Les derniers avis (32040 avis)

Par bb
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série France Info, 30 ans d'actualité (Le jour où...)
France Info, 30 ans d'actualité (Le jour où...)

20 ans pour la première édition, 25 ans pour la seconde d'actualités retracées par des auteurs de BD dessinée qui, chacun, décortique un événement. Si le dessin de tous les auteurs ne me plaît pas nécessairement, le choix de laisser chacun Enorme coup de coeur, par exemple, pour la manière dont Etienne Davodeau traite de la tempête du 26 décembre 1999. Insérée entre plusieurs événements très lourds pour lesquels j'attendais de lire avec impatience le rendu en BD (guerre du Kosovo, attentats du 11 septembre 2001 - j'aime tout particulièrement le travail de Pierre Christin et Guillaume Martinez pour ceux-ci), elle m'a surprise dans le bon sens : une BD courte, pleine de poésie, avec un décalage parfaitement maîtrisé entre un "poème amoureux" au vent narratif et la tempête dessinée. Fan de cet auteur, il m'a surprise par cette BD sur la tempête, une vraie réussite. D'autres coups de coeur parsèment la lecture. On retrouve le style de Joe Sacco dans son traitement de la torture pratiquée en Afghanistan et en Irak par l'armée étasunienne, ou celui de Guy Delisle pour le massacre de la place Tienanmen. On se surprend à découvrir d'autres facettes d'auteurs que l'on connaît bien (le duo Kris/Thierry Martin par exemple - je connais surtout les BD du premier - à propos de la libération de Mandela, qui fait un choix particulièrement plaisant de la répétition d'une case, qui rythme la BD ; ou Jacques Ferrandez qui a déjà traité de la Bosnie-Herzégovine par ses carnets dessinés - Les Tramways de Sarajevo -, mais qui s'empare ici de la ville de Sarajevo à la manière de ses Carnets d'Orient, mêlant ses deux types de production). On découvre, enfin, certains auteurs dont on se dit toujours "un jour, lui, je lirais ces BD", mais pour lesquels on ne prend pas le temps. Si j'ai moins, par goûts personnels, accroché avec certaines BD (je n'ai pas trop adhéré à la première lecture à la proposition de Blutch à propos de la mort de Lady Di, mais une relecture m'a rendue moins dure - cela n'en fait pas pour autant mon coup de coeur, mais c'est assez subjectif, comme toute lecture de BD !), le tout m'a séduit : je n'y cherchais pas une cohérence particulière. Au contraire, je trouve plaisant que plusieurs auteurs traitent à leur manière, avec leur dessin, avec leur manière de faire de la BD (de fiction ou de non-fiction) de ces différents événements. Le tout est très séduisant, un collectif qui me semble à mettre dans toutes les mains.

05/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Ys, la légende
Ys, la légende

Avec un soin de la reconstitution d'un peuple farouche et fier de ses origines et de son mode de vie, Istin échafaude un univers Picte bien respecté ; la dureté de la vie, la résistance à la douleur, l'adaptation à la rigueur du climat, les coutumes de ce peuple, l'initiation rude de Gradlon sont des valeurs bien restituées. Voici de la vraie bonne fantasy à la sauce celtique, c'est ce que j'aime et que je comprends, au contraire de celle de Methraton. Le dessin est particulier, parfois peu joli et par endroits, on pourrait croire qu'il est pas très bien fini, on s'y fait par force même si ça me gêne un peu. Le dessinateur réussit toutefois de belles planches comme la pleine page du domaine des dieux dans le tome 1 ou la grande bataille en 2 double pages dans le tome 2. L'imaginaire fascinant des légendes celtiques est quasi complet, ainsi la légende de Gradlon s'imbrique avec celle d'Uther Pendragon et Merlin ; je sais par mes sources que Gradlon deviendra roi d'Ys et que sa fille Ahès connaîtra un destin tragique, mais cette optique n'est pas encore développée dans les 2 tomes parus, qu'en sera-t-il ensuite ? est-ce que la série va continuer ? elle s'annonce prometteuse... Je ne souhaite pas l'achat pour moi-même à cause du dessin, mais je le recommande pour les lecteurs qui pourront l'accepter.

