Plutôt qu'une histoire d'amour, c'est le récit d'une passion entêtante que nous livre ici Jim. La promesse faite à 20 ans qui resurgit, c'est la vie de Raphaël qui s'en trouve bouleversée.
On sait à demi-mot à quel point son histoire avec Marie l'a fait souffrir, et alors que sa vie amoureuse commence à se stabiliser, voici son ancien amour qui refait une entrée fracassante à l'aube de ses 40 ans...
Ce que j'ai particulièrement aimé dans cette histoire, c'est le développement de la psychologie des différents personnages et la complexité des différents visages de l'amour et de la passion : tout n'est pas tout blanc, ou tout noir, chacun peut-être torturé par d'anciens démons. Et finalement, ceux qui s'en sortent le mieux ne sont pas ceux sur qui ont aurait parié en premier...
Sans rien dévoiler, je trouve que la conclusion est plutôt jolie.
Le cadre de l'Italie et de Rome est idyllique. Les dessins et couleurs, autant des personnages que des paysages sont splendides. J'ai plongé avec délice dans la fontaine de Trévi, et me suis baladée dans les ruelles joliment éclairées de la Ville éternelle.
Voici toute trouvée une de mes prochaines destinations pour un week-end en amoureux...
Tout simplement une des meilleures séries très jeune public que j'ai lues ! Vraiment un gros coup de cœur pour ce Anuki !
C'est beau, intelligent, subtil et divertissant... Que demander de mieux pour se mettre à la BD ?! Car cette série, avec 3 titres à son actif aujourd'hui, réussit le pari de captiver son lecteur grâce aux aventures d'un petit indien, le tout sans texte, grâce à une excellente narration graphique.
Stéphane Sénégas au dessin et Frédéric Maupomé au scénario forment un duo plus qu'efficace et qu'il faudra suivre attentivement ! Car derrière ce petit Anuki aux allures assez simplistes se cache beaucoup de talent. Que ce soit dans la narration ou l'expressivité des personnages (humains ou animaux) on est rapidement conquis par cet univers proposé, et on saute sur l'album suivant pour retrouver Anuki, sa tribu et son environnement.
Une BD jeunesse à offrir ou s'offrir sans se poser de questions !
En préambule il vaut quand même mieux avoir lu la série mère avant pour apprécier ce spin off et notamment prendre plaisir à découvrir un peu plus les personnages secondaires.
C'est un excellent spin off, de qualité très égale malgré la présence de scénaristes et dessinateurs différents à chaque tome, même s'ils sont tous confirmés et reconnus.
Le tome 3 sur le Major Jones est un peu moins bon et moins fidèle à l'esprit d'origine, mais se lit quand même plutôt bien. C'est un peu dommage que cela soit sur le personnage secondaire le plus important de XIII.
Tous les autres sont vraiment de qualité et apportent un vrai plus.
Les dessins sont très bien réalisés, on retrouve vraiment le trait des XIII.
Les scénarios sont recherchés, avec une vraie intrigue et la psychologie des personnages est travaillée. On n'échappe certes pas à quelques facilités ou raccourcis, mais c'est globalement très bien réalisé, et certains tomes dépassent des titres de la série mère.
On dirait que la série des bonnes surprises continue !
Je suis tombé sur cet album un peu par hasard, et c'est le titre et cette couverture intrigante qui m'ont poussé à aller plus loin.
Bien m'en a pris ! Car cette plongée en terre inuit est réalisée de la plus belle des manières, tant narrativement que graphiquement. Pierre Place, à la fois à la plume et au pinceau, nous prend tranquillement par la main pour nous faire basculer dans une histoire où réalité et légendes s’interpénètrent. Le ton est plaisant, limite décalé avec ces inuits qu'on pourrait croire un peu loin de notre réalité, mais dont les dialogues très acérés et contemporains relèvent le récit et pimentent les interactions.
J'ai aussi énormément apprécié cette frontière floue entre légendes et réalité. Pour cela Pierre Place joue tant sur le fond que la forme. D'une part, son scénario amène ses personnages à croiser la route et les demeures de personnages légendaires, mais il accentue également cela en jouant sur sa façon de représenter les animaux et les divinités. Du coup, on se retrouve véritablement immergé dans cet univers, un peu comme si nous y évoluions avec un regard d'inuit, ce qui nous fait glisser sur les plus de 200 pages de cet album tout en douceur pour en pénétrer les subtilités et la rudesse.
