Les personnages sont moches, très moches. L'histoire est une histoire de quête de pouvoir de différents personnages. C'est aussi l'histoire d'une quête du retour à la normal par notre fossoyeur et personnage principal, Spoogue qui avait pas demandé grand chose au départ mais qui se retrouve quand même dans le jus.
Mais.. qu'est ce que c'est bon ! C'est décalé, c'est délirant, c'est drôle, c'est plein de sang, et... ça fait du bien.
Un joli moment de fraicheur, c'est des Bds comme j'aimerais en lire tous les jours (pourtant à l'antithèse des romans graphiques dont je suis si friand)
A lire. Pour ma part, je vais laisser passer quelques temps pour l'oublier et avoir le plaisir de relire ces 3 tomes.
Un bon 4/5
Woh ! Wooh ! Wah ! Mais il est génial ce comics !
J'avoue que c'est une des première fois que je ne comprend pas les critiques, surtout envers le deuxième arc narratif.
J'avoue que j'ai eu un peu de mal avec le dessin, même si il passe bien. La façon de représenter, surtout dans le premier arc, m'a dérangée au début, puis on s'habitue au bout de quelques pages. Par contre la violence gratuite reste largement de mise, et c'est pas beau à voir.
Pour le reste, le scénario est superbe, avec ces adolescents qui se prennent pour des super-héros et qui découvrent la triste réalité : on ne peut pas l'être dans la vraie vie. Ça ne se passe pas comme ça. C'est tout ce côté réaliste que je trouve superbe, surtout contrebalancé par des personnages comme Hit-Girl qui sont complètement hors de propos. Ce mélange des genres est d'autant plus net dans la seconde partie.
Ce que j'ai encore plus aimé, c'est la façon dont Marc Millar se concentre sur d'autres sujets à chaque fois. Dans le premier diptyque, il s'agit simplement de confronter un jeune geek avec la réalité des super-héros et du monde en général, mais la deuxième partie est nettement plus trash et plus violente, en montrant tout ce que cela implique d'être un super-héros dans le monde moderne, sans compter tout un passage assez intéressant sur la justice privé et tout ce que cela peut impliquer (quand on tue, est on encore un défenseur de l'ordre ?).
Le tout est arrosé par des personnages pas piqué des hannetons, bien évidemment le héros, Hit-Girl qui est excellente, mais aussi Red Mist qui a son côté très intéressant, une psychologie peu courante. Celui qui joue le super-méchant, parce qu'il pense que c'est sa voie, et que le super-héros est déjà pris.
Bref, j'ai trouvé matière à pas mal de réflexion derrière cette violence gratuite et cette histoire délirante, mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier pleinement l'humour de la série, produit principalement par le décalage entre la réalité et les délires des personnages. Le tout donne un mélange particulièrement efficace, prenant et humoristique mais qui ne se cantonne pas seulement à ces rôles.
La fin du deuxième arc est cependant surprenante et j'avoue que j'attends avec impatience la suite qui s'annonce, le troisième arc risquant de se finir encore plus mal .... Vivement sa sortie !
Dès les premières pages, on est pris dans l'ambiance. Ca accroche. La narration est des plus agréables, les dialogues sentis, et le graphisme... bah qu'est ce qu'il me plait. Et les changements de style, parfois d'une case à une autre, sont très réussis et du meilleur effet.
On se laisse porter par cette histoire de mystère. Dommage que les choses aillent parfois trop vite. Par contre, les explications sont là mais partielles et bien trop rapides à mon gout. Belle surprise malgré tout, dont je ne peux que conseiller la lecture et l'achat
3,5 / 5 , arrondi au dessus
Je ne m'en suis jamais caché, j'adore le boulot de Fabcaro. Son humour absurde, sa façon de se mettre en scène, souvent au détriment de sa personne, et surtout son naturel, qui le rend à la fois touchant et incroyable.
