Les derniers avis (31996 avis)

Par cidain
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Mémoire du Bamboo
La Mémoire du Bamboo

Je viens de lire le premier tome de cette série malheureusement inachevée (j'aimerais bien savoir pourquoi snif). Les dessins sont joliment colorés et fourmillent de détails, notamment les décors moyenâgeux et les personnages. Le scénario est dans la moyenne. En espérant que Malnati nous propose une suite...

18/08/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5
Couverture de la série Men of Wrath
Men of Wrath

Voici un one-shot solide acheté sur le seul nom de Aaron et sa couverture superbe où les protagonistes semblent reprendre les poses iconiques du chef d’œuvre de Miller, Sin City. De Sin City, on reprend la violence âpre et sans concessions. Âmes sensibles s’abstenir, dans Men of Wrath, il n’y a guère de place pour la réflexion et on peut y massacrer femmes et enfants sans aucun scrupule. La préface présente de façon intéressante le pitch de ce récit, à savoir qu’un aïeul de Jason Aaron a tué un autre homme pour une querelle de moutons au début du siècle dernier. Le scénariste se sert de cette histoire vraie comme départ de cette histoire sanglante, à savoir un fait similaire dans la famille Rath (notez le jeu de mot avec le titre du comics que l’on pourrait traduire en français par « hommes en colère ») et le début d’une fibre violente et psychopathe parmi tous les descendants… Par le jeu de flashbacks malins et suggérés en voix off par le principal protagoniste, Ira Rath. Ce dernier est un homme mur, tueur à gages de profession, une véritable machine à occire qui honore tous ses contrats sans jamais flancher. Rattrapé par la maladie en couvant une maladie sérieuse, ses jours sont probablement comptés mais il lui reste un dernier contrat à exécuter : son propre fils Ruben, petite frappe avec lequel les relations familiales sont rompues et qui a provoqué du grabuge chez le principal employeur de son père… Bref, ça va chier des bulles entre ces deux hommes qui n’ont de commun que le sang qu’ils portent sur les mains….. L’histoire est évidemment classique, le ruban familial apporté justifiant la curiosité du lecteur. Le récit est mené à 100 à l’heure et ne prend pas vraiment de gants, porté par le dessin efficace d’un Ron Garney avec de jolies couleurs notamment dans les scènes nocturnes. C’est facile à lire et agréable pour qui aime les histoires de porteflingues et d’échanges musclés par les armes . Par contre le récit est plutôt anecdotique. On est loin effectivement des mises en place malines de Scalped et surtout de Southern Basterds du même Jason Aaron qui marqueront davantage les esprits. Pourtant Men of Wrath ne manque pas de qualité, détonne et étonne par une dernière partie plutôt originale (la mise en scène est redoutable et j’y verrais bien une adaptation en film) lorsqu’il est temps de rendre compte. Ira Wrath est un personnage au passé trouble, aussi insensible et imperturbable qu’un Terminator (son regard est froid et on devine ses pupilles plus qu’on ne les voit) au physique aussi massif que Marv de Sin City. Bien que moins jubilatoire que le premier tome de Southern Bastards, Men of Wrath possède comme avantage indéniable la possibilité de se familiariser avec la talentueuse écriture de Jason Aaron en un seul ouvrage cynique et sans ennui. Men of Wrath dispose d'assez de qualités pour se suffire à lui seul. C'est en tous cas à lire.

