Depuis l’époque où je l’ai découvert dans Fluide glacial, Foerster a toujours tenu pour moi une place à part parmi les auteurs du « journal d’humour et de bandessinées ». Ses petites histoires morbides avaient quelque chose d’incongru qui tranchait avec l’ « esprit Fluide » général. Même si l’auteur recourait au trash propre aux années 80, il restait toujours ce petit côté hors du temps, à la fois vieillot et poétique, une sorte de version européenne d’un Creepshow conçu dans les années 50. Et ses cauchemars « en cases » où le quotidien le plus banal rencontrait le fantastique (et souvent l’horreur) exerçaient sur moi une fascination particulière. Des cauchemars souvent peuplés de créatures difformes et dans lesquels des humains on ne peut plus ordinaires voire insignifiants se retrouvaient inéluctablement pris au piège d’un mauvais génie sadique au rictus grimaçant. Chaque semaine, Fluide me procurait ma dose hebdomadaire de Foerster, me plongeant dans un état de douce terreur que venait à peine alléger un humour noir grinçant à souhait.
Avec ce « Confesseur sauvage », j’ai retrouvé les mêmes sensations. Car l’auteur belge semble être resté le même, fidèle à lui-même et à son univers unique, prenant un plaisir quasi enfantin à nous narrer ces mini-contes cruels où il s’autorise les délires les plus fous, faisant comme bon lui semble, intégrant du bout des doigts un vernis pseudo-scientifique, se fichant d’un quelconque réalisme psychologique comme de l’an 40, parce que sinon, ça serait forcément moins drôle ! Comme si les pires cauchemars étaient préférables à un quotidien suintant l’ennui, comme si un rire sardonique valait mieux qu’un spleen fataliste face à un monde insensé.
Nul doute que certains lui reprocheront de faire toujours la même chose, y compris pour ce qui est du style graphique. Mais son dessin est tellement indissociable des ces récits à l’atmosphère unique qu’on ne l’imaginerait pas autrement, à tel point que même une mise en couleur serait déplacée. Foerster suit la voie qu’il s’est tracé, il n’explore pas, ne se cherche pas, prend son pied et nous avec, tout simplement, où est le mal ? Immeubles et objets semblent animés d’une vie intérieure, forcément lugubre, tandis que les personnages, plus ou moins difformes, ont l’air de lutter pour rester debout, en proie à des tourments indicibles. De son cerveau malade, Foerster injecte avec brio sa poésie à la fois lunaire et grand-guignolesque dans ces contes délirants pour enfants et vieux enfants, probables exutoires à ses propres névroses. Ainsi, à vous qui lisez ces lignes, je ne saurais trop vous conseiller de mieux faire connaissance avec ce confesseur. Et puis vous avez forcément quelque chose à vous reprocher, non ?
Les éditions 2024 restent fidèles à leur ligne directrice, qui consiste à publier des œuvres originales (dans tous les sens du terme), avec un fond et une forme exigeants. C’est tout à leur honneur.
Alors, certes, on pourra trouver des grincheux pour pester. Quoi, 23 euros pour cet album au petit format, relativement vite lu ? Mais c’est qu’on n’achète pas un prix, mais du plaisir. Et là, j’avoue que c’est plutôt réussi ! Et – sans occulter le fait qu’acheter des livres peut être un luxe pour certains, difficultés financières obligent –, une petite structure comme 2024 ne peut rivaliser avec les grosses maisons, et je suis prêt à faire pour eux des efforts qui me rebuteraient pour d’autres : que vivent ces dénicheurs de talents !
Bon, ce plaidoyer passé, qu’en est-il de l’album lui-même ? Tout d’abord, comme déjà dit, c’est un bien bel objet, avec couverture épaisse et dos toilé. Un petit dépliant hors-texte glissé dans l’album resitue l’inspiration de l’auteur, de manière à la fois instructive et amusante.
Clément Vuillier s’est donc inspiré de l’œuvre d’un savant allemand du XVIIème siècle, aux théories aussi élaborées que foireuses. Puis il s’en est éloigné, pour bâtir cet album à l’esthétique originale.
Il s’agit du voyage de deux bonhommes, Jean, sorte de béotien sceptique, et Cosmiel, sûr de lui et très professoral. Ils vont au centre de la Terre, sur la Lune, dans l’espace, sur le Soleil, pour revenir sur terre.
Chacun des chapitres est « ouvert » par un dialogue de 2 à 4 pages entre Jean et Cosmiel, avec en appui des sortes de « plans » très géométriques, puis à chaque fois une dizaine de planches montrent quelques étapes du voyage des deux compagnons (touchés par la grâce, ils sont libérés des contingences physiques), représentés minuscules dans leur périple, au milieu de paysages grandioses (ces planches étant muettes).