Un très bon album dont je recommande chaudement la lecture !
Je connaissais de nom la série de comics mais j'ai réellement découvert via la série tv de AMC. L’engouement aidant je me suis mis à lire l'œuvre originale.
Globalement il y a du bon et du moins bon. Commençons par les bons côtés : la galerie de personnages. Il y a beaucoup de personnage se renouvelant régulièrement (comprenez : qui meurent régulièrement) pour autant ils sont suffisamment présents et importants pour que ça affecte le lecteur ("non pas lui, je l'aimais bien..."). De plus chaque personnage est différent psychologiquement et engendre ainsi au mieux des incompréhensions dans le groupe...
Le dessin est quant à lui en demi-teinte au début de la série. Adlard a su reprendre avec brio l'univers créé par Moore. Ainsi après 1 ou 2 tomes de flottement, son dessin est très bon et bien largement supérieur à son prédécesseur.
Maintenant les défauts:
Les dessins s’ils sont très bons au début, et bien je trouve qu'ils baissent en qualité dans les derniers tomes. L'intrigue ensuite... 18 tomes c'est long, trop long et les mécaniques se répètent. On perd cet effet de surprise des premiers tomes. Je pense qu'il devrait clôturer ce cycle et repartir à zéro avec un nouveau groupe mais tant que ça marche ça n'est pas prêt de s'arrêter... Enfin les 3 premiers tomes sont trop "légers". On est quasiment dans un monde de bisounours, heureusement ça se rattrape grandement après.
Malgré tout, ça reste une série à part dans le paysage de la bd... le monde dépeint est sans concession même s’il cède à la facilité. On a toujours plaisir à voir comment Rick va s'en sortir et qui va être laissé sur le carreau.
Après relecture du premier cycle (qui pour moi n’en est pas franchement un), je dois dire que « Niklos Koda » est une série globalement assez réussie et prenante.
Malgré des intrigues bien souvent sous forme de diptyque, il faut prendre le temps de découvrir les albums dans l’ordre et ne pas s’arrêter au premier tome car toutes les histoires se croisent entre elles avec un fil conducteur bien précis et c’est ce qui fait le charme et l’intérêt de cette série. Au final, le tout forme un ensemble cohérent, original, addictif, qui nous surprend positivement la plupart du temps.
Le personnage de Koda au passé trouble, est intrigant, tout en retenue, parfois froid et il faudra pas mal d’albums pour commencer à le cerner et à s'attacher.
J’ai aussi pris beaucoup de plaisirs à suivre l’évolution d'une belle brochette de personnages bien croqués (la belle Aïcha, Seleni, Souleva, Antioche, Mirvic, le club Osiris,..), de leurs sentiments, des ambiances et retournements de situations au fil des tomes.
Le mystère et le suspense sont omniprésent et ceux qui croyaient à de simples enquêtes d’espionnages seront étonnés par l’univers de la magie, sorcellerie et du paranormal que les auteurs nous proposent. On a souvent droit à des séquences de haut vol qui impulse une véritable dynamique de l’émotion. Et puis, les dessins de Grenson sont vraiment très esthétiques (mention spéciale pour les visages des femmes), ça aide pour l'immersion.
Je viens de finir le 11ème tome qui débute le deuxième « faux » cycle et je n’ai qu’une envie : Vivement la suite !
A mon humble avis, cette série est pour moi l'une des plus abouties de la collection "Troisième vague" du Lombard.
Que voilà une bien jolie bande dessinée ! Et pourtant sur les 10 premières pages, j'étais moyennement convaincue par le dessin, et puis au fil des pages et surtout des paysages magnifiques de ce coin du monde, je suis tombée sous le charme. Franchement, ces petites îles indonésiennes sont magnifiques, mêmes avec ces tristes vestiges du tsunami.
