Les derniers avis (32039 avis)

Par elveen
Note: 4/5
Couverture de la série Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)
Chamisso (L'Homme qui a perdu son ombre)

Casanave et Vandermeulen forment un beau duo. J’avais déjà apprécié « Shelley ». Les auteurs récidivent, pour notre plus grand bonheur, et nous font découvrir un nouvel auteur. Celui-ci est de ceux qui sont moins connus que leurs personnages, mais n'en vaut pas moins le détour. Le scénario est assez original puisque, nous présentant un auteur d’après sa biographie réelle, il bascule doucement vers un épisode romanesque tiré de l’œuvre de Chamisso. J’ai d’abord trouvé ça très déroutant, avant de savourer cette tournure qui n’aurait sans doute pas déplu à Chamisso lui-même. Les auteurs nous emmènent dans la réalité d’une époque, avec la confrontation entre français et allemands, mais aussi les salons littéraires et la vie culture d’alors. Le tout passe bien sûr par les déboires du jeune auteur, ses espoirs, ses histoires d’amour et son tour du monde. Le récit est agréable à lire, sans fioritures. Le dessin est de la même simplicité, mais très dynamique. Il est efficace, agréable et sans prétention. Seuls certains visages m’ont déplu. L’ensemble donne une histoire entre rocambolesque et vérité historique, en 244 pages sans lourdeur. C’est frais, amusant, instructif. Après hésitation, l’adepte de littérature que je suis met donc un 4/5.

06/06/2014 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5
Couverture de la série Requiem - Chevalier Vampire
Requiem - Chevalier Vampire

Très dur de donner son avis et surtout de noter cette série. C'est à la fois brillant et truffé de défauts. Le mot qui la définirait le mieux serait "trop": -Il y a trop de cases sur chaque planches, souvent je ne savais même pas dans quel ordre les lire. -Il y a beaucoup trop de personnages importants (au moins une bonne trentaine je dirais) ce qui fait qu'ils ne sont pas assez développés et qu'on ne voit pas certains persos pendant plusieurs tomes. J'admets pourtant que tous les personnages sont très réussis (sauf ceux qui apparaissent dans les tomes 10 et 11), superbement dessinés, on ne les confond pas et on ne les oublie pas mais ils sont vraiment trop nombreux. Beaucoup comme le baron samedi, Atilla, Caligula et Robespierre ne jouent aucun rôle. D'autres ne sont pas indispensables à l'histoire: Sean, Sabre eretica, Igor, Léah. Certains personnages auraient pu être fusionnés comme Mortis et Black Sabbat. Il y a également trop d'espèces (vampires, goules, zombies, centaures, lémures, loup garous, archéologistes, dystopien, Kobold etc.) et de clans. Le risque est de donner un gloubiboulga informe. Malgré tout cela on ne se perd pas mais ça fait vraiment trop de choses à développer et ça nuit au rythme de l'histoire avec tous ces persos et espèces à faire interagir. -L'histoire est trop longue et se perd dans les digressions (à cause du trop grand nombre de personnages) alors que dès le début on nous parle du complot contre Dracula et que les alliances pour le renverser sont vite formées, il faut attendre 9 tomes pour que ça passe à l'attaque. -L'humour va parfois trop loin et passe souvent du efficace au lourdingue et répétitif. Les dialogues sont parfois assez ratés. Toutes les phrases du genre "tu as sauvé ma mort" sont répétitives et il y a pas mal de jeux de mots assez débiles genre la "mère Kurocrom". Le verbiage de Dame Venus est censé être incompréhensible alors que l'on s'en sort et que presque toujours un personnage traduit ce qu'elle dit (ce qui est vraiment prendre le lecteur pour des billes). Enfin les dialogues sont souvent (dans les premiers tomes) hyper explicatifs ce qui est un comble vu que l'auteur dispose d'un moyen évident de contourner cela grâce au personnage du dictionnaire du diable sorte de Pokedex Ptérodactyle qui sait tout sur tout le monde. -Les délires de l'auteur vont aussi trop loin et la série part complètement en couille aux tomes 10 et 11 qui sont du grand n'importe quoi merdique (les goules métaleuses, le vampire samouraï et son maître, Arthur Merlin et Lancelot (enfin leurs noms ont été changés dans des anagrammes complètement pourries). La seule chose intéressante dans ces deux tomes est l'attaque de Nécropolis par les Goules, en particulier le combat Mitra/Bathory(je suis fan de Mitra alias Edgar Hoover). -Trop de clins d'oeil qui font artificiels et s’intègrent mal à l'ensemble. Exemple: le monstre qui se prend pour King Kong et monte sur Big Ben pris pour cible par des bombardiers avant de chuter, c'est con, gratuit, et ça n'apporte rien. C'est pareil pour les répliques de films ou de chansons (mal) intégrées aux dialogues: "Ta mère bouffe des queues en enfer", "fais moi mal, Johnny" etc. Malgré tous ces "trop", c'est clair que la série aurait gagné en visant un peu plus la simplicité, je l'ai beaucoup aimée (en dehors des deux derniers tomes que j'ai lus). L'histoire d'amour entre Requiem et Rebecca est très belle et permet de donner un fil conducteur à cette série même quand le scénario part en couille ou s'éternise. L'idée de départ est géniale (les morts ressuscitent sur Résurrection et l'espèce à laquelle ils appartiennent est déterminée par les crimes qu'ils ont commis de leur vivant). L'idée que tout est inversé sur Résurrection permet des trouvailles géniales (le maître sage et respecté a l'apparence d'un bébé flippant (comme sorti de Braindead de Peter Jackson) puisque que sur Résurrection on rajeunit) mais va parfois trop loin dans le paradoxal quitte à devenir incohérent (On ne doit pas avoir d'honneur et Requiem est une anomalie alors que presque tous les vampires qu'on nous montre semblent plutôt agir selon certaines règles et respecter certains codes de conduite : y a clairement des choses "qui ne se font pas" alors que si on n'a pas d'honneur on devrait juste s'en foutre). Les personnages malgré leur très grand nombre sont tous de franches réussites. Enfin je finirai par le dessin qui est une véritable merveille. Contrairement aux autres commentaires je ne le trouve pas trop chargé mais juste très riche avec des couleurs superbes. Certains personnages comme Rebecca sont magnifiquement dessinés.