05/05/2014 (modifier)
Par Carnot
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rouge Karma
Rouge Karma

Une bande dessinée réussie à bien des égards ! Un scénario sans temps mort qui développe une intrigue, un relationnel entre les personnages poussé et la découverte d'une culture étrangère. Le dessin n'est pas en reste et offre des panoramas de la ville de Calcutta de toute beauté. Entre roman graphique, BD d'aventures, Roman policier et reportage, Rouge Karma est un titre à découvrir.

05/05/2014 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 4/5
Couverture de la série Mint Na Bokura
Mint Na Bokura

Si on accepte l'improbable postulat de base (un garçon qui se déguise en fille pour rejoindre sa sœur jumelle et qui cohabite avec une autre fille dans un internat pour jeunes filles, le tout avec la bénédiction de la directrice), nous avons là une histoire plaisante à lire qui n'oblige pas le lecteur à se torturer les méninges ! C'est clairement Noeru (le garçon) qui est le centre de l'histoire, Maria (sa soeur) jouant presque les utilités. Son rôle grandira par la suite. Comme souvent, les seconds rôles sont plaisants et apportent une note colorée à l'histoire principale. Remarquons que si le sujet serait pain béni pour du fan service avec 36 petites culottes, soutifs en folie et gerbes de saignement nez, ici il n'en pas question. C'est gentillet, c'est mignon, c'est reposant, et c'est bien là ce qu'on demande à cette histoire en 6 volumes qui se laisse lire sans problème.

05/05/2014 (modifier)
Par PatrikGC
Note: 4/5
Couverture de la série Kimi Shika Iranai - Je ne veux que toi
Kimi Shika Iranai - Je ne veux que toi

"Kimishika iranai" est une série courte en 2 volumes, bref on attend pas 10 volumes pour que ça bouge un peu. Elle démarre avec un bon postulat de base un peu spécial (divorcée à 16 ans) comme dans presque toutes les histoires de Wataru Yoshizumi, mais ça reste une gentille histoire d'amour, typiquement shojo. Nonobstant 2 rebondissements, le récit aurait pu être condensé en un seul volume. On sait fort bien comment ça finira au bout du 1ère chapitre du 1er volume, mais comme la mangaka sait y faire, on se laisse porter par l'histoire, même si celle-ci ne brille pas au firmament scénaristique. Bref, une bonne petite lecture délassante. (J'aurais préféré mettre 3.5, j'ai arrondi à 4, car j'aime bien la mangaka).

05/05/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Gung Ho
Gung Ho

Je ne savais quasiment rien de cette BD avant de la lire, mis à part les bonnes notes qu'elle a pu avoir ici-bas. Et au final je dois dire que celles-ci sont amplement méritées. On comprend seulement au bout de quelques pages que l'on est dans un récit post-apocalyptique, et à peu près au même moment que celui-ci n'est pas comme les autres. A la fin du premier tome on ne sait pas ce qui est arrivé. On ne comprend pas forcément non plus contre quoi ces réfugiés essaient de se protéger, car l'attaque qu'ils subissent ne me semble pas être aussi violente que qu'ils craignent, même si l'issue en est dramatique. En fait il y a de fortes chances pour que, comme souvent, ce cadre post-apocalyptique serve de prétexte. Prétexte pour une étude sociologique sur des adolescents pleins de sève ? Difficile à dire, la suite le dira sans doute. En tous les cas le travail des deux auteurs allemands est vraiment à saluer, aussi bien au niveau du dessin que du scénario, et j'avoue avoir très envie de lire la suite.

04/05/2014 (modifier)
Par herve
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Rouge comme la neige
Rouge comme la neige

Avec Rouge comme la neige , Christian de Metter nous offre un véritable polar digne des meilleurs auteurs du genre, sur fonds d'histoire indienne (avec l'évocation de la bataille de Wounded Knee). En situant l'action en hiver 1896, dans le Colorado, le dessinateur de Metter, cette fois-ci, se permet le luxe de livrer aux amateurs de Western un ouvrage magnifique. Entre le crayonné (surtout pour les flash-back) et le dessin, les planches sont d'une beauté incroyable. On ressent à la fois la magie des grands espaces et le désespoir de Mme Mackinley, partie à la recherche de sa fille Abby, enlevée dans de mystérieuses circonstances. Mais ce qui fait la force de cette histoire, ce sont les rebondissements riches et nombreux qui font de ce one shot un ouvrage remarquable. En outre, cette histoire est fort bien construite avec un scénario parfaitement huilé : la dernière partie "6 ans plus tôt" renvoie aux premières pages de l'album (page 11, notamment, avec l'apparition d'un personnage qui pourrait paraître insignifiant) Enfin, le titre choisi "Rouge comme la neige" reflète parfaitement l'ambiance de l'album aux planches monochromes, sauf lorsque le sang coule (où le rouge ressort des planches). Un excellent album qui mérite d'être lu mais aussi relu tant l'album est riche sur de nombreux points. A noter que cet ouvrage est présenté sur 110 pages, dans un grand format, et sur un papier de qualité. Bref du bel ouvrage. Avec Shutter Island, Christian de Metter signe là son meilleur album, à mon avis.

