Je donne enfin mon avis sur cette très sympathique série. J'attendais la fin du premier cycle pour vous vanter les mérites de celle-ci. Même si je suis un peu déçu par la fin de ce cycle j'ai tout de même passé un très bon moment en dévorant cette série en 4 tomes (premier cycle de trois tome et un tome zéro ou je devrais dire un spin-off).
Bien sûr comme cela a déjà été signalé , on ne peut pas s'empêcher de penser à Walking Dead et lisant cette série qui nous plonge encore dans un monde envahi par les morts-vivants. On pourrait dire : tiens encore un thème maintes fois abordé. Mais finalement ce n'est pas du tout ce qui m'est venu à l'esprit en lisant cette série, car j'y ai trouvé des éléments nouveaux et très peu utilisés dans la plupart des séries traitant de ces créatures très à la mode de nos jours.
Olivier Peru nous narre l'histoire d'un personnage hors du commun qui recherche sa fille après la fin du monde tel que nous le connaissions, car il est maintenant aux mains de hordes de zombies affamés. Jusque là vous me direz : et alors, il n'y a rien de nouveau. Mais comme je le disais plus haut le scénariste introduit des nouveautés comme des personnes résistant à l'infection et ne se transformant pas en mort-vivant, mais aussi l'idée que des survivants se réfugient sur l'océan sur des bateaux. Il y a d'autre idées intéressantes mais je ne les citerai pas car vous n'aurez pas envie de vous lancer dans cette série.
Le tome zéro lui aussi m'a beaucoup plu, car il traite d'un personnage secondaire de la série initiale mais qui est à mon avis aussi attachant que le personnage principal.
Le dessin de Sophian Cholet est plus que correct et il ne cesse de s'améliorer de tome en tome.
Même le tome zéro avec un autre dessinateur ne m'a pas déplu bien au contraire.
Espérons que le second cycle arrive à m'intéresser autant que le premier, mais comme on dit : qui vivra verra.
Un impressionnant ouvrage qui conte comment dans les années 80 un groupe de magistrat s'en est pris à la mafia italienne alors toute puissante.
Comme le monde de la mafia m'intéressé, j'ai eu du plaisir à lire cet ouvrage, mais je crois qu'il faut vraiment aimer le sujet pour apprécier ce documentaire parce que la lecture nécessite plusieurs heures et de plus il y a tellement de protagonistes que je suis souvent allé avoir les biographies afin de me souvenir qui était qui. Le début n'est pas toujours facile à comprendre, mais heureusement cela devient plus clair au fil des pages.
J'ai aussi aimé le dessin que j'ai trouvé beau avec un excellent noir et blanc et l'idée que les personnages aient des têtes d'animaux me plait bien.
Attention, expédition à surveiller de très près !
Partir à la recherche du trésor de Robert Louis Stevenson n'est pas une mince affaire, et il vaut mieux s'appuyer sur un solide équipage pour s'y atteler.
C'est le cas avec le tandem Dorison-Lauffray. Le premier sur la dunette, en navigateur chevronné, semble bien connaître la route. Le second, capitaine de vaisseau déjà bardé de nombreux titres de gloire, est un bosco rassurant pour l'équipage. Un équipage que l'on espère fourni et enthousiaste, un équipage qui devrait rester fidèle à ce gros galion affrété par l'armateur Dargaud pour une destination encore floue, mais qui promet monts et merveilles.
Mais la traversée est semée d'embûches. Il ne faudra pas se décourager au moindre grain, ne pas craindre le mauvais oeil qui accompagne souvent la présence de femmes à bord, même si celles-ci sont précédées par une réputation sulfureuse. Non, il va falloir garder le cap, lutter contre vents et marées, et mener l'expédition à bon port, à Guyanacapac, cité fabuleuse. Laquelle recèle encore bien des surprises...
Les voyageurs sont arrivés au bout de leur périple, mais nul doute que celui-ci fera date dans l'histoire de la navigation.
On peut lire cet album comme l’histoire d’une évasion réussie. De multiples tentatives, par le petit soupirail de l’imagination, via le hasard et un dictionnaire. Puis, la vraie, la bonne, par la grande porte ouverte sur le monde, sur les autres – même si j’ai un temps cru à une autre évasion, définitive, au bout d’une corde…
Malgré les quelques 360 pages, cet album se lit plutôt vite. Car il n’y a quasiment pas de paroles, mais aussi parce que Chabouté – dont c’est la première œuvre que je lis – distille suffisamment d’indices pour nous donner envie d’en savoir plus sur cet homme, isolé sur son phare depuis si longtemps.
