Je ne suis pas une super grande fan des westerns mais « Undertaker » m’a conquise. Tout d’abord avec son graphisme qui est comme je les aime, précis, détaillé, immédiatement lisible, mobile, expressif, il n’a pas un seul défaut, même la colorisation m’a plu, et quand le graphisme est beau on se penche plus facilement sur son scénario. J’y ai adhéré immédiatement, les toutes premières répliques de Dorison sont exquises et les références à la bible personnelle du croque-mort délicieuses.
Il y a foison de personnages et pour tous les goûts, du gentil au gros con, en passant par le niais et le tordu, on est comblé par tant de personnalités différentes. Le summum étant atteint par les personnages principaux, très attachants avec une belle chape de mystère qui plane sur eux.
Le suspense est d’ailleurs distillé planche après planche, bon Jonas Crow s’en tire plutôt bien dans les moments critiques, mais « ce tout petit détail » c’est déjà oublié.
Le vautour pour compagnon est une jolie trouvaille, j’espère que le bestiau aura une longue vie et accompagnera le croque-mort durant toute son aventure.
Je note bien ce diptyque parce qu'il m'a bien diverti, c'est sa fonction première, et qu'il installe une ambiance réussie, avec un brio assez efficace. Sinon, il est clair que c'est du rebattu, parce que les sales bestioles qui attaquent en prédateur les humains, c'est pas neuf, je peux citer une floppée de films d'horreur où j'ai déjà vu ça : X-Tro, Soudain les monstres, CHUD, le Crocodile de la mort... ou plus récemment Mimic et Arac Attack.. Il est vrai que le sujet a été décuplé en ciné plus qu'en BD.
Bec aime bien les univers glauques et mystérieux dans des espaces confinés, on a pu le constater avec Sanctuaire. Mais surtout je m'aperçois qu'il a dû avoir une sacrée panne d'inspiration, parce qu'il a entièrement repiqué le concept de Kraken, une très agréable Bd espagnole de Bernet et Segura (voir mon avis) diffusée en France dans les années 80, et qui offre exactement les mêmes situations et personnages : une ville tentaculaire du nom de Metropol (ici Megalopol), un chef de section macho et intrépide (ici Jericho), de belles nanas parfois à poil, un gigantesque réseau de décor d'égouts, et un monstre (qu'on entrevoit à peine) remplacé ici par des araignées mutantes... bref c'est du plagiat total, je me demande comment Bec a pu faire accepter ce projet..
Malgré ce sujet bien pompé, Bec installe une atmosphère bien flippante, il y a quelques images dégueu, un bon suspense et un ensemble d'éléments qui rappelle aussi les films des années 90 où une escouade de mecs armés avance dans un environnement hostile hanté par des bestioles venimeuses. Malgré aussi certains clichés inévitables dans ce genre de récit, comme la coucherie entre Jericho et Sandra, plutôt rapide et qu'on voit arriver gros comme une maison... tout ceci ne me dérange pas parce que j'y ai trouvé un bon plaisir de lecture, je préfère ça qu'une Bd soi-disant originale mais qui peut m'emmerder prodigieusement.
Là-dessus, le dessin n'est pas très joli, mais suffisamment efficace pour savoir planter un décor, une ambiance, bref restituer l'essentiel de ce qu'on s'attend à trouver dans ce type de bande ; je trouve les gros plans de visage mieux réussis que certains plans d'ensemble. Mais graphiquement, même si tout n'est pas parfait, et si j'aurais préféré un graphisme plus dans le style de certains comics, ça reste très correct, et sur la globalité et malgré le plagiat, je me suis régalé avec ce diptyque.
Cet album faisait partie de ces vieilles bandes dessinées que je voulais absolument lire et je fus très content lorsque je l'ai trouvé dans une bouquinerie.
Après lecture, je ne suis pas du tout déçu car cet album est vraiment excellent. Les différentes histoires de Lob sont très bien écrites et décrivent un futur inquiétant où les humains vivent dans leurs voitures 24h/24. Je trouve que les histoires sont intelligentes et j'ai été captivé du début jusqu'à la fin malgré le fait que l'évolution de cette situation soit un peu prévisible. Lob était vraiment un grand scénariste rempli d'imagination. Les dialogues et les textes explicatifs sont très bien écrits.
Le dessin fait un peu vieillot, mais c'est justement ce qui fait son charme.
'Ressentiment' (en français dans le texte) est un manga assez étonnant, en seulement quelques volumes il mélange habilement de nombreux thèmes (le repli sur soi, les mondes virtuels, la romance, les travailleurs pauvres, la lutte pour sortir de sa condition, l'apocalypse...) et ce sans trop tomber dans les clichés propres à ceux-ci.
