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Un conte de l'Estaque

Note: 3/5
(3/5 pour 3 avis)

Robert Guédiguian, producteur et réalisateur de cinéma, né à Marseille, adapte ses films ayant pour cadre le port de l'Estaque sur le support de la bd.


Emmanuel Proust Éditions Marseille Vu au cinéma

1er tome: Marseille, à l'Estaque, le garage Moliterno répare les vélos des gosses du quartier et travaille pour une grosse société de conteneurs. Mais le garage a des dettes... Le banquier tombera-t-il amoureux de Lola Moliterno qui est veuve ? Ou bien la logique capitaliste reprendra-t-elle le dessus ? Pour sauver sa petite entreprise, la famille Moliterno se mobilise : " la meilleure défense, c'est l'attaque ! ". Adapté du film A l'attaque ! de Robert Guédiguian, ce conte sociale, autant rose que noir, devient en bande dessinée une comédie politique et festive qui touche à l'universel. 2 ème tome: Quartiers nord de Marseille, la cité est coupée en deux par une ligne de démarcation. Interdiction à quiconque de la franchir sous peine de représailles ! ... Dans ce contexte de haine, comment les Roméo et Juliette de la cité parviendront-ils à s'aimer ? Le curé, qui résiste à la connerie ambiante, réunit les femmes. Ensemble, ils décident de redonner un peu de fierté à tous les habitants en adoptant la morale suivante : " ne soyez pas mendiants, soyez voleurs ! ". Adapté du film L'Argent fait le bonheur de Robert Guédiguian, ce conte social devient, en bande dessinée, une comédie optimiste sur la vie. Dans les quartiers nord de Marseille. La cité où vivent nos personnages est coupée en deux par une ligne de démarcation avec interdiction formelle de la franchir sous peine de représailles. Les couples peuvent ainsi être séparés sans pouvoir se défendre. Le curé, indigné, décide de prendre les choses en main... Une vision étonnante et décalée du monde des cités, dans un albuml qui peut-être lu indépendamment du précédent. 3 ème tome: Jeannette, seule avec ses 2 ados Magali et Malek, a du mal à joindre les 2 bouts avec son salaire de caissière. Du moins, elle ne peut pas se payer des pots de peinture pour remettre un coup de neuf à son logement de l'Estaque, ce quartier populaire de Marseille. Il y en a qui traînent dans la vieille cimenterie, fermée depuis 3 ans, autant qu'ils servent ! Mais un gardien, Marius, veille sur la cimenterie et l'empêche de commettre ce menu larcin. Cette première rencontre est explosive, tant ces deux blessés par la vie sont sur la défensive ...

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Mai 2004
Statut histoire Série terminée 3 tomes parus
Couverture de la série Un conte de l'Estaque
Les notes (3)
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08/08/2010 | Erik
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Par sloane
Note: 3/5
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Voilà des BD qui arrivent en tout point à reprendre l'esprit des films de R. Guédiguian. D'entrée l'ont sens bien de quelle tendance est l'auteur mais ce n'est pas prégnant car une dose d'humour et de distanciation nous amène la dose de recul nécessaire pour apprécier ces histoires. L'auteur même s'il manie les choses avec le point de désespoir ou de nostalgie est et reste fondamentalement optimiste pour le genre humain . Ce qui transpire au travers de ses œuvres c'est un sentiment d'humanisme, si nous allons vers l'autre on en retirera quelque chose de positif. La tolérance quoi!! Ces petites histoires dessinées dans un style assez fouillis sont plaisantes et pointes nos petits travers avec de l'humour et sans jamais vouloir nous donner de leçon. A lire pour comprendre le monde, sans manichéisme.

07/10/2015 (MAJ le 07/10/2015) (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
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Je trouve la note précédente bien sévère. Mettre un film de Guédiguian en BD parait assez casse-gueule, et c'est vrai que ses films ont tendance à appuyer fort le message, et ça pèse. Mais justement je trouve que la BD évite ce travers et laisse un souvenir tendre et drôle. Des couleurs et un graphisme détendus et agréables, des personnages bien campés, un trait assez clair, pas brouillon, mais pas froid non plus. Je n'ai lu que deux tomes (pas vu passer le troisième) "A l'attaque" et "l'argent fait le bonheur": Les dialogues réussis (c'est une qualité qu'on peut reconnaître au cinéma de Guédiguian) les scénarios sont bien ficelés, je comprends qu'on puisse les trouver justement trop bien cousus (de fil blanc), mais encore une fois, avec les dessins de Dorange, ça se prend beaucoup moins au sérieux. Je rapprocherais bien ce travail de La Marie en plastique de Rabaté, à cause de cet imaginaire politisé (droite/gauche) qui avait son charme... S'il perd un peu de sa pertinence aujourd'hui, il gagne en effet comique, de mon point de vue. Un truc à faire lire aux adolescents pour parler de politique justement!

05/06/2014 (MAJ le 05/06/2014) (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
L'avatar du posteur Erik

On a droit à une bd qui nous fait vivre au coeur d'un quartier populaire de Marseille situé dans le port de l'Estaque. Comme la plupart des cités, il y a des problèmes de drogue, de vol et de violence. L'auteur les aborde sans tabou en apportant sa vision des choses. Le graphisme particulier de Sylvain Dorange convient aux ambiances de quartier dégagées par l'oeuvre tiré d'une adaptation cinématographique. Bien que le 3 ème tome reprenne l'intrigue de Maruis et Jeannette qui avait fait tout de même 3 millions d'entrées dans les salles obscures, c'est le second qui a retenu toute mon attention. Elle porte un titre qui fait un contre-pied au célèbre proverbe "L'argent ne fait pas le bonheur". Il est vrai qu'il est souvent prononcé par des gens qui jouissent de tout le confort et la richesse nécéssaire. Bien qu'on puisse vivre pauvre et heureux, j'ai toujours considéré qu'un peu d'argent ne faisait pas de mal. On vit dans un monde où de fort laids princes parviennent à épouser les plus belles femmes de la planète, ce n'est pas pour rien ou par leur grâce divine. Bref, il faut vivre dans ces cités pour se rendre compte que le manque d'argent est bien le problème qui déclenche tous les maux. La haine va s'estomper à la fin quand l'argent coulera à flot. Tout est un problème de redistribution des richesses. Les beaux discours ont du mal à tenir quand le contexte est si difficile. Pourtant, l'auteur va arriver à cette fin optimiste tout en empruntant d'autres chemins moins conventionnels. Le point fort est cette restitution des états d'âme de chaque personnage qui va s'intégrer dans un tout. Pour autant, la multitude confère presque à l'indigestion. Il y a des situations vraiment trop anecdotiques. Cependant, ne nous y trompons pas : c'est d'abord une bd d'ambiance avec ces dialogues à l'accent marseillais. Il faut aimer le Sud également. Ce n'est pas donner à tout le monde surtout pour ceux qui l'ont pratiqué.

08/08/2010 (modifier)