Les derniers avis (32015 avis)

Couverture de la série Ratatouille
Ratatouille

Je suis un grand fan des productions d’Etienne Lécroart, qui sait très bien manier les diverses contraintes qu’il s’impose sans sacrifier l’intérêt d’une histoire. Et qui sait le plus souvent être drôle ! Le titre, « Ratatouille », est plutôt bien trouvé je trouve. En effet, c’est un plat fort simple, mélangeant des ingrédients courants. Tout réside alors dans le mélange, la cuisson, et éventuellement dans les quelques épices qu’on peut y glisser. Hors c’est exactement le cas ici. Les personnages sont pour la plupart quelconques, et l’intrigue de base l’est presqu’autant. Mais le succès de cet album tient en l’assemblage, le télescopage de la trajectoire de cette dizaine de personnages. Et surtout dans le montage réalisé par Lécroart. On revit une dizaine de fois la même scène, du point de vue successif de chacun des protagonistes (dont un chien !). L’ordre dans lequel interviennent chacun des personnages est vraiment parfait, et Lécroart réalise avec cette ratatouille un très bon plat. Et qui comme la ratatouille se consomme parfaitement réchauffé ! En effet, on est porté à des retours en arrière pour mieux saisir le comique d’une situation, et à une relecture d’ensemble, car c’est bon ! Miam Miam !

04/12/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Histoire de France en Bandes Dessinées
Histoire de France en Bandes Dessinées

J'avais des grand parents paternels et maternels instituteurs, de ceux que l'on appelait "les hussards noirs de la république"! Alors autant vous dire que lorsque j'ai commencé à lire de la BD, ils ont sauté sur l'occasion pour me procurer ces histoires. Ça c'est du sérieux, mon petit gars ! Et oui c'est du sérieux mais lorsque l'on est encore jeune, pouvoir voir les exploits de Vercingétorix, le vilain Ravaillac, le cardinal de Richelieu, tout ce petit monde dessiné, avec des couleurs, des armes, des costumes fabuleux. Certes à l'époque j'ai survolé et me suis plus attaché aux armes et cuirasses du chevalier Bayard, mais il n'empêche cela m'a donné un certain goût pour l'histoire et s'ensuivant les aventures, les pirates et les contrées lointaines. Avec des yeux d'enfants cela fonctionne parfaitement, c'est vrai qu'avec du recul on se prend à rêver à quelque chose de plus fouillé et ne s'arrêtant pas qu'aux "grands hommes", mais dans l'état voila une formidable série qui peut encore faire usage pour le plus jeunes.

03/12/2014 (modifier)
Par samsa
Note: 4/5
Couverture de la série Magasin général
Magasin général

Après avoir attendu la fin de cette série pour poster un avis, l'heure est enfin venue. Et j'avoue j'ai eu un peu de mal à noter cette série. Mais tout ce que je peux dire c'est que j'ai adoré, et pourtant il ne se passe strictement rien ou quasiment. Alors qu'est-ce qui fait le charme de cette série? Serait-ce la douceur de vivre qui se dégage des pages ? Les répliques truculentes, la colorisation des albums ? Non ce que j'ai préféré c'est découvrir cette campagne des années 30 et la réflexion qui en découle sur la nouveauté, le changement et le monde en mutation. Ou comment un vase clos se retrouve confronté au monde extérieur. Tout est doux dans cette série même dans les moments difficiles. J'ai véritablement été sensible à l'ouverture d'âme et de coeur dont cette communauté fait preuve, à l'évolution de leur mode de pensée. En effet, on découvre une communauté fermée concentrée sur les réalités de la vie pour se restreindre au travail et aux bonnes moeurs telles qu'acceptées et reconnues. Mais lorsque le bouleversement survient, cette communauté peut elle s'adapter ? Avec un seul fil conducteur par épisode, chaque grande question est abordée: religion, solitude, homosexualité, liberté et surtout bonheur. Bonheur pour soi, pour les autres et par les autres. Au final, je ne peux que dire que c'est un souffle de fraîcheur qui m'a apporté le sourire tout au long des pages. Chronique sociale et douceur de vivre, tels sont les mots que j'emploierai pour définir cette oeuvre. Ou tant qu'il y a de la vie il y a du bonheur et tant qu'il y a du bonheur, il y a de la vie ! J'ai bien quelques reproches. Par exemple je pense qu'ils ont bien gratiné le curé qui cumule bien des doutes le pauvre.....Mais finalement pourquoi pas, c'est amené en douceur et de manière relativement fine. Mais bon, c'est juste que cela m'a semblé un peu trop pour un seul personnage. Ce n'est donc pas le reproche du siècle capable de tuer la série :) Enfin, bien que nullement contemporaine, l'histoire est intemporelle. Ou comment trouver l'équilibre entre obligations, regard des autres et propre volonté. Au final, le plus important n'est il pas de pouvoir se regarder dans le miroir à la fin de la journée ? Bref, je relirai cette série chaque fois que j'ai le sentiment que parfois le monde accélère aussi vite que les esprit deviennent étriqués.