Les personnages sont soignés et réalistes (une grande part d'autobiographie dans ce manga).
Au cours de ces 2 double tomes, l'action va crescendo et on voit des évolutions radicales (pour ce qui est de l'évolution du héros looser, c'est beaucoup plus difficile, mais il a droit à quelques moments de gloire).
On regrettera juste le final trop précipité, imposé par l'éditeur (à croire étonnamment que ce manga n'ait pas eu un succès suffisant à l'époque de sa pré-publication). Vraiment dommage, quelques chapitres de plus auraient pu lui donner une toute autre dimension (la conclusion est tout de même satisfaisante, car logique).
Après la lecture du premier tome ma note aurait pu être maximale mais au vu de l'ensemble je me contenterai de celle ci.
Commençons par le dessin qui est tout bonnement superbe. Les architectures, les vêtements, les décors, les animaux (puisqu'il s'agit d'eux), les scènes de combat, bref toutes ces choses qui paraissent naturelles ont ici un rendu impeccable. Que de richesses dans les détails qui sont aidés en cela par une colorisation quasi parfaite. Mme Tillier vous faites un très joli travail!
Et puis l'histoire n'est quand même pas mal. D'habitude un brin circonspect face aux animaux qui parlent, j'avoue que pour cette fois j'ai été conquis. Est-ce l'histoire? Est-ce le dessin? J'y reviens! Toujours est-il que le récit de ce côté m'a semblé parfaitement normal, il n'était pas étrange de voir des bêtes de "hautes et basses tailles" côtoyer des humains. L'expressivité est une chose ardue à rendre, alors d'autant plus chapeau! pour cet exploit.
J'ai vu dans ce récit une parabole sur l'autre, ce qui n'est pas comme nous fait peur, il dérange et quel meilleur moyen que de lui taper dessus pour qu'il comprenne qu'il nous fait peur. Autre parabole : l'homme, très fier de son statut d'être pensant, en vient à considérer tout ce qui n'est pas comme lui ou pense comme lui est une menace.
Rien à voir, mais le jour où l'homme sera confronté à une espèce extra terrestre, sûr qu'il va d'abord lui coller un missile avant de causer.
Mais revenons à nos moutons, espèce oubliée ici, sans doute trop pacifique, pour dire que cette série fonctionne tout de même en rupture. Après un premier tome qui expose le monde dans lequel les personnages évoluent, la suite dérive vers une histoire d'amour impossible qui n'est pas sans rappeler le conte de La Belle et la Bête. Car nous sommes au pays des contes, celui-ci est un poil sanguinaire, comme tous les contes, mais cela fonctionne.
Le final de cette histoire, ben il est très "conte" et dans la droite ligne de l'ensemble. Une œuvre à faire connaitre, qui entre poils et peaux, propose un univers fantasmagorique où l'histoire et le dessin magnifient ce beau récit d'un amour romantique, non dénué d'une once de mystère, de violence et de poésie.
Indispensable.
J'aime vraiment bien !
Alors oui certains diront que tout cela ne révolutionne pas le genre et bien pas d'accord. En effet dans la production actuelle, cette période n'a pas été si utilisée que cela, la série a l'avantage de nous offrir un regard particulier sur des événements relativement méconnus. Alors oui on s'attache plus à un groupe de mercenaires qu'à la vie des tribus vivant à l'époque de l'empereur Moctezuma, mais me direz-vous, c'est une BD, pas un ouvrage savant d'ethnologie ! Alors d'accord avec les quelques libertés prises par les auteurs : une mercenaire dirigeant sa troupe de farouches soldats, la créature végétale (plutôt bien foutue d'ailleurs !), l'ancien prêtre qui a l'oreille de l'empereur. Ok il y a peut être comme un faux air de Predator mais Del Royo n'est pas Schwarzy et c'est tant mieux.
Tout ça pour dire qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat et que cette histoire se lit plutôt bien.
Certains ont évoqué Long John Silver, je dirais qu'au-delà du scénario ce qui les rapproche c'est la grande qualité du dessin sur lequel tout a déjà été dit.
J'attends la suite.
Majoration après la sortie du tome 4 (à priori le dernier)
Que dire? La boucle est bouclée. L'empire des Aztèques est mort ou du moins moribond, le charismatique Moctezuma n'est plus et les Espagnols battent en retraite, pour un temps seulement comme nous l'apprend l'histoire. Dans ce dernier tome les destins s'écrivent, leurs fils se rencontrent enfin en une apothéose de violence. Chaque partie tente encore de sauver ce qui peut l'être mais au final alors qu'il ne semble n'y avoir ni perdant ni gagnant, l'on se rend compte que ce choc de civilisation ne pouvait aboutir qu'à un massacre.
