Les derniers avis (32046 avis)

Par dut
Note: 4/5
Couverture de la série Courtney Crumrin
Courtney Crumrin

Difficile de ne pas lire "Courtney Crumrin" sans penser à Harry Potter qui aurait été raconté par Tim Burton ! Une histoire d'un enfant qui découvre un monde de sorciers par le biais de son oncle, le tout dans un univers assez sombre et donc très burtonien. Le tout est servi par un dessin en noir et blanc parfait pour retranscrire l'ambiance de cette BD. J'ai trouvé les 2 premiers tomes plutôt bons en guise d’introduction mais les petites histoires courtes ne permettaient pas de développer des intrigues assez poussées. Cela change par la suite et du coup les histoires montent vraiment en qualité ! Le bestiaire, le monde imaginé est hyper intéressant, sombre, et on sent qu'il regorge d'encore plein de mystères. Une chouette série !

01/01/2014 (modifier)
Par Telenk0
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Prométhée
Prométhée

J'ai longtemps hésité à commencer cette série qui était dès le départ prévue en de nombreux tomes. J'ai commencé par l'intégrale que j'ai ensuite complétée. J'aime déjà à la base les histoires de Christophe Bec, comme le très glauque Pandémonium ou l'oppressant Sanctuaire. Prométhée est dense, on se laisse vraiment embarquer pour des aventures qui vont durer. La tension monte, les phénomènes extraterrestres se multiplient et on suit plusieurs personnages dont les destins finissent par se lier. C'est documenté et on se ballade dans l'Amérique actuelle, mais on ne tombe jamais dans le patriotisme qui fait fuir les films traitant de ce thème. Je ne suis pas un grand fan du dessin, mais il sied bien à l'action. Les couleurs informatiques sont certes toujours présentes, mais je m'y suis fait au cours de ma lecture. En tout cas je n'ai pas du tout été gêné par la multiplication des lieux et des personnages et c'est palpitant de suivre plusieurs actions en même temps. J'attends la fin de la série avec impatience tout en espérant fortement de ne pas être déçu.

01/01/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Bleu est une couleur chaude
Le Bleu est une couleur chaude

Comme beaucoup d’avis ici, je pense qu’on tient là un immanquable du roman graphique. Le film m’avait bouleversé, j’ai donc eu envie de lire la bande dessinée de Julie Maroh pour voir si l’adaptation était fidèle à l’œuvre originelle, et mon cœur d’artichaut a cédé encore une fois. J’avais trouvé la fin du film cruelle et en points de suspensions comme si une suite à venir était possible, mais la BD n’en laisse pas la place puisqu’on apprend dès le début que Clémentine (Adèle) décède à la fin. En cela je trouve la BD infiniment plus triste que le film. Abdellatif Kechiche a pris une grande liberté dans son adaptation mais les deux scénarios sont plutôt similaires. Une histoire d’amour, des balbutiements de l’adolescence au grand amour passionné, on ne peut que réagir positivement face à une telle histoire. Le dessin est superbe également, tout en crayonné et rondeur et souvent juste dans le réalisme des expressions faciales. Le choix des couleurs est très judicieux comme de raconter le passé de Clémentine avec des tons sépia, puis d'ajouter plus de variances au fur et à mesure que le récit progresse et s’ancre dans le présent. Et le bleu des cheveux d’Emma reste la couleur dominante, distillée à droite à gauche. C’est aussi un bien bel objet avec sa couverture souple et plastifiée. Plus de 150 pages de lecture dont on ne décroche toujours pas même parvenu à la toute dernière planche.

01/01/2014 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série Jeronimus
Jeronimus

Cette série permet de faire découvrir aux ignares comme moi une histoire malheureusement vraie et surtout atroce qui se déroula au XVIIème siècle. Effectivement je ne connaissais pas l'histoire du Batavia , ce fut donc une totale découverte pour moi quand j'ai lu ce terrifiant récit. Je pense suivre les recommandations de Noirdésir le posteur précédent et me lancer dans l'un des ouvrages qu'il recommande car j'ai trouvé cette histoire angoissante , désolante mais finalement très prenante. Nous suivons l'histoire d'un apothicaire hollandais qui n'a pas fait parlé de lui qu'en bien, bien au contraire car dans cette trilogie il est même comparé au pire dictateur que la terre n'ai jamais connu (je vous laisse deviner qui est ce charmant personnage). Les auteurs nous narre son ascension et sa déchéance de la Province de Hollande jusque sur une île au large de l'Australie là où le navire sur lequel il était embarqué fit naufrage en 1629. Cette terrible histoire est très intéressante car elle traite de nombreux thèmes comme la soif de pouvoir, la violence engendrée par la folie humaine , la survie en milieu hostile. Bref cette histoire hors du commun m'a interpellé et je ne regrette absolument pas mon emprunt à la médiathèque . Le dessin est par contre très particulier et je peux dire que même si je ne suis pas un fan de ce style de graphisme, je le trouve en parfait accord avec cette terrible histoire . Un autre style n'aurait sans doute pas eu le même impact sur le lecteur. De plus la colorisation est absolument magnifique. Jeronimus est une trilogie qui mérite d'être lue et je crois même qu'elle finira bientôt dans ma bibliothèque car je compte bien investir dans l'intégrale de cette série très rapidement.

