor qui a été choisi par les auteurs, c'est un sujet intemporel. Pourtant, j'ai bien failli passer à côté de cette série. Car le tome 1 est le moins intéressant, mais il est essentiel pour lancer l'histoire et découvrir les personnages ; mais le sujet est des plus ardu pour un néophyte. Quand on n'a aucune notion des marchés boursiers et tout ce qui tourne autour de la finance, c'est vraiment nébuleux, moi je n'y comprends rien et ça ne m'intéresse pas, le seul intérêt est que ça renvoie à une actualité étrangement prémonitoire. Cet univers de la bourse est une jungle impitoyable où rodent des carnassiers prêts à bouffer tout cru ceux qui commettent la moindre erreur. Je pense que dans ce tome 1, le rendu de ce milieu de tricherie et de manipulations sans pitié, est réussi malgré ma méconnaissance du milieu, ça sonne trop vrai, et on s'attache un peu à Alexandre, le jeune trader piégé, mais c'est tellement rébarbatif et abscons par moment que je n'eus guère envie de poursuivre cette Bd, même si inconsciemment, j'avais envie de connaître la suite à la fin du tome 1. Et puis après plusieurs jours de réflexion, je me suis décidé à laisser une chance à cette série ; et qu'est-ce que j'ai eu raison ! Car c'est avec le tome 2 que tout démarre, que le début de la vengeance se prépare et que les points communs avec Monte Cristo sont les plus évidents. Les scènes de prison entre Alex et son compagnon de cellule qui le conditionne et l'incite à s'évader grâce à une technologie moderne, sont passionnantes. On apprend beaucoup de choses, notamment comment le piège tendu à Alex a si bien fonctionné, mais on sent que les auteurs ne veulent pas trop faire de révélations, gardant le reste pour les albums suivants. On a alors qu'une envie, c'est de lire la suite, voir comment le héros va punir ceux qui l'ont envoyé en taule, et il faut avouer que les 2 scénaristes distillent tout ça de belle façon, livrant un thriller financier bien documenté d'une époustouflante maestria, en utilisant des rouages bien rôdés, malgré quelques facilités. Le tout est servi par un dessin bien propre de Juszezak, proche du trait de Philippe Francq, qui colle parfaitement à ce type de bande. Bravo.
Chaabi
Chaabi est une série en trois copieux tomes que j’ai eu beaucoup de plaisir à lire. On retrouve à la manœuvre le même scénariste que celui qui avait sévi sur Cuervos… et les similitudes sont nombreuses. Les auteurs se penchent en effet à nouveau sur le destin d’un enfant pauvre du tiers-monde. Il maniera les armes à feu et son destin sera tragique. Changement de continent, toutefois puisque nous quittons l’Amérique du Sud à destination de l’Inde. Et, à nouveau, la sauce prend… et elle prend bien, même ! Reposant sur ce qui me semble être une solide documentation (je ne suis pas un spécialiste de l’Inde mais ce qui est décrit me parait en tous les cas être très réaliste), l’histoire s’articule autour de Chaabi, sorte de messie guerrier. Un enfant au discours d’adulte, à la sagesse de vieillard, déterminé et désillusionné à la fois. C’est, je pense, la clé de voûte de ce récit. Si vous ne parvenez pas à accepter ce personnage, tout l’édifice s’écroule. Et avec un tel profil, le risque était élevé. Pourtant (et c’est là toute la démonstration du savoir-faire de Marazano), grâce à la structure du récit, Chaabi m’est apparu plausible sans même que j’y prenne gaffe. Faut dire qu’il est finaud, ce scénariste, à nous présenter ce personnage via de multiples témoignages. Chacun apporte sa pierre à l’édifice et chaque passage nous permet à la fois de mieux comprendre qui est Chaabi mais aussi qui sont ses compagnons et pourquoi ils ont décidé de l’accompagner dans cette cause qui semble pourtant perdue d’avance. Finaude aussi, l’idée de commencer par la fin. Le fait d’apprendre dès les premières pages que Chaabi est mort nous donne d’autant plus l’envie de savoir où et comment c’est arrivé. Finaude encore, cette idée de créer un personnage de journaliste. Elle permet à la fois de rendre logique l'accumulation de témoignages mais aussi de faire le lien entre Chaabi et les autorités locales (Mayome, la journaliste en question, passant d’un camp à l’autre). Enfin, j’ai grandement apprécié la personnalité du militaire chargé de mettre un terme au parcours de Chaabi. Loin de céder au manichéisme, les auteurs s’offrent avec ce personnage un leader charismatique, reflet même du Chaabi. Les similitudes entre les deux hommes sont nombreuses (à commencer par l’absence d’illusion couplée à la volonté de garder espoir – deux sentiments antinomiques qui cohabitent en permanence au sein de ce récit). C’est bien amené et cela permet d’enrichir l’œuvre sans même en avoir l’air. Le dessin de Xavier Delaporte est très efficace sur ce type de récit. Les nombreux personnages sont bien typés, évitant toute confusion en cours de lecture. Le style reste cependant réaliste, sans recours à la caricature pour singulariser ces personnages. Les décors ne sont pas oubliés mais demeurent en retrait. Les puristes trouveront sans doute que le trait manque de finesse mais j’ai surtout retenu que l'artiste disposait de tout le nécessaire pour illustrer cette histoire. Au final, ce sont là trois tomes que j’ai dévorés. Franchement bien !