Chabouté prend pourtant son temps, ce qui nous permet d’admirer la qualité de son dessin, vraiment chouette, le Noir et Blanc lui allant très bien. Par petites touches, comme un peintre pointilliste, il représente le décor d’une vie, une vie même.
C’est aussi par petites touches que Chabouté « construit » la prise de conscience de son prisonnier, au travers des définitions et des images qu’elles déclenchent : le procédé est intéressant et fonctionne aussi avec le lecteur, qui pénètre dans l'imaginaire du prisonnier par ricochet.
Il est amusant que l’être reclus ait vu ses premières « images du monde » par l’intermédiaire d’une victime plus ou moins consentante d’un imbécile, et surtout d’un ex taulard. Il faut croire que la lumière est plus visible dans la nuit.
Au final, une découverte pour moi, et une lecture recommandée – l’achat itou d’ailleurs.
Cela fait un moment qu'il trainait dans ma bibliothèque, suite aux conseils de lecture de bdtheque. Enfin lu. Quel vrai beau moment passé ! Une lecture d'une fraicheur et d'une originalité rare. Le noir et blanc est magnifique, le trait danse sur les toits avec son héros.
Le texte est une ode à la passion, la passion que Vilebrequin a pour son métier. Le dessin et la mise en page lui collent parfaitement. On y parle aussi de vocation, de pression sociale, de famille, d'image. On y parle aussi beaucoup plus léger, de technique, de beauté, d'expériences, d'humilité et aussi de musique. Ce Vilebrequin est un artiste, tout comme ces créateurs. A acheter, lire, relire.
Je n'avais jamais lu le roman éponyme de James Ellroy, ni vu l"adaptation cinématographique que Brian de Palma en a tiré.
C'est donc sans a priori que j'ai découvert cette bd.
J'ai tout de suite été séduit, voire impressionné par le dessin de Miles Hyman. Certes, on peut parfois regretter que certains visages soient parfois figé mais je me suis régalé à chaque page.
J'ai d'ailleurs pris pas mal de temps pour lire cet ouvrage de 166 pages, tant le scénario est complexe.
Mais le découpage de Matz, aidé par David Fincher (excusez du peu) en six chapitres permet au lecteur de reprendre son souffle dans une histoire qui aurait pu être confuse. L'ambiance des années 40 est très bien restituée (costumes, chapeaux, voitures et uniformes...tout y est)et outre une galerie de personnage assez importante,la véritable héroïne de cette intrigue, c'est la ville de Los Angeles , avec ses flics corrompus, sa mafia,mais surtout son industrie cinématographique, objet de toutes les convoitises.
Matz, scénariste du "Tueur" est d'ailleurs un amateur de polar (il en a écrit) et n'en est pas à sa première adaptation. En effet, il avait co-signé il y a deux ans, je crois, le scénario d' "Adios Muchachos", toujours chez "Rivages/Casterman", collection qu'il dirige.
Mais revenons au "Dalhia noir" avec qui j'ai passé d'agréables moments (bédéphilement parlant, évidemment). Je vous conseille, si vous en avez l'opportunité d'acquérir la version "tirage de luxe", cartonnée et enrichie d'un cahier graphique.
Il s'agit d'un ouvrage qui mérite une lecture soutenue, de prendre son temps et que je relirai avec le même plaisir à la prochaine occasion
J'ai lu les tomes 2 et 3 et j'ai bien aimé ses histoires racontées par un vieux loup de mer. La première chose que j'ai remarquée est le dessin de Sirius qui est réaliste sans être figé. J'aime aussi les couleurs qui sont très bien choisies.
Les différentes histoires font preuves d'imagination et j'aime bien la narration sérieuse alors que les situations ne le sont pas souvent. Cela donne un mélange humoristique qui m'a fait bien rigoler. Une bonne vieille série malheureusement oubliée et dont j'espère qu'un jour je lirai les autres albums.
Comme les autres posteurs, j’ai été envouté par la puissance graphique de Temudjin. On est transporté avec délice dans une Mongolie médiévale et onirique. On suit le parcours initiatique d’un jeune garçon que les dieux destinent au titre de Khan. Mais c’est par le prisme du chamanisme et non de la guerre ou du combat que nous découvrons la quête de Temudjin.