Au cours de son récit Dufaux à introduit une note de fantastique avec une créature végétale qui a pu en rebuter certains. Ici il se démarque totalement de cet aspect des choses pour nous conter sur un rythme peu être un peu rapide la fin d'un empire. Il passe en effet très vite sur les alliances et mésalliances qui ont conduit à ce que Cortès agisse comme il l'a fait. Soyons clairs, je n'ai pas l'impression que l'objectif de Dufaux était de faire un récit historique stricto sen-sus, il utilise un matériel très riche, trop peu être, qu'il ne peut restituer dans quatre volumes d'une série d'aventure.
Au final cette série n'évite pas les écueils mais rappelons quand même que son but est de divertir et ou tout n'est pas à prendre pour argent comptant. Pour moi celui-ci est atteint, de plus ma lecture m'incite à me replonger dans cette période et ce lieu de l'histoire.
Dernier point pour saluer à nouveau le travail remarquable de Xavier au dessin.
J’avais découvert ce duo d’auteurs brésilien via l’intrigant Daytripper (au jour le jour) et, je l’avoue, j’étais tombé sous le charme tant du trait que de l’originalité du récit et de la clarté de la narration.
Je retrouve avec plaisir Gabriel Bá et Fábio Moon dans un exercice toujours périlleux : l’adaptation d’un roman (en l’occurrence, le roman éponyme de l’écrivain brésilien Miltom Hatoum : Deux Frères). Et je peux le dire haut et fort : les jumeaux réussissent l’épreuve haut la main !
Ce qui marque dès les premières pages, c’est le style graphique. Un noir et blanc épuré, élégant et empli de vie. Le trait est parfois volontairement peu fouillé mais le charme et la lisibilité qui s’en dégagent font de chaque page un plaisir pour l’œil. J’ai été sensible à ce style rond et en noir et blanc à un tel point que je me suis parfois surpris à m’attarder sur certaines planches, plongé dans des pensées mélancoliques nées de ce trait.
Mais adapter un roman, c’est aussi et surtout parvenir à traduire un texte en un assemblage de dessins et de mots, sans que l’un ne prenne le dessus sur l’autre. Et c’est peut-être à ce niveau que l’exploit est le plus retentissent. A aucun moment, je n’ai senti qu’il s’agissait d’une adaptation… et à chaque instant, j’ai senti que cette œuvre était avant tout littéraire… tout en m’attardant souvent sur son dessin. Un équilibre parfait dans lequel chaque élément atteint un niveau tel qu’il en devient centre d’intérêt.
Outre cette réussite technique, il fallait encore que l’histoire en elle-même m’intéresse pour que je parvienne au terme de ce copieux récit. Retracer le parcours de jumeaux brésiliens depuis l’entre deux-guerres jusqu’aux années ’70 peut s’avérer fastidieux. Mais Miltom Hatoum a intelligemment nourri son récit, qui propose ainsi de multiples centres d’intérêt.
Le thème de la gémellité en est le pilier. Ces deux frères qui vont s’entredéchirer par jalousie nous offrent un portrait sensible de fraternité dévastatrice. Le récit s’en va crescendo, les origines du mal nous sont dévoilées via d’autres personnages et gagnent en nuance à chaque témoignage. Rien n’est évident, rien n’est simple et au terme du récit on en vient à se dire qu’il n’y a dans ce drame que des victimes et non des coupables. Et si ces deux frères focalisent l’attention, c’est à un portrait de famille, serviteurs inclus, que l’on a droit ! Du père au fils illégitime, chaque personnage apporte sa pierre à l’édifice.
Mais par-delà cet aspect, les auteurs nous offrent également le portrait d’une ville, Manaus, de sa splendeur et de son déclin, échos de la splendeur et du déclin de la famille dont ces deux frères sont issus. Il y a une belle symbiose entre le lieu et les personnages, qui fait que j’aurais du mal à imaginer ce récit en un autre lieu.
Enfin, ce récit fictif s’inscrit dans un contexte historique intéressant. Depuis l’immigration libanaise (dont sont originaires ces deux frères) jusqu’à la dictature militaire des années ’60-’70 au Brésil, chaque élément historique nourrit le récit pour nous le rendre plus authentique.
Ce récit est un pur roman graphique. L’action y est pour ainsi dire exclue. Tout son intérêt réside dans ses non-dits et dans la qualité d’écriture de la retranscription des états d’âme des acteurs. Sensible mais lent (il faut aimer le genre pour apprécier cet album), c’est une belle réussite dans le genre.