J’en viens au dessin de ces paysages, que j’ai trouvé vraiment superbe. Dans un Noir et Blanc, des dégradés de Gris, Clément Vuillier nous « donne à voir » et lance notre imagination à pleine vitesse. Comme pouvait le faire il y a plus d’un siècle « Le voyage dans la Lune » de Méliès. Et l’esthétique du dessin est assez proche de ce Noir et Blanc du premier cinéma.
Parfois, au milieu de certaines planches, une géométrie proche de celle d’Escher (Vuillier semble aimer les perspectives surprenantes) contrebalance la nature aléatoire représentée de manière fantastique.
Est-ce de la Bande dessinée ? Oui, mais atypique, et il est à craindre que l’album peine à trouver son lectorat. Mais je vous encourage à regarder ce récit de voyage plus ou moins imaginaire – mais très imaginatif.
Un coup de crayon qui vaut le coup d’œil, et mérite un coup de cœur !
La première chose qui me frappe en ouvrant le tome 1, c'est le dessin : quelle merveille ! une véritable splendeur, j'adore ce type de graphisme très expressif sur les visages et les anatomies, ce souci du détail, une sorte d'hyperréalisme au trait appuyé et fin à la fois, ça rend très attachant les personnages de Clovis et d'Evelyne. Ce José Homs est un auteur que je ne connaissais pas et qui je crois n'est pas encore très connu, mais je lui souhaite de tomber sur des scénaristes de la qualité de Giroud pour arriver à s'exprimer avec un tel talent..
C'est le second diptyque de cette série concept Secrets que je lis, et comme le premier Secrets : L'écharde qui m'avait plu, celui-ci emporte à nouveau mon adhésion. Il s'agit de suivre le parcours d'un pauvre type sans grande ambition et sans relief au départ, ce Clovis Chaumel qui va se transformer progressivement en un autre individu plus libre, plus ouvert et débarrassé d'un carcan de préjugés et de conventions, après avoir été touché par la grâce du célèbre Angélus de Millet, et les "reproductions" inconscientes de Dali sur ce tableau... tout en élucidant un drame personnel lié à sa famille.
A première vue, ce synopsis n'a rien de vraiment folichon pour attirer le lecteur ; d'ailleurs, le tome 1 est lent, l'action traine, il y a comme une sorte de torpeur indicible et il ne se passe rien de transcendant. Malgré ça, je vais me contredire, mais en fait il se passe des trucs, certains faits sont révélés, mais en douceur, par petites touches, c'est presque imperceptible, on dirait que le récit n'avance pas, et pourtant ça évolue doucement en faisant son petit bonhomme de chemin, d'où un intérêt incroyable ; je me surprenais moi-même à me captiver par tout ceci et n'ayant pas prévu de lire les 2 tomes à la suite, je ne pus attendre et j'ai tout lu d'une traite sans aucun ennui.. c'est très subtil comme narration.
le récit en lui-même est tout ce qu'il y a de plus banalement quotidien et ordinaire, enfoui dans la quiétude provinciale très justement décrite avec ses rumeurs de villages, mais la façon dont c'est agencé relève du génie. Giroud réussit encore un scénario parfaitement huilé, calibré, où tout s'emboite comme un Lego, rien ne déborde ou ne dérape dans une direction bizarre, il n'y a pas d'à-côtés inutiles, tout est bien ajusté, et à la fin, le lecteur est ravi du dénouement. Un coup de maître de la part de Giroud !
Je suis sous le charme...
Je suis le parcours d'Andoryss, jeune scénariste, depuis ses débuts ou presque, et j'avoue que, même si je n'ai pas encore tout lu, ou plutôt tout fini, les univers qu'elle invente me parlent.
C'est le cas ici encore, avec cette histoire de convoyage d'une arme qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains, et qui est sous la responsabilité de personnages aussi attachants que fragiles. Certes, me direz-vous, rien de nouveau sous le soleil, mais la demoiselle a le don de bien composer ses histoires, sous la houlette une nouvelle fois de David Chauvel, incubateur patenté de talents et lui-même franchement pas maladroit en tant que scénariste. Bref, ici la traque a de la classe, et même si l'on sent venir le pot-aux-roses concernant Coline un peu avant que cela soit révélé, on a envie de connaître la suite. Le tome 2 est un tome de transition, il se déroule essentiellement chez les pirates mais il propose quand même un intéressant jeu de renversement des postures... Concernant le look du chat volant, bizarrement j'ai pensé au dragon du film... Dragons en le voyant. Peut-être une référence implicite ?