Alors voilà, le titre de la BD c'est "Tsunami" et il est question d'une disparition, alors moi je pensais que c'était l'histoire d'une personne disparue lors du tsunami qu'un proche cherchait à retrouver 9 ans après, mais il n'en est rien : la soeur de notre héros a disparu sans laisser de trace après une mission humanitaire sur les lieux de la catastrophe. Son jeune frère vient donc sur place tenter de trouver quelques indices qui auraient pu échapper à la police et aux détectives privés qui ont jusque là fait chou blanc.
J'ai bien aimé suivre Romain sur les traces de sa soeur Elsa, j'ai surtout aimé le voyage, les paysages et la plongée dans le monde des esprits. Après il y a quelques facilités qui m'ont un peu gênée, comme l'aisance de notre jeune voyageur pour trouver des pistes sérieuses qui ont échappé à tous les professionnels de la recherche de disparus (bon, après, sans doute que les proches ou amis de la disparue préféraient se confier plus tard à un proche qu'à la police sur le moment... et puis on a déjà une grosse centaine de pages à se mettre sous la dent, alors si en plus il avait fallu en placer 20 de plus pour ralentir les recherches... peut-être est-ce trop demander !).
J'hésite entre 3/5 et 4/5, on va dire franchement pas mal, arrondi au dessus pour la beauté de certaines planches. Et puis surtout, une fois le récit entamé, comme le dit Alix, impossible de s'arrêter avant la fin !
La vie du boxeur Victor « Young » Perez a fait déjà l’objet d’une bande dessinée aux éditions Futuropolis : A l'ombre de la gloire de Denis Lapière et Aude Samama. Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro nous proposent donc leur version, alors que le biopic s’apprête à sortir en salle. De toute évidence la vie tragique de ce jeune tunisien inspire de nombreux auteurs.
L’album retrace donc la vie de Victor : son enfance, ses premiers combats, puis son arrestation et Auschwitz. La narration est habile, et alterne les époques sans perdre le lecteur. Les passages se déroulant dans le camp ne racontent certes rien de nouveau, mais retranscrivent parfaitement le désespoir des prisonniers. Le dénouement tragique ne surprend pas puisqu’il est connu d’avance et révélé dans le résumé de l’éditeur.
Le dessin noir et blanc d’Eddy Vaccaro est magistral et sied parfaitement au récit.
Une biographie poignante.
3.5
Je connais le livre de Camus et comme c'est le cas avec bien des romans je ne l'ai pas lu. Je ne peux donc pas comparer le roman et cette adaptation en bande dessinée.
J'ai bien aimé cette histoire, mais c'est surtout durant la seconde partie que j'ai été captivé par le récit. La première partie est pas mal sauf que je ne comprenais pas le but de Camus car pour moi on ne faisait que suivre la vie quotidienne d'un homme qui semblait un peu étrange, mais sans plus. Ce n'est que durant la seconde partie que j'ai compris et que plusieurs trucs qui me semblaient inutiles avaient finalement un sens.
Le très bon dessin et la narration fluide font que l'album se lit sans aucun problème, en tout cas pour moi.
Une bonne série, très classique par ses personnages et dans sa structure mais plaisante. Le dessin de Gaël Séjourné est très agréable dans son style réaliste soigné et fin et bien mis en valeur par une colorisation tout en nuances.
Les personnages manquent parfois de développement à mon goût et il y a une vraie cassure entre le premier tome et les suivants, qui nous fait abandonner une partie d’entre eux au profit d’autres. Ce qui me donne le sentiment d’un petit côté expéditif par moments. Petit côté expéditif encore accentué par la vitesse à laquelle les sentiments de l’héroïne évoluent au fil du récit.
L’aspect historique est loin d’être absent avec une reconstitution crédible du Harlem époque prohibition dans le premier tome et la découverte de l’Afrique mystérieuse dans les deux suivants. Le souci de véracité pousse les auteurs à intégrer dans leur histoire plusieurs personnages ayant réellement vécu à cette époque. Ces apports sont vraiment bien faits et enrichissent le récit tout en lui gardant une grande crédibilité (on est loin d’un apport artificiel ou fantaisiste).
En clair, c’est du travail soigné jusque dans un final convenu mais convaincant. Pas de grosse surprise mais ce récit devrait séduire tous les lecteurs amateurs de récits classiques et romanesques.
