Les derniers avis (32040 avis)

Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série Horologiom
Horologiom

La grande force de cette série est indubitablement son étonnant univers. La cité d’Horologiom est visuellement très originale avec ses tours immenses, ses véhicules loufoques et l’omniprésence du mécanique. En dépit d’un ton décalé, la série est une sévère dystopie, un monde totalitaire exerçant un contrôle absolu sur les individus grâce à une religion niant l’humain au profit du mécanique, (le Grand Rouage) et une administration parfaitement kafkaïenne. Par contre, j’ai été moins charmé par l’intrigue proprement dite, que j’ai trouvé un peu trop classique et prévisible, à l’exception de la fin qui est aussi réussie que surprenante. De même, les personnages principaux, sans être inintéressants, manquent un peu de charisme et d’originalité. Paradoxalement, certains personnages secondaires sont plus profonds, plus travaillés. Les dessins sont de très bonne qualité. Ils participent pleinement à la grande réussite de l’univers d’Horologiom. Très belle série que je recommande vivement.

10/05/2014 (modifier)
Par Polette
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Orignal
Orignal

Voilà ce que j'aime dans la BD : prendre un album qui ne paye pas de mine, le lire sans pouvoir décrocher un instant, le refermer en se disant qu'on a pris une bonne claque, et y repenser encore quelques jours après... Cet album traite du harcèlement à l'école, d'une manière assez directe et poétique à la fois. On suit le quotidien de Joe maltraité par Jason. On comprend avec peu de dialogues et le trait efficace de l'auteur le mal-être de ce jeune garçon, la honte qu'il ressent à se faire traiter de la sorte. Apparaît rapidement un orignal que chacun interprétera à sa façon : véritable animal ou métaphore ? Quant à la fin, que je ne révélerai pas bien entendu, elle est surprenante et laisse une impression assez étrange. Je pense que cette histoire ne laissera personne indifférent.

10/05/2014 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Burn out
Burn out

Allons droit au but, cette histoire est un petit régal. C'est celle d'Ethan, un bon flic et un bon père de famille, fan de romans policier. Son quotidien est réglé comme du papier à musique entre son boulot, ses sorties pêches, et ses parties de jambes en l'air avec sa maîtresse. Tout ce petit train train va vriller progressivement pour devenir un enfer. Que c'est bien amené et que c'est bien construit ! Il se voit confier une enquête, celle sur le meurtre de sa maîtresse. C'est pour lui le début d'une terrible spirale. Personne n'est au courant de cette liaison, personne ne peut le relier à cette jeune femme, personne ne le soupçonne une seconde, mais pour lui, tout l'accuse. A commencer par l'arme du crime. Et plus l'enquête avance plus il va découvrir des éléments qui l'associent à cette affaire. On assiste alors à un terrible jeu de pistes qui va crescendo dans l'intensité. Un à un il va essayer d'effacer ou de détourner ces indices, tout en recherchant le vrai coupable. Mais rien à faire, plus l'histoire avance et plus la situation empire. Il est pris au piège. A chaque fois qu'il pense avoir rectifié quelque chose, ce qui arrive derrière l'enfonce encore plus. Cette dérive progressive est assez jubilatoire. De primes abords, ce n'est pas le style de dessin que je préfère le plus. Mais après quelques pages il me semblait en parfaite adéquation tellement j'étais happé par cette histoire, par son ambiance chaleureuse et par l'intensité du récit. Où cette descente aux enfers va t-elle s’arrêter ? Qui est derrière tout ça ? Pourquoi ? Toutes ces questions amènent un certain suspens à ce récit qui était déjà bien rythmé par tous ses rebondissements. J'aime ce genre d'histoire, et celle là est vraiment bien racontée et vraiment bien pensée dans l’enchaînement d'emmerdes qui tombe sur son héros. D'ailleurs ce personnage est lui aussi très bon, dans sa psychologie ou dans ses réactions notamment. Un sans faute.

10/05/2014 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Tyler Cross
Tyler Cross

La formule « classique mais efficace » convient parfaitement pour décrire ce polar de Fabien Nury. Les poncifs sont là, les personnages sont caricaturaux, et l’intrigue ne surprend pas, mais elle est rondement menée, la narration est parfaitement maitrisée malgré les sauts temporels. Comme le dit un autre posteur le ton est un peu Tarantinesque, violent mais tenté d’humour. Je suis fan du dessin de Brüno (Inner City Blues, Biotope, Commando colonial etc.) et il sert ici parfaitement l’histoire. Voilà, une histoire classique donc, mais superbement exécutée, que je recommande chaudement aux amateurs de polars.

