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Par Pasukare
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Erased
Erased

Ce qui m'a attirée en premier dans cette série, c'est sa couverture brumeuse, annonciatrice de mystère. Et du mystère il y en a, au début pour commencer avec ces "rediffusions" des quelques minutes du passé proche du héros, de manière à ce que ce dernier puisse influer sur le cours d'événements récents et déjouer ainsi les plans funestes du destin. Au milieu de ce premier tome j'ai commencé à me demander si l'auteur avait un fil conducteur ou si on n'allait avoir qu'une succession de retours arrières. Et puis arrive la mère du héros, qui étrangement se retrouve sur le devant de la scène et la quitte brutalement. Mais le mystère le plus grand, c'est celui qui intervient à la toute fin du premier tome et là, j'approuve et j'aime. Ca me rappelle une des oeuvres de Taniguchi mais je ne dirai pas laquelle sinon ce serait trop en dire. Une série étrange dont le premier tome donne furieusement envie de lire la suite. Le tome 2 continue sur la lancée du premier et notre jeune héros tente d'influer sur le destin de ses proches pour leur éviter le pire. Avec succès semble-t-il, sauf que.... et là il faut attendre le tome 3 pour savoir (un petit coup de coeur pour ça ;))... grrr Le tome 4 surprend en quelque sorte par sa fin qui pour une fois ne laisse pas le lecteur avec un suspense insoutenable sous le bras, dommage ! A part ça notre héros continue à tout faire pour sauver son amie... un tome qui me laisse un peu sur ma faim je l'avoue... on verra ce que ça donne par la suite. Le tome 5 ne m'a pas laissé un souvenir impérissable, sauf sa chute ! L'étau se resserre mais pas forcément sur la bonne personne ;) Le tome 6, avant dernier de la série, nous permet de reprendre notre souffle, suspendu qu'il était depuis la chute du tome précédent. Notre héros perçoit des incohérences et cherche à comprendre d'où elles viennent, aura-t-on la réponse au prochain tome ? Et surtout, sera-t-elle convaincante pour clore cette série comme elle le mérite ? Verdict dans quelques mois ! Franchement pas mal du tout.

30/07/2014 (MAJ le 24/02/2016) (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
Couverture de la série A Silent voice
A Silent voice

Avant de lire cette série, j'avais survolé quelques avis préliminaires et j'avais retenu à tort qu'il s'agissait d'un récit sur le harcèlement à l'école. Ce sujet, s'il est bien abordé, n'est qu'une étape initiale de l'intrigue qui va au final aborder une grande palette de thématiques intelligentes et intéressantes. Handicap, intégration, jugement des autres, psychologie, comportements sociaux, relations amicales, repentir et finalement romance. Dit ainsi, on dirait une série sérieuse et ennuyeuse mais ce serait mal exprimer sa justesse et comment on s'attache et s'intéresse aux personnages. J'ai avant tout apprécié la maturité et la justesse du récit et des relations entre protagonistes. Ni mièvrerie ni pathos, nous sommes dans un réalisme très agréable et on a une véritable envie de suivre ces personnages et d'espérer le meilleur pour eux. Je salue également le côté imprévisible du récit avec de vrais développements, de nouveaux éléments qui changent la donne et ajoutent complexité et intérêt. Il y a aussi le dessin qui est excellent. Dans un style indéniablement manga, il dispose de sa propre personnalité et se révèle soigné et très maîtrisé. C'est indubitablement un très bon manga plein d'intelligence, d'émotion et de sensibilité.

24/02/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Favorite
La Favorite

Je rajoute un 4/5 de rigueur aux avis existants. L’histoire est prenante, tout simplement. Le sujet et l’ambiance sont glauques, mais sans devenir trop malsains, malgré des faits finalement assez horribles (je n’ai dirai pas plus). La narration est habile et captive le lecteur à coup de révélations qui nous en apprennent de plus en plus sur une galerie de personnages décidément surprenants. Le dessin en noir et blanc tout en hachures est superbe et détaillé, et colle parfaitement à l’histoire. Je lis dans les autres avis qu’il a été effectué à la « carte à gratter », je ne m’en étais même pas rendu compte lors de ma lecture. Je ne suis habituellement pas spécialement fan de cette technique, mais sur le coup, j’adore. Une chouette découverte.