Un grand coup de chapeau également pour la traduction, qui permet de garder l’essence littéraire du roman. Certaines phrases sont d’une justesse et d’une finesse splendides. Seul petit bémol : ce livre, lourd et volumineux, a émis des bruits de craquement lors de la lecture qui me font craindre que sa reliure ne résistera pas au poids des ans.
Après avoir lu LIP (des héros ordinaires), j’enchaîne avec sang noir. Le problème reste toujours le même : un capitalisme qui se soucie peu des travailleurs. En l’occurrence, cela va provoquer la mort de près d’un millier de mineurs dans des conditions épouvantables. Tant que la finance gouvernera, les "valeurs de la République" resteront un leurre diront certains. Nous avons également un gouvernement sous un président de gauche n’hésitant pas à faire sonner la troupe contre les ouvriers en grève.
J’ai beaucoup mieux aimé cet ouvrage que Lip. Là encore, j’ignorais tout de l’histoire de la tragédie de Courrière en 1906. J’ai bien aimé la présentation du contexte dans lequel va se dérouler cette catastrophe. 1099 mineurs ont trouvé la mort dont 242 enfants. Il faut dire que les enfants étaient embauchés dès 12 ans.
Il y a un passage que je n’ai pas trop compris car on suit le parcours d’un enfant accompagné d’un homme qui le prend sous son aile popur lui enseigner l’art de la mine. On retrouvera sa montre qu’on amènera à sa veuve avec une inscription qui ne laisse plus de place au doute quant à son sort. Puis, plus tard, il semblerait que cet homme ait survécu avec l’enfant qu’il ramènera à son père mais on n’assistera pas aux retrouvailles avec la soi-disante veuve. Bref, s’agit-il des mêmes protagonistes ? Cela ne semble pas évident. L’auteur a volontairement évité de personnaliser pour éviter les charges émotionnelles. Certes mais j’aurais aimé plus de clarté.
Passé cette réserve, cet ouvrage est excellent. Il est bien documenté. Le sujet est parfaitement traité et on verra également toutes les conséquences de ce drame collectif. La jonction entre le sujet et la qualité du dessin en noir et blanc, de l'histoire, des dialogues et de l'intéressant documentaire est parfaite.
Des dessins minimalistes, des décors quasi absents, et une colorisation elle aussi simpliste (« à l’ordinateur » ?), voilà une bande dessinée qui ne paye pas de mine, et dans laquelle j’ai eu un peu de mal à entrer – la faute aussi à ce langage à base de borborygmes utilisé par les différents personnages.
Mais j’avoue qu’une fois ces petites obstacles franchis, j’ai lu cet album avec un certain plaisir, voire un plaisir certain. Car derrière ce monde et ces personnages extraterrestres et déjantés, on peut lire notre univers en filigrane.
Et en particulier on y trouve une satire à peine exagérée de la manière dont sont traités – exploités ? – les immigrés.
Mises à part les nombreuses scènes de vomi, l’humour et l’univers de l’album ne sont pas si trash que ça.
C’est donc une lecture recommandée, et un achat itou.
**************************************************
La lecture du deuxième tome confirme les qualités de cette série. On y retrouve le même héros évoluant au milieu de personnages aux formes et aux noms improbables.
A la critique des stéréotypes sur l'immigration s'ajoute celle de son utilisation par un certain libéralisme.
Pour le reste, ça se lit très bien, le sourire aux lèvres. C'est un peu moins trash que le premier tome (pas de vomi !).
Une série à suivre, à qui j'ajoute une étoile supplémentaire (note réelle 3,5/5).
Cette série fait partie de mes premières acquisitions, il y a de cela quelques années. J'étais fan, il faut dire que dans le même temps je lisais E. Poe et H. Lovecraft. Ceci expliquant donc cela. Une relecture récente mais fait modérer mon enthousiasme de l'époque.
Concernant le dessin mon avis n'a pas changé avec le temps, Andréas est un grand bonhomme et même s'il s'épanouit dans le genre fantastique il n'a pas son pareil en ce qui concerne les architectures, les perspectives délirantes. Ses découpages et la mise en case sont assez exceptionnels.
Côté scénario c'est plus compliqué, encore que je n'ai pas dit que son dessin était simple. Comme l'a dit un autre posteur, il faut prendre son temps car tout cela est fort complexe. Je comprends les avis plus négatifs, mais il est vrai que si l'on aime pas cet univers "Lovecraftien", Rork peut s'avérer assez imbuvable ou du moins trimballant un mysticisme à la petite semaine.