Je dois dire que le dessinateur est aussi pour beaucoup dans l'enchantement ressenti. Avec un trait plus adouci que dans Alice au pays des merveilles (Drugstore), scénarisé par le susdit citoyen Chauvel, ses planches sont tout simplement somptueuses. Dans un style combinant franco-belge et manga, et des effets de mise en scène affranchis de tout complexe, c'est d'une lisibilité extraordinaire. La mise en couleurs, tout en pastels, concourt à en faire un régal pour les yeux.
Bref, bravo.
Jacques Ferrandez retrace l'histoire de la présence française en Algérie peu après la conquête du pays en 1830 jusqu'à la décolonisation. Il décrit avec une conviction sincère et parfois touchante les premières années de la colonisation sans l'exotisme de pacotille qu'on trouve dans certaines Bd, rapporte ce qu'il a vu et connu, et tient comme un journal de bord sur les soubresauts de ce pays où il est né.
Les 5 premiers tomes sont axés sur une saga familiale, depuis le jeune peintre Joseph Constant qui débarque à Alger en 1836 ; j'aime bien cet album qui sert d'introduction, il est très évocateur d'une certaine époque coloniale telle qu'on l'imaginait au XIXème siècle. Joseph fait partager au lecteur son amour des couleurs, de l'exotisme fascinant de l'Orient, du mystère qui nimbe la culture arabe ; la mise en page est originale avec de nombreuses aquarelles et esquisses qui enrichissent la narration.
Dès le tome 6, Ferrandez évoque la guerre d'Algérie qui va rester comme une épine dans le pied de la France des années 50, sans rien occulter de ses aspects les plus sombres. Là encore, on suit le parcours des enfants de Joseph car la série adopte une continuité ; Ferrandez restitue de façon très documentée l'évolution de l'état d'esprit des colons français et l'état d'esprit des militaires pendant cette guerre, de même qu'il dépeint Européens et Arabes avec le même soin, sans caricaturer ou privilégier les uns ou les autres, chacun a sa part d'ombre et son côté contestable.
A l'aide de son dessin très vivant, aux belles couleurs, et qui sait mettre en valeur les paysages ensoleillés, Ferrandez appuie son propos de façon réaliste et humaniste, en prenant bien garde de ne pas alourdir le récit et lasser le lecteur en assénant du didactisme historique à outrance ; c'est pourquoi il insiste sur les personnages attachants qui se débattent au sein de cette Algérie agitée.
Je n'avais jamais lu que distraitement quelques chapitres dans le mensuel A Suivre entre 1986 et 87, l'Algérie n'étant pas un lieu qui m'attire et le sujet ne me passionnant pas, mais depuis peu je me suis décidé à lire la saga entière, et je l'ai trouvée très instructive, il est clair que pour moi, ça passe mieux en mode BD que par le biais d'un bouquin ou même d'un doc télé.
La tâche était ardue de raconter une telle histoire, Ferrandez l'a fait en marchant sur les traces du romancier Jules Roy et en retrouvant ses propres racines. Du beau travail !
Broz est une série d'héroic-fantasy qui va droit à l'essentiel, la guerre y est omniprésente, j'ai été scotché par les combats épiques sanglants. L'intrigue est rapide, on ne s’ennuie pas. Le dessin est beau, détaillé et sombre. L'humour est présent et permet de souffler entre deux attaques. Le héros, à force de ne jamais déroger à ses principes, manque peut-être un peu de subtilité (il faut bien chipoter un peu).
J'hésite entre 3/5 et 4/5 pour ce premier tome qui s'avère très prometteur.
Pour commencer le dessin est vraiment très sympathique, entre les décors froids et enneigés ou ces sous-sols incroyables et mystérieux, c'est très dynamique et dépaysant ; personnellement j'adore tout ce qui touche de près ou de loin aux mondes parallèles. Le trait est très assuré et précis, les couleurs pétillantes, j'aime beaucoup.
Le scénario réserve surprises et rebondissements dès le premier tome et donne furieusement envie de connaître la suite.
Enfin les propos et le caractère de la jeune Yiya donnent du peps à la lecture et un côté très attachant à ce personnage.
Je dirais qu'on tient là une série graphiquement très agréable et qui sort de l'ordinaire. J'attends la suite avec impatience. Comme c'est bientôt Noël je n'attends pas la suite pour mettre d'ores et déjà la note de 4/5, en espérant ne pas être déçue...