04/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Les Vieux Fourneaux
Les Vieux Fourneaux

Avec cet album, qui inaugure une nouvelle série, on a encore un bon scénario concocté par Lupano ! J’ai vraiment apprécié ce premier tome, qui voit un trio de vieux bonhommes se retrouver à l’occasion d’un enterrement. Trois vieux messieurs qui n’ont pas la langue dans leur poche, et qui multiplient les réparties truculentes. Mais l’évocation des vieux souvenirs (nombreux flash-back vers les années 1950, où Lupano réussit en plus à bien dépeindre certains conflits sociaux) est rapidement interrompue par la volonté de vengeance de l’un d’entre eux – qui découvre que la femme de sa vie l’a trompé il y a bien longtemps : il part tuer le grand patron à la retraite qui l’a cocufié. Et ses deux amis, auxquels se joint la petite fille du vengeur (enceinte jusqu’aux dents et facilement irritable !) partent à sa poursuite pour l’empêcher de commettre l’irréparable. Cela tourne donc au road movie, avec un mixe de buddy movie avec séniors encore verts (d’où le titre). Les dialogues sont souvent drôles, le dessin est vraiment excellent je trouve : bref, c’est vraiment une réelle réussite que je vous encourage à découvrir.

03/05/2014 (modifier)
Couverture de la série L'Incal
L'Incal

Probablement la plus loufoque des BDs de science-fiction. Cela faisait longtemps que j'avais entendu parler de cette saga culte, alors j'ai recemment décidé de me mettre enfin à la lecture complète des 6 tomes, pour voir si le contenu meritait autant de cacophonie, qu'elle soit laudative ou dépréciative, et je dois dire que c'est une sacrée experience. Ca déborde d'imagination, d'inventivité baroque, je peux comprendre que ça puisse en rébuter beaucoup car il en ressort parfois une sensation de "too much" a fortiori avec les couleurs criardes qui agressent les yeux. Mais il faut reconnaitre à jodorowsky que son imagination féconde à pondu quelques trouvailles géniales et fascinantes : une cité-puit enfoncée dans les entrailles de la terre, un tueur professionnel affublé d'une oreille mécanique, un palais présidentiel volant, des techno-papes, des "psycho-abdomen",des gigantesques bulles d'ombres assoifées de soleils...Je dois dire que j'ai été assez époustoufflé, je n'ai pas été ébloui à ce point par la créativité d'une oeuvre de s-f depuis les "Dune" d'Herbert, c'est dire ! Atypique, iconoclaste, onirique, voire même psychédelique, l'Incal m'a vraiment séduit par son univers complètement barré, peu à même de plaire à tout le monde.J'aimerais bien voir ce que donnerait une adaptation cinématographique de cette série, ça pourrait étre assez exceptionnel. En tout cas, vive le ouiski et les homéoputes !

03/05/2014 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Une Vie dans les Marges
Une Vie dans les Marges

Cela faisait longtemps que je n'avais pas trouvé une série aussi intéressante. Malgré ses 800 pages et plus, j'ai dévoré ce manga sans problème et sans ressentir de lassitude. L'auteur raconte très bien sa vie. La narration est très fluide et j'ai eu du plaisir à m'instruire sur le Japon d'après-guerre. J'aimais surtout lorsqu'on en apprenait sur le milieu du manga de l'époque et notamment comment un auteur débutant essayait de se faire publier. On voit très bien comment Tatsumi évolue et va créer un mouvement qui a révolutionné le manga. Je trouve tout de même dommage que l'auteur s'arrête aux années 60. J'aurais bien aimé voir ce qu'il a fait ensuite, mais peut-être que cela aurait fini par devenir répétitif.

01/05/2014 (modifier)