06/06/2014 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Les Vieux Fourneaux
Les Vieux Fourneaux

C’est vrai que le coup de crayon de Paul Cauuet est vraiment enthousiasmant dans ce premier tome des « Vieux fourneaux » : j’aime les tronches qu’il donne à ces personnages et puis, son style est dynamique, vivant.. Bref, il a tout pour plaire d’autant plus que le découpage des scènes m’est également apparu très satisfaisant. Mais ce que je retiens le plus dans cette bande dessinée, ce sont les dialogues entre les principaux personnages : ceux-ci n’arrêtent pas de se lancer des piques acerbes, ironiques, marquantes, d’une grande hilarité… on n’est vraiment pas loin de l’humour des « Tontons flingueurs » ! Le lecteur y découvrira de nombreuses scènes délicieusement loufoques. Les héros ? Ce sont trois pépés attachants qui se revoient à l’occasion d’un enterrement et qui vont être entraînés dans un road-movie mémorable vers l’Italie suite aux révélations de leurs passés. Le scénario ne m’est pas apparu très original mais le dénouement de ce premier tome me titille, me donne l’envie de suivre les péripéties de ces trois grands pères grognons et sympathiques. Alors oui, on a là une bonne bande dessinée qui donne le sourire et qui m’a fait passé un bon moment de lecture, je ne pense pas que le prochain tome me décevra mais j’attends quand même à être surpris… wait and see !

06/06/2014 (modifier)
Par stocke
Note: 4/5
Couverture de la série Rani
Rani

Au premier abord, je n'ai pas franchement été attiré par cette série (le genre historique me fait souvent tomber dans l'ennui assez vite car trop de descriptions et de longueurs). Mais finalement en lisant par hasard le début de l'histoire j'ai trouvé celle-ci vraiment pas mal. On suit l'aventure d'une jeune femme qui n'a vraiment pas de chance, puisqu'au moment où elle aurait dû se voir hériter d'un riche domaine, son demi-frère prend le pouvoir et va tout faire pour se débarrasser d'elle (je ne vous spoile pas plus). Ce que je peux dire, c'est que l'histoire avance à un rythme soutenu (sauf une longueur au milieu du tome 2), ce qui fait que j'ai dévoré cette série en deux après-midi seulement. Même si certains personnages manquent parfois de caractère selon moi, le scénario vaut le coup de s'y mettre. Le dessin est correct, mais ce qui m'a gêné à ce niveau c'est celui de l’héroïne, qui change beaucoup entre le début de l'histoire et la fin du tome 3 (la couleur de peau devient plus foncée).