Suite et fin de l'histoire avec le tome 2 que j'ai cru ne jamais voir sortir en librairie !! Mieux vaut tard que jamais me direz-vous... Au final, je dirais "petite série sympa en deux tomes, un peu confuse dans le T2 mais qui a le mérite de faire voyager le lecteur dans toutes les dimensions !".
Je reste sur 3,5 arrondi 4/5 pour le dessin, les idées et pour encourager les séries de qualité qui ne laissent finalement pas leurs lecteurs orphelins (même si l'attente a été longue...).
Très beau travail.
Je viens de lire Le Caravage de Manara, et en ouvrant cette "vision de Bacchus", on a tendance à trouver une certaine naïveté dans la représentation en comparaison. Mais cette naïveté s'ouvre ensuite sur une intrigue très subtile et vraisemblable autour d'un tableau de Giorgione fini par Titien : la Vénus endormie.
Ici beaucoup moins d'épées et de bordels que chez Manara, mais une violence plus psychologique... Celle d'un commanditaire riche qui croit pouvoir tout acheter, de peintres qui cherchent à gagner les faveurs de leurs clients par tous les moyens, d'amours impartageables, de filiations inavouées...
Bref c'est peut-être moins spectaculaire, mais très prenant, complexe et bien construit. Les tableaux donnent envie de retourner au musée de l’Académie. Les rues de Venise, stylisées, jouent leur rôle. Les visages plutôt caricaturaux, épousent habilement les psychologies.
Je ne connaissais pas ce Jean Dytar, mais je l'ai à l’œil...
Une BD d'aventure à conseiller chaudement.
Premier volet : Un scénario haletant qui met en scène la vie du Caravage, pleine de rebondissements, qui va des bas-fonds aux prélats de la Rome renaissante, qui manie le pinceau, l'épée et les reins aussi (pas de passage vraiment obscène mais des traversées de bordels récurrentes). Une grande habileté du dessin et de la lumière, des personnages parfois un peu schématiques mais servis par des dialogues sobres.
Je connaissais très bien Caravage pour avoir croqué beaucoup de ses tableaux au début de mes études : c'est un des premiers peintres de la Renaissance à avoir réduit le cadrage à une composition rapprochée sur les personnages, où le décors disparait presque. C'est extrêmement formateur pour toucher du doigt ce qu'est la composition (forme, couleurs et lumières).
On sent que Manara cultive son admiration pour le maître, comme si on entrait dans ses tableaux, exception faite des décors, quasi absents chez Caravage, qui sont plutôt repris d'autres peintres ou graveurs. Cela donne une ambiance un peu jaunie qui est le seul bémol que je ferais : un monde sans bleu qui a tendance à éloigner le lecteur de l'histoire (en particulier les ciels beiges qui sont plutôt cuculs).
Ce sont les tableaux du Caravage reproduits dans l'histoire qui sont les images les plus vigoureuses : Manara réussit un tour de force pour capter sur un format minuscule toute l'acuité du regard du maître, parfois teintée d'ironie ou de provocation, mais toujours dans un relief déconcertant.
Bravo Manara ! Le scénario et la peinture du Caravage sont parfaitement tressés et mis en valeur l'un par l'autre. J'en redemande !
Après lecture du deuxième volet, je n'ai pas grand chose à ajouter, le bleu manquant du premier est répandu comme gage sur la couverture un peu mièvre, mais sinon pas de changement de cap dans les pages intérieures. Le scénario devient un peu monotone, puisque le héros est toujours en fuite jusqu'à sa mort, changeant d'ennemi dans chaque ville et produisant des œuvres à couper le souffle pour les puissants opportunistes qu'il trouve sur son chemin.
Lecture des 6 tomes.
Belle surprise !
L’histoire se déroule en Bretagne à la toute fin du 18ème siècle, dans un village de pêcheurs… et de naufrageurs. La série est très immersive avec moult expressions bretonnes, traditions et croyances populaires (type Ankou). Les décors sont très soignés et l’on sent que les auteurs se sont appliqués à rendre le cadre historique le plus réaliste possible.
Le rendu graphique est superbe. Le trait de Parnotte, fin et détaillé, met parfaitement en valeur le récit.
Le scénario est haletant, maniant habilement suspense, action et rebondissements. Balac joue constamment avec l’identité de ses personnages principaux (fort réussis par ailleurs) et sur les secrets liés à la fameuse famille des Porphyre. L’histoire est très romanesque et saura tenir en haleine le lecteur jusqu’au bout.
Le Sang des Porphyre est une belle série d’aventures.
