Voilà la tant attendue suite d'Universal War 1...
Denis Bajram reprends du service pour notre plus grand plaisir et nous offre les bases d'une toute nouvelle saga. Forcément, on l'attendait au tournant...
Et c'est ma fois fort séduit que je referme ce premier opus d'une série annoncée en 6 tomes.
Graphiquement tout d'abord. Denis Bajram nous a soigné la mise en page et le découpage pour nous servir des planches où l'on sent que l'équilibre a été très travaillé : un très beau travail d'harmonie et de narration. Le trait aussi a muri et s'est épuré, surtout pour ce qui est des personnages et rajoute à cette fluidité, cette cohérence, que j'ai perçu au fil de ma lecture. Tout cela est rehaussé d'une mise en couleur plus franche et contrastée que dans le premier cycle qui donne l'élan et l'intensité nécessaire à la dramaturgie de ce début de série.
Du côté de l'intrigue, c'est surtout là qu'on l'attendait, Denis Bajram ne s'en laisse pas compter et a su trouver un angle d'attaque qui sait de nouveau nous trouer le cul... Pour une mise en bouche, on en prends plein la gueule et on se demande bien comment tout cela va évoluer... Car pour le moment, s'il ne s'est pas "passé grand chose" -tout est relatif avec Bajram-, les personnages sont campés, l'intrigue s'installe et l'événement choc nous a scotché. Reste à savoir ce que l'on va faire avec tout ça...
C'est donc pour moi un très bon album introductif à ce nouveau cycle, et c'est comme beaucoup avec impatience que j'attends la suite d'UW2.
***** Après lecture du tome 2 ****
Le temps de me replonger dans le tome 1 histoire de me remettre bien en tête tous les événements et la trame de l'histoire, je viens donc de me lire le tome 2 de cette si bonne série.
Et Denis Bajram ne baisse pas la garde ! A chaque fois on se dit que ça ne va pas être possible de faire "pire", que les événements dramatiques à échelle cosmique qu'il nous sort de son bandana à tête de mort ne pourront pas aller plus loin... pourtant si ! Encore une fois on reste scotché à son récit, en ne lâchant l'album qu'une fois notre lecture compulsive achevée...
Quant au dessin, il est toujours aussi efficace et nous réserve même quelques petits bijoux de planches dont j'ai grandement apprécié la construction.
Alors maintenant il n'y a plus qu'à prendre son mal en patience et attendre le prochain opus de cette série qui s'annonce tout aussi grandiose que la première...
Premier point, le dessin et les couleurs: tout a été déjà dit: c'est très beau, magnifiquement dessiné, de la fluidité, du mouvement, bref c'est très bien, c'est Gibrat!
Alors oui tout le monde connait un peu ou beaucoup les évènements de la guerre 14/18, et ceux de la révolution de 1917 en Russie. Même pour les néophytes, les choses s'enchainent de manière assez limpide et il n'est pas forcément besoin d'être au top de ces moments importants de l'histoire du monde pour bien comprendre ce qui se passe.
Gibrat arrive à nous plonger par un je ne sais quoi dans l'ambiance de ces moments héroïques où le meilleur et le pire se côtoient, il arrive à nous faire sentir toute la complexité des engagements de Mattéo et de ses camarades. La vie d'un homme, (ou d'une femme avec ses peines, ses espoirs et ses désillusions); c'est bien fait, avec juste ce mélange d'optimisme et de pessimisme qui nous actionne.
Une grande et belle série, entre histoire mondiale et individuelle où tous les évènements sont en étroite interaction.
J'ai découvert Caza dans les années 70 avec le journal Pilote et les couvertures qu'il faisait pour des romans de SF. Que ses corps de femmes étaient beaux, tout cela mêlé à des ambiances psychédéliques très seventies.
A l'époque je n'avais pas toutes les références mais c'est un plaisir aujourd'hui de voir au fil des cases des clin d'oeil aux autres "grands", Druillet, Forest, Solé, etc.. On évoquait aussi des influences comme celle de Howard et Lovecraft.