06/06/2014 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Doggybags
Doggybags

Ahhhhhh ! Retrouver Run et son univers décalé et déjanté, quel bonheur ! Moi qui attends avec impatience la fin de Mutafukaz, j'avoue que ce petit trou normand est une vraie bénédiction, faute de mieux dans le genre. Surtout que les deux compères sur lesquels il s'est appuyé pour ce premier opus de "Doggybag" ne font pas non plus dans la dentelle ! (Quoique Masiko sur certaines planches, niveau lingerie... :P ) Bref, Run nous propose, à nous lecteur, de le soutenir dans cette série, d'y contribuer, même, et surtout d'y prendre notre pied dans une débauche d'horreur, de violence et un brin d'érotisme, pourquoi pas. Trois auteurs, trois histoires, le tout dans un packaging coup de poing, entrecoupé de fausses pubs tirées du même fût loufoque et sous pression ! Ce format m'a rappelé l'autre délirante série qui tient presque du même tonneau : Lucha Libre. Des histoires de catcheurs allumés dans un format adulé imitant les comics américain des années 50', avec de fausses pubs dedans, enrobé de cho... STOP ! Là, j'm'embale... (comme la marmotte...). Je me suis d'ailleurs demandé pourquoi Run n'avait pas intégré ce projet, lui qui cadre complètement dans le genre, tant graphiquement que dans ses récits. Mais revenons à nos bargeots. "Doggybag" s'ouvre sur un premier récit court mais haletant mené par Guillaume Singelin, dont j'avais adoré le King David. Honnêtement, ce récit est à mon goût le moins puissant des 3. Ok, ça s'ingurgite aussi vite qu'un épisode des Contes de la Crypte auquel fait référence Run dans son préambule, mais comme pour Mac Do, quand t'as fini, t'as encore faim... Ici heureusement les ingrédients ne tiennent pas du fast food. Le trait est bon, nerveux, dynamique, l'idée du récit intéressante et menée à fond de train, mais... mais je ne sais pas. Peut-être un peu court. Vient ensuite la seconde histoire, et ma préférée : "Masiko" de Flaurent Maudoux. C'est avec cet album que je découvre le talent de cet auteur, car je n'ai pas encore eu le temps de mettre le nez dans sa série principale Freaks' Squeele. Et là, c'est du tout bon ! L'histoire est un peu plus développée que la première et nous permet de plonger littéralement dans l'univers que Maudoux nous peint. Et ce qui nous prend vraiment aux tripes et nous colle aux planches, c'est la puissance du personnage. Voilà exactement ce que j'attends dans une BD : être harponné par la force de caractère et l'aura qu'ils dégagent. Une fois captivé, le talent de l'auteur doit faire le reste. Et là Maudoux a de quoi faire. J'aime beaucoup son coup de crayon et je trouve ses cadrages et ses découpages vraiment réussis. Quelle énergie dans ses planches ! La retranscription graphique de la vitesse de déplacement de ses personnages est un modèle du genre ! Pour couronner le tout, une fin ouverte, pour notre plus grand plaisir, et pourquoi pas un retour de Masiko dans un prochain opus ! Et pour clore enfin ce petit festival de coups et blessures : Run himeslf avec "Mort ou vif". Un vrai plaisir pour moi que de retrouver son trait et son verbe. Toujours aussi mordant, incisif, sur le fil du rasoir dans la dérision et le énième degré : j'adore ! Cette histoire de casse foireux qui tourne au cauchemar pour ce braqueur looser est une petite perle ! Des personnages trempés et forgés à coup de légende américaine, un décor qui vous laisse la gorge sèche et une intrigue qui nous fait de venir vautour : ça claque ! Car tel ces morbides volatiles, nous voilà à suivre jusqu'à cette fin inéluctables et pourtant inattendue la fuite pathétique du plus grand looser de l'Ouest ! Alors messieurs, un grand merci pour ce "Doggybag" ! J'attends les prochains avec empressement, en espérant qu'ils soient du même tenant et pourquoi pas passer cette série en culte tant j'adore ce genre de BD, qui a travers un travail formidable savent ne pas se prendre trop au sérieux ! Et comme j'aime à dire : "Heureux les fêlés car ils laissent passer la lumière". ****************************** Après lecture du 2e opus… Saut dans le temps et de tome (le second ne m’est pas encore tombé entre les mains), pour découvrir cette troisième mouture de « Doggybags ». Et cette fois-ci, road to Mexico ! Un Mexique mafieux et sanglant où seule la mort et son icône de la Santa Muerte sortent leur épingle du jeu. Le format de l’album reste le même. Trois histoires réalisées par des auteurs différents entrecoupées de fausses pubs et de pages documentaires sur la terrible réalité du Mexique d’aujourd’hui. Le bal s’ouvre avec « Room 213 » réalisé par Run et Neyef ; Maudoux reprend du service, avec un retour de Massiko (qui m’avait tant plu de par le rythme et le personnage que l’auteur avait su imposer dans le premier tome de cette série) dans « La Danza de los 13 velos » ; et enfin, dernière histoire « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro, que je découvre avec ce récit. Et alors, au final, ça nous donne quoi ce nouvel opus version Téquila Frap’ ? Et bien un sentiment mitigé, loin de l’emballement qu’avait suscité chez moi la première tournée. Alors oui, l’effet de surprise n’est plus le même, mais c’est surtout à mon goût du à des scénarios moins puissants et soutenus. Run m’avait donné l’habitude de récits plus rebondis, où le lecteur, même embarqué dans ses délires, se laissait prendre dans les rets de son imagination et des surprises qui pimentaient sa narration. Ici, l’histoire est sympa, cruelle à souhait, mais sans véritable ressort détonnant : La Santa Muerte sème et récolte. Rien à redire graphiquement par contre, j’aime beaucoup le style. Pour Maudoux, c’est pareil. On en prend toujours autant plein les yeux ! Très fin, couleurs chaudes, courbes généreuses, découpages et cadrages : la danse de Massiko crève les planches. Par contre, le rythme qui faisait la qualité de sa première apparition est ici bien ténu et la chute, mis à part la nature réelle des mafieux qui se rince l’œil devant la belle, est assez prévisible. Enfin, « Dia de Muertos » de Gasparutto et Giugiaro. Sympathique mise en scène de la fête des morts mexicaine qui donne lieu à des règlements de compte entre mafieux, héros improvisés et policiers véreux. Comme pour les deux récits précédents, je n’ai rien à redire au graphisme que je trouve vraiment intéressant, par contre, je ne suis pas un grand fan de ce genre d’histoire commando… Bref, vous l’aurez compris, c’est un peu déçu que je referme ce tome, malgré un travail éditorial et graphique excellent. Mais un bel objet et un bon projet ne font pas tout. Encore faut-il que les récits aient du coffre pour encaisser les attentes hautes en cris et en couleurs des lecteurs alléchés par un si bon premier numéro. ***************** Mise à jour après les lectures des tomes 2, 4 & 5 Sans rentrer dans le détail de chaque récit après 5 tomes, la série semble avoir trouvé son rythme de croisière, avec sa ligne -snifffff- son style et ses auteurs fétiches. RUN continue de mener son petit monde pour nous proposer un tout cohérent, avec il est vrai quelques histoires un peu moins bien senties et d'autres qui se démarquent pour sortir du lot, le tout servi sur un plateau d'argent. Ankama continue à travers le Label 619 de nous proposer des maquettes soignées qui en font une vraie marque de fabrique. Petite mention spéciale pour le tome 2 qui pousse la violence bien loin et nous donne quelques scènes assez hallucinantes ! :) Petite déception avec le tome 4, mis à part la seconde histoire "Lady in white"de RUN. Le tome 5 est une réussite aussi, avec Aurélien Ducoudray au scénario de 2 des histoires proposées ; si j'ai moins aimé "Rampage", les 2 autres récits m'ont beaucoup plu. Doggybags s'impose donc aujourd'hui comme une série assez incontournable dans son genre et qui ravira tous les amateurs de série B un peu vintage. Je repasse donc ma note à 4/5