A découvrir.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Confesseur sauvage
Depuis l’époque où je l’ai découvert dans Fluide glacial, Foerster a toujours tenu pour moi une place à part parmi les auteurs du « journal d’humour et de bandessinées ». Ses petites histoires morbides avaient quelque chose d’incongru qui tranchait avec l’ « esprit Fluide » général. Même si l’auteur recourait au trash propre aux années 80, il restait toujours ce petit côté hors du temps, à la fois vieillot et poétique, une sorte de version européenne d’un Creepshow conçu dans les années 50. Et ses cauchemars « en cases » où le quotidien le plus banal rencontrait le fantastique (et souvent l’horreur) exerçaient sur moi une fascination particulière. Des cauchemars souvent peuplés de créatures difformes et dans lesquels des humains on ne peut plus ordinaires voire insignifiants se retrouvaient inéluctablement pris au piège d’un mauvais génie sadique au rictus grimaçant. Chaque semaine, Fluide me procurait ma dose hebdomadaire de Foerster, me plongeant dans un état de douce terreur que venait à peine alléger un humour noir grinçant à souhait. Avec ce « Confesseur sauvage », j’ai retrouvé les mêmes sensations. Car l’auteur belge semble être resté le même, fidèle à lui-même et à son univers unique, prenant un plaisir quasi enfantin à nous narrer ces mini-contes cruels où il s’autorise les délires les plus fous, faisant comme bon lui semble, intégrant du bout des doigts un vernis pseudo-scientifique, se fichant d’un quelconque réalisme psychologique comme de l’an 40, parce que sinon, ça serait forcément moins drôle ! Comme si les pires cauchemars étaient préférables à un quotidien suintant l’ennui, comme si un rire sardonique valait mieux qu’un spleen fataliste face à un monde insensé. Nul doute que certains lui reprocheront de faire toujours la même chose, y compris pour ce qui est du style graphique. Mais son dessin est tellement indissociable des ces récits à l’atmosphère unique qu’on ne l’imaginerait pas autrement, à tel point que même une mise en couleur serait déplacée. Foerster suit la voie qu’il s’est tracé, il n’explore pas, ne se cherche pas, prend son pied et nous avec, tout simplement, où est le mal ? Immeubles et objets semblent animés d’une vie intérieure, forcément lugubre, tandis que les personnages, plus ou moins difformes, ont l’air de lutter pour rester debout, en proie à des tourments indicibles. De son cerveau malade, Foerster injecte avec brio sa poésie à la fois lunaire et grand-guignolesque dans ces contes délirants pour enfants et vieux enfants, probables exutoires à ses propres névroses. Ainsi, à vous qui lisez ces lignes, je ne saurais trop vous conseiller de mieux faire connaissance avec ce confesseur. Et puis vous avez forcément quelque chose à vous reprocher, non ?
Le Voyage Céleste Extatique
Les éditions 2024 restent fidèles à leur ligne directrice, qui consiste à publier des œuvres originales (dans tous les sens du terme), avec un fond et une forme exigeants. C’est tout à leur honneur. Alors, certes, on pourra trouver des grincheux pour pester. Quoi, 23 euros pour cet album au petit format, relativement vite lu ? Mais c’est qu’on n’achète pas un prix, mais du plaisir. Et là, j’avoue que c’est plutôt réussi ! Et – sans occulter le fait qu’acheter des livres peut être un luxe pour certains, difficultés financières obligent –, une petite structure comme 2024 ne peut rivaliser avec les grosses maisons, et je suis prêt à faire pour eux des efforts qui me rebuteraient pour d’autres : que vivent ces dénicheurs de talents ! Bon, ce plaidoyer passé, qu’en est-il de l’album lui-même ? Tout d’abord, comme déjà dit, c’est un bien bel objet, avec couverture épaisse et dos toilé. Un petit dépliant hors-texte glissé dans l’album resitue l’inspiration de l’auteur, de manière à la fois instructive et amusante. Clément Vuillier s’est donc inspiré de l’œuvre d’un savant allemand du XVIIème siècle, aux théories aussi élaborées que foireuses. Puis il s’en est éloigné, pour bâtir cet album à l’esthétique originale. Il s’agit du voyage de deux bonhommes, Jean, sorte de béotien sceptique, et Cosmiel, sûr de lui et très professoral. Ils vont au centre de la Terre, sur la Lune, dans l’espace, sur le Soleil, pour revenir sur terre. Chacun des chapitres est « ouvert » par un dialogue de 2 à 4 pages entre Jean et Cosmiel, avec en appui des sortes de « plans » très géométriques, puis à chaque fois une dizaine de planches montrent quelques étapes du voyage des deux compagnons (touchés par la grâce, ils sont libérés des contingences physiques), représentés minuscules dans leur périple, au milieu de paysages grandioses (ces planches étant muettes). J’en viens au dessin de ces paysages, que j’ai trouvé vraiment superbe. Dans un Noir et Blanc, des dégradés de Gris, Clément Vuillier nous « donne à voir » et lance notre imagination à pleine vitesse. Comme pouvait le faire il y a plus d’un siècle « Le voyage dans la Lune » de Méliès. Et l’esthétique du dessin est assez proche de ce Noir et Blanc du premier cinéma. Parfois, au milieu de certaines planches, une géométrie proche de celle d’Escher (Vuillier semble aimer les perspectives surprenantes) contrebalance la nature aléatoire représentée de manière fantastique. Est-ce de la Bande dessinée ? Oui, mais atypique, et il est à craindre que l’album peine à trouver son lectorat. Mais je vous encourage à regarder ce récit de voyage plus ou moins imaginaire – mais très imaginatif. Un coup de crayon qui vaut le coup d’œil, et mérite un coup de cœur !
