Luminary

Note: 4/5
(4/5 pour 4 avis)

Sa part d’ombre : être un homme de lumière.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Super-pouvoirs

Pitsboro, sud des États-Unis, juillet 1977. Une journée d’été pas tout à fait comme les autres. Les infos annoncent un pic de chaleur jamais atteint depuis plus de trente ans. Billy, jeune employé noir d’un cirque, assiste une tigresse de la troupe mettant bas. Tout le monde assiste, ébahi, au don qui lui permet de maîtriser la bête sauvage. De l’autre côté du pays, à New-York, une gigantesque explosion de lumière survient au cœur de la ville. Tout dans un rayon de plusieurs centaines de mètres a été littéralement anéanti. Tout, sauf un homme, indemne, au milieu des décombres. Cet homme, c’est Darby McKinley, admis quelques semaines plus tôt à la clinique d’où provient l’épicentre de l’explosion. Ce serait donc lui l’origine du phénomène. Reste à savoir d’où lui vient ce pouvoir. Et ce qu’il compte en faire... (texte : Glénat)

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 09 Mai 2019
Statut histoire Série en cours 1 tome paru
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Luminary
Les notes (4)
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07/05/2019 | Spooky
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Par LuluZifer
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
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En 1977, à deux endroits différents aux États-Unis se produisent des faits étranges et inexplicables. C'est une période de canicule assez intense et ces deux évènements vont peut-être changer la face du monde. Ce Luminary tome 1, c'est quand même un grand coup de soleil dans ta face ! Aussi bien du côté graphique, que du côté du scénario. Et c'est un beau duo que forment Luc Brunschwig et Stéphane Perger pour cet album marquant. Nous lirons l'album comme si nous étions en train de construire un puzzle puisque l'intrigue sera complètement exponentielle. Le récit s'articulera autour de 5 chapitres, composés chacun d'une vingtaine de pages, entrecoupés de différentes époques ce qui donnera du rythme à notre lecture. Ces changements d'époque seront bien mis en valeur, puisque Stéphane Perger adaptera sa mise en couleur et ses tons lumineux passeront en bichromie. Nous suivrons donc nos trois protagonistes principaux, souvent mis à mal, et nous redouterons pour eux la suite de leurs aventures car niveau émotion forte, nous serons servis. Puisque dans ce récit, tout feu tout flamme, Luc Brunschwing y mêle différents ingrédients assez pimentés comme de secrètes expériences gouvernementales, du racisme latent et délétère, du désir de vengeance, mais aussi une bonne dose de sentiments nobles et émouvants. C'est également une bel hommage au personnage Photonik, créé par Ciro Tota et publié dans le magazine Mustang, un super-héros français qui a marqué beaucoup de monde à l'époque de sa publication. Du coup, nous n'avons pas du tout le temps de nous ennuyer ! C'est très beau, lumineux (^^), la coloration est DINGUE, et l'histoire complètement captivante. Puis j'ai vraiment apprécié le format de l'album, un genre de comics prestige cartonné ! TOP ! Et bien évidemment, j'attends la suite avec impatience.

17/10/2019 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
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J'étais complètement passé à côté de la sortie de cet album, alors que je suis plutôt assez friand des productions de Luc Brunschwig (Bon, plus Urban que Bob Morane Renaissance) et que j'avais également découvert et adoré le travail de Stephane Perger dans le premier opus de Dark Museum. Du coup, un album mêlant le talent de ces deux auteurs ne pouvait que s'annoncer prometteur ! Et bingo les potos ! Ça dépote ! Ouvertement inspiré de la série Photonik de Ciro Tota (Luc Brunschwig raconte en fin d'album la genèse de ce projet et comment il a failli scénariser Photonik avec Tota), mais très librement adapté et couché en images et couleurs de la plus belle des manière par Stephane Perger, ce premier album est une vrai réussite ! Le scénario prend le temps de poser des bases solides et des personnages bien campés dans un festival de planches toutes plus impressionnantes et lumineuses qui soient. Cette maîtrise du dessin et de la couleur pour rendre et donner à ce personnage toute son intensité : une pure merveille ! Il n'y a plus qu'à ronger son frein pour attendre avec impatience une suite que j'espère d'aussi bonne qualité ! A lire !