23/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Les Nuits de Saturne
Les Nuits de Saturne

Adaptation d’un roman dont j’ignorais jusqu’à l’existence, ce récit très sombre s’est avéré être une surprise plus qu’agréable ! En fait, et après avoir parlé de la genèse du projet avec son auteur, j’ai bien envie de découvrir le roman. En effet, Pierre-Henry Gomont a eu l’intelligence d’adopter un autre point de vue sur ce récit que dans sa version originale. Du coup, je suis convaincu que la lecture du roman garde tout son intérêt… tandis que cette bande dessinée est déjà en elle-même des plus passionnantes. Nous sommes dans un récit noir, un récit de vengeance et d’oubli, d’amitiés trahies et d’amours naissantes. Que du classique tout en ambiance ! Ambiance encore accentuée par le choix des couleurs de Pierre-Henry Gomont. C’est non seulement beau à voir (avec des belles uniformités de ton dans certains cas) mais également très opportun et vecteur d’état d’esprit. Le découpage est fluide, les pages s’enfilent sans ennui. Les rebondissements sont présents aux bons moments tandis que des réflexions plus profondes naissent du parcours de ces différents personnages. Les personnages ! Voilà certainement le point fort du récit, avec ces êtres brisés, tiraillés entre leur envie d’un nouveau départ, leur soif de vie et leurs instincts morbides. Terriblement touchant, et terriblement sombre. La fin, enfin, est de celles qui marquent le lecteur, tout en paradoxe : une lueur d’humanité sous une pluie de sang. Non, franchement, j’ai bien aimé.

23/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Le Roy des Ribauds
Le Roy des Ribauds

J'ai eu un peu de mal avec le trait d'autant que certains des visages des protagonistes se ressemblent. Par ailleurs, le début est un peu difficile à comprendre. Cependant, dans son ensemble, le graphisme m'a fort convenu ainsi que surtout la colorisation. On peut souligner également l'audace de la disposition de certaines cases. Même le format est étonnamment judicieux. Cependant, si je vais finalement plus loin dans ma notation, c'est grâce au scénario fort habile. On ne s'ennuie pas même si on peut deviner le déroulement de certains passages. L'uchronie est fort bien maîtrisée. C'est étonnant de voir que ce sont les mêmes auteurs de la saga Block 109 qui m'a paru fort inégale. Ici, on est entraîné dans les bas-fonds du Moyen-Age. J'ai eu le plaisir de retrouver la belle et machiavélique Aliénor d'Aquitaine à savoir la mère de Richard coeur de Lion ( voir Aliénor, la légende noire dans la collection des Reines de sang). C'est un personnage d'autant plus fascinant qu'il y avait pour l'instant peu de littérature sur elle. Le Roy des Ribauds est une série qui débute bien et que j'aurai plaisir à poursuivre. Visiblement, je ne suis pas le seul...

23/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Silas Corey
Silas Corey

Après lecture des deux premiers cycles, je trouve que cette série offre des scénarios riches mais compréhensibles pourvu qu’on soit un tant soit peu attentif. Honnêtement, dans le genre « espionnage », j’ai déjà lu bien plus tarabiscoté ! L’équilibre entre scènes d’action et explications est pour ainsi dire parfait et m’aura permis de ne jamais me sentir largué même dans les moments les plus brumeux (si je puis m’exprimer ainsi). Outre ses scénarios donc complexes mais pas trop, Fabien Nury a su créer une galerie de personnages très intéressante. Les seconds rôles ont beaucoup d’importance même si Silas Corey demeure le maître des lieux. C’est une richesse supplémentaire pour cette série. Enfin, il y a le dessin de Pierre Alary, qui apporte à la série une griffe bien typée. C’est net et tranchant, très lisible, caricatural sans jamais être grotesque, expressif sans devoir en faire des tonnes, dynamique sans jamais devenir confus. En fait, c’est tout simplement très bon. Très certainement à lire et même à posséder si vous aimez les récits d’espionnage pas trop complexes (mais pas simplistes non plus).