Bien que le temps ait passé ma relecture à été plaisante et Andréas à réussit à ma capter comme aux premiers temps.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Undertaker
Je ne suis pas une super grande fan des westerns mais « Undertaker » m’a conquise. Tout d’abord avec son graphisme qui est comme je les aime, précis, détaillé, immédiatement lisible, mobile, expressif, il n’a pas un seul défaut, même la colorisation m’a plu, et quand le graphisme est beau on se penche plus facilement sur son scénario. J’y ai adhéré immédiatement, les toutes premières répliques de Dorison sont exquises et les références à la bible personnelle du croque-mort délicieuses. Il y a foison de personnages et pour tous les goûts, du gentil au gros con, en passant par le niais et le tordu, on est comblé par tant de personnalités différentes. Le summum étant atteint par les personnages principaux, très attachants avec une belle chape de mystère qui plane sur eux. Le suspense est d’ailleurs distillé planche après planche, bon Jonas Crow s’en tire plutôt bien dans les moments critiques, mais « ce tout petit détail » c’est déjà oublié. Le vautour pour compagnon est une jolie trouvaille, j’espère que le bestiau aura une longue vie et accompagnera le croque-mort durant toute son aventure.
Under
Je note bien ce diptyque parce qu'il m'a bien diverti, c'est sa fonction première, et qu'il installe une ambiance réussie, avec un brio assez efficace. Sinon, il est clair que c'est du rebattu, parce que les sales bestioles qui attaquent en prédateur les humains, c'est pas neuf, je peux citer une floppée de films d'horreur où j'ai déjà vu ça : X-Tro, Soudain les monstres, CHUD, le Crocodile de la mort... ou plus récemment Mimic et Arac Attack.. Il est vrai que le sujet a été décuplé en ciné plus qu'en BD. Bec aime bien les univers glauques et mystérieux dans des espaces confinés, on a pu le constater avec Sanctuaire. Mais surtout je m'aperçois qu'il a dû avoir une sacrée panne d'inspiration, parce qu'il a entièrement repiqué le concept de Kraken, une très agréable Bd espagnole de Bernet et Segura (voir mon avis) diffusée en France dans les années 80, et qui offre exactement les mêmes situations et personnages : une ville tentaculaire du nom de Metropol (ici Megalopol), un chef de section macho et intrépide (ici Jericho), de belles nanas parfois à poil, un gigantesque réseau de décor d'égouts, et un monstre (qu'on entrevoit à peine) remplacé ici par des araignées mutantes... bref c'est du plagiat total, je me demande comment Bec a pu faire accepter ce projet.. Malgré ce sujet bien pompé, Bec installe une atmosphère bien flippante, il y a quelques images dégueu, un bon suspense et un ensemble d'éléments qui rappelle aussi les films des années 90 où une escouade de mecs armés avance dans un environnement hostile hanté par des bestioles venimeuses. Malgré aussi certains clichés inévitables dans ce genre de récit, comme la coucherie entre Jericho et Sandra, plutôt rapide et qu'on voit arriver gros comme une maison... tout ceci ne me dérange pas parce que j'y ai trouvé un bon plaisir de lecture, je préfère ça qu'une Bd soi-disant originale mais qui peut m'emmerder prodigieusement. Là-dessus, le dessin n'est pas très joli, mais suffisamment efficace pour savoir planter un décor, une ambiance, bref restituer l'essentiel de ce qu'on s'attend à trouver dans ce type de bande ; je trouve les gros plans de visage mieux réussis que certains plans d'ensemble. Mais graphiquement, même si tout n'est pas parfait, et si j'aurais préféré un graphisme plus dans le style de certains comics, ça reste très correct, et sur la globalité et malgré le plagiat, je me suis régalé avec ce diptyque.
Les Mange-bitume
Cet album faisait partie de ces vieilles bandes dessinées que je voulais absolument lire et je fus très content lorsque je l'ai trouvé dans une bouquinerie. Après lecture, je ne suis pas du tout déçu car cet album est vraiment excellent. Les différentes histoires de Lob sont très bien écrites et décrivent un futur inquiétant où les humains vivent dans leurs voitures 24h/24. Je trouve que les histoires sont intelligentes et j'ai été captivé du début jusqu'à la fin malgré le fait que l'évolution de cette situation soit un peu prévisible. Lob était vraiment un grand scénariste rempli d'imagination. Les dialogues et les textes explicatifs sont très bien écrits. Le dessin fait un peu vieillot, mais c'est justement ce qui fait son charme.