18/08/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Koma
Koma

Dans ma grande remontée de découverte d’un auteur essentiel, à savoir Frederik Peeters, il était également inconcevable de passer à côté de cet autre OVNI que constitue Koma. Pourtant pour cette œuvre j’étais un peu méfiant… N’étant pas grand fan de Pierre Wazem dont son Mars aller-retour m’avait finalement laissé de marbre, je peux enfin dire que mes craintes se sont très rapidement estompées au fur et à mesure d’un récit empruntant l’imagerie de Miyazaki (cette histoire de ramoneurs dans une cité industrialisée et ce colosse bleu aux bras démesurés rappellent un peu le Château dans le Ciel) et la thématique du film Dark City pour mieux s’en éloigner au fur et à mesure. Premier essai de Peeters dans la couleur, ses dessins charbonneux se prêtent parfaitement à l’histoire de cette jolie petite demoiselle, Addidas, sujette à des absences inexplicables et répétées. Sa petite taille est un atout de choix pour son père, ramoneur, dans une immense cité et inconsolable depuis la perte de son épouse dans un conduit sans fin. Lorsqu’à son tour Addidas s’engouffre dans un boyau souterrain de la ville, son père n’aura de cesse pour la retrouver quitte à y perdre lui-même sa propre liberté…. Pendant ce temps Addidas va y faire une drôle de rencontre avec un colosse aux yeux jaunes devenu fugitif à son tour… Quels sont les secrets étranges cachées dans cette grande cité sans âme ? Koma est un chef d’œuvre de plus à accorder au crédit de ces deux auteurs helvétiques talentueux. Cet incroyable mix d’aventures et de portraits d’écorchés vifs dans une société inhumaine part dans toutes les directions et probablement les plus improbables. Il est impossible de savoir comment va se conclure cette histoire qui fait la part belle aux personnages improbables, une bande de losers dans une société qui refuse toute liberté…. En dire plus serait pénaliser cette longue fresque. On peut juste y dire que le trait de Peeters est magnifique comme toujours.. De la petite fille aux grands yeux ronds et au sourire charmeur on peut également admirer les hachures du monstre bleu qui l’accompagne… Que l’on soit dans les couloirs d’un mystérieux hôtel ou dans les profondeurs du néant, Peeters nous transporte comme il saura également le faire dans Lupus (qu’il réalise également en même temps) ou dans le futur Âama… Pierre Wazem quant à lui donne l’air de rien de ne pas contrôler l’issue de ces personnages tant ils paraissent vivants et réels et pourtant les différentes strates de son scénario semblent en tous points maîtrisés avec une part de rêve ou de cauchemar repoussant pas mal les limites de notre imaginaire… Koma pourra peut-être décontenancer les lecteurs les plus logiques par un virage à 180 degrés inattendu dans sa dernière partie. Pour les autres amateurs de poésie et de mélancolie, ce jeu de miroirs et de situations improbables va alimenter vos rêves vers un voyage pas forcément prévisible mais en tous points satisfaisant jusqu’à sa fin symbolique rappelant au passage que l’on vient de lire un très grand classique de la bande dessinée.

17/08/2015 (modifier)
Par Jetjet
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Morlac
Morlac

Recherché en silence depuis plusieurs années et notamment après avoir lu ces avis après une analyse du thème « Oubapo », j’ai enfin pu mettre la main sur cet ouvrage complètement dingue de cet auteur québécois complètement inconnu au bataillon pour ma part… Morlac est un gros bouquin souple de 144 pages avec autant de cases en noir et blanc sans paroles mettant en scène un clone de John Steed perdu dans un labyrinthe clairement défini par l’auteur. Le procédé, pas évident à expliquer en quelques lignes, apparait comme évident et génial une fois le livre en mains. Il s’agit d’une succession de petites cases dont on n’en lit qu’une par page mettant en scène un curieux personnage dans un curieux dédale sans queue ni tête et où les choix vont rarement s’avérer heureux pour notre héros (entendez par là que l’histoire se conclut bien souvent par sa mort). Là où ça devient génial c’est qu’à l’instar d’une aventure muette « dont vous êtes le héros », on peut lire et relire plusieurs fois ce livre avec des histoires pas très complexes mais plutôt variées et utilisant le média BD de façon ludique et intelligente à l’instar de ces vieux classiques et bijoux d’animation que sont La Linea et Coconut. Il y a même un véritable tour de force lorsque Morlac « sort » de ses cases pour aller dans celle d’à côté et on se surprend même à se dire « Mais comment l’auteur a réussi pour faire cela ? ». Véritable tour de force au trait minimaliste mais réussi, Morlac propose davantage une expérience ludique que narrative sans éluder le plaisir de la relecture rendant cet objet tout à fait indispensable pour qui aime s’aventurer quelque peu en dehors des statuts imposés du neuvième art. L’édition se faisant de plus en plus rare, si vous le voyez passer sous votre nez, ne le loupez pas !