13/09/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Luc Brunschwig ne s'en cache pas, cet album n'aurait pas pu exister sans le Photonik de Ciro Tota, super héros qui paraissait dans le magazine Mustang aux éditions Lug. Pour cette série, le scénariste opte pour un principe qui a fait ses preuves : le trio de héros. Le jeune garçon noir qui travaille dans un cirque et doté certainement d'un don, le jeune bossu et le vieil homme ancien scientifique dont l'accent et le jurons pourraient laisser supposer qu'il était un scientifique sous un régime qui s'est arrêté en 1945. La force de ce premier tome est qu'il prend son temps pour nous faire découvrir les personnages. Cette "lenteur" aide d'ailleurs à nous mettre en empathie avec eux. Les psychologies sont fouillées, aidées en cela par le dessin réaliste de Stéphane Perger. L'album, construit en cinq chapitres, utilise des flash-back dessinés en bichromie qui fluidifient le récit. Quoiqu'il en soit le récit aborde des thèmes multiples mais sans jamais perdre le lecteur ; amitié, vengeance, ségrégation et expériences gouvernementales secrètes. Pour ma part, voilà un premier tome alléchant qui laisse augurer du meilleur pour la suite. J'ai entièrement confiance dans les capacités de Luc Brunschwig à nous raconter une histoire, en saluant également le remarquable travail de son dessinateur Stéphane Perger que j'avais découvert avec son boulot sur Sequana et Dark Museum. Évidement à lire et à faire tourner sans modération.

24/08/2019 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
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Je l'attendais cet album... Non seulement parce que Luc Brunschwig, son scénariste, appâtait ses lecteurs depuis quelques semaines avec des planches réalisées par Stéphane Perger, mais aussi parce qu'après un passage à mon goût inachevé dans l'univers de Conan, le voilà dans l'un de ses exercices favoris, mais encore peu exploité jusqu'à présent, la figure super-héroïque. L'idée de départ ? Lors de la sortie d'une intégrale de Photonik, le dessinateur Stéphane Perger avait réalisé une superbe illustration ; il n'en fallut pas plus pour donner envie au scénariste protéiforme de redonner la vie au héros de Ciro Tota et Jean-Yves Mitton. Cette reprise est tombée à l'eau, mais Luc Brunschwig est persévérant et sait recycler ses bonnes idées. Il livre donc avec Luminary sa version du personnage, en l'enrichissant, en y ajoutant beaucoup d'épaisseur à ses personnages, et même en les plaçant dans un contexte socio-historique bien particulier, les années 70 aux Etats-Unis, époque où les Black Panthers faisaient plus ou moins régner la terreur. Et quoi de mieux qu'un accident industriel pour faire porter le chapeau à ceux qui gênaient la politique du président d'alors ? On reconnaît bien là la finesse de l'auteur du "Pouvoir des Innocents", mais aussi sa capacité à gérer des intrigues ambitieuses comme pour l'inachevé Leviathan. D'autant plus qu'encore une fois, après plus d'une centaine de pages haletantes, il nous laisse avec un énorme cliffhanger, et plusieurs questionnements concernant les personnages. Cruel personnage. Pour accompagner Brunschwig, c'est donc Stéphane Perger, l'un des dessinateurs les plus doués de sa génération qui s'y colle, et... OH MON DIEU. C'est d'une puissance jamais vue pour ma part. Un déferlement d'énergie dans presque toutes les pages, une mise en scène diabolique, des couleurs solaires... Et une couverture spectaculaire. On n'est pas loin de la tuerie instantanée, même s'il faudra lire la suite pour avoir un avis définitif. Jetez-vous dessus. Maintenant.

07/05/2019 (modifier)