Je trouve que le style du dessin n'a pas pris une ride, les couleurs sont, elles, peut-être un peu typées mais cela ne me gêne pas. Quant au style des revendications sous jacentes, tout cela non plus n'a pas trop vieilli.
Même si l'on sait qu'il n'y aura jamais de suite, il est bon de posséder cette petite pépite signée Moebius. Au delà de l'imagination dont il fait preuve pour nous décrire un monde étrange, peuplé de créatures bizarres et possédant une société originale, nous avons droit à son dessin si reconnaissable tout en fluidité. Chez Moebius on se dit que le dessin est tellement simple, évident que le copier doit être facile. Erreur fatale comme dirait le Major, derrière tout cela que de boulot, de sens du cadre, de dynamisme, de...c'est juste beau et agréable a regarder puis à lire.
N'hésitez pas et faites travailler vos petites cellules pour imaginer la suite.
Même si elle n’offre rien de spécialement original, cette série est très bien fichue.
Le premier atout réside dans le trait de Lereculey. Fin, précis, dynamique, expressif, riche dans ses décors, soigné dans son bestiaire, ce trait me charme d’autant plus que la colorisation est elle aussi des plus soignées. Parfois lumineuse, parfois terne, cette colorisation parvient à créer des ambiances toujours bien à propos en fonction des planches.
Ensuite vient un scénario, classique comme je le disais. On se retrouve en plein drame antique avec un roi vieillissant, un frère du roi félon et prêt à tout pour conquérir le trône et des enfants dignes de leurs parents, avec Golias comme héros intrépide mais pas invincible. Ajoutez à cela une quête, des coups en traitre, des rencontres de voyage et vous réalisez qu’il n’y a là rien de neuf…mais que tout est bien présent pour nous faire passer un bon moment.
Autre point fort de la série : les multiples personnages, lieux et animaux. L’univers créé par les auteurs est riche à tous points de vue. Les personnages secondaires sont certainement pour beaucoup dans mon appréciation d’ensemble (à commencer par un « méchant » qu’il me plait de détester, essentiel dans ce genre de série).
Enfin, la série peut s’appuyer sur les connaissances des auteurs en matière de mythes grecs. Pour preuves, ces sirènes dont la représentation graphique risque d’en surprendre plus d’un… mais qui correspond pleinement à la représentation que s’en faisaient les Grecs de l’époque.
Je soulignerai encore l'équilibre existant entre la comédie et le drame. cela pourrait vite devenir grotesque ou mal à propos mais les auteurs parviennent toujours à garder l'église au milieu du village. Ils nous offrent un véritable drame antique (avec tous ses codes) mais glissent régulièrement des notes d'humour burlesque qui rafraichissent l'ambiance. Et à propos de cet exercice d’équilibriste, jetez donc un œil sur la couverture du premier tome ! En avant plan vous y verrez Golias, le héros de ce récit, le visage sombre, le regard dur et fermé. Mais en arrière-plan apparait un satyre coursant une déesse dans un style burlesque… Le ton est donné : le drame est à l’avant-plan mais l’humour, fin et discret, est bel et bien présent.
Notons enfin que le troisième tome marque une sorte de tournant dans la série. Ce tome peut en effet se lire d'une manière indépendante. Les personnages sont maintenant bien installés et les auteurs pourraient, si le cœur leur en dit, leur faire vivre des aventures dignes d'Ulysse.
Bien fichu, vraiment ! Agréable à lire et sans prise de tête. Pas très original. Mais bien fichu et soigné.
Voilà une excellente Patte de Mouche que cet album de Matthias Lehmann !
René est mal réveillé, et repart dans ses rêves, absorbé par sa tasse, dans laquelle il devine une île, où se bâtit une cité. Et pas n’importe laquelle, puisque cela pourrait être la cité idéale, une cité de rêve donc.
Mais cette cité qui vise la perfection (« à Isolacity, tout le monde s’entend, tout le monde est heureux » reprend une ritournelle) est en fait viciée, un bonheur perverti par ses habitants. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on…
Lehmann dresse ici un réquisitoire grinçant de nos mœurs et de nos plus ou moins petits travers. Un humour noir bien mis en valeur par un dessin original.