03/12/2014 (modifier)
Couverture de la série Ils étaient Dix
Ils étaient Dix

Au départ, je n'étais pas parti enthousiaste pour lire cette série ; encore des guerres napoléoniennes avec son lot de carnages et de souffrances, ça ne me disait trop rien, j'en avais déjà lu ailleurs. Et puis finalement, passé l'épisode russe et dès l'évasion de Jean-Baptiste à la fin du tome 2, le récit prend une toute autre tournure et devient vraiment intéressant. Tout repose sur une vengeance, thème classique au cinéma et en BD, mais habilement exploité ici, et exit l'époque Napoléon, on arrive en 1820, sous Louis XVIII, avec une suite d'évènements palpitants. Au risque de décevoir les fans de Napoléon, je précise ici que la retraite de Russie n'occupe que le tome 1 et une partie du tome 2, l'époque napoléonienne n'agit donc que comme une sorte d'appât et n'est là que pour lancer l'histoire qui va suivre. Et puis il y a aussi mon intérêt pour les Bd de Stalner, j'aime ses aventures historiques souvent pleines de romanesque, et j'aime son dessin toujours très soigné. Et ici je suis servi, il y a tout ce que j'aime, avec en plus de bons personnages qui ont une réelle épaisseur. Le premier cycle est réellement passionnant et développe une intrigue extrêmement bien charpentée, aux ramifications dont Stalner tire les ficelles avec maîtrise. L'histoire aurait peut-être pu s'arrêter à ces 4 albums, l'intrigue principale est close ; mais Stalner décide d'y rajouter un autre cycle de 2 albums qui à y regarder de plus près, présentent quand même de belles qualités, pourquoi s'en priver ? J'espère seulement qu'il ne fera pas repartir l'histoire une troisième fois, ça n'aurait plus guère d'intérêt. Ce diptyque se situe en Corse, et Stalner se permet une entorse énorme à l'Histoire officielle, mais tellement énorme que je ne peux la révéler ici pour les lecteurs désireux d'en connaître le sel. Mais attendez-vous à être surpris. Dessin toujours impeccable, décors soignés, et une colorisation très lumineuse qui dans le second cycle met bien en valeur les superbes paysages corses. On tient là une série historique de grande qualité.

03/12/2014 (modifier)
Par Pierrick
Note: 4/5
Couverture de la série Fils du Soleil
Fils du Soleil

Après lecture de ce récit, je dois admettre que je deviens un inconditionnel de Fabien Nury. Il faut une fois de plus saluer la performance de l'auteur d'Il était une fois en France qui excelle à plonger le lecteur dans des ambiances âpres, tendues, au suspense saisissant. En prenant soin de distiller des dialogues extrêmement concis, l'auteur nous renvoie aux célèbres westerns de Sergio Leone où les situations les plus conflictuelles sont, pour l'immense majorité, amorcées par des silences et non des avertissements convenus. J'avais déjà constaté ces similitudes avec le western italien en lisant Tyler Cross (le héros semble en effet avoir été inspiré par celui de Clint Eastwood dans la trilogie de Leone). Il paraît désormais indiscutable de l'influence de ce genre chez Fabien Nury. Pour poursuivre dans les similitudes, les personnages mis en scène dans cette histoire ne sont pas sans rappeler ceux imaginés par Agatha Cristie: des hommes et des femmes aux parcours parfois très différents animés toutefois par un seul objectif: le gain. C'est d'ailleurs ce que j'ai beaucoup aimé dans cette BD: la description des personnages. Ceux-ci sont présentés aux lecteurs par l'intermédiaire d'une ou deux anecdotes pertinentes qui suffisent à appréhender leur psychologie, et non de qualificatifs pompeux qui auraient fatigué le marins déjà harassés par un soleil de plomb. A acheter sans attendre pour oublier, l'espace d'une lecture, la morosité du climat français!