Mais c'est aussi, sous ses dehors d'adolescent attardé, un homme, qui se pose des questions sur son parcours, sur la pérennité de son oeuvre, sur l'origine du vent, sur... Ah ah NON ! 'faut pas déconner non plus, c'est Fabcaro, quoi. Le seul gars qui insiste pour être placé entre les roues d'un avion pour pas vomir pendant le voyage. Le seul auteur capable de raconter des bobards tellement énormes que même ses éditeurs avalent la pilule sans broncher. Enfin presque. Enfin parfois. Enfin bon, vous aurez compris.
En juillet 2012 Fab est donc parti au Pérou, pour changer d'air, s'ouvrir un peu au monde, faire le bilan de sa vie, tisser des liens que le temps ne détruira pas, et... VOILA QU'IL RECOMMENCE ! VITE, LE DEFIBRILLATEUR !!
Le résultat est un album dont je n'ai pas pu décoller, avec des croquis "classiques" de carnets de voyage, vraiment très agréables et qui donnent un aperçu fort sympathique du pays, même s'il y en a eu trop peu à mon goût. Lesquels sont régulièrement ponctués par des passages drolatiques, et même plus que d'habitude, puisque Fabcaro a invité des amis à faire quelques planches, tels Fabrice Erre, James et Gilles Rochier. Bref, ce fut intéressant et à se pisser dessus de rire, pour peu que vous adhériiez à son humour.
L'INDISPENSABLE Fabcaro.
Deuxième tome des aventures du Chevalier noir à ses débuts dans Gotham, avec la même équipe que pour Batman - Un long Halloween, cette BD continue dans la lignée de sa grande sœur et l'équipe est toujours gagnante.
Le graphisme est toujours aussi bon, le trait sombre fait ressortir à merveille l'ambiance du récit, et les nuances de couleur sont bien gérées. Le scénario, lui, continue celui de Un long Halloween et nous remet dans un contexte de crimes en séries contre lesquels Batman lutte. Cette fois-ci, cependant, de nouveaux éléments interviennent. Déjà, le Romain est mort, et les familles se disputent les restes de la ville. En plus, les malades de l'asile d'Arkham sont libérés une fois de plus, et Dent court dans la ville.
Sans compter que Batman voit de nouveaux problèmes arriver, entre Catwoman et ses sentiments à l'égard de Harvey Dent, qu'il voyait comme un ami.
Ce qui est génial avec cet opus et son prédécesseur, c'est qu'ils permettent de refonder la base de Batman, de replacer ses débuts et de faire ressortir l'origine de beaucoup de choses. Si certains personnages l'ont déjà été dans d'autres volumes (je pense au Joker dans Killing Joke), Dent ou Robin sont ici replacés dans la chronologie et ne semblent plus arriver de n'importe où. En sus, l'histoire permet de développer les débuts de Batman, la façon dont il se lie avec Catwoman, le basculement de Gotham entre la mafia et les malades d'Arkham ... Bref, les deux séries permettent de refaire toute la base des Batman et de prendre un nouvel essor au chevalier noir.
Dans cette optique, j'ai adoré cette série, mais j'avoue aussi que l'histoire n'est pas en reste et que l'enquête nous balade dans tous les sens entre suspects et fausses pistes. Le tout avec son lot d'intrigues complémentaires qui permettent de densifier les personnages. J'ai adoré ces deux séries et j'attends avec impatience la suite des aventures du chevalier noir par Loeb & Sale.
3.5
Ant-Man est un super-héro Marvel un peu inconnu du grand public, mais cela va probablement changer avec le film qui va sortir cette année.
Personnellement, la seule aventure de Ant-Man en solo que j'ai lue était la première histoire mettant en vedette Hank Pym et je peux confirmer que c'était très différent de cet album (notamment Hank Pym n'était censé apparaître que dans une seule histoire et il ne devient Ant-Man que lorsque le public demande sa réapparition).