Secrets - L'Angélus
La première chose qui me frappe en ouvrant le tome 1, c'est le dessin : quelle merveille ! une véritable splendeur, j'adore ce type de graphisme très expressif sur les visages et les anatomies, ce souci du détail, une sorte d'hyperréalisme au trait appuyé et fin à la fois, ça rend très attachant les personnages de Clovis et d'Evelyne. Ce José Homs est un auteur que je ne connaissais pas et qui je crois n'est pas encore très connu, mais je lui souhaite de tomber sur des scénaristes de la qualité de Giroud pour arriver à s'exprimer avec un tel talent.. C'est le second diptyque de cette série concept Secrets que je lis, et comme le premier Secrets : L'écharde qui m'avait plu, celui-ci emporte à nouveau mon adhésion. Il s'agit de suivre le parcours d'un pauvre type sans grande ambition et sans relief au départ, ce Clovis Chaumel qui va se transformer progressivement en un autre individu plus libre, plus ouvert et débarrassé d'un carcan de préjugés et de conventions, après avoir été touché par la grâce du célèbre Angélus de Millet, et les "reproductions" inconscientes de Dali sur ce tableau... tout en élucidant un drame personnel lié à sa famille. A première vue, ce synopsis n'a rien de vraiment folichon pour attirer le lecteur ; d'ailleurs, le tome 1 est lent, l'action traine, il y a comme une sorte de torpeur indicible et il ne se passe rien de transcendant. Malgré ça, je vais me contredire, mais en fait il se passe des trucs, certains faits sont révélés, mais en douceur, par petites touches, c'est presque imperceptible, on dirait que le récit n'avance pas, et pourtant ça évolue doucement en faisant son petit bonhomme de chemin, d'où un intérêt incroyable ; je me surprenais moi-même à me captiver par tout ceci et n'ayant pas prévu de lire les 2 tomes à la suite, je ne pus attendre et j'ai tout lu d'une traite sans aucun ennui.. c'est très subtil comme narration. le récit en lui-même est tout ce qu'il y a de plus banalement quotidien et ordinaire, enfoui dans la quiétude provinciale très justement décrite avec ses rumeurs de villages, mais la façon dont c'est agencé relève du génie. Giroud réussit encore un scénario parfaitement huilé, calibré, où tout s'emboite comme un Lego, rien ne déborde ou ne dérape dans une direction bizarre, il n'y a pas d'à-côtés inutiles, tout est bien ajusté, et à la fin, le lecteur est ravi du dénouement. Un coup de maître de la part de Giroud !
Le Soufflevent
Je suis sous le charme... Je suis le parcours d'Andoryss, jeune scénariste, depuis ses débuts ou presque, et j'avoue que, même si je n'ai pas encore tout lu, ou plutôt tout fini, les univers qu'elle invente me parlent. C'est le cas ici encore, avec cette histoire de convoyage d'une arme qui ne doit pas tomber entre de mauvaises mains, et qui est sous la responsabilité de personnages aussi attachants que fragiles. Certes, me direz-vous, rien de nouveau sous le soleil, mais la demoiselle a le don de bien composer ses histoires, sous la houlette une nouvelle fois de David Chauvel, incubateur patenté de talents et lui-même franchement pas maladroit en tant que scénariste. Bref, ici la traque a de la classe, et même si l'on sent venir le pot-aux-roses concernant Coline un peu avant que cela soit révélé, on a envie de connaître la suite. Le tome 2 est un tome de transition, il se déroule essentiellement chez les pirates mais il propose quand même un intéressant jeu de renversement des postures... Concernant le look du chat volant, bizarrement j'ai pensé au dragon du film... Dragons en le voyant. Peut-être une référence implicite ? Je dois dire que le dessinateur est aussi pour beaucoup dans l'enchantement ressenti. Avec un trait plus adouci que dans Alice au pays des merveilles (Drugstore), scénarisé par le susdit citoyen Chauvel, ses planches sont tout simplement somptueuses. Dans un style combinant franco-belge et manga, et des effets de mise en scène affranchis de tout complexe, c'est d'une lisibilité extraordinaire. La mise en couleurs, tout en pastels, concourt à en faire un régal pour les yeux. Bref, bravo.