01/01/2014 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Jésus Marie Joseph
Jésus Marie Joseph

L’histoire de la nativité revisitée avec beaucoup de talent et d’originalité , 200 planches qui se lisent avec passion et intérêt. Les puristes , les fins connaisseurs de l’histoire de Marie et Joseph seront probablement déboussolés, l’histoire est assez déjantée , des personnages étonnants et pas très conformes à la légende , tous les ingrédients sont là pour réaliser une BD de bonne facture. Le point fort du récit est probablement le sexe-appeal et le charisme de ce que je crois être l’ange Gabriel imaginé par Michel Faure. Avec un dessin percutant et une colorisation soignée Michel Faure nous plonge dans la Galilée ancestrale.

31/12/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Kaboul Disco
Kaboul Disco

Mais elle est géniale cette série ! Pourquoi j'ai tellement attendu avant de l'acheter ? Ah oui, le prix ... J'ai enfin pu prendre ces deux tomes qui constituent pour l'instant la série des Kabouls Disco, mais je peux déjà l'affirmer tout haut : je suis fan de l'auteur. Son autre album sera dans mes mains avant la fin du mois prochain, c'est certain. J'avoue avoir un gros faible pour les carnets de voyages d'auteurs de BD, et si je n'ai pas encore lu Le Photographe, je n'attends que ça. C'est une excellente façon de découvrir un pays sans y aller et sans payer un guide de voyage exorbitant. Sans compter qu'un carnet de voyage est généralement aussi un bon moyen de découvrir une histoire d'un pays, car ces carnets ne racontent pas les voyages actuels. C'est pour tout cela et le reste que je les apprécie. Et là, Nicolas Wild arrive parfaitement à rendre tout cela. Mélangeant l'humour et le sérieux, la documentation avec les aperçus personnels, les détails historique avec la vie de tout les jours et les personnes du quotidien avec les acteurs majeurs, il fourni une excellente clé de compréhension de ce pays complexe qu'est l’Afghanistan depuis la chute du régime taliban de 2001. Car Nicolas Wild ne fait pas que nous raconter sa vie de dessinateur anti-opium, il insère aussi des histoires de la Constitution Afghane, il nous explique la politique et l'armée, bref il fait un petit compte-rendu complet de la situation telle qu'il l'a vue. La partialité est à mettre en cause bien sur, et il faut considérer la part de fiction dans l’œuvre, mais en général c'est un excellent moyen de se tenir informé. Mais en parlant de ça, j'oublie le principal, la touche final, le nec plus ultra d'un tel mélange : l'humour, qu'il a glissé dans toute sa BD sans répit, permettant d'alléger chaque page alors que certaines sont bien graves, et qui permettent surtout de rire à gorge déployé. Des petites pointes d'humour sont glissés dans chaque page, c'est un régal à lire et un plaisir de rire simplement en s'instruisant. J'ai dévoré les deux tomes en un rien de temps, et j'en redemande. A quand le tome trois, nom de Zeus ?! Bref, cette série m'a conquis en peu de mots, c'est un des meilleurs carnets de voyage que j'ai jamais lu, Nicolas Wild nous trimballe dans son périple sans nous enlever notre sourire, et j'ai été charmé jusqu'au bout. J'espère avoir l'occasion de retourner avec lui dans ce pays qui semble intéressant (mais dangereux) et je vais me jeter sur sa dernière production sans attendre. Continuez comme ça !

31/12/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Crève saucisse
Crève saucisse

3.5 Un très bon album qui parle pourtant d'un thème qui ne m'intéresse pas trop habituellement: l'adultère. Sauf qu'ici je trouve le sujet est traité de manière intéressante. Le personnage principal, le pauvre mari fait cocu par son soi-disant ami, est vraiment attachant même s'il n'est pas sans défaut. Je dois avouer que c'est surtout le dénouement et la fin qui me fait mettre 4 étoiles. Avant les dernières pages, je trouvais le récit sympathique, mais rien ne me semblait mémorable et là arrive ce dénouement que j'ai trouvé complétement jubilatoire ! J'aime beaucoup la dernière page qui m'a même fait rire.