Le scénario n’est pas en reste et Ozanam nous propose un conte très intéressant à la narration forte et à l’ambiance envoutante.
Je me risque à une petite critique : j’aurais aimé un petit peu plus de dynamisme par moment (mais rien de grave).
Temudjin est un très bel album ; une vraie expérience de lecture !
Faut-il être complètement taré ou pervers pour oser lire un tel ouvrage et encore plus l’apprécier ? La réponse est assurément oui à la lecture de ce premier one shot tiré de l’univers sale et malsain créé par Garth Ennis.
En effet David Lapham, scénariste et dessinateur de qualité réputé dans le polar dur et cynique (jetez un œil sur sa bibliographie suffit à s’en rendre compte et j’attends vivement une réédition de qualité de ses Stray Bullets), profite des bases d’un monde apocalyptique peuplé de dégénérés cannibales et violeurs pour appuyer à fond sur la pédale du grotesque, du trash et du répugnant pour nous repeindre une certaine vision décalée d’un American Way of Life puritain et pourri en y ajoutant une bonne dose d’inceste.
Il s’appuie sur les crayons de Javier Barreno dont c’est à priori la première œuvre pour illustrer sa vision de la famille américaine loin d’être idéale mais jugez plutôt…
Les Pratt constituent une famille de dix enfants dont 5 garçons et tout autant de filles dont le père abuse physiquement sous la complicité de toute la famille…. Toute la famille à l’exception de l’ainée des filles, Addy qui essuie les coups par résistance et protestation.
Mais le ranch dans lequel réside cette « jolie » famille va voler en éclats lors du premier assaut des dégénérés à la croix et père et fille devront cohabiter lors de la reconstruction de leur communauté dans un « nouvel Eden » en un seul ennemi commun : les fameux infectés violents. Bien sur, rien ne va se passer comme prévu….
Il fallait oser porter un regard sans complaisance sur ces « valeurs familiales » et y adjoindre un peu tout ce qui peut dégouter de l’espère humaine, qu’elle soit malade ou censée être « saine ». Aucun cliché, aucune compassion ne seront ainsi évitées dans cette escalade tant morale que graphique.
Par chance, si Barreno porte un trait équivalent à celui de Jacen Burrows, le récit passe de l’ambiance anxiogène du premier récit à celle de grandguignolesque pour peu qu’on prenne part aux ébats et débats de viols en tous genre, têtes coupées, langage ordurier et situations des plus grotesques aux plus gores mais dans un rythme bien plus haletant que l’origine.
Je tiens à souligner que je déteste toute violence exercée sur les femmes et enfants mais que les situations sont tellement exagérées que j’ai fini par les trouver aussi funs qu’indigestes et le seul bon gout de ce comics est de ne pas trop s’appesantir sur ces horreurs au-delà d’une case et en priant pour que ça n’arrive jamais dans un monde dit « réél ».
Mais des « cases » et des « cas » aussi extrêmes, on en dénombre une sacrée quantité alors que la réussite du récit de Ennis était de rendre malsaine et pesante une situation qui devient caricaturale façon cinéma bis de seconde zone.
Aucune révélation ne sera faite sur la maladie qui transforme les humains en monstres mais faudrait il pouvoir expliquer déjà pourquoi un homme peut violer ses propres enfants, chose malheureusement encore commune dans notre société de malades. Car au final, Crossed c’est un peu ça, démontrer si besoin était à quel point notre société est malade et court à sa propre perte par l’exagération de nos pires défauts.
Lapham dresse donc un portrait très peu reluisant des monstres qui sommeillent en chacun de nous, tire à boulets rouges sur la religion et ses excès et envoie 10.000 volts au lecteur téméraire d’avoir ouvert et lu ce bouquin si peu reluisant et ragoutant.
Et pourtant on ne s’y ennuie guère et il y a peu de chance de pouvoir relire une autre œuvre aussi sale et immonde mais gardant ce côté exploitation qui plaira aux amateurs de films extrêmes et fauchés mais dont les idées ne manquaient guère…
Une lueur d’espoir ? Il faut parvenir à la dernière case du comics pour le savoir mais en l’état, ce Crossed « Valeurs Familiales » envoie un si gros uppercut qu’on peut en sortir sonné mais ravi car diverti. Une madeleine de Proust pour les adultes avides de sensations fortes qui trouveront Walking Dead plus intelligent sans doute mais aussi bien plus fade..