Ressentiment
'Ressentiment' (en français dans le texte) est un manga assez étonnant, en seulement quelques volumes il mélange habilement de nombreux thèmes (le repli sur soi, les mondes virtuels, la romance, les travailleurs pauvres, la lutte pour sortir de sa condition, l'apocalypse...) et ce sans trop tomber dans les clichés propres à ceux-ci. Les personnages sont soignés et réalistes (une grande part d'autobiographie dans ce manga). Au cours de ces 2 double tomes, l'action va crescendo et on voit des évolutions radicales (pour ce qui est de l'évolution du héros looser, c'est beaucoup plus difficile, mais il a droit à quelques moments de gloire). On regrettera juste le final trop précipité, imposé par l'éditeur (à croire étonnamment que ce manga n'ait pas eu un succès suffisant à l'époque de sa pré-publication). Vraiment dommage, quelques chapitres de plus auraient pu lui donner une toute autre dimension (la conclusion est tout de même satisfaisante, car logique).
Le Bois des Vierges
Après la lecture du premier tome ma note aurait pu être maximale mais au vu de l'ensemble je me contenterai de celle ci. Commençons par le dessin qui est tout bonnement superbe. Les architectures, les vêtements, les décors, les animaux (puisqu'il s'agit d'eux), les scènes de combat, bref toutes ces choses qui paraissent naturelles ont ici un rendu impeccable. Que de richesses dans les détails qui sont aidés en cela par une colorisation quasi parfaite. Mme Tillier vous faites un très joli travail! Et puis l'histoire n'est quand même pas mal. D'habitude un brin circonspect face aux animaux qui parlent, j'avoue que pour cette fois j'ai été conquis. Est-ce l'histoire? Est-ce le dessin? J'y reviens! Toujours est-il que le récit de ce côté m'a semblé parfaitement normal, il n'était pas étrange de voir des bêtes de "hautes et basses tailles" côtoyer des humains. L'expressivité est une chose ardue à rendre, alors d'autant plus chapeau! pour cet exploit. J'ai vu dans ce récit une parabole sur l'autre, ce qui n'est pas comme nous fait peur, il dérange et quel meilleur moyen que de lui taper dessus pour qu'il comprenne qu'il nous fait peur. Autre parabole : l'homme, très fier de son statut d'être pensant, en vient à considérer tout ce qui n'est pas comme lui ou pense comme lui est une menace. Rien à voir, mais le jour où l'homme sera confronté à une espèce extra terrestre, sûr qu'il va d'abord lui coller un missile avant de causer. Mais revenons à nos moutons, espèce oubliée ici, sans doute trop pacifique, pour dire que cette série fonctionne tout de même en rupture. Après un premier tome qui expose le monde dans lequel les personnages évoluent, la suite dérive vers une histoire d'amour impossible qui n'est pas sans rappeler le conte de La Belle et la Bête. Car nous sommes au pays des contes, celui-ci est un poil sanguinaire, comme tous les contes, mais cela fonctionne. Le final de cette histoire, ben il est très "conte" et dans la droite ligne de l'ensemble. Une œuvre à faire connaitre, qui entre poils et peaux, propose un univers fantasmagorique où l'histoire et le dessin magnifient ce beau récit d'un amour romantique, non dénué d'une once de mystère, de violence et de poésie. Indispensable.
Conquistador
J'aime vraiment bien ! Alors oui certains diront que tout cela ne révolutionne pas le genre et bien pas d'accord. En effet dans la production actuelle, cette période n'a pas été si utilisée que cela, la série a l'avantage de nous offrir un regard particulier sur des événements relativement méconnus. Alors oui on s'attache plus à un groupe de mercenaires qu'à la vie des tribus vivant à l'époque de l'empereur Moctezuma, mais me direz-vous, c'est une BD, pas un ouvrage savant d'ethnologie ! Alors d'accord avec les quelques libertés prises par les auteurs : une mercenaire dirigeant sa troupe de farouches soldats, la créature végétale (plutôt bien foutue d'ailleurs !), l'ancien prêtre qui a l'oreille de l'empereur. Ok il y a peut être comme un faux air de Predator mais Del Royo n'est pas Schwarzy et c'est tant mieux. Tout ça pour dire qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat et que cette histoire se lit plutôt bien. Certains ont évoqué Long John Silver, je dirais qu'au-delà du scénario ce qui les rapproche c'est la grande qualité du dessin sur lequel tout a déjà été dit. J'attends la suite. Majoration après la sortie du tome 4 (à priori le dernier) Que dire? La boucle est bouclée. L'empire des Aztèques est mort ou du moins moribond, le charismatique Moctezuma n'est plus et les Espagnols battent en retraite, pour un temps seulement comme nous l'apprend l'histoire. Dans ce dernier tome les destins s'écrivent, leurs fils se rencontrent enfin en une apothéose de violence. Chaque partie tente encore de sauver ce qui peut l'être mais au final alors qu'il ne semble n'y avoir ni perdant ni gagnant, l'on se rend compte que ce choc de civilisation ne pouvait aboutir qu'à un massacre. Au cours de son récit Dufaux à introduit une note de fantastique avec une créature végétale qui a pu en rebuter certains. Ici il se démarque totalement de cet aspect des choses pour nous conter sur un rythme peu être un peu rapide la fin d'un empire. Il passe en effet très vite sur les alliances et mésalliances qui ont conduit à ce que Cortès agisse comme il l'a fait. Soyons clairs, je n'ai pas l'impression que l'objectif de Dufaux était de faire un récit historique stricto sen-sus, il utilise un matériel très riche, trop peu être, qu'il ne peut restituer dans quatre volumes d'une série d'aventure. Au final cette série n'évite pas les écueils mais rappelons quand même que son but est de divertir et ou tout n'est pas à prendre pour argent comptant. Pour moi celui-ci est atteint, de plus ma lecture m'incite à me replonger dans cette période et ce lieu de l'histoire. Dernier point pour saluer à nouveau le travail remarquable de Xavier au dessin.