30/12/2013 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
Couverture de la série Sandman - Nuits Éternelles
Sandman - Nuits Éternelles

Vu le prix de la série Sandman en réédition (en tout plus de deux cents euros seront déboursés ...) je me suis d'abord lancé dans cette BD que j'ai trouvé d'occasion. C'était pratique, j'avais envie de creuser un peu le monde de ces immortels dont j'ai eu l'occasion de lire quelques aventures (grosso modo le premier tome de Sandman). Et je dois dire que si c'est aussi bon que celui-ci, je vais me laisser tenter dès que mon porte-monnaie supportera l'investissement. C'est quelque chose que je savais pour les livres, Gaiman est un excellent auteur. Inventif et surprenant, c'est aussi un auteur merveilleux qui sait inventer un monde dans lequel on peut se perdre avec grand plaisir, et c'est exactement ce que j'ai trouvé dans cette BD. Toutes les histoires ne sont pas égales, celle de Delirium est vraiment dur à lire, mais les autres sont excellentes (même désespoir, quand on s'accroche ça passe et c'est aussi intéressant comme représentation). Finalement, des sept personnages, je crois bien que c'est Destruction qui est le moins gâté avec une histoire très banale et ne laissant que peu de place. Par contre, celle de Rêve, ou celle de Destin, sont parfaites. J'ai pu les relire au moins trois ou quatre fois sans problème (et celle de Destin est pourtant courte), rien que pour le texte superbe et les dessins merveilleux qui sont collés dessus. C'est du grand art, Gaiman m'a captivé encore une fois et m'a entrainé dans des mondes sublimes. Bref, j'ai été conquis par le monde de Sandman et je ne demande qu'une chose : m'y replonger avec délices. La série tiendra-t-elle le coup, je ne sais pas, mais je suis bien tenté de me lancer dedans, quitte à creuser encore le budget BD. L'année va être longue .... Mais pour de telles lectures, que ne donnerait-on pas ?

30/12/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Flash ou le grand voyage
Flash ou le grand voyage

J'ai lu le premier tome de cette série, seul paru à ce jour, sans rien en savoir ni en avoir lu le résumé. La couverture me laissait croire à un polar, une histoire de gangsters, et c'est aussi ce que j'ai continué à penser durant la lecture du premier chapitre du récit, se déroulant au Liban. Mafia, trafic d'armes, trafic de drogues, hormis le cadre historico-géographique original, j'étais en terrain connu mais également intéressé par une narration efficace et un dessin de qualité. Mais l'histoire prend un tournant très différent avec la fin de l'épisode libanais. Par la suite, la partie gangster disparaît pour ne garder que la thématique de la drogue. Car en effet le récit va désormais suivre la fuite en avant aventureuse de Charles Duchaussois, une errance mouvementée de Turquie jusqu'à Katmandou, à la découverte de drogues de plus en plus dures. C'est en effet l'adaptation d'un best-seller dont je ne connaissais rien, un récit autobiographique de voyage et de consommations de stupéfiants dans le cadre de la mouvance hippie de 1969-1970. Nous sommes loin des hippies "wouhou cool peace brother" caricaturaux qu'on peut s'imaginer. On découvre ce monde et ces personnages étonnants de l'intérieur, à mi-chemin entre aventures, magouilles, arnaques criminelles et surtout drogues, et pas juste le simple haschisch. C'est instructif mais aussi prenant. Le scénario est dense et se révèle en effet presque trop aventureux pour être vrai alors qu'il s'agit visiblement d'une histoire totalement vraie. Le héros, par contre, m'est paru antipathique : égoïste, coureur et irresponsable (surtout suite à son premier mariage). Le fait de réprouver sa conduite a fait que je ne me suis pas totalement imprégné dans son récit mais je l'ai trouvé tout de même très intéressant et bien mené. Sa narration m'a parfois un peu surpris quand s'y mêle un peu de folie comme les chats d'Istanbul ou le singe de Bombay, mais je suppose que c'est pour faire la transition vers la probable folie due à la drogue du second et dernier tome. Bref c'est un récit instructif sur le plan historique, géographique que sociologique et en même temps captivant comme un récit d'aventure moderne. Une bonne lecture.

30/12/2013 (modifier)
Couverture de la série Taras Boulba
Taras Boulba

Voici une vraie adaptation du roman de Gogol, assez fidèle au livre si mes souvenirs sont bons. Il y eut une belle adaptation hollywoodienne en 1962, avec Yul Brynner dans le rôle du truculent cosaque, qui m'a aussi beaucoup marqué étant jeune, aussi pour moi, Tarass Boulba a adopté définitivement le physique de Yul, et le voir ici en BD représenté sous cette figure ventrue, à grosses moustaches, m'a un peu surpris. Passé ce détail, j'ai pris de l'intérêt à cette épopée qui restitue une vraie atmosphère à la Russe et le côté farouche et fier des cosaques. Les auteurs décrivent un pays sauvage et une rudesse de moeurs à travers ce symbole d'un modèle historique incarné par Tarass Boulba ; il représente l'ancienne vie cosaque se greffant brusquement sur la civilisation russe. Le dessin me satisfait à moitié, il est un peu chargé, mais il offre quelques belles images alternant avec des séquences de massacres et de violences un peu crues. La fin du tome 2 semble marquer la fin de l'aventure, mais il se peut qu'il y ait une suite ; en tout cas, ça reste un étonnant mélange de cruauté et de barbarie qui constitue une aventure ethnique intéressante.

30/12/2013 (modifier)