A découvrir !
Et si la conquête spatiale avait débuté en cette année 1868, alors que l'aventurière Claire Dulac, grimpée dans sa folle montgolfière, atteint l'éther, ce ciel doté de substances subtiles ayant pour effet (selon Descartes) le mouvement des planètes. Malheureusement, prise dans un orage, elle disparait sans laisser de trace. Mais un an plus tard, son mari Archibald et son fils Séraphin reçoivent une mystérieuse missive les enjoignant de rejoindre la Bavière. Là quelqu'un aurait retrouvé le carnet de note de Claire et s'emploierait à vouloir faire revivre le rêve de la jeune femme.
Dans ce XIXe siècle parallèle, savoureusement steampunk, l'aventure commence pour un dyptique somptueux fait de cases (utilisant le procédé de la couleur directe) aux couleurs pastels d'une douceur et d'une beauté à la hauteur du scénario palpitant. Telle une histoire à la Jules Verne, nous voilà emboitant le pas à Séraphin, à son père et à quelques autres personnages croisés en route, comme Louis II de Bavière et la splendide Sissi. Aventure, Histoire et conquête spatiale sont les mots-clés de cette magnifique BD réalisée par Alex Alice. Lui à qui l'on doit déjà Le troisième Testament (Glénat) et Siegfried (Dargaud) revient en force avec ce petit bijou graphique et scénaristique.
Cette bande-dessinée s'adresse à tous les amoureux de belles aventures : jeunes et moins jeunes et aussi aux passionnés de steampunk et d'aérostats !
En tant que fan absolu de la série TV, je ne pouvais pas passer à côté de cette aventure annexe (qui se déroule entre les saisons 5 et 6 si mes souvenirs sont bons). On reconnaît plutôt bien les persos (Jax et Tig sont quand même les moins fidèles, et c'est un peu dommage), la narration est très bonne, très télévisuelle, et l'histoire dans la droite lignée de celles de la série (glauque, violente, haletante).
Un très bon comics dont le principal défaut reste une colorisation trop froide et sans volume (ordinateur vite fait) comme pour la plupart des comics modernes. C'est d'autant plus flagrant quand on regarde les bonus de fin de tome où on voit les différentes étapes de création de 4 planches.
Comme l'indiquait le titre et la couverture, je m'attendais à une BD plus osée, et finalement comme le dit pierig, les scènes sont souvent plus suggérées qu'explicites, et c'est finalement pour le mieux !
L'histoire est beaucoup plus axée sur les personnages et leur psychologie, et c'est habilement traité. Le tout est servi par un dessin et une ambiance très agréables. C'est du bon travail.
J'espère que la collaboration entre ces 2 auteurs va continuer pour une autre histoire.
Goossens est un auteur que j’apprécie beaucoup – même si sa relative importante production est assez inégale. Cet album fait partie des réussites de l’auteur.
C’est d’abord une réussite graphique. Je trouve le dessin de Goossens vraiment très bon et expressif à souhait. Il s’en tire ici avec la couleur aussi bien que dans ses nombreux albums en Noir et Blanc.
Pour ce qui est de l’histoire – ou des histoires, c’est là aussi très réussi ! On retrouve à la manœuvre les impayables Georges et Louis, mais aussi et surtout le talent de Goossens pour raconter, de manière tout à fait sérieuse, une histoire tout à fait délirante.
Et là je trouve qu’on est servi ! Le délire va d’ailleurs crescendo dans cet album, dans lequel Goossens revisite la geste christique, en faisant intervenir le Grand Schtroumpf, Superman, et en faisant voler en éclats la chronologie et notre connaissance des évangiles au gré de son imagination.
C’est vraiment poilant ! Une vision des évangiles qui s’éloigne très très légèrement du credo classique, et que l’on peut agréablement compléter avec Jésus et les copains de Planchon, ou le plus récent et excellent In God We Trust de Winshluss.