Deux Frères
J’avais découvert ce duo d’auteurs brésilien via l’intrigant Daytripper (au jour le jour) et, je l’avoue, j’étais tombé sous le charme tant du trait que de l’originalité du récit et de la clarté de la narration. Je retrouve avec plaisir Gabriel Bá et Fábio Moon dans un exercice toujours périlleux : l’adaptation d’un roman (en l’occurrence, le roman éponyme de l’écrivain brésilien Miltom Hatoum : Deux Frères). Et je peux le dire haut et fort : les jumeaux réussissent l’épreuve haut la main ! Ce qui marque dès les premières pages, c’est le style graphique. Un noir et blanc épuré, élégant et empli de vie. Le trait est parfois volontairement peu fouillé mais le charme et la lisibilité qui s’en dégagent font de chaque page un plaisir pour l’œil. J’ai été sensible à ce style rond et en noir et blanc à un tel point que je me suis parfois surpris à m’attarder sur certaines planches, plongé dans des pensées mélancoliques nées de ce trait. Mais adapter un roman, c’est aussi et surtout parvenir à traduire un texte en un assemblage de dessins et de mots, sans que l’un ne prenne le dessus sur l’autre. Et c’est peut-être à ce niveau que l’exploit est le plus retentissent. A aucun moment, je n’ai senti qu’il s’agissait d’une adaptation… et à chaque instant, j’ai senti que cette œuvre était avant tout littéraire… tout en m’attardant souvent sur son dessin. Un équilibre parfait dans lequel chaque élément atteint un niveau tel qu’il en devient centre d’intérêt. Outre cette réussite technique, il fallait encore que l’histoire en elle-même m’intéresse pour que je parvienne au terme de ce copieux récit. Retracer le parcours de jumeaux brésiliens depuis l’entre deux-guerres jusqu’aux années ’70 peut s’avérer fastidieux. Mais Miltom Hatoum a intelligemment nourri son récit, qui propose ainsi de multiples centres d’intérêt. Le thème de la gémellité en est le pilier. Ces deux frères qui vont s’entredéchirer par jalousie nous offrent un portrait sensible de fraternité dévastatrice. Le récit s’en va crescendo, les origines du mal nous sont dévoilées via d’autres personnages et gagnent en nuance à chaque témoignage. Rien n’est évident, rien n’est simple et au terme du récit on en vient à se dire qu’il n’y a dans ce drame que des victimes et non des coupables. Et si ces deux frères focalisent l’attention, c’est à un portrait de famille, serviteurs inclus, que l’on a droit ! Du père au fils illégitime, chaque personnage apporte sa pierre à l’édifice. Mais par-delà cet aspect, les auteurs nous offrent également le portrait d’une ville, Manaus, de sa splendeur et de son déclin, échos de la splendeur et du déclin de la famille dont ces deux frères sont issus. Il y a une belle symbiose entre le lieu et les personnages, qui fait que j’aurais du mal à imaginer ce récit en un autre lieu. Enfin, ce récit fictif s’inscrit dans un contexte historique intéressant. Depuis l’immigration libanaise (dont sont originaires ces deux frères) jusqu’à la dictature militaire des années ’60-’70 au Brésil, chaque élément historique nourrit le récit pour nous le rendre plus authentique. Ce récit est un pur roman graphique. L’action y est pour ainsi dire exclue. Tout son intérêt réside dans ses non-dits et dans la qualité d’écriture de la retranscription des états d’âme des acteurs. Sensible mais lent (il faut aimer le genre pour apprécier cet album), c’est une belle réussite dans le genre. Un grand coup de chapeau également pour la traduction, qui permet de garder l’essence littéraire du roman. Certaines phrases sont d’une justesse et d’une finesse splendides. Seul petit bémol : ce livre, lourd et volumineux, a émis des bruits de craquement lors de la lecture qui me font craindre que sa reliure ne résistera pas au poids des ans.