23/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Le Chant des Runes
Le Chant des Runes

Déconcertant, le final de ce premier tome ! Pourtant, tout démarre classiquement et j’étais heureux de retrouver Sylvain Runberg dans un genre que j’affectionne et qu’il maîtrise bien : le polar nordique. Mais point d’adaptation ici (contrairement à Millenium ou Trahie), le récit proposé est issu de sa propre imagination. Des bases ultra-classiques, avec une femme flic de caractère et un archéologue bourru, une puis deux disparitions des plus inquiétantes, de mystérieuses runes écrites en lettre de sang servent de support à un récit que l’on aurait pu penser de genre… Puis tout bascule en fin de ce premier tome pour verser dans le fantastique légendaire (avec trolls et gobelins). Déroutant, et du coup, je ne sais sur quel pied danser. J’ai bien aimé ce premier tome, il se lit bien, est accrocheur à plus d’un titre (bonne maîtrise des personnages, du narratif, du suspense) et bien illustré… mais j’ai peur que cela ne bascule dans le grotesque. Franchement bien jusqu’à présent, je n’ose paradoxalement pas vous en conseiller l’achat avant de savoir si, à mes yeux, l’auteur sera parvenu à négocier le délicat virage qui nous entraînera dans un univers de légendes nordiques à la poursuite d’un tueur en série pas comme les autres.

23/02/2016 (modifier)
Couverture de la série Moderne Olympia
Moderne Olympia

Le musée d’Orsay se lance lui-aussi – après le Louvre – dans les « Bandes Dessinées dérivées ». Pourquoi pas ? Au vu de ce que ça a donné pour le Louvre, j’étais un peu circonspect, car c’est assez inégal (et souvent décevant). C’est donc un peu par hasard et à reculons que j’ai emprunté cet album. Et bien c’est une bonne pioche ! En effet, si le dessin peut paraître surprenant de prime abord, très éloigné du style des très nombreux tableaux du musée qui apparaissent, plus ou moins transformés, dans l’album, il est en fait très raccord avec l’ambiance et le propos. Comme le signale Alix, c’est loufoque. Mais contrairement à lui, cela ne m’a pas du tout rebuté, bien au contraire ! J’ai bien apprécié les délires de l’auteur, qui a fait de ce personnage d’Olympia une sorte d’égérie improbable, qui ne veut pas se cantonner au salon des refusés, et qui cherche l’amour et la gloire en déclamant du Shakespeare. Alors on peut s’amuser à retrouver les tableaux (pour les flemmards ou les incultes, les « réponses » sont données en fin d’album), mais aussi les films (« West Side Story » ou « Singing in the rain » par exemple). Mais on peut aussi ne lire que l’histoire, sans l’arrière-plan culturel, avec ses running gags (le groom qu’on tabasse ou sur qui on balance des pots de fleurs après qu’il ait tenté une mauvaise vanne). C’est en effet plutôt drôle, et globalement très réussi ! Un album à découvrir, qui montre qu’on peut s’amuser de la culture, qu’on peut être cultivé et drôle, et que l’humour et l’art ne sont pas incompatibles. Duchamp avait même démontré qu’ils pouvaient être fusionnels…

23/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Stern
Stern

Stern est incontestablement un bon western mettant en valeur un croque-mort. C'est un peu à la mode ces derniers temps avec un certain Undertaker. En l'occurrence, on va quand même sortir des sentiers battus ce qui ne sera pas pour me déplaire. Je dois bien avouer que j'ai été séduit non seulement par le dessin mais par la qualité du scénario. J'ai pu suivre le récit sans me poser des questions incessantes. C'est d'une fluidité parfaite dans le déroulé ce qui est assez rare pour le souligner. On est tout de suite plongé dans une enquête afin de déterminer la mort suspecte d'un ex bon vivant. Les personnages ont une véritable consistance même ceux qui sont de passage. J'ai rarement vu une telle maîtrise scénaristique. Au final, un beau travail fraternel. Je recommande vivement la lecture et même l'achat.

22/02/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Jacques a dit
Jacques a dit

La couverture nous indique que des sirènes entraînent un vieux marin dans son dernier voyage. Or, le récit ne sera pas sur le mode fantastique comme on aurait pu le croire. Certes, l'empreinte onirique restera présente tout le long de cette fable. J'ai bien aimé le fait de ne rien dire sur les essais nucléaires dans le Pacifique qui ont malheureusement des conséquences trente années plus tard avec la multiplication des cancers. On suit un vieux marin qui souhaite se taper un dernier délire et prendre le large avec ses amis et sa famille. Certes, c'est beau et touchant. C'est comique par moments pour cacher le tragique de la maladie. Le crabe ne l'a pas épargné. J'ai bien aimé le dessin tout en coloration. L'album est dynamique et vivant. On ne demandait pas mieux au vu du sujet. A noter également que la ville de Nantes est bien mise en valeur. Cela nous change un peu de la capitale pour s'intéresser au reste de la France. Au final, une histoire belle et triste comme parfois la vie...

22/02/2016 (modifier)