03/12/2014 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Black Lord
Black Lord

Un scénario efficace qui rend impatient de connaître la suite, un dessin hyper réaliste qui sait transmettre une certaine beauté dans les visages, un problème contemporain qui gagne à être abordé en BD. Contrairement à Erik, je ne trouve pas du tout que l'auteur prenne le parti des pirates, au contraire, il montre la violence inutile de consommateurs de khat, ces règlements de compte sanglants de stupides seconds couteaux n'ont rien d'original ni de séduisant. Le pêcheur a certes le beau rôle, le type sage, pacifique et qui reste un être humain malgré la pauvreté grandissante de son mode de vie. Mais sa situation sociale n'est pas plus invraisemblable que celle d'un paysan du massif central qui gagne 4000€ par an dans un pays où le salaire moyen est à 1500€ par mois (c'est du vécu croyez-moi). L'histoire met avant tout en scène des parcours individuels : simplement des humains d'aujourd'hui qui essayent de survivre dans le merdier inextricable que leurs prédécesseurs leur ont laissé. Des personnages auxquels on s'attache, chacun défendant son rôle dans un désespoir sourd. Le héros, quant-à lui, manque un peu de profondeur, on ne comprend ni son histoire, ni ses motivations (mais peut-être en saura-t-on plus dans le deuxième tome ?) En tout cas, c'est lui qui nous fait passer dans la bienheureuse fiction, dans laquelle tout devient possible. Bref si la couverture donne un peu dans le genre XIII, espionnage, guerre et compagnie, en réalité c'est plutôt un chouette drame à l'antique dans un cadre contemporain peu exploité. Lecture second tome: ça continue bien, le héros blanc se dévoile mais le vieux pêcheur somalien aussi...Et une tournure presque féministe se fait jour, à vous de découvrir...

08/11/2014 (MAJ le 03/12/2014) (modifier)
Couverture de la série Le Garage hermétique (Major Fatal)
Le Garage hermétique (Major Fatal)

Bon, ben voilà bien le genre d’œuvre qui ne mène pas au consensus, c’est sûr, et qui doit autant enthousiasmer les thuriféraires que déchaîner les critiques. Au départ petites histoires de quelques planches publiées dans Métal Hurlant, le côté grandement improvisé ressort encore plus quand on les lit d’un trait en album. On est proche ici d’une certaine écriture automatique quasi surréaliste qui peut clairement rebuter ceux qui cherchent une histoire construite, linéaire, classique. Ça part un peu dans tous les sens, et Moebius essaye tant bien que mal de créer du lien entre ces histoires et les personnages qui les habitent. C’est un peu foutraque, tout n’est pas expliqué et ne s’explique pas, mais j’ai été accroché par l’univers créé par Moebius. Un univers parfois proche par le dessin ou certains thèmes de celui que développait à l’époque Bilal. Un univers marqué par les années 1970 – sans que ce soit forcément « daté ». Si ça l’est, ce n’est en tout cas pas périmé ! Le dessin est évidemment éloigné de celui de son double Giraud (même si les premières planches et certaines ensuite se déroulent dans un univers western), et alterne un trait gras et volontairement imprécis avec un dessin ultra précis et réaliste. Apparaissent donc tous les thèmes et styles moebiusiens, y compris les super-héros des comics américains (l’Archer entre autres). A noter qu’en chapeau de la plupart des petites histoires, un bandeau plus ou moins important prétend faire office de résumé, de manière plus ou moins loufoque et humoristique. Il est vrai que résumer ces aventures se révèle impossible et n’est même pas souhaitable. Une sorte de recueil de poèmes visuels, un recueil de ce que l’imagination foisonnante d’un grand auteur pouvait produire, lorsqu’elle s’éloignait des grands espaces de l’Ouest américain. Note réelle 3,5/5.