17/08/2015 (modifier)
Couverture de la série Drones
Drones

Dans le genre « récit d’anticipation destiné à un large public », ce premier tome de Drone s’avère extrêmement prometteur. Tout d’abord, la thématique même des drones militaires, devenus très à la mode depuis quelques temps, peut et va toucher beaucoup de lecteurs en associant technologie de pointe (avec ce petit côté « jeu vidéo ») et action. Ensuite, en déplaçant son récit dans un futur proche (nous sommes en 2037 lorsque débute cette aventure), Sylvain Runberg peut se libérer de certaines contraintes liées aux technologies actuelles ou aux réalités politiques du moment. Toutefois, son récit est extrêmement plausible –et c’est là tout son art- et joue habilement de nos craintes actuelles (terrorisme, montée en puissance de la Chine, opposition entre les tout-technologique et ceux qui sont plus favorables à un retour aux traditions ancestrales). Viennent alors les personnages. Jusqu’à présent, l’auteur évite tout manichéisme. Et si l’on passe fréquemment d’un camp à l’autre, c’est principalement pour nous montrer toute l’humanité qui se dégage de ces différents acteurs. Je ne peux pas dire que j’en ai trouvé de spécialement attachant dès ces 46 premières planches mais plusieurs profils, quand bien même classiques, s’avèrent prometteurs. Enfin, le déroulement du récit permet à Sylvain Runberg de se (nous) poser quelques questions très pertinentes sur, entre autres, la déshumanisation des pilotes de drone (plus touchés par la destruction de leur véhicule que par la mort d’êtres humains) ou sur l’origine d’une menace terroriste (dans quelle mesure nos propres gouvernements n’en sont-ils pas responsables ?). Le dessin de Louis joue avant tout dans l’efficacité. Epuré et dynamique, il focalise l’attention du lecteur au bon endroit mais n’oublie pas les décors pour autant (même si ceux-ci sont simples, ne vous attendez pas à de somptueuses double-planches truffées de détails). Grand public, donc mais pas seulement distrayant, ce premier tome pourrait bien donner naissance à une série à succès. Avis aux amateurs. (Bon ! « Franchement bien » est peut-être un peu exagéré, mais c’est clairement mieux qu’un simple « pas mal »).

17/08/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Révolution Pilote - 1968-1972
La Révolution Pilote - 1968-1972

Contrairement à Ro, je connaissais les événements de cette époque du journal Pilote (la réunion où plusieurs auteurs font un procès à Goscinny, les relations difficiles ensuite entre Goscinny et certains auteurs comme Gotlib). C'est vraiment une époque fascinante. C'est intéressant de voir décrire ces conflits entre auteurs même si ce qui est arrivé à Goscinny est tout de même assez triste. J'ai bien aimé voir les différentes versions de certains auteurs de l'époque et on sent vraiment les émotions des auteurs. Franchement, je savais déjà en gros ce qui s'était passé, mais cela ne m'a pas du tout dérangé et j'ai lu cet album du début jusqu'à la fin totalement captivé comme si je venais de découvrir pour la première fois l'histoire du magazine Pilote. Le dessin est excellent et j'adore les couleurs.

16/08/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Mirai Nikki - Le Journal du futur
Mirai Nikki - Le Journal du futur

3.5 Un manga captivant quoique j'avoue que durant les 12 tomes mon enthousiasme a un peu varié. Il faut dire que c'est un peu dur de captiver durant autant de tomes. Je trouve que globalement le scénario est bien fait et la fin est excellente. L'histoire raconte comment un ado se retrouve dans un jeu où il faut que les participants tuent les autres pour gagner. Sur ce principe simple l'auteur bâtit une bonne intrigue. Ce que j'ai surtout aimé est que je ne savais jamais ce que voulaient vraiment les personnages autres que le personnage principal. Après tout, pour gagner il faut tuer tous les participants alors je ne savais jamais si les participants qui semblent amis avec le héros avaient vraiment en tête, même la fille qui passe son temps à dire qu'elle l'aime. Les personnages sont d'ailleurs très attachants. J'aime bien le dessin dynamique qui va très bien avec ce scénario rempli d'actions.

15/08/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série Polina
Polina

Ayant constaté que la BD avait été récompensée par quelques prix (ACBD et Canal BD), il me fallait voir de quoi il retournait. Et je l’avoue, en feuilletant « Polina » avant lecture, ce trait noir et blanc en apparence très sommaire me laissait dubitatif. Mais après avoir tourné quelques pages, la magie a opéré. Ce trait fin et parfois épais dans les contours, mal fagoté en apparence, vient rapidement accorder sa fragilité avec le monde de la danse tout en révélant son sens impressionnant du mouvement. Souvent le minimalisme est poussé à l’extrême. Les décors deviennent secondaires, parfois inexistants, parfois représentés juste par une porte en trois coups de crayon pour situer l’espace. Non, ici, c’est la danse qui prime, le mouvement. L’histoire elle-même se mue en une sorte de ballet où seuls les corps, les poses et les attitudes comptent. Et c’est tellement bien vu qu’on se laisse emporter, grâce aussi à un scénario bien dompté, subtil et intelligent, où il ne se passe rien d’extraordinaire mais qui réussit à nous accrocher. Cette petite Polina toute gracile nous émeut face à ces professeurs impitoyables et légèrement sadiques qui ne semblent pas disposés à la tirer vers le haut, du moins c’est l’impression qu’ils donnent, mais il semblerait que la méthode ait fait ses preuves… Une fois adulte, Polina réussira toutefois à tracer sa route grâce à un coup de pouce du destin, tout juste après être sortie d’une rupture amoureuse difficile. Une très belle réussite donc que ce « Polina », bel hommage à un art envoûtant, qui m’aura permis de découvrir un auteur de talent avec déjà une dizaine d’ouvrages à son actif.