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Une nuit à Rome
Plutôt qu'une histoire d'amour, c'est le récit d'une passion entêtante que nous livre ici Jim. La promesse faite à 20 ans qui resurgit, c'est la vie de Raphaël qui s'en trouve bouleversée. On sait à demi-mot à quel point son histoire avec Marie l'a fait souffrir, et alors que sa vie amoureuse commence à se stabiliser, voici son ancien amour qui refait une entrée fracassante à l'aube de ses 40 ans... Ce que j'ai particulièrement aimé dans cette histoire, c'est le développement de la psychologie des différents personnages et la complexité des différents visages de l'amour et de la passion : tout n'est pas tout blanc, ou tout noir, chacun peut-être torturé par d'anciens démons. Et finalement, ceux qui s'en sortent le mieux ne sont pas ceux sur qui ont aurait parié en premier... Sans rien dévoiler, je trouve que la conclusion est plutôt jolie. Le cadre de l'Italie et de Rome est idyllique. Les dessins et couleurs, autant des personnages que des paysages sont splendides. J'ai plongé avec délice dans la fontaine de Trévi, et me suis baladée dans les ruelles joliment éclairées de la Ville éternelle. Voici toute trouvée une de mes prochaines destinations pour un week-end en amoureux...
Anuki
Tout simplement une des meilleures séries très jeune public que j'ai lues ! Vraiment un gros coup de cœur pour ce Anuki ! C'est beau, intelligent, subtil et divertissant... Que demander de mieux pour se mettre à la BD ?! Car cette série, avec 3 titres à son actif aujourd'hui, réussit le pari de captiver son lecteur grâce aux aventures d'un petit indien, le tout sans texte, grâce à une excellente narration graphique. Stéphane Sénégas au dessin et Frédéric Maupomé au scénario forment un duo plus qu'efficace et qu'il faudra suivre attentivement ! Car derrière ce petit Anuki aux allures assez simplistes se cache beaucoup de talent. Que ce soit dans la narration ou l'expressivité des personnages (humains ou animaux) on est rapidement conquis par cet univers proposé, et on saute sur l'album suivant pour retrouver Anuki, sa tribu et son environnement. Une BD jeunesse à offrir ou s'offrir sans se poser de questions !
XIII mystery
En préambule il vaut quand même mieux avoir lu la série mère avant pour apprécier ce spin off et notamment prendre plaisir à découvrir un peu plus les personnages secondaires. C'est un excellent spin off, de qualité très égale malgré la présence de scénaristes et dessinateurs différents à chaque tome, même s'ils sont tous confirmés et reconnus. Le tome 3 sur le Major Jones est un peu moins bon et moins fidèle à l'esprit d'origine, mais se lit quand même plutôt bien. C'est un peu dommage que cela soit sur le personnage secondaire le plus important de XIII. Tous les autres sont vraiment de qualité et apportent un vrai plus. Les dessins sont très bien réalisés, on retrouve vraiment le trait des XIII. Les scénarios sont recherchés, avec une vraie intrigue et la psychologie des personnages est travaillée. On n'échappe certes pas à quelques facilités ou raccourcis, mais c'est globalement très bien réalisé, et certains tomes dépassent des titres de la série mère.
Celle qui réchauffe l'hiver
On dirait que la série des bonnes surprises continue ! Je suis tombé sur cet album un peu par hasard, et c'est le titre et cette couverture intrigante qui m'ont poussé à aller plus loin. Bien m'en a pris ! Car cette plongée en terre inuit est réalisée de la plus belle des manières, tant narrativement que graphiquement. Pierre Place, à la fois à la plume et au pinceau, nous prend tranquillement par la main pour nous faire basculer dans une histoire où réalité et légendes s’interpénètrent. Le ton est plaisant, limite décalé avec ces inuits qu'on pourrait croire un peu loin de notre réalité, mais dont les dialogues très acérés et contemporains relèvent le récit et pimentent les interactions. J'ai aussi énormément apprécié cette frontière floue entre légendes et réalité. Pour cela Pierre Place joue tant sur le fond que la forme. D'une part, son scénario amène ses personnages à croiser la route et les demeures de personnages légendaires, mais il accentue également cela en jouant sur sa façon de représenter les animaux et les divinités. Du coup, on se retrouve véritablement immergé dans cet univers, un peu comme si nous y évoluions avec un regard d'inuit, ce qui nous fait glisser sur les plus de 200 pages de cet album tout en douceur pour en pénétrer les subtilités et la rudesse. Un très bon album dont je recommande chaudement la lecture !