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Universal War Two
Voilà la tant attendue suite d'Universal War 1... Denis Bajram reprends du service pour notre plus grand plaisir et nous offre les bases d'une toute nouvelle saga. Forcément, on l'attendait au tournant... Et c'est ma fois fort séduit que je referme ce premier opus d'une série annoncée en 6 tomes. Graphiquement tout d'abord. Denis Bajram nous a soigné la mise en page et le découpage pour nous servir des planches où l'on sent que l'équilibre a été très travaillé : un très beau travail d'harmonie et de narration. Le trait aussi a muri et s'est épuré, surtout pour ce qui est des personnages et rajoute à cette fluidité, cette cohérence, que j'ai perçu au fil de ma lecture. Tout cela est rehaussé d'une mise en couleur plus franche et contrastée que dans le premier cycle qui donne l'élan et l'intensité nécessaire à la dramaturgie de ce début de série. Du côté de l'intrigue, c'est surtout là qu'on l'attendait, Denis Bajram ne s'en laisse pas compter et a su trouver un angle d'attaque qui sait de nouveau nous trouer le cul... Pour une mise en bouche, on en prends plein la gueule et on se demande bien comment tout cela va évoluer... Car pour le moment, s'il ne s'est pas "passé grand chose" -tout est relatif avec Bajram-, les personnages sont campés, l'intrigue s'installe et l'événement choc nous a scotché. Reste à savoir ce que l'on va faire avec tout ça... C'est donc pour moi un très bon album introductif à ce nouveau cycle, et c'est comme beaucoup avec impatience que j'attends la suite d'UW2. ***** Après lecture du tome 2 **** Le temps de me replonger dans le tome 1 histoire de me remettre bien en tête tous les événements et la trame de l'histoire, je viens donc de me lire le tome 2 de cette si bonne série. Et Denis Bajram ne baisse pas la garde ! A chaque fois on se dit que ça ne va pas être possible de faire "pire", que les événements dramatiques à échelle cosmique qu'il nous sort de son bandana à tête de mort ne pourront pas aller plus loin... pourtant si ! Encore une fois on reste scotché à son récit, en ne lâchant l'album qu'une fois notre lecture compulsive achevée... Quant au dessin, il est toujours aussi efficace et nous réserve même quelques petits bijoux de planches dont j'ai grandement apprécié la construction. Alors maintenant il n'y a plus qu'à prendre son mal en patience et attendre le prochain opus de cette série qui s'annonce tout aussi grandiose que la première...
Mattéo
Premier point, le dessin et les couleurs: tout a été déjà dit: c'est très beau, magnifiquement dessiné, de la fluidité, du mouvement, bref c'est très bien, c'est Gibrat! Alors oui tout le monde connait un peu ou beaucoup les évènements de la guerre 14/18, et ceux de la révolution de 1917 en Russie. Même pour les néophytes, les choses s'enchainent de manière assez limpide et il n'est pas forcément besoin d'être au top de ces moments importants de l'histoire du monde pour bien comprendre ce qui se passe. Gibrat arrive à nous plonger par un je ne sais quoi dans l'ambiance de ces moments héroïques où le meilleur et le pire se côtoient, il arrive à nous faire sentir toute la complexité des engagements de Mattéo et de ses camarades. La vie d'un homme, (ou d'une femme avec ses peines, ses espoirs et ses désillusions); c'est bien fait, avec juste ce mélange d'optimisme et de pessimisme qui nous actionne. Une grande et belle série, entre histoire mondiale et individuelle où tous les évènements sont en étroite interaction.
Scènes de la vie de banlieue
J'ai découvert Caza dans les années 70 avec le journal Pilote et les couvertures qu'il faisait pour des romans de SF. Que ses corps de femmes étaient beaux, tout cela mêlé à des ambiances psychédéliques très seventies. A l'époque je n'avais pas toutes les références mais c'est un plaisir aujourd'hui de voir au fil des cases des clin d'oeil aux autres "grands", Druillet, Forest, Solé, etc.. On évoquait aussi des influences comme celle de Howard et Lovecraft. Je trouve que le style du dessin n'a pas pris une ride, les couleurs sont, elles, peut-être un peu typées mais cela ne me gêne pas. Quant au style des revendications sous jacentes, tout cela non plus n'a pas trop vieilli.