Sang noir - La catastrophe de Courrières
Après avoir lu LIP (des héros ordinaires), j’enchaîne avec sang noir. Le problème reste toujours le même : un capitalisme qui se soucie peu des travailleurs. En l’occurrence, cela va provoquer la mort de près d’un millier de mineurs dans des conditions épouvantables. Tant que la finance gouvernera, les "valeurs de la République" resteront un leurre diront certains. Nous avons également un gouvernement sous un président de gauche n’hésitant pas à faire sonner la troupe contre les ouvriers en grève. J’ai beaucoup mieux aimé cet ouvrage que Lip. Là encore, j’ignorais tout de l’histoire de la tragédie de Courrière en 1906. J’ai bien aimé la présentation du contexte dans lequel va se dérouler cette catastrophe. 1099 mineurs ont trouvé la mort dont 242 enfants. Il faut dire que les enfants étaient embauchés dès 12 ans. Il y a un passage que je n’ai pas trop compris car on suit le parcours d’un enfant accompagné d’un homme qui le prend sous son aile popur lui enseigner l’art de la mine. On retrouvera sa montre qu’on amènera à sa veuve avec une inscription qui ne laisse plus de place au doute quant à son sort. Puis, plus tard, il semblerait que cet homme ait survécu avec l’enfant qu’il ramènera à son père mais on n’assistera pas aux retrouvailles avec la soi-disante veuve. Bref, s’agit-il des mêmes protagonistes ? Cela ne semble pas évident. L’auteur a volontairement évité de personnaliser pour éviter les charges émotionnelles. Certes mais j’aurais aimé plus de clarté. Passé cette réserve, cet ouvrage est excellent. Il est bien documenté. Le sujet est parfaitement traité et on verra également toutes les conséquences de ce drame collectif. La jonction entre le sujet et la qualité du dessin en noir et blanc, de l'histoire, des dialogues et de l'intéressant documentaire est parfaite.
Krrpk
Des dessins minimalistes, des décors quasi absents, et une colorisation elle aussi simpliste (« à l’ordinateur » ?), voilà une bande dessinée qui ne paye pas de mine, et dans laquelle j’ai eu un peu de mal à entrer – la faute aussi à ce langage à base de borborygmes utilisé par les différents personnages. Mais j’avoue qu’une fois ces petites obstacles franchis, j’ai lu cet album avec un certain plaisir, voire un plaisir certain. Car derrière ce monde et ces personnages extraterrestres et déjantés, on peut lire notre univers en filigrane. Et en particulier on y trouve une satire à peine exagérée de la manière dont sont traités – exploités ? – les immigrés. Mises à part les nombreuses scènes de vomi, l’humour et l’univers de l’album ne sont pas si trash que ça. C’est donc une lecture recommandée, et un achat itou. ************************************************** La lecture du deuxième tome confirme les qualités de cette série. On y retrouve le même héros évoluant au milieu de personnages aux formes et aux noms improbables. A la critique des stéréotypes sur l'immigration s'ajoute celle de son utilisation par un certain libéralisme. Pour le reste, ça se lit très bien, le sourire aux lèvres. C'est un peu moins trash que le premier tome (pas de vomi !). Une série à suivre, à qui j'ajoute une étoile supplémentaire (note réelle 3,5/5).
Rork
Cette série fait partie de mes premières acquisitions, il y a de cela quelques années. J'étais fan, il faut dire que dans le même temps je lisais E. Poe et H. Lovecraft. Ceci expliquant donc cela. Une relecture récente mais fait modérer mon enthousiasme de l'époque. Concernant le dessin mon avis n'a pas changé avec le temps, Andréas est un grand bonhomme et même s'il s'épanouit dans le genre fantastique il n'a pas son pareil en ce qui concerne les architectures, les perspectives délirantes. Ses découpages et la mise en case sont assez exceptionnels. Côté scénario c'est plus compliqué, encore que je n'ai pas dit que son dessin était simple. Comme l'a dit un autre posteur, il faut prendre son temps car tout cela est fort complexe. Je comprends les avis plus négatifs, mais il est vrai que si l'on aime pas cet univers "Lovecraftien", Rork peut s'avérer assez imbuvable ou du moins trimballant un mysticisme à la petite semaine. Bien que le temps ait passé ma relecture à été plaisante et Andréas à réussit à ma capter comme aux premiers temps.