J'ai trouvé l'histoire prenante. Tom DeFalco reprend des trucs déjà plusieurs fois utilisés (par exemple, le gros méchant de l'histoire est riche et puissant et personne ne se doute de sa vraie nature et lorsque Hank le découvre personne ne le croit parce qu'il a des problèmes mentaux), mais il utilise ces éléments de manière intéressante. Hank est un personnage tragique que je trouve touchant et si son ennemi Crane d'Oeuf n'est pas le méchant le plus original, je trouve sa relation entre lui et Ant Man passionnante.
J'ai bien envie qu'il y ait une suite !
Après le succès mérité du très bon Pinocchio (Winshluss), l'auteur nous revient avec un titre à l’abord surprenant, In God We Trust. Force est de reconnaître que comme pour le précédent opus de Winshluss, Les Requins Marteaux ont réalisé de la bel ouvrage : on a là un beau reliquaire (couverture simili cuir, papier épais), pour un objet qu’on devine plus sacrilège que le titre et la couverture ne nous le laissent entendre.
Les familiers du site des requins Marteaux savent depuis longtemps – image délirante à l’appui, que Franky (parodie de Jésus) est amour. Le Saint Franky qui officie ici comme narrateur ressemble plus à frère Tuck, mais la parodie reste de mise…
On trouve dans l’album une suite de saynètes plus ou moins longues malmenant en les revisitant Nouveau et Ancien Testament. C’est très souvent bien vu et drôle (à part le passage avec Superman, que j’ai trouvé assez moyen). Dieu est ici un personnage bourré de défauts (entre autres) – un peu à l’image de celui de Lapuss’ (il est vrai moins caustique et décapant dans La Fin du Monde (Paquet)).
Winshluss utilise pour cela divers styles graphiques, même si la touche underground habituelle domine. Le tout est entrecoupé de publicités assez poilantes bousculant le politiquement correct. Bref, c’est une grosse déconne franchement réussie !
Ce qui rend la lecture de cet album encore plus recommandable, c’est qu’il paraît en des temps où le blasphème semble difficile à exprimer (voir certaines manifestations récentes). A ce propos, la dernière page vaut son pesant de cacahouètes et s'immisce peu discrètement dans le débat récent à propos du mariage homosexuel. Pour prolonger cette relecture des évangiles, vous pouvez aussi lire Jésus et les copains de Dimitri Planchon. Sinon, il reste la Bible…
Je dois avouer que cet opus m'a surpris par le parti pris de l'histoire. Quelqu'un qui tue sa famille et se suicide, ça s'est déjà vu, et la façon d'y arriver a été déjà analysée plusieurs fois. Mais là, exploiter le moment où la personne a tué sa famille mais n'arrive pas à se suicider est assez nouveau.
Cette idée de base permet de développer d'une excellente façon la folie du pauvre hère qui nous sert d'anti-héros. D'ailleurs le dessin met en image cette descente aux enfers de façon sublime.
C'est une BD qui se lit assez vite, mais qui développe bien son histoire et conclut parfaitement le récit. Le tout est savamment orchestré, j'ai adoré la mise en scène et je le range bien précieusement dans ma bibliothèque. J'en recommande fortement la lecture, c'est surprenant !
Effectivement, elle est bien sympathique cette série, et j'avoue que sans l'avis enthousiaste de Jetjet, j'aurais eu du mal à me pencher dessus. Et c'est vrai, la lecture vaut le coup d'oeil.
J'avoue que le dessin est proprement hallucinant, il y a certaines pages où je suis resté quelques minutes à détailler tout ce qu'on voit autour. Je ne sais pas combien de temps l'auteur à mis sur chaque planche, mais je suppose qu'il est malade, parce qu'un tel détail, c'est dingue ! Cela dit, ça nuit un peu à la lecture, puisque les pages sont du coup très chargées. Mais c'est beau à voir.