03/12/2014 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Millenium
Millenium

Je n'ai pas lu les romans et uniquement vu le premier film qui était dense et pourtant, apparemment, dans lequel on avait dû couper des éléments. Le scénario de l'adaptation BD est très réussi car on a vraiment un polar prenant. En une double page on arrive à nous dire beaucoup de choses sans que ce soit trop bavard ou pénible à lire. Au contraire. Du coup on à un récit super rythmé, il se passe tout le temps quelque chose, on n'a pas le temps de s'ennuyer. On profite pleinement de la richesse de l'intrigue, de la tension et du suspense qui règne ici. L'histoire du second cycle était une découverte pour moi et je lui trouve les mêmes caractéristiques que la première. Coté dessin, Homs qui a réalisé le premier cycle est un génie. C'est magnifique, ça fourmille de détails soignés, de cadrages sympas et chaque planche est un vrai régal pour les yeux. Le dessinateur change pour le 2e cycle et même si c'est vraiment pas mal aussi, je préfère quand même vraiment le travail de Homs, un dessinateur déjà repéré dans Secrets : L'Angélus et que je ne manquerai pas de suivre à l'avenir. Une adaptation vraiment convaincante, recommandée pour les amateurs de polars.

03/12/2014 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série Le Scorpion
Le Scorpion

Il y avait longtemps que je tournais autour de cette série sans jamais oser franchir le pas. J'avais un peu peur de tomber sur un mix de GiacomoC. et autres bandes du même genre. Et là divine surprise! La première chose qui m'a tapé dans l'oeil c'est le dessin, un côté pastel, des couleurs au final assez douces mais rehaussées par des touches vives de noir et de rouge vraiment très belles. C'est dynamique, il y a du mouvement, la mise en page n'est pas exceptionnelle mais rudement efficace, Marini a un coup de crayon qui en jette. Après bien sûr on pourra toujours chipoter sur le fait que ses personnages, notamment notre héros, ont une plastique quasiment parfaite, mais bon le dessin est de qualité et c'est un peu ce que l'on demande à une BD. L'histoire? Ben c'est juste du bonheur sans pétage de neurones superflu. Nous sommes dans la grande tradition du cape et épées avec complots, méchants un poil caricaturaux, le héros ne l'est pas moins, des femmes forcément sublimes et prêtes à tout. Ce n'est sans doute à ce niveau pas totalement politiquement correct mais bon il n'y a pas mort d'hommes, n'y de femmes. Allégoriquement parlant! Il ne faut pas voir dans cette série un ouvrage qui en plus de nous divertir se voudrait pédagogique et décryptant les us et coutumes du XVIII ème siècle; l'époque est juste là pour servir de toile de fond, avec tous les fantasmes qu'elle véhicule. Saluons donc le dynamisme de tout cela, oui ça s'étire un poil, mais l'on a envie de savoir la suite, alors pour le dessin qui m'enchante et finalement ce scénario emballé et qui nous emballe en nous faisant retrouver les Jean Marais, Paul Féval, Dumas et tutti quanti, tout cela est bien plus qu'honorable et mérite d'être lu.

02/12/2014 (modifier)
Par Pedrolito
Note: 4/5
Couverture de la série Ultimate X-Men
Ultimate X-Men

Vous avez vu les films X-Men au cinéma récemment et vous avez aimé. Vous vous dites que ce serait bien quand même de lire les aventures de Wolvi et de ses amis. Vous n'avez jamais lu le moindre X-Men et vous n’êtes franchement pas emballé par les dessins des années 60 ni par la perspective de devoir acheter une nouvelle bibliothèque pour y stocker les 72 tomes de l'intégrale X-Men... ... Ne cherchez plus, foncez sur Ultimate X-Men! Ultimate X-Men, ce sont les histoires des X-Men depuis la création de la bande adaptées aux années 2000. Certes la collection ne reprend pas fidèlement tous les événements de l'univers 'classique' et de sa fameuse continuité, mais bon cela a le mérite d'être un excellent point d'entrée dans le monde Marvel pour, pourquoi pas, aller par la suite tenter de prendre en route le train parti de la gare Stan Lee. On y retrouve les personnages principaux (gentils comme méchants, même si chez les X-Men, le monde est loin d'être manichéen obtus) et on reprend tous les événements marquants (certes traités différemment, mais bon ce n'est rien de méchant pour qui veux la prolongation de l'ambiance des films). Je ne peux que vous conseiller cette lecture comme point de découverte des X-Men à moindre frais.

02/12/2014 (modifier)