A réserver à un public bien averti mais comme moi vous pourriez ne pas regretter d’avoir mis le nez dedans tellement parfois ça fait du bien de lire un OVNI et n’oubliez pas que ce n’est qu’un bouquin, bon dieu, ça n’arrive pas dans la réalité ces choses là et encore bien heureusement.
Crossed « Valeurs Famililaes » plaira à peu, voire très peu de gens et je pourrais être considéré comme un grand malade en devenir mais j’assume, je ne peux qu’en recommander la lecture et ai envie de poursuivre les autres arcs parus ou à venir… Jusqu’à l’écœurement final ? Probablement mais la nausée est passée et je veux poursuivre cette série ! Mention spéciale à la maman de Addy qui sera surement repertorié à postérité comme l’un des personnages méchants les plus vilains de toute l’histoire de la bande dessinée !
Au lieu de cracher sur cette série, je préfère la considérer comme un exorcisme de toutes mes peurs les plus ancestrales sublimées par l'exagération des situations. Une façon extrême et divertissante pour éviter peut-être de péter un plomb dans la réalité ? Allez savoir...
Je connaissais déjà le blog "Tu mourras moins bête", et j'ai toujours apprécié les aventures du professeur moustache !
Le passage en livre est dans la lignée du blog : Drôle, intéressant, instructif, un peu trash parfois, un peu geek, bref plein de qualités ! Quel plaisir de découvrir avec humour que ça va être compliqué dans la vraie vie de se servir d'un sabre laser, qu'une blessure par balle est souvent plus grave que dans les films... Je vais pas énumérer tous les chapitres, mais il y a vraiment peu de déchet !
Mais attention, je crois pas que ca soit accessible à tous ! D'une part car le dessin est un peu crade (moi j'aime bien ce style, c'est bien dans l'esprit de la BD), et d'autre part car c'est bourré de références, de second degré, et l'humour est quand même un peu trash aussi !
Bref moi j'adore !
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Zombies (Soleil)
Je donne enfin mon avis sur cette très sympathique série. J'attendais la fin du premier cycle pour vous vanter les mérites de celle-ci. Même si je suis un peu déçu par la fin de ce cycle j'ai tout de même passé un très bon moment en dévorant cette série en 4 tomes (premier cycle de trois tome et un tome zéro ou je devrais dire un spin-off). Bien sûr comme cela a déjà été signalé , on ne peut pas s'empêcher de penser à Walking Dead et lisant cette série qui nous plonge encore dans un monde envahi par les morts-vivants. On pourrait dire : tiens encore un thème maintes fois abordé. Mais finalement ce n'est pas du tout ce qui m'est venu à l'esprit en lisant cette série, car j'y ai trouvé des éléments nouveaux et très peu utilisés dans la plupart des séries traitant de ces créatures très à la mode de nos jours. Olivier Peru nous narre l'histoire d'un personnage hors du commun qui recherche sa fille après la fin du monde tel que nous le connaissions, car il est maintenant aux mains de hordes de zombies affamés. Jusque là vous me direz : et alors, il n'y a rien de nouveau. Mais comme je le disais plus haut le scénariste introduit des nouveautés comme des personnes résistant à l'infection et ne se transformant pas en mort-vivant, mais aussi l'idée que des survivants se réfugient sur l'océan sur des bateaux. Il y a d'autre idées intéressantes mais je ne les citerai pas car vous n'aurez pas envie de vous lancer dans cette série. Le tome zéro lui aussi m'a beaucoup plu, car il traite d'un personnage secondaire de la série initiale mais qui est à mon avis aussi attachant que le personnage principal. Le dessin de Sophian Cholet est plus que correct et il ne cesse de s'améliorer de tome en tome. Même le tome zéro avec un autre dessinateur ne m'a pas déplu bien au contraire. Espérons que le second cycle arrive à m'intéresser autant que le premier, mais comme on dit : qui vivra verra.