L'histoire m'a surprise, je ne m'attendais pas à cela et j'avoue que j'ai beaucoup aimé la façon de traiter le sujet. Cependant, je dois dire que j'ai trouvé le tout très court, et que j'aurais bien aimé un développement un peu plus long (du coup, je pense que le dessinateur aurait mis cinq ans à la finir, mais bon ...), et le tout est lu très vite en comparaison du nombre de pages.
Par contre, il se relira facilement, à la fois pour son histoire simple mais efficace et surtout pour son dessin qui m'a interloqué. J'avoue que c'est du délire.
S'y ajoute aussi tout le côté violent et trash, c'est sympathique et ça ajoute du charme au récit, sans compter toute la part de science-fiction qui se glisse dedans. Le mélange est très bien fait, j'ai aimé.
Un avis moins enthousiaste que les autres parce que je suis un peu resté sur ma faim au niveau de l'histoire, mais que j'ai été scotché par le graphisme. En tout cas la lecture de cet opus bien violent mais aussi intéressant n'est vraiment pas déconseillé.
Difficile de ne pas lire "Courtney Crumrin" sans penser à Harry Potter qui aurait été raconté par Tim Burton ! Une histoire d'un enfant qui découvre un monde de sorciers par le biais de son oncle, le tout dans un univers assez sombre et donc très burtonien.
Le tout est servi par un dessin en noir et blanc parfait pour retranscrire l'ambiance de cette BD.
J'ai trouvé les 2 premiers tomes plutôt bons en guise d’introduction mais les petites histoires courtes ne permettaient pas de développer des intrigues assez poussées. Cela change par la suite et du coup les histoires montent vraiment en qualité !
Le bestiaire, le monde imaginé est hyper intéressant, sombre, et on sent qu'il regorge d'encore plein de mystères.
Une chouette série !
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Spoogue
Les personnages sont moches, très moches. L'histoire est une histoire de quête de pouvoir de différents personnages. C'est aussi l'histoire d'une quête du retour à la normal par notre fossoyeur et personnage principal, Spoogue qui avait pas demandé grand chose au départ mais qui se retrouve quand même dans le jus. Mais.. qu'est ce que c'est bon ! C'est décalé, c'est délirant, c'est drôle, c'est plein de sang, et... ça fait du bien. Un joli moment de fraicheur, c'est des Bds comme j'aimerais en lire tous les jours (pourtant à l'antithèse des romans graphiques dont je suis si friand) A lire. Pour ma part, je vais laisser passer quelques temps pour l'oublier et avoir le plaisir de relire ces 3 tomes. Un bon 4/5
Kick-Ass
Woh ! Wooh ! Wah ! Mais il est génial ce comics ! J'avoue que c'est une des première fois que je ne comprend pas les critiques, surtout envers le deuxième arc narratif. J'avoue que j'ai eu un peu de mal avec le dessin, même si il passe bien. La façon de représenter, surtout dans le premier arc, m'a dérangée au début, puis on s'habitue au bout de quelques pages. Par contre la violence gratuite reste largement de mise, et c'est pas beau à voir. Pour le reste, le scénario est superbe, avec ces adolescents qui se prennent pour des super-héros et qui découvrent la triste réalité : on ne peut pas l'être dans la vraie vie. Ça ne se passe pas comme ça. C'est tout ce côté réaliste que je trouve superbe, surtout contrebalancé par des personnages comme Hit-Girl qui sont complètement hors de propos. Ce mélange des genres est d'autant plus net dans la seconde partie. Ce que j'ai encore plus aimé, c'est la façon dont Marc Millar se concentre sur d'autres sujets à chaque fois. Dans le premier diptyque, il s'agit simplement de confronter un jeune geek avec la réalité des super-héros et du monde en général, mais la deuxième partie est nettement plus trash et plus violente, en montrant tout ce que cela implique d'être un super-héros dans le monde moderne, sans compter tout un passage assez intéressant sur la justice privé et tout ce que cela peut impliquer (quand on tue, est on encore un défenseur de l'ordre ?). Le tout est arrosé par des personnages pas piqué des hannetons, bien évidemment le héros, Hit-Girl qui est excellente, mais aussi Red Mist qui a son côté très intéressant, une psychologie peu courante. Celui qui joue le super-méchant, parce qu'il pense que c'est sa voie, et que le super-héros est déjà pris. Bref, j'ai trouvé matière à pas mal de réflexion derrière cette violence gratuite et cette histoire délirante, mais ça ne m'a pas empêché d'apprécier pleinement l'humour de la série, produit principalement par le décalage entre la réalité et les délires des personnages. Le tout donne un mélange particulièrement efficace, prenant et humoristique mais qui ne se cantonne pas seulement à ces rôles. La fin du deuxième arc est cependant surprenante et j'avoue que j'attends avec impatience la suite qui s'annonce, le troisième arc risquant de se finir encore plus mal .... Vivement sa sortie !
Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)
Dès les premières pages, on est pris dans l'ambiance. Ca accroche. La narration est des plus agréables, les dialogues sentis, et le graphisme... bah qu'est ce qu'il me plait. Et les changements de style, parfois d'une case à une autre, sont très réussis et du meilleur effet. On se laisse porter par cette histoire de mystère. Dommage que les choses aillent parfois trop vite. Par contre, les explications sont là mais partielles et bien trop rapides à mon gout. Belle surprise malgré tout, dont je ne peux que conseiller la lecture et l'achat 3,5 / 5 , arrondi au dessus
Carnet du Pérou
Je ne m'en suis jamais caché, j'adore le boulot de Fabcaro. Son humour absurde, sa façon de se mettre en scène, souvent au détriment de sa personne, et surtout son naturel, qui le rend à la fois touchant et incroyable. Mais c'est aussi, sous ses dehors d'adolescent attardé, un homme, qui se pose des questions sur son parcours, sur la pérennité de son oeuvre, sur l'origine du vent, sur... Ah ah NON ! 'faut pas déconner non plus, c'est Fabcaro, quoi. Le seul gars qui insiste pour être placé entre les roues d'un avion pour pas vomir pendant le voyage. Le seul auteur capable de raconter des bobards tellement énormes que même ses éditeurs avalent la pilule sans broncher. Enfin presque. Enfin parfois. Enfin bon, vous aurez compris. En juillet 2012 Fab est donc parti au Pérou, pour changer d'air, s'ouvrir un peu au monde, faire le bilan de sa vie, tisser des liens que le temps ne détruira pas, et... VOILA QU'IL RECOMMENCE ! VITE, LE DEFIBRILLATEUR !! Le résultat est un album dont je n'ai pas pu décoller, avec des croquis "classiques" de carnets de voyage, vraiment très agréables et qui donnent un aperçu fort sympathique du pays, même s'il y en a eu trop peu à mon goût. Lesquels sont régulièrement ponctués par des passages drolatiques, et même plus que d'habitude, puisque Fabcaro a invité des amis à faire quelques planches, tels Fabrice Erre, James et Gilles Rochier. Bref, ce fut intéressant et à se pisser dessus de rire, pour peu que vous adhériiez à son humour. L'INDISPENSABLE Fabcaro.