Walking Dead
Je connaissais de nom la série de comics mais j'ai réellement découvert via la série tv de AMC. L’engouement aidant je me suis mis à lire l'œuvre originale. Globalement il y a du bon et du moins bon. Commençons par les bons côtés : la galerie de personnages. Il y a beaucoup de personnage se renouvelant régulièrement (comprenez : qui meurent régulièrement) pour autant ils sont suffisamment présents et importants pour que ça affecte le lecteur ("non pas lui, je l'aimais bien..."). De plus chaque personnage est différent psychologiquement et engendre ainsi au mieux des incompréhensions dans le groupe... Le dessin est quant à lui en demi-teinte au début de la série. Adlard a su reprendre avec brio l'univers créé par Moore. Ainsi après 1 ou 2 tomes de flottement, son dessin est très bon et bien largement supérieur à son prédécesseur. Maintenant les défauts: Les dessins s’ils sont très bons au début, et bien je trouve qu'ils baissent en qualité dans les derniers tomes. L'intrigue ensuite... 18 tomes c'est long, trop long et les mécaniques se répètent. On perd cet effet de surprise des premiers tomes. Je pense qu'il devrait clôturer ce cycle et repartir à zéro avec un nouveau groupe mais tant que ça marche ça n'est pas prêt de s'arrêter... Enfin les 3 premiers tomes sont trop "légers". On est quasiment dans un monde de bisounours, heureusement ça se rattrape grandement après. Malgré tout, ça reste une série à part dans le paysage de la bd... le monde dépeint est sans concession même s’il cède à la facilité. On a toujours plaisir à voir comment Rick va s'en sortir et qui va être laissé sur le carreau.
Niklos Koda
Après relecture du premier cycle (qui pour moi n’en est pas franchement un), je dois dire que « Niklos Koda » est une série globalement assez réussie et prenante. Malgré des intrigues bien souvent sous forme de diptyque, il faut prendre le temps de découvrir les albums dans l’ordre et ne pas s’arrêter au premier tome car toutes les histoires se croisent entre elles avec un fil conducteur bien précis et c’est ce qui fait le charme et l’intérêt de cette série. Au final, le tout forme un ensemble cohérent, original, addictif, qui nous surprend positivement la plupart du temps. Le personnage de Koda au passé trouble, est intrigant, tout en retenue, parfois froid et il faudra pas mal d’albums pour commencer à le cerner et à s'attacher. J’ai aussi pris beaucoup de plaisirs à suivre l’évolution d'une belle brochette de personnages bien croqués (la belle Aïcha, Seleni, Souleva, Antioche, Mirvic, le club Osiris,..), de leurs sentiments, des ambiances et retournements de situations au fil des tomes. Le mystère et le suspense sont omniprésent et ceux qui croyaient à de simples enquêtes d’espionnages seront étonnés par l’univers de la magie, sorcellerie et du paranormal que les auteurs nous proposent. On a souvent droit à des séquences de haut vol qui impulse une véritable dynamique de l’émotion. Et puis, les dessins de Grenson sont vraiment très esthétiques (mention spéciale pour les visages des femmes), ça aide pour l'immersion. Je viens de finir le 11ème tome qui débute le deuxième « faux » cycle et je n’ai qu’une envie : Vivement la suite ! A mon humble avis, cette série est pour moi l'une des plus abouties de la collection "Troisième vague" du Lombard.