Carnets d'Orient
Jacques Ferrandez retrace l'histoire de la présence française en Algérie peu après la conquête du pays en 1830 jusqu'à la décolonisation. Il décrit avec une conviction sincère et parfois touchante les premières années de la colonisation sans l'exotisme de pacotille qu'on trouve dans certaines Bd, rapporte ce qu'il a vu et connu, et tient comme un journal de bord sur les soubresauts de ce pays où il est né. Les 5 premiers tomes sont axés sur une saga familiale, depuis le jeune peintre Joseph Constant qui débarque à Alger en 1836 ; j'aime bien cet album qui sert d'introduction, il est très évocateur d'une certaine époque coloniale telle qu'on l'imaginait au XIXème siècle. Joseph fait partager au lecteur son amour des couleurs, de l'exotisme fascinant de l'Orient, du mystère qui nimbe la culture arabe ; la mise en page est originale avec de nombreuses aquarelles et esquisses qui enrichissent la narration. Dès le tome 6, Ferrandez évoque la guerre d'Algérie qui va rester comme une épine dans le pied de la France des années 50, sans rien occulter de ses aspects les plus sombres. Là encore, on suit le parcours des enfants de Joseph car la série adopte une continuité ; Ferrandez restitue de façon très documentée l'évolution de l'état d'esprit des colons français et l'état d'esprit des militaires pendant cette guerre, de même qu'il dépeint Européens et Arabes avec le même soin, sans caricaturer ou privilégier les uns ou les autres, chacun a sa part d'ombre et son côté contestable. A l'aide de son dessin très vivant, aux belles couleurs, et qui sait mettre en valeur les paysages ensoleillés, Ferrandez appuie son propos de façon réaliste et humaniste, en prenant bien garde de ne pas alourdir le récit et lasser le lecteur en assénant du didactisme historique à outrance ; c'est pourquoi il insiste sur les personnages attachants qui se débattent au sein de cette Algérie agitée. Je n'avais jamais lu que distraitement quelques chapitres dans le mensuel A Suivre entre 1986 et 87, l'Algérie n'étant pas un lieu qui m'attire et le sujet ne me passionnant pas, mais depuis peu je me suis décidé à lire la saga entière, et je l'ai trouvée très instructive, il est clair que pour moi, ça passe mieux en mode BD que par le biais d'un bouquin ou même d'un doc télé. La tâche était ardue de raconter une telle histoire, Ferrandez l'a fait en marchant sur les traces du romancier Jules Roy et en retrouvant ses propres racines. Du beau travail !
Broz
Broz est une série d'héroic-fantasy qui va droit à l'essentiel, la guerre y est omniprésente, j'ai été scotché par les combats épiques sanglants. L'intrigue est rapide, on ne s’ennuie pas. Le dessin est beau, détaillé et sombre. L'humour est présent et permet de souffler entre deux attaques. Le héros, à force de ne jamais déroger à ses principes, manque peut-être un peu de subtilité (il faut bien chipoter un peu).
Yiya
J'hésite entre 3/5 et 4/5 pour ce premier tome qui s'avère très prometteur. Pour commencer le dessin est vraiment très sympathique, entre les décors froids et enneigés ou ces sous-sols incroyables et mystérieux, c'est très dynamique et dépaysant ; personnellement j'adore tout ce qui touche de près ou de loin aux mondes parallèles. Le trait est très assuré et précis, les couleurs pétillantes, j'aime beaucoup. Le scénario réserve surprises et rebondissements dès le premier tome et donne furieusement envie de connaître la suite. Enfin les propos et le caractère de la jeune Yiya donnent du peps à la lecture et un côté très attachant à ce personnage. Je dirais qu'on tient là une série graphiquement très agréable et qui sort de l'ordinaire. J'attends la suite avec impatience. Comme c'est bientôt Noël je n'attends pas la suite pour mettre d'ores et déjà la note de 4/5, en espérant ne pas être déçue... Suite et fin de l'histoire avec le tome 2 que j'ai cru ne jamais voir sortir en librairie !! Mieux vaut tard que jamais me direz-vous... Au final, je dirais "petite série sympa en deux tomes, un peu confuse dans le T2 mais qui a le mérite de faire voyager le lecteur dans toutes les dimensions !". Je reste sur 3,5 arrondi 4/5 pour le dessin, les idées et pour encourager les séries de qualité qui ne laissent finalement pas leurs lecteurs orphelins (même si l'attente a été longue...).