Arzak
Même si l'on sait qu'il n'y aura jamais de suite, il est bon de posséder cette petite pépite signée Moebius. Au delà de l'imagination dont il fait preuve pour nous décrire un monde étrange, peuplé de créatures bizarres et possédant une société originale, nous avons droit à son dessin si reconnaissable tout en fluidité. Chez Moebius on se dit que le dessin est tellement simple, évident que le copier doit être facile. Erreur fatale comme dirait le Major, derrière tout cela que de boulot, de sens du cadre, de dynamisme, de...c'est juste beau et agréable a regarder puis à lire. N'hésitez pas et faites travailler vos petites cellules pour imaginer la suite.
Golias
Même si elle n’offre rien de spécialement original, cette série est très bien fichue. Le premier atout réside dans le trait de Lereculey. Fin, précis, dynamique, expressif, riche dans ses décors, soigné dans son bestiaire, ce trait me charme d’autant plus que la colorisation est elle aussi des plus soignées. Parfois lumineuse, parfois terne, cette colorisation parvient à créer des ambiances toujours bien à propos en fonction des planches. Ensuite vient un scénario, classique comme je le disais. On se retrouve en plein drame antique avec un roi vieillissant, un frère du roi félon et prêt à tout pour conquérir le trône et des enfants dignes de leurs parents, avec Golias comme héros intrépide mais pas invincible. Ajoutez à cela une quête, des coups en traitre, des rencontres de voyage et vous réalisez qu’il n’y a là rien de neuf…mais que tout est bien présent pour nous faire passer un bon moment. Autre point fort de la série : les multiples personnages, lieux et animaux. L’univers créé par les auteurs est riche à tous points de vue. Les personnages secondaires sont certainement pour beaucoup dans mon appréciation d’ensemble (à commencer par un « méchant » qu’il me plait de détester, essentiel dans ce genre de série). Enfin, la série peut s’appuyer sur les connaissances des auteurs en matière de mythes grecs. Pour preuves, ces sirènes dont la représentation graphique risque d’en surprendre plus d’un… mais qui correspond pleinement à la représentation que s’en faisaient les Grecs de l’époque. Je soulignerai encore l'équilibre existant entre la comédie et le drame. cela pourrait vite devenir grotesque ou mal à propos mais les auteurs parviennent toujours à garder l'église au milieu du village. Ils nous offrent un véritable drame antique (avec tous ses codes) mais glissent régulièrement des notes d'humour burlesque qui rafraichissent l'ambiance. Et à propos de cet exercice d’équilibriste, jetez donc un œil sur la couverture du premier tome ! En avant plan vous y verrez Golias, le héros de ce récit, le visage sombre, le regard dur et fermé. Mais en arrière-plan apparait un satyre coursant une déesse dans un style burlesque… Le ton est donné : le drame est à l’avant-plan mais l’humour, fin et discret, est bel et bien présent. Notons enfin que le troisième tome marque une sorte de tournant dans la série. Ce tome peut en effet se lire d'une manière indépendante. Les personnages sont maintenant bien installés et les auteurs pourraient, si le cœur leur en dit, leur faire vivre des aventures dignes d'Ulysse. Bien fichu, vraiment ! Agréable à lire et sans prise de tête. Pas très original. Mais bien fichu et soigné.
Isolacity
Voilà une excellente Patte de Mouche que cet album de Matthias Lehmann ! René est mal réveillé, et repart dans ses rêves, absorbé par sa tasse, dans laquelle il devine une île, où se bâtit une cité. Et pas n’importe laquelle, puisque cela pourrait être la cité idéale, une cité de rêve donc. Mais cette cité qui vise la perfection (« à Isolacity, tout le monde s’entend, tout le monde est heureux » reprend une ritournelle) est en fait viciée, un bonheur perverti par ses habitants. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on… Lehmann dresse ici un réquisitoire grinçant de nos mœurs et de nos plus ou moins petits travers. Un humour noir bien mis en valeur par un dessin original. A découvrir !