La Pieuvre - Quatorze ans de lutte contre la Mafia
Un impressionnant ouvrage qui conte comment dans les années 80 un groupe de magistrat s'en est pris à la mafia italienne alors toute puissante. Comme le monde de la mafia m'intéressé, j'ai eu du plaisir à lire cet ouvrage, mais je crois qu'il faut vraiment aimer le sujet pour apprécier ce documentaire parce que la lecture nécessite plusieurs heures et de plus il y a tellement de protagonistes que je suis souvent allé avoir les biographies afin de me souvenir qui était qui. Le début n'est pas toujours facile à comprendre, mais heureusement cela devient plus clair au fil des pages. J'ai aussi aimé le dessin que j'ai trouvé beau avec un excellent noir et blanc et l'idée que les personnages aient des têtes d'animaux me plait bien.
Long John Silver
Attention, expédition à surveiller de très près ! Partir à la recherche du trésor de Robert Louis Stevenson n'est pas une mince affaire, et il vaut mieux s'appuyer sur un solide équipage pour s'y atteler. C'est le cas avec le tandem Dorison-Lauffray. Le premier sur la dunette, en navigateur chevronné, semble bien connaître la route. Le second, capitaine de vaisseau déjà bardé de nombreux titres de gloire, est un bosco rassurant pour l'équipage. Un équipage que l'on espère fourni et enthousiaste, un équipage qui devrait rester fidèle à ce gros galion affrété par l'armateur Dargaud pour une destination encore floue, mais qui promet monts et merveilles. Mais la traversée est semée d'embûches. Il ne faudra pas se décourager au moindre grain, ne pas craindre le mauvais oeil qui accompagne souvent la présence de femmes à bord, même si celles-ci sont précédées par une réputation sulfureuse. Non, il va falloir garder le cap, lutter contre vents et marées, et mener l'expédition à bon port, à Guyanacapac, cité fabuleuse. Laquelle recèle encore bien des surprises... Les voyageurs sont arrivés au bout de leur périple, mais nul doute que celui-ci fera date dans l'histoire de la navigation.
Tout seul
On peut lire cet album comme l’histoire d’une évasion réussie. De multiples tentatives, par le petit soupirail de l’imagination, via le hasard et un dictionnaire. Puis, la vraie, la bonne, par la grande porte ouverte sur le monde, sur les autres – même si j’ai un temps cru à une autre évasion, définitive, au bout d’une corde… Malgré les quelques 360 pages, cet album se lit plutôt vite. Car il n’y a quasiment pas de paroles, mais aussi parce que Chabouté – dont c’est la première œuvre que je lis – distille suffisamment d’indices pour nous donner envie d’en savoir plus sur cet homme, isolé sur son phare depuis si longtemps. Chabouté prend pourtant son temps, ce qui nous permet d’admirer la qualité de son dessin, vraiment chouette, le Noir et Blanc lui allant très bien. Par petites touches, comme un peintre pointilliste, il représente le décor d’une vie, une vie même. C’est aussi par petites touches que Chabouté « construit » la prise de conscience de son prisonnier, au travers des définitions et des images qu’elles déclenchent : le procédé est intéressant et fonctionne aussi avec le lecteur, qui pénètre dans l'imaginaire du prisonnier par ricochet. Il est amusant que l’être reclus ait vu ses premières « images du monde » par l’intermédiaire d’une victime plus ou moins consentante d’un imbécile, et surtout d’un ex taulard. Il faut croire que la lumière est plus visible dans la nuit. Au final, une découverte pour moi, et une lecture recommandée – l’achat itou d’ailleurs.
Vilebrequin
Cela fait un moment qu'il trainait dans ma bibliothèque, suite aux conseils de lecture de bdtheque. Enfin lu. Quel vrai beau moment passé ! Une lecture d'une fraicheur et d'une originalité rare. Le noir et blanc est magnifique, le trait danse sur les toits avec son héros. Le texte est une ode à la passion, la passion que Vilebrequin a pour son métier. Le dessin et la mise en page lui collent parfaitement. On y parle aussi de vocation, de pression sociale, de famille, d'image. On y parle aussi beaucoup plus léger, de technique, de beauté, d'expériences, d'humilité et aussi de musique. Ce Vilebrequin est un artiste, tout comme ces créateurs. A acheter, lire, relire.