Sisco
Sisco est un polar efficace, en particulier le premier diptyque, qui est inspiré de l'affaire "Francois de Grossouvre", conseiller de François Mitterrand qui officiellement s'était suicidé, mais sa famille et certains journalistes sont persuadés qu'il fut assassiné sur l'ordre du président. Sisco est donc un agent des services secrets français qui s'occupe des basses besognes de l'Etat (assassiner des personnes gênantes pour la hiérarchie est un de ses passe-temps si on lui ordonne de le faire bien sûr). C'est l'anti-héros par excellence, cynique et antipathique. Le second diptyque est correct mais moins intéressant que le premier. Sisco sert de garde du corps à la fille du président et finira par empêcher que celle-ci soit assassinée, mais je n'en dirai pas trop. Le dessin est très réaliste, les personnages sont facilement reconnaissables. Je conseille donc la lecture de cette série qui est de bonne facture même si elle n'est pas exceptionnelle. Après lecture du troisième diptyque. J'avoue que ce "troisième cycle" m'a beaucoup plu, bien plus que le deuxième et j'attends avec impatience la suite. Si le prochain diptyque arrive à m'intéresser autant que celui-ci , je ne risque pas de regretter la note que j'ai attribué il y a deux ans déjà à cette sympathique série. Ce thriller politique , traitant également des rapports entre la mafia albanaise et l'industrie de l'armement américaine, nous permet aussi d'apprendre à connaître un peu mieux ce personnage hors du commun qu'est Sisco, notamment grâce à des flashsbacks plutôt intéressants. Je ne me suis pas ennuyé un instant durant ma lecture et cela jusqu'à la fin du deuxième tome. Il faut dire que ce cycle finit de telle manière que l'on se met à espérer que l' histoire à venir se déroulera dans le milieu carcéral et connaissant le caractère de Sisco, il risque d'y avoir du sport. Alors vivement la suite.
Thermae Romae
Je ne me suis pas ennuyé à cette lecture plutôt originale et instructive. Ce manga utilise le voyage dans le temps pour raconter l'histoire d'un architecte en thermes et bains romain sous le règne de l'Empereur Hadrien instigateur de la pax romana. Dernièrement, j'avais lu Virtus qui ramenait des Japonais au temps des gladiateurs. Le principe est un peu le même mais en sens inverse. C'est tout de même curieux que cette idée exploitée quasi en même temps. Il s'agit de confronter la société japonaise à celle des romains et trouver certaines similitudes. Le graphisme est somptueux et traduit la beauté de Rome et de l'Antiquité. Il y a la beauté et la finesse du trait qui sont réunis pour notre plus grand plaisir. Bref, le succès de cette série ne devrait pas démentir d'autant que c'est bien documenté. C'est clair que ce manga vous fera appréhender les bains d'une autre manière. Cela apporte quelque chose de différent et que j'ai instantanément aimé malgré le côté loufoque de l'idée principale. Cela donne véritablement envie de se baigner au calme. Bon, je vais prendre un bon bain.