Le Château des étoiles
Et si la conquête spatiale avait débuté en cette année 1868, alors que l'aventurière Claire Dulac, grimpée dans sa folle montgolfière, atteint l'éther, ce ciel doté de substances subtiles ayant pour effet (selon Descartes) le mouvement des planètes. Malheureusement, prise dans un orage, elle disparait sans laisser de trace. Mais un an plus tard, son mari Archibald et son fils Séraphin reçoivent une mystérieuse missive les enjoignant de rejoindre la Bavière. Là quelqu'un aurait retrouvé le carnet de note de Claire et s'emploierait à vouloir faire revivre le rêve de la jeune femme. Dans ce XIXe siècle parallèle, savoureusement steampunk, l'aventure commence pour un dyptique somptueux fait de cases (utilisant le procédé de la couleur directe) aux couleurs pastels d'une douceur et d'une beauté à la hauteur du scénario palpitant. Telle une histoire à la Jules Verne, nous voilà emboitant le pas à Séraphin, à son père et à quelques autres personnages croisés en route, comme Louis II de Bavière et la splendide Sissi. Aventure, Histoire et conquête spatiale sont les mots-clés de cette magnifique BD réalisée par Alex Alice. Lui à qui l'on doit déjà Le troisième Testament (Glénat) et Siegfried (Dargaud) revient en force avec ce petit bijou graphique et scénaristique. Cette bande-dessinée s'adresse à tous les amoureux de belles aventures : jeunes et moins jeunes et aussi aux passionnés de steampunk et d'aérostats !
Sons of Anarchy
En tant que fan absolu de la série TV, je ne pouvais pas passer à côté de cette aventure annexe (qui se déroule entre les saisons 5 et 6 si mes souvenirs sont bons). On reconnaît plutôt bien les persos (Jax et Tig sont quand même les moins fidèles, et c'est un peu dommage), la narration est très bonne, très télévisuelle, et l'histoire dans la droite lignée de celles de la série (glauque, violente, haletante). Un très bon comics dont le principal défaut reste une colorisation trop froide et sans volume (ordinateur vite fait) comme pour la plupart des comics modernes. C'est d'autant plus flagrant quand on regarde les bonus de fin de tome où on voit les différentes étapes de création de 4 planches.
In bed
Comme l'indiquait le titre et la couverture, je m'attendais à une BD plus osée, et finalement comme le dit pierig, les scènes sont souvent plus suggérées qu'explicites, et c'est finalement pour le mieux ! L'histoire est beaucoup plus axée sur les personnages et leur psychologie, et c'est habilement traité. Le tout est servi par un dessin et une ambiance très agréables. C'est du bon travail. J'espère que la collaboration entre ces 2 auteurs va continuer pour une autre histoire.
Sacré comique
Goossens est un auteur que j’apprécie beaucoup – même si sa relative importante production est assez inégale. Cet album fait partie des réussites de l’auteur. C’est d’abord une réussite graphique. Je trouve le dessin de Goossens vraiment très bon et expressif à souhait. Il s’en tire ici avec la couleur aussi bien que dans ses nombreux albums en Noir et Blanc. Pour ce qui est de l’histoire – ou des histoires, c’est là aussi très réussi ! On retrouve à la manœuvre les impayables Georges et Louis, mais aussi et surtout le talent de Goossens pour raconter, de manière tout à fait sérieuse, une histoire tout à fait délirante. Et là je trouve qu’on est servi ! Le délire va d’ailleurs crescendo dans cet album, dans lequel Goossens revisite la geste christique, en faisant intervenir le Grand Schtroumpf, Superman, et en faisant voler en éclats la chronologie et notre connaissance des évangiles au gré de son imagination. C’est vraiment poilant ! Une vision des évangiles qui s’éloigne très très légèrement du credo classique, et que l’on peut agréablement compléter avec Jésus et les copains de Planchon, ou le plus récent et excellent In God We Trust de Winshluss.