24/02/2011 (MAJ le 06/06/2014) (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
Couverture de la série L'Île de Puki
L'Île de Puki

Voilà une série jeunesse qui a contre toute attente réussi à me surprendre et plutôt en bien. C'est sans véritables attentes que je me suis lancé dans la lecture de cette série qui se tient en deux tomes, attiré par un graphisme lumineux. Je ne connaissais ni le scénariste (Ludovic Danjou) ni le dessinateur (Djet), mais au final le duo se révèle efficace, tant dans la narration que dans la qualité et le soin apportés au graphisme. Mention spéciale pour la colorisation qui est vraiment très réussie à mon goût ; Djet a fait de ce point de vue des merveilles aidé de Maëlle C. Alors, oui, les influences sont multiples et faciles à apprécier, que ce soit le côté jeu vidéo ou l'animé japonais (Miyazaki n'est jamais très loin...). Mais ça fonctionne très bien ! La narration est très fluide et rythmée. Le choix de réaliser cette série sur deux tomes est très judicieux car il permet de développer un peu l'univers et les personnages sans tomber non plus dans une série à rallonge qui ne saurait s'arrêter. Et la fin que l'on pense deviner assez vite quand on a déjà quelques lectures au compteur réussit même à nous surprendre par le final qu'elle réserve. "L'Île de Puki" est donc une courte série jeunesse que je ne peux que recommander vu les nombreuses qualités dont elle fait preuve !