Des Nouvelles d'Alain
Il faut une certaine dose d’audace pour publier à notre époque un ouvrage sur un sujet qui n’intéresse quasiment personne, si ce n’est lorsqu’il est question de les stigmatiser, j’ai nommé : les ROMS ! Et ceux qui l’ont fait savaient parfaitement que cela ne rapporterait pas grand-chose d’un point de vue pécuniaire. Ces « inconscients », qui ont épaulé l’« irresponsable » Alain Keler, reporter-photographe, se nomment Emmanuel Guibert, dessinateur connu pour Le Photographe et La Guerre d’Alan, Frédéric Lemercier à la couleur, et surtout la maison d’édition indépendante Les Arènes. Et moi je leur tire mon chapeau. Cela donne un objet hybride, entre la BD-docu et le reportage photographique noir et blanc à l’allure d’anti-roman-photo, où les dessins de Guibert jouent avec sobriété le rôle de liant. Au milieu de cette misère noire, les photos font ressortir la beauté des portraits d’un peuple vivant qui refuse de mourir sous la crasse de nos égoïsmes. Depuis une première rencontre avec ces « damnés de la Terre » au Kosovo en 1998, Alain Keler n’a cessé d’aller à leur rencontre pour témoigner de leurs conditions de vie, prenant des photos pour surmonter, dit-il, le choc de la misère. Il explique le processus tragique qui l’a conduit à défendre leur cause : la mort prématurée de son père et la perte de mémoire de sa mère qui n’a jamais pu lui raconter le massacre de ses grands-parents et de sa petite sœur à Auschwitz. Car comme les Juifs, les Roms aussi ont été persécutés par les Nazis. C’est ainsi que l’on voyage d’un bidonville à l’autre à travers l’Europe, avec à la clé exodes, maladies, destructions ou attaques de campements, érections de « murs de la honte », défilés néo-fascistes, avec les Roms tout est permis, c’est open bar ! Pour autant, l’auteur ne fait pas d’angélisme et se contente de décrire la réalité telle qu’il la voit. Notamment en évoquant sans faux semblants les pratiques mafieuses de certains usuriers roms exploitant sans vergogne les membres de leur propre communauté… mais il nous donne aussi à voir des notes d’espoir avec ceux qui se démènent pour aider leurs frères et sœurs de galère avec plus ou moins de bonheur, et les autres, les justes et anonymes… Un épilogue signé de l’auteur (racontant à l’aide de quelques photos la destruction d’un camp en région parisienne) vient clôturer l’ouvrage. Keler y parle de ses inquiétudes à propos du climat ambiant (« Les Roms, c’est le premier verrou démocratique qui saute ») et fustige la mollesse de l’Europe, encline à verser des fonds pour aider ces communautés sans s’attaquer à la corruption qui règne dans les pays bénéficiaires (« L’Europe se fortifierait notablement à résorber ses poches de misère, elle se ferait du bien à tous égards (…) Elle secouerait ses insignes néo-nazis qui empèsent son costume ». Un ouvrage très instructif que je conseille fortement en ces temps tonitruants où l’empathie se fait tout doucement la malle, un ouvrage pour nos permettre (peut-être) d’ouvrir les yeux et de faire un pas, si petit soit-il, vers notre propre humanité, si éloignée soit-elle. Encore bravo aux auteurs et à l’éditeur pour ce travail salutaire et nécessaire ! Et en passant, merci à cac de mentionner le lien vers kesajtchave
Vito
Petit bijou au niveau du graphisme, Vito a également tout pour me plaire au niveau du scénario. Une histoire pleine de mystère, de personnages fantastiques et attachants, le tout servi par le superbe dessin de Stalner et ses décors sublimes et riches de la Sicile d'après-guerre. Après m'avoir déçue avec La Zone, grâce à ce scénario Stalner remonte entièrement dans mon estime. Dans le tome 2, le côté fantastique de l'histoire prend de l'ampleur. Certains mystères s'éclairent, d'autres apparaissent ou s'épaississent...bref, vivement la suite !
Hell School
Une petite série bien sympathique. On s’attache très facilement à ces ados « rebelles » qui refusent de se plier aux règles de bizutage en vigueur dans l’école de l’excellence. Le suspense est bien maintenu jusqu’au bout, … et même plus loin vu qu’à la fin du premier volume, on n’en sait pas beaucoup plus sur ce qui se trame dans cet établissement. On n’a qu’une envie, que le tome 2 sorte bien vite pour connaître la suite ! Le dessin est agréable, tout en rondeurs et colle bien avec ce genre de récit. Les personnages sont tous facilement reconnaissables. Un autre plus : que la série se termine normalement en trois tomes (au moins on peut comme ça espérer que les auteurs ne se perdront pas en route en voulant allonger la sauce le plus possible…) Après la lecture du tome 2, mon avis ne change pas. L'histoire et les personnages sont toujours aussi intéressants, le dessin moderne et sympathique. Comme je l'ai dit déjà pour le tome 1, on n'a qu'une envie, que le tome 3 sorte bien vite pour connaître la suite ! (et normalement la fin)