09/05/2014 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Aventures de Buck Danny (classic)
Les Aventures de Buck Danny (classic)

Et c'est reparti pour un looping! Buck Danny, Le Buck Danny, revient dans cette nouvelle série aux éditions Zephyr. Comment s'attaquer à ce monstre de la BD ? Peut-on faire du neuf avec de l'ancien ? Après ce que j'ai lu, je vous réponds oui, haut et fort, oui ! À ce sujet, l'avant-propos de l'éditeur, que l'on sent humble et passionné, nous invite à (re)plonger dans ce monument de la BD. Pourquoi le faire, étant donné que le récit vient s'insérer dans une période qui a déjà été développée dans la série mère, avec les mêmes personnages, les mêmes avions, les mêmes complots et trahisons ? La réponse s'impose d'elle-même à la fermeture de l'album : l'éditeur et les auteurs n'ont pas voulu travestir ce qui a été fait, mais rendre un hommage actuel et soigné à ce grand classique de la BD. Pour ce premier tome, pari tenu, vraiment ! Je ne peux pas me prétendre expert dans la série principale car je n'ai pas lu tous les albums mais je peux affirmer qu'il m'a été terriblement agréable de me replonger dans cet univers. Ce premier tome est d'une justesse à couper le souffle : le background, l'intrigue, les personnages, les avions, tout est parfaitement recréé pour nous divertir une fois de plus autour de Buck Danny, Sonny Tuckson et Jerry Tumbler. Si les combats aériens retrouvent toute leur fougue, c'est sans aucun doute grâce au trait qui, comme le reste de l'album, est juste, précis et cohérent. Je ne peux pas parler de la colorisation, étant donné que j'ai pu lire la version noir et blanc numérotée qui, ceci dit, était tout à fait abordable compte tenu de l'édition et des trois ex-libris qui l'accompagnaient. C'est donc comme un grand gamin que je vous exhorte à replonger dans ce classique. Selon moi, ce n'est pas un ersatz de la première série mais une bien belle renaissance qui ne demande qu'à grandir et à nous offrir encore de beaux moments de lecture. Chapeau bas, messieurs !

09/05/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Gung Ho
Gung Ho

Même si sa trame est très classique, cette série s'entame d'excellente manière grâce à une solide réalisation, une bonne narration et un graphisme de grande qualité. Il s'agit d'un récit post-apocalyptique mettant en scène une petite communauté barricadée dans un village fortifié pour se défendre contre un danger que j'imaginais très bien au départ être une invasion de zombies tant je me suis cru dans un passage de la série Walking Dead. En terme de danger, il s'agit en fait d'une race spéciale d'animaux dangereusement mortels mais ce n'est pas l'important puisque ce qui compte surtout ce sont les relations entre les habitants du village et les deux jeunes nouveaux qui viennent d'y être débarqués. Le dessin est de très belle facture. Il s'agit d'un info-graphisme très soigné et très agréable à l'oeil. Il ne fait jamais dans la surenchère visuelle et surtout il sert une narration et une mise en page impeccable. Les personnages sont simples mais assez attachants, même si le grand frère m'agace mais c'est un peu voulu, et même si le chef de la sécurité est volontairement rendu très détestable. L'histoire est sobre mais très bien menée. C'est une très bonne lecture de divertissement. J'espère juste que la série ira bien à son terme.

09/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Cesare
Cesare

Un petit bijou. Le dessin est très détaillé, précis et recherché historiquement (le travail des deux auteurs a commencé il y a 10 ans !). Les expressions des visages peuvent parfois être déroutantes mais les visages sont assez expressifs. Et l’arrière plan très travaillé. Au niveau de l’histoire le personnage principal : Cesare Borgia a une personnalité très complexe que l’on découvre au fur et à mesure du récit grâce aux yeux d’un jeune garçon, Angelo de Canossa (personnage fictif). Les auteurs ont fait le pari de créer Angelo pour guider le lecteur à travers l’Italie de la Renaissance et lui expliquer les mœurs et coutumes. Le récit, romancé bien évidemment, est basé sur des faits historiques et tout en distrayant, il instruit. Peu de mangas jusqu’à présent ont pris ce pari, assez intéressant. En attente des tomes suivants.