Batman - Amère victoire (Dark Victory)
Deuxième tome des aventures du Chevalier noir à ses débuts dans Gotham, avec la même équipe que pour Batman - Un long Halloween, cette BD continue dans la lignée de sa grande sœur et l'équipe est toujours gagnante. Le graphisme est toujours aussi bon, le trait sombre fait ressortir à merveille l'ambiance du récit, et les nuances de couleur sont bien gérées. Le scénario, lui, continue celui de Un long Halloween et nous remet dans un contexte de crimes en séries contre lesquels Batman lutte. Cette fois-ci, cependant, de nouveaux éléments interviennent. Déjà, le Romain est mort, et les familles se disputent les restes de la ville. En plus, les malades de l'asile d'Arkham sont libérés une fois de plus, et Dent court dans la ville. Sans compter que Batman voit de nouveaux problèmes arriver, entre Catwoman et ses sentiments à l'égard de Harvey Dent, qu'il voyait comme un ami. Ce qui est génial avec cet opus et son prédécesseur, c'est qu'ils permettent de refonder la base de Batman, de replacer ses débuts et de faire ressortir l'origine de beaucoup de choses. Si certains personnages l'ont déjà été dans d'autres volumes (je pense au Joker dans Killing Joke), Dent ou Robin sont ici replacés dans la chronologie et ne semblent plus arriver de n'importe où. En sus, l'histoire permet de développer les débuts de Batman, la façon dont il se lie avec Catwoman, le basculement de Gotham entre la mafia et les malades d'Arkham ... Bref, les deux séries permettent de refaire toute la base des Batman et de prendre un nouvel essor au chevalier noir. Dans cette optique, j'ai adoré cette série, mais j'avoue aussi que l'histoire n'est pas en reste et que l'enquête nous balade dans tous les sens entre suspects et fausses pistes. Le tout avec son lot d'intrigues complémentaires qui permettent de densifier les personnages. J'ai adoré ces deux séries et j'attends avec impatience la suite des aventures du chevalier noir par Loeb & Sale.
Ant-Man - Season One
3.5 Ant-Man est un super-héro Marvel un peu inconnu du grand public, mais cela va probablement changer avec le film qui va sortir cette année. Personnellement, la seule aventure de Ant-Man en solo que j'ai lue était la première histoire mettant en vedette Hank Pym et je peux confirmer que c'était très différent de cet album (notamment Hank Pym n'était censé apparaître que dans une seule histoire et il ne devient Ant-Man que lorsque le public demande sa réapparition). J'ai trouvé l'histoire prenante. Tom DeFalco reprend des trucs déjà plusieurs fois utilisés (par exemple, le gros méchant de l'histoire est riche et puissant et personne ne se doute de sa vraie nature et lorsque Hank le découvre personne ne le croit parce qu'il a des problèmes mentaux), mais il utilise ces éléments de manière intéressante. Hank est un personnage tragique que je trouve touchant et si son ennemi Crane d'Oeuf n'est pas le méchant le plus original, je trouve sa relation entre lui et Ant Man passionnante. J'ai bien envie qu'il y ait une suite !
In God We Trust
Après le succès mérité du très bon Pinocchio (Winshluss), l'auteur nous revient avec un titre à l’abord surprenant, In God We Trust. Force est de reconnaître que comme pour le précédent opus de Winshluss, Les Requins Marteaux ont réalisé de la bel ouvrage : on a là un beau reliquaire (couverture simili cuir, papier épais), pour un objet qu’on devine plus sacrilège que le titre et la couverture ne nous le laissent entendre. Les familiers du site des requins Marteaux savent depuis longtemps – image délirante à l’appui, que Franky (parodie de Jésus) est amour. Le Saint Franky qui officie ici comme narrateur ressemble plus à frère Tuck, mais la parodie reste de mise… On trouve dans l’album une suite de saynètes plus ou moins longues malmenant en les revisitant Nouveau et Ancien Testament. C’est très souvent bien vu et drôle (à part le passage avec Superman, que j’ai trouvé assez moyen). Dieu est ici un personnage bourré de défauts (entre