Tsunami
Que voilà une bien jolie bande dessinée ! Et pourtant sur les 10 premières pages, j'étais moyennement convaincue par le dessin, et puis au fil des pages et surtout des paysages magnifiques de ce coin du monde, je suis tombée sous le charme. Franchement, ces petites îles indonésiennes sont magnifiques, mêmes avec ces tristes vestiges du tsunami. Alors voilà, le titre de la BD c'est "Tsunami" et il est question d'une disparition, alors moi je pensais que c'était l'histoire d'une personne disparue lors du tsunami qu'un proche cherchait à retrouver 9 ans après, mais il n'en est rien : la soeur de notre héros a disparu sans laisser de trace après une mission humanitaire sur les lieux de la catastrophe. Son jeune frère vient donc sur place tenter de trouver quelques indices qui auraient pu échapper à la police et aux détectives privés qui ont jusque là fait chou blanc. J'ai bien aimé suivre Romain sur les traces de sa soeur Elsa, j'ai surtout aimé le voyage, les paysages et la plongée dans le monde des esprits. Après il y a quelques facilités qui m'ont un peu gênée, comme l'aisance de notre jeune voyageur pour trouver des pistes sérieuses qui ont échappé à tous les professionnels de la recherche de disparus (bon, après, sans doute que les proches ou amis de la disparue préféraient se confier plus tard à un proche qu'à la police sur le moment... et puis on a déjà une grosse centaine de pages à se mettre sous la dent, alors si en plus il avait fallu en placer 20 de plus pour ralentir les recherches... peut-être est-ce trop demander !). J'hésite entre 3/5 et 4/5, on va dire franchement pas mal, arrondi au dessus pour la beauté de certaines planches. Et puis surtout, une fois le récit entamé, comme le dit Alix, impossible de s'arrêter avant la fin !
Young
La vie du boxeur Victor « Young » Perez a fait déjà l’objet d’une bande dessinée aux éditions Futuropolis : A l'ombre de la gloire de Denis Lapière et Aude Samama. Aurélien Ducoudray et Eddy Vaccaro nous proposent donc leur version, alors que le biopic s’apprête à sortir en salle. De toute évidence la vie tragique de ce jeune tunisien inspire de nombreux auteurs. L’album retrace donc la vie de Victor : son enfance, ses premiers combats, puis son arrestation et Auschwitz. La narration est habile, et alterne les époques sans perdre le lecteur. Les passages se déroulant dans le camp ne racontent certes rien de nouveau, mais retranscrivent parfaitement le désespoir des prisonniers. Le dénouement tragique ne surprend pas puisqu’il est connu d’avance et révélé dans le résumé de l’éditeur. Le dessin noir et blanc d’Eddy Vaccaro est magistral et sied parfaitement au récit. Une biographie poignante.
L'Etranger
3.5 Je connais le livre de Camus et comme c'est le cas avec bien des romans je ne l'ai pas lu. Je ne peux donc pas comparer le roman et cette adaptation en bande dessinée. J'ai bien aimé cette histoire, mais c'est surtout durant la seconde partie que j'ai été captivé par le récit. La première partie est pas mal sauf que je ne comprenais pas le but de Camus car pour moi on ne faisait que suivre la vie quotidienne d'un homme qui semblait un peu étrange, mais sans plus. Ce n'est que durant la seconde partie que j'ai compris et que plusieurs trucs qui me semblaient inutiles avaient finalement un sens. Le très bon dessin et la narration fluide font que l'album se lit sans aucun problème, en tout cas pour moi.
L'Appel des Origines
Une bonne série, très classique par ses personnages et dans sa structure mais plaisante. Le dessin de Gaël Séjourné est très agréable dans son style réaliste soigné et fin et bien mis en valeur par une colorisation tout en nuances. Les personnages manquent parfois de développement à mon goût et il y a une vraie cassure entre le premier tome et les suivants, qui nous fait abandonner une partie d’entre eux au profit d’autres. Ce qui me donne le sentiment d’un petit côté expéditif par moments. Petit côté expéditif encore accentué par la vitesse à laquelle les sentiments de l’héroïne évoluent au fil du récit. L’aspect historique est loin d’être absent avec une reconstitution crédible du Harlem époque prohibition dans le premier tome et la découverte de l’Afrique mystérieuse dans les deux suivants. Le souci de véracité pousse les auteurs à intégrer dans leur histoire plusieurs personnages ayant réellement vécu à cette époque. Ces apports sont vraiment bien faits et enrichissent le récit tout en lui gardant une grande crédibilité (on est loin d’un apport artificiel ou fantaisiste). En clair, c’est du travail soigné jusque dans un final convenu mais convaincant. Pas de grosse surprise mais ce récit devrait séduire tous les lecteurs amateurs de récits classiques et romanesques.