13/08/2015 (modifier)
Couverture de la série Guide Sublime
Guide Sublime

Après Madumo premier, seul & unique, Fabrice Erre nous narre les mésaventures d'un nouveau dictateur. Sur un autre ton, plus délirant et paroxystique, mais avec le même trait lui aussi "exagéré". Dargaud lui a une nouvelle fois proposé un bel écrin, pour cet exercice de défouloir, avec un album à couverture brillante et épaisse, et au format atypique. Résumer l'album est assez simple. Ce sont les délires d'un dictateur caractériel, irrationnel, mais omnipotent, qui cherche à satisfaire des envies plus ou moins loufoques, et qui exige de ses subalternes (et souffres douleur) qu'ils obtempèrent immédiatement, ces derniers craignant - à juste titre le plus souvent - de servir d'exutoire. Le Guide Sublime est un mixe de Staline ou d'un dictateur nord-coréen, avec un rien d'exagération qui le fait tomber dans le grand guignol, éructant des ordres incompréhensibles, le tout étant oplikatoirement exécuté par ses conseillers, pour le coup véritables pelotons d'exécution... C'est inégal, mais globalement marrant, outrancier comme souvent avec Erre. Achat conseillé, si ce n'est oplikatoire.

13/08/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
Couverture de la série L'Arabe du futur
L'Arabe du futur

Il faut habiter dans un lointain pays genre Mongolie ou dans un village paumé du fin fond de la Syrie pour ne pas avoir entendu causer de cet album. Je n'irais pas jusqu'à parler de matraquage médiatique mais nous n'en sommes pas très loin. Partout dans la presse ou ailleurs, moult avis dithyrambiques. Aussi ma première réaction a été : "méfiance, méfiance!". Au final, ben oui c'est pas mal, dans le sens où l'auteur se met en scène et plus particulièrement ses parents (surtout son père), de manière brute et sans concession. Le plus gros problème pour moi a été de ressentir quelque chose pour cette famille et ses déboires, d'abord en Lybie puis en Syrie. Je ne veux porter aucun jugement sur la manière de vivre et surtout de penser de gens confrontés à des situations finalement extrêmes au regard de nos canons français. Deux détails m'ont posé question: le rôle de la mère très très effacée et l'auteur, très jeune garçon, ne pouvant donc pas tout comprendre, mais qui aurait pu se positionner différemment dans cette BD avec le recul lorsqu'il se met en scène. J'ajouterais qu'un brin d'humour n'aurait pas été de trop, même si je peux comprendre que les situations ne s'y prêtent guère. Cette histoire est à découvrir car elle permet de découvrir un aspect des choses rarement évoqué en BD. Majoration après lecture du tome 2 Ce deuxième tome enfonce le clou. Je m'explique; en fait après la lecture du premier j'éprouvais un sentiment diffus sur lequel j'avais du mal à mettre un nom. Je crois avoir trouvé aujourd'hui, c'est tristesse et gâchis. Je précise que peut être l'auteur s'en est expliqué ici ou la, je ne sais pas, toujours est il que c'est la tristesse que je ressens en premier lieu, tristesse d'un enfant certes aimé de ses parents mais livré à lui même de telle sorte que dans sa vie ô combien difficile, en butte aux insultes qu'il ne comprend pas: "Tu es un sale juif!", face aux comportements de sa maitresse d'école il est finalement très seul. Je ne doute pas qu'aujourd'hui Mr Sattouf soit un homme équilibré, mais avouons que son enfance à de quoi déglinguer les plus costauds. L'autre terme qui me vient à l'esprit c'est le gâchis. Gâchis d'un système éducatif, si tant est que l'on puisse parler d'un système, ou des enfants syriens, dans les années 80, se voyaient contraints d'apprendre la première sourate du Coran sans en comprendre goutte. C'est ce que l'on doit appeler le choc des cultures ou des civilisations, il n'empêche les dictatures, dans le but de se maintenir au pouvoir ont toujours pensé que le mieux était de laisser les populations dans l'ignorance la plus crasse, il est alors plus aisé de manipuler le bon peuple. Pour l'instant si je ne devais retenir qu'une chose de l’œuvre de R. Sattouf, se serait ce ton acerbe mais aussi un brin désabusé, désenchanté sur l'état d'un certain monde. Tout au long de ces deux tomes son propos est d'autant plus fort qu'il est énoncé par un homme qui possède la double culture et qui a vécu les choses de l'intérieur. Ce deuxième tome fait que j'augmente ma note d'une étoile et conseille vivement la lecture.

21/04/2015 (MAJ le 13/08/2015) (modifier)