Le Dahlia noir
Je n'avais jamais lu le roman éponyme de James Ellroy, ni vu l"adaptation cinématographique que Brian de Palma en a tiré. C'est donc sans a priori que j'ai découvert cette bd. J'ai tout de suite été séduit, voire impressionné par le dessin de Miles Hyman. Certes, on peut parfois regretter que certains visages soient parfois figé mais je me suis régalé à chaque page. J'ai d'ailleurs pris pas mal de temps pour lire cet ouvrage de 166 pages, tant le scénario est complexe. Mais le découpage de Matz, aidé par David Fincher (excusez du peu) en six chapitres permet au lecteur de reprendre son souffle dans une histoire qui aurait pu être confuse. L'ambiance des années 40 est très bien restituée (costumes, chapeaux, voitures et uniformes...tout y est)et outre une galerie de personnage assez importante,la véritable héroïne de cette intrigue, c'est la ville de Los Angeles , avec ses flics corrompus, sa mafia,mais surtout son industrie cinématographique, objet de toutes les convoitises. Matz, scénariste du "Tueur" est d'ailleurs un amateur de polar (il en a écrit) et n'en est pas à sa première adaptation. En effet, il avait co-signé il y a deux ans, je crois, le scénario d' "Adios Muchachos", toujours chez "Rivages/Casterman", collection qu'il dirige. Mais revenons au "Dalhia noir" avec qui j'ai passé d'agréables moments (bédéphilement parlant, évidemment). Je vous conseille, si vous en avez l'opportunité d'acquérir la version "tirage de luxe", cartonnée et enrichie d'un cahier graphique. Il s'agit d'un ouvrage qui mérite une lecture soutenue, de prendre son temps et que je relirai avec le même plaisir à la prochaine occasion
Pemberton
J'ai lu les tomes 2 et 3 et j'ai bien aimé ses histoires racontées par un vieux loup de mer. La première chose que j'ai remarquée est le dessin de Sirius qui est réaliste sans être figé. J'aime aussi les couleurs qui sont très bien choisies. Les différentes histoires font preuves d'imagination et j'aime bien la narration sérieuse alors que les situations ne le sont pas souvent. Cela donne un mélange humoristique qui m'a fait bien rigoler. Une bonne vieille série malheureusement oubliée et dont j'espère qu'un jour je lirai les autres albums.
Temudjin
Comme les autres posteurs, j’ai été envouté par la puissance graphique de Temudjin. On est transporté avec délice dans une Mongolie médiévale et onirique. On suit le parcours initiatique d’un jeune garçon que les dieux destinent au titre de Khan. Mais c’est par le prisme du chamanisme et non de la guerre ou du combat que nous découvrons la quête de Temudjin. Le scénario n’est pas en reste et Ozanam nous propose un conte très intéressant à la narration forte et à l’ambiance envoutante. Je me risque à une petite critique : j’aurais aimé un petit peu plus de dynamisme par moment (mais rien de grave). Temudjin est un très bel album ; une vraie expérience de lecture !
Crossed - Valeurs familiales
Faut-il être complètement taré ou pervers pour oser lire un tel ouvrage et encore plus l’apprécier ? La réponse est assurément oui à la lecture de ce premier one shot tiré de l’univers sale et malsain créé par Garth Ennis. En effet David Lapham, scénariste et dessinateur de qualité réputé dans le polar dur et cynique (jetez un œil sur sa bibliographie suffit à s’en rendre compte et j’attends vivement une réédition de qualité de ses Stray Bullets), profite des bases d’un monde apocalyptique peuplé de dégénérés cannibales et violeurs pour appuyer à fond sur la pédale du grotesque, du trash et du répugnant pour nous repeindre une certaine vision décalée d’un American Way of Life puritain et pourri en y ajoutant une bonne dose d’inceste. Il s’appuie sur les crayons de Javier Barreno dont c’est à priori la première œuvre pour illustrer sa vision de la famille américaine loin d’être idéale mais jugez plutôt… Les Pratt constituent une famille de dix enfants dont 5 garçons et tout autant de filles dont le père abuse physiquement sous la complicité de toute la famille…. Toute la famille à l’exception de l’ainée des filles, Addy qui essuie les coups par résistance et protestation. Mais le ranch dans lequel réside cette « jolie » famille va voler en éclats lors du premier assaut des dégénérés à la croix et père et fille devront cohabiter lors de la reconstruction de leur communauté dans un « nouvel Eden » en un seul ennemi commun : les fameux infectés violents. Bien sur, rien ne va se passer comme prévu…. Il fallait