07/05/2014 (modifier)
Couverture de la série Le Gouffre de Padirac
Le Gouffre de Padirac

Quand Pol a posté cet album, j'ai tout de suite été interpellé car le gouffre de Padirac reste pour moi un souvenir inoubliable (j'y suis retourné en 2008, 25 ans après ma première visite avec les parents) ; c'est l'une des merveilles naturelles les plus spectaculaires de France et l'un des plus importants ensembles de concrétions souterraines d'Europe. Creusé dans les entrailles du causse de Gramat, le gouffre s'impose d'abord par son ouverture large, béante, effrayante, mystérieuse qui fait comprendre pourquoi il a suscité pendant longtemps l'effroi des populations voisines qui lui attribuaient une origine diabolique. Devenu une grande attraction touristique, Padirac m'a toujours fasciné et émerveillé par ses voûtes à 103 m sous terre, et je trouve l'idée de cet album très originale de s'être penché sur un personnage que tous les amateurs de grottes et excavations connaissent : E. A. Martel, le père de la spéléologie. Les auteurs arrivent à faire partager au lecteur les sensations de cet homme extraordinaire et passionné, véritable autodidacte affrontant les ténèbres souterraines. Randonneur infatigable, il commencera par arpenter les Causses tout d'abord (où se situe Padirac) qui restent sa terre d'élection, et ensuite tous les massifs calcaires de France et du monde. A la tête d'une équipe remarquablement outillée pour cette fin de XIXème siècle, mais qui fait aujourd'hui évidemment sourire avec leur attirail rudimentaire et leur tenue de complet-veston et canotiers, Martel et ses hommes prenaient des risques calculés en sondant gouffres et cavernes, se spécialisant plutôt dans les abîmes verticaux et les avens, terreurs des bergers et des villageois. Un buste de Martel a été installé à Padirac au fond d'une galerie, et l'Aven-Armand (en Lozère) porte le nom de son dévoué assistant Louis Armand qu'on voit aussi dans cette Bd. La narration n'est pas ennuyeuse et ne se contente pas de montrer seulement l'exploration de Padirac, elle tente aussi à travers les entretiens entre Martel et le jeune journaliste de saisir la passion de cet homme qui a connu d'intenses émotions dans ces effrayantes profondeurs entre 1889 et 1913. Le dessin de Rollin qui m'avait tout juste convaincu sur Ombres et la Bête de l'Apocalypse trouve ici sa parfaite adéquation. Une Bd intelligente, atypique, sur un sujet rarement traité en BD, qui ravira les passionnés de découvertes spéléologiques... et les curieux.

07/05/2014 (modifier)
Par Jérem
Note: 4/5
Couverture de la série L'Encre du Passé
L'Encre du Passé

L’Encre du passé est vraiment un bel album ! Dans le Japon de l’ère Edo, un maitre en calligraphie prend sous son aile une jeune orpheline afin d’en faire une artiste. Derrière une intrigue classique, se trouve un magnifique récit sur la relation entre le maitre et l’élève, la transmission, les affres de la création et l’acceptation du passé. Le rythme est lent, contemplatif mais à aucun moment l’album n’est ennuyeux, bien au contraire tant la narration et l’histoire sont maitrisées. Ajoutez à cela un cadre réaliste et documenté, des illustrations magnifiques et vous obtenez une BD à découvrir d’urgence. L’Encre du passé est un joli titre qui fait honneur à la prestigieuse collection Aire libre.

06/05/2014 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série Lastman
Lastman

Allergique au graphisme de Bastien Vives, il m'a fallu attendre la sortie du 4e tome pour finalement lire cette série qui ne m'attirait pas. Et c'est précisément une fois arrivé à la fin de ce tome là que je me suis mis à y accrocher pour de bon. Les deux premiers tomes ne m'ont pas surpris car j'y ai trouvé ce que j'y attendais à force d'en avoir entendu parler, à savoir une sorte de shonen nekketsu à la française, avec un tournoi de baston mâtinée de pouvoirs magiques dans un univers un peu fantasy. Il y avait cependant une petite ambiance intrigante et la curiosité de voir où les auteurs voulaient en venir. Puis avec le troisième vient un bouleversement déstabilisant pour le lecteur qui se croyait en terrain connu. Le décor est modifié, l'ambiance aussi, et l'intrigue devient plus étonnante, avec un zeste d'humour non négligeable, même si les choses gagnaient soudain en confusion à mes yeux. J'ai eu peur à ce moment là que la série tourne au délire un peu gratuit. Et puis le quatrième est finalement venu raccrocher les wagons, formant le liant qui m'a fait apprécier à leur juste valeur les tomes précédents et m'a fait accrocher à la série. Le récit y conserve toujours l'action, la baston et la compétition, mais elle sert au passage une intrigue qui se densifie et cultive agréablement le mystère. Et maintenant, j'ai envie de lire la suite. Car l'univers est original, le ton assez libéré, le graphisme très efficace, la narration excellente et le scénario gagne en complexité et en intérêt au fil des tomes tout en attisant toujours la curiosité du lecteur. C'est du bon boulot de la part des 3 auteurs dont on sent qu'ils se font plaisir et j'ai envie de les suivre.

06/05/2014 (modifier)