autres) – un peu à l’image de celui de Lapuss’ (il est vrai moins caustique et décapant dans La Fin du Monde (Paquet)). Winshluss utilise pour cela divers styles graphiques, même si la touche underground habituelle domine. Le tout est entrecoupé de publicités assez poilantes bousculant le politiquement correct. Bref, c’est une grosse déconne franchement réussie ! Ce qui rend la lecture de cet album encore plus recommandable, c’est qu’il paraît en des temps où le blasphème semble difficile à exprimer (voir certaines manifestations récentes). A ce propos, la dernière page vaut son pesant de cacahouètes et s'immisce peu discrètement dans le débat récent à propos du mariage homosexuel. Pour prolonger cette relecture des évangiles, vous pouvez aussi lire Jésus et les copains de Dimitri Planchon. Sinon, il reste la Bible…
Mémoires d'un incapable
Je dois avouer que cet opus m'a surpris par le parti pris de l'histoire. Quelqu'un qui tue sa famille et se suicide, ça s'est déjà vu, et la façon d'y arriver a été déjà analysée plusieurs fois. Mais là, exploiter le moment où la personne a tué sa famille mais n'arrive pas à se suicider est assez nouveau. Cette idée de base permet de développer d'une excellente façon la folie du pauvre hère qui nous sert d'anti-héros. D'ailleurs le dessin met en image cette descente aux enfers de façon sublime. C'est une BD qui se lit assez vite, mais qui développe bien son histoire et conclut parfaitement le récit. Le tout est savamment orchestré, j'ai adoré la mise en scène et je le range bien précieusement dans ma bibliothèque. J'en recommande fortement la lecture, c'est surprenant !
Hard Boiled
Effectivement, elle est bien sympathique cette série, et j'avoue que sans l'avis enthousiaste de Jetjet, j'aurais eu du mal à me pencher dessus. Et c'est vrai, la lecture vaut le coup d'oeil. J'avoue que le dessin est proprement hallucinant, il y a certaines pages où je suis resté quelques minutes à détailler tout ce qu'on voit autour. Je ne sais pas combien de temps l'auteur à mis sur chaque planche, mais je suppose qu'il est malade, parce qu'un tel détail, c'est dingue ! Cela dit, ça nuit un peu à la lecture, puisque les pages sont du coup très chargées. Mais c'est beau à voir. L'histoire m'a surprise, je ne m'attendais pas à cela et j'avoue que j'ai beaucoup aimé la façon de traiter le sujet. Cependant, je dois dire que j'ai trouvé le tout très court, et que j'aurais bien aimé un développement un peu plus long (du coup, je pense que le dessinateur aurait mis cinq ans à la finir, mais bon ...), et le tout est lu très vite en comparaison du nombre de pages. Par contre, il se relira facilement, à la fois pour son histoire simple mais efficace et surtout pour son dessin qui m'a interloqué. J'avoue que c'est du délire. S'y ajoute aussi tout le côté violent et trash, c'est sympathique et ça ajoute du charme au récit, sans compter toute la part de science-fiction qui se glisse dedans. Le mélange est très bien fait, j'ai aimé. Un avis moins enthousiaste que les autres parce que je suis un peu resté sur ma faim au niveau de l'histoire, mais que j'ai été scotché par le graphisme. En tout cas la lecture de cet opus bien violent mais aussi intéressant n'est vraiment pas déconseillé.
Courtney Crumrin
Difficile de ne pas lire "Courtney Crumrin" sans penser à Harry Potter qui aurait été raconté par Tim Burton ! Une histoire d'un enfant qui découvre un monde de sorciers par le biais de son oncle, le tout dans un univers assez sombre et donc très burtonien. Le tout est servi par un dessin en noir et blanc parfait pour retranscrire l'ambiance de cette BD. J'ai trouvé les 2 premiers tomes plutôt bons en guise d’introduction mais les petites histoires courtes ne permettaient pas de développer des intrigues assez poussées. Cela change par la suite et du coup les histoires montent vraiment en qualité ! Le bestiaire, le monde imaginé est hyper intéressant, sombre, et on sent qu'il regorge d'encore plein de mystères. Une chouette série !