06/06/2014 (modifier)
Par DamBDfan
Note: 4/5
Couverture de la série Betty Blues
Betty Blues

Une BD vraiment sympathique dont j'ai beaucoup apprécié la lecture. On est transporté dès les premières planches grâce à une atmosphère très jazzy et mélancolique qui se dégage du bouquin. Le personnage de Rice est vraiment bien trouvé et très attachant, me rappelant parfois certains Tex Avery. L'histoire est très humaine, tout en simplicité et touche à beaucoup de domaines, notamment sur l'écologie, la passion de la musique et les relations amoureuses qui peuvent mal se terminer. Le dessin est spécial, un peu déroutant si on est pas habitué à ce style mais il est maitrisé, original et convient parfaitement à l'ambiance du récit. C'est ça qui est "magique" en BD. A lire sans hésitation.

06/06/2014 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Un conte de l'Estaque
Un conte de l'Estaque

Je trouve la note précédente bien sévère. Mettre un film de Guédiguian en BD parait assez casse-gueule, et c'est vrai que ses films ont tendance à appuyer fort le message, et ça pèse. Mais justement je trouve que la BD évite ce travers et laisse un souvenir tendre et drôle. Des couleurs et un graphisme détendus et agréables, des personnages bien campés, un trait assez clair, pas brouillon, mais pas froid non plus. Je n'ai lu que deux tomes (pas vu passer le troisième) "A l'attaque" et "l'argent fait le bonheur": Les dialogues réussis (c'est une qualité qu'on peut reconnaître au cinéma de Guédiguian) les scénarios sont bien ficelés, je comprends qu'on puisse les trouver justement trop bien cousus (de fil blanc), mais encore une fois, avec les dessins de Dorange, ça se prend beaucoup moins au sérieux. Je rapprocherais bien ce travail de La Marie en plastique de Rabaté, à cause de cet imaginaire politisé (droite/gauche) qui avait son charme... S'il perd un peu de sa pertinence aujourd'hui, il gagne en effet comique, de mon point de vue. Un truc à faire lire aux adolescents pour parler de politique justement!

05/06/2014 (MAJ le 05/06/2014) (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5
Couverture de la série Les Quatre Fleuves
Les Quatre Fleuves

L'association entre Baudoin et Fred Vargas est une véritable réussite. J'ai toujours énormément apprécié les romans policiers de Vargas et je suis ravi qu'elle soit parvenue à changer de support avec autant de succès. J'aime beaucoup le dessin de Baudoin dans cette bd mais c'est clair que c'est surtout le talent de Vargas que j'ai savouré. Ce qui m'intéresse dans l'ensemble de l'oeuvre de cette romancière ce n'est pas l'enquête policière souvent basique (parfois les résolutions me déçoivent) mais ses personnages originaux et loufoques sans être caricaturaux. Ils sont originaux, attachants et pleins de poésie. Cette poésie se retrouve également dans certaines idées géniales de Vargas, ici c'est bien sûr la sculpture Les quatre fleuves en canettes.

05/06/2014 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série La Marie en plastique
La Marie en plastique

Comment ça" Bof" ? Mais c'est tordant de bout en bout : certes c'est un peu fondé sur un imaginaire désuet, celui de mes parents, des soixante-huitards qui ont du supporter le catéchisme, et les diverses bondieuseries et en sont sortis anticléricaux à mort. Je comprends que les plus jeunes que moi soient passés à coté du truc : il faut avoir les références qui vont avec, sinon on ne peut pas croire à cette famille grotesque. Il faut connaître la beauferie de province de près, la côtoyer, et même avoir une certaine tendresse pour elle. La panoplie du beauf de Cabu, ancienne formule, est ici revigorée à son plus haut point. Bref, une histoire vraiment bien ficelée et des dialogues désopilants. Pour le dessin, j'avoue qu'il me plait bien: des couleurs acides, dissonantes, mais fraîches en même temps. Un coté maladroit dans le trait mais jamais on ne confond les personnages, ce n'est donc pas de la maladresse, c'est une sorte de débraillé en concordance avec les deux maîtres beaufs de l'affaire. A conseiller aux plus de 40 ans, et à ceux qui ont un compte à régler avec l'église catholique (athées farouches, musulmans et surtout protestants, je le leur conseille tout particulièrement).

05/06/2014 (modifier)