La Vision de Bacchus
Très beau travail. Je viens de lire Le Caravage de Manara, et en ouvrant cette "vision de Bacchus", on a tendance à trouver une certaine naïveté dans la représentation en comparaison. Mais cette naïveté s'ouvre ensuite sur une intrigue très subtile et vraisemblable autour d'un tableau de Giorgione fini par Titien : la Vénus endormie. Ici beaucoup moins d'épées et de bordels que chez Manara, mais une violence plus psychologique... Celle d'un commanditaire riche qui croit pouvoir tout acheter, de peintres qui cherchent à gagner les faveurs de leurs clients par tous les moyens, d'amours impartageables, de filiations inavouées... Bref c'est peut-être moins spectaculaire, mais très prenant, complexe et bien construit. Les tableaux donnent envie de retourner au musée de l’Académie. Les rues de Venise, stylisées, jouent leur rôle. Les visages plutôt caricaturaux, épousent habilement les psychologies. Je ne connaissais pas ce Jean Dytar, mais je l'ai à l’œil...
Le Caravage
Une BD d'aventure à conseiller chaudement. Premier volet : Un scénario haletant qui met en scène la vie du Caravage, pleine de rebondissements, qui va des bas-fonds aux prélats de la Rome renaissante, qui manie le pinceau, l'épée et les reins aussi (pas de passage vraiment obscène mais des traversées de bordels récurrentes). Une grande habileté du dessin et de la lumière, des personnages parfois un peu schématiques mais servis par des dialogues sobres. Je connaissais très bien Caravage pour avoir croqué beaucoup de ses tableaux au début de mes études : c'est un des premiers peintres de la Renaissance à avoir réduit le cadrage à une composition rapprochée sur les personnages, où le décors disparait presque. C'est extrêmement formateur pour toucher du doigt ce qu'est la composition (forme, couleurs et lumières). On sent que Manara cultive son admiration pour le maître, comme si on entrait dans ses tableaux, exception faite des décors, quasi absents chez Caravage, qui sont plutôt repris d'autres peintres ou graveurs. Cela donne une ambiance un peu jaunie qui est le seul bémol que je ferais : un monde sans bleu qui a tendance à éloigner le lecteur de l'histoire (en particulier les ciels beiges qui sont plutôt cuculs). Ce sont les tableaux du Caravage reproduits dans l'histoire qui sont les images les plus vigoureuses : Manara réussit un tour de force pour capter sur un format minuscule toute l'acuité du regard du maître, parfois teintée d'ironie ou de provocation, mais toujours dans un relief déconcertant. Bravo Manara ! Le scénario et la peinture du Caravage sont parfaitement tressés et mis en valeur l'un par l'autre. J'en redemande ! Après lecture du deuxième volet, je n'ai pas grand chose à ajouter, le bleu manquant du premier est répandu comme gage sur la couverture un peu mièvre, mais sinon pas de changement de cap dans les pages intérieures. Le scénario devient un peu monotone, puisque le héros est toujours en fuite jusqu'à sa mort, changeant d'ennemi dans chaque ville et produisant des œuvres à couper le souffle pour les puissants opportunistes qu'il trouve sur son chemin.
Le Sang des Porphyre
Lecture des 6 tomes. Belle surprise ! L’histoire se déroule en Bretagne à la toute fin du 18ème siècle, dans un village de pêcheurs… et de naufrageurs. La série est très immersive avec moult expressions bretonnes, traditions et croyances populaires (type Ankou). Les décors sont très soignés et l’on sent que les auteurs se sont appliqués à rendre le cadre historique le plus réaliste possible. Le rendu graphique est superbe. Le trait de Parnotte, fin et détaillé, met parfaitement en valeur le récit. Le scénario est haletant, maniant habilement suspense, action et rebondissements. Balac joue constamment avec l’identité de ses personnages principaux (fort réussis par ailleurs) et sur les secrets liés à la fameuse famille des Porphyre. L’histoire est très romanesque et saura tenir en haleine le lecteur jusqu’au bout. Le Sang des Porphyre est une belle série d’aventures. A découvrir.