oser porter un regard sans complaisance sur ces « valeurs familiales » et y adjoindre un peu tout ce qui peut dégouter de l’espère humaine, qu’elle soit malade ou censée être « saine ». Aucun cliché, aucune compassion ne seront ainsi évitées dans cette escalade tant morale que graphique. Par chance, si Barreno porte un trait équivalent à celui de Jacen Burrows, le récit passe de l’ambiance anxiogène du premier récit à celle de grandguignolesque pour peu qu’on prenne part aux ébats et débats de viols en tous genre, têtes coupées, langage ordurier et situations des plus grotesques aux plus gores mais dans un rythme bien plus haletant que l’origine. Je tiens à souligner que je déteste toute violence exercée sur les femmes et enfants mais que les situations sont tellement exagérées que j’ai fini par les trouver aussi funs qu’indigestes et le seul bon gout de ce comics est de ne pas trop s’appesantir sur ces horreurs au-delà d’une case et en priant pour que ça n’arrive jamais dans un monde dit « réél ». Mais des « cases » et des « cas » aussi extrêmes, on en dénombre une sacrée quantité alors que la réussite du récit de Ennis était de rendre malsaine et pesante une situation qui devient caricaturale façon cinéma bis de seconde zone. Aucune révélation ne sera faite sur la maladie qui transforme les humains en monstres mais faudrait il pouvoir expliquer déjà pourquoi un homme peut violer ses propres enfants, chose malheureusement encore commune dans notre société de malades. Car au final, Crossed c’est un peu ça, démontrer si besoin était à quel point notre société est malade et court à sa propre perte par l’exagération de nos pires défauts. Lapham dresse donc un portrait très peu reluisant des monstres qui sommeillent en chacun de nous, tire à boulets rouges sur la religion et ses excès et envoie 10.000 volts au lecteur téméraire d’avoir ouvert et lu ce bouquin si peu reluisant et ragoutant. Et pourtant on ne s’y ennuie guère et il y a peu de chance de pouvoir relire une autre œuvre aussi sale et immonde mais gardant ce côté exploitation qui plaira aux amateurs de films extrêmes et fauchés mais dont les idées ne manquaient guère… Une lueur d’espoir ? Il faut parvenir à la dernière case du comics pour le savoir mais en l’état, ce Crossed « Valeurs Familiales » envoie un si gros uppercut qu’on peut en sortir sonné mais ravi car diverti. Une madeleine de Proust pour les adultes avides de sensations fortes qui trouveront Walking Dead plus intelligent sans doute mais aussi bien plus fade.. A réserver à un public bien averti mais comme moi vous pourriez ne pas regretter d’avoir mis le nez dedans tellement parfois ça fait du bien de lire un OVNI et n’oubliez pas que ce n’est qu’un bouquin, bon dieu, ça n’arrive pas dans la réalité ces choses là et encore bien heureusement. Crossed « Valeurs Famililaes » plaira à peu, voire très peu de gens et je pourrais être considéré comme un grand malade en devenir mais j’assume, je ne peux qu’en recommander la lecture et ai envie de poursuivre les autres arcs parus ou à venir… Jusqu’à l’écœurement final ? Probablement mais la nausée est passée et je veux poursuivre cette série ! Mention spéciale à la maman de Addy qui sera surement repertorié à postérité comme l’un des personnages méchants les plus vilains de toute l’histoire de la bande dessinée ! Au lieu de cracher sur cette série, je préfère la considérer comme un exorcisme de toutes mes peurs les plus ancestrales sublimées par l'exagération des situations. Une façon extrême et divertissante pour éviter peut-être de péter un plomb dans la réalité ? Allez savoir...
Tu mourras moins bête
Je connaissais déjà le blog "Tu mourras moins bête", et j'ai toujours apprécié les aventures du professeur moustache ! Le passage en livre est dans la lignée du blog : Drôle, intéressant, instructif, un peu trash parfois, un peu geek, bref plein de qualités ! Quel plaisir de découvrir avec humour que ça va être compliqué dans la vraie vie de se servir d'un sabre laser, qu'une blessure par balle est souvent plus grave que dans les films... Je vais pas énumérer tous les chapitres, mais il y a vraiment peu de déchet ! Mais attention, je crois pas que ca soit accessible à tous ! D'une part car le dessin est un peu crade (moi j'aime bien ce style, c'est bien dans l'esprit de la BD), et d'autre part car c'est bourré de références, de second degré, et l'humour est quand même un peu trash aussi ! Bref moi j'adore !