Les derniers avis (31971 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série The Time Before
The Time Before

D’habitude, je n’aime pas les récits se basant sur des voyages dans le temps sauf quand ce sont des films du genre « Retour vers le futur » (Souvenirs ! Souvenirs !) alors pourquoi me suis-je mis à lire « The Time Before » ? Parce que ce sont les avis positifs des autres bédéphiles, parce que c’est un one-shot (je déteste les séries à rallonge) et parce que j’apprécie le graphisme de Cyril Bonin qui m’ont encouragé ! « The Time Before » débute en 1958, le récit nous propose de suivre les péripéties d’un photographe qui hérite en quelque chose d’un objet qui permet de voyager dans le temps… Super ! Vous allez me dire qu’il va se retrouver à la préhistoire ou au côté de Jules César ! Eh bien, non ! Notre protagoniste qui est un gars plutôt calme et mesuré va en profiter pour améliorer sa situation et penser à son avenir. Pour ce faire, rien de mieux que de « retoucher » en quelque sorte ses mauvaises décisions en ne revenant que quelques secondes en arrière et là, paf ! sa carrière professionnelle et sa vie intime changent radicalement de direction ! C’est franchement intelligent de la part de l’auteur de ne pas avoir copié les nombreux récits de ce genre où un héros cherche à modifier à tout prix le cours de l’histoire en voulant -par exemple- empêcher qu’Hitler naisse. En effet, Cyril Bonin nous présente un personnage principal qui a conscience des possibilités extraordinaires mais aussi néfastes de son objet. De ce fait, il va l’utiliser avec parcimonie et c’est ça qui m’a beaucoup plu dans cette histoire, on a affaire à des protagonistes simples loin des clichés des superhéros. On a affaire aussi à un récit intelligent avec des réflexions cohérentes sur la vie et ce, sans prise de tête et le tout dans le calme où sont bannies les scènes d’action à gogo que nous abreuve sans cesse Hollywood. Tiens, à propos d’Hollywood, nous avez vu les planches que nous présente Cyril Bonin ? eh oui, son récit se passe en Amérique et plus exactement à New-York (et Los Angeles). Croyez-moi, la situation de cette histoire dans la « Grosse pomme » est parfaitement en adéquation avec la situation professionnelle de notre héros (il est photographe et quoi de mieux pour faire une bonne carrière qu’en Amérique, surtout dans les années 60 !) d’autant plus que les décors et la mise en couleurs nous plongent facilement dans l’ambiance de cette époque. Je pense que vous l’avez compris : j’ai hautement apprécié la lecture « The Time Before ». Il y a de fortes chances que vous ne lâchez pas ce feuilletage avant son dénouement ; en tout cas, ça a été mon cas !

31/05/2016 (modifier)
Couverture de la série Sept mages
Sept mages

Ce nouvel opus Sept marche un peu sur les traces du 3ème film de la trilogie Evil Dead de Sam Raimi, sous-titré L'Armée des Ténèbres. Sauf que là, on est dans un univers médiéval fantastique et qu'il y a des mages pour aider un royaume. Le scénario sur le papier est à la base, plaisant, même s'il ne se démarque pas des récits du même genre. Mais contrairement à d'autres opus présentant le même défaut où le début est long à démarrer, j'ai trouvé qu'ici, la présentation des mages et leur rassemblement était assez rapide, ce qui laisse du temps pour que l'intrigue se développe correctement ; cependant, les auteurs n'étant pas pris à la gorge par un nombre de pages alloué, terminent leur récit trop facilement ou disons de façon un peu convenue, mais ce n'est pas un défaut en soi, l'ensemble m'a satisfait, le final semble logique. Et puis il ne faut pas faire le difficile, ce serait bouder son plaisir : car malgré quelques petites facilités, il y a des idées intéressantes, comme les pouvoirs des mages et leur façon de les exercer un peu à la manière d'une équipe de super-héros. Le visuel de cette armée de goules est aussi très intéressant car il est contraire au cliché le plus souvent montré pour les morts-vivants qui sont des cadavres décomposés ; ces morts ont des apparences simiesques surprenantes, comme des sortes de vilains mandrills effrayants. L'autre bonne raison pour laquelle je me suis jeté sur cet album, c'est le plaisir d'y retrouver Roudier au crayon, un gars dont j'admire depuis longtemps le dessin et qui ici quitte ses Bd préhistoriques pour se lancer dans le médiéval fantastique ; ce changement de genre lui réussit fort bien, il a toujours le crayon efficace qui lui permet de réaliser de très belles images (dont une double page superbe) en soignant autant personnages et décors médiévaux de châteaux forts. Bref, j'ai bien accroché à cet univers et à ce récit qui offre une lecture très plaisante.

30/05/2016 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Adoption
L'Adoption

Lorsqu’un de mes amis (il se reconnaîtra) m’a dit un jour « Nous allons adopter un enfant de tel pays », la première chose que j’ai pensée, c’est « Mais pourquoi diable n’a t-il pas adopté un français ? ». Et parce que c’est mon ami, je ne lui ai jamais fait part de mon ressenti et puis, je me suis dit : « Qui suis-je pour juger ainsi mes proches ? ». Ensuite, le jour où je les ai vu ensemble pour la première fois, l’enfant avec son sourire et ses parents adoptifs avec leurs sourires, heureux… je fus moi-même heureux pour eux, nous étions heureux et c’est le principal, peu importe d’où vient l’enfant, peu importe sa couleur, peu importe sa culture, je n'ai jamais demandé les raisons de ce choix à mon ami, c’est lui qui me parla de son enfant adoptif, de ses démarches (sans aller dans les détails), etc… Mais le principal, pour moi, c’est qu’il y eut ces sourires, c’est de voir une famille heureuse… et toutes les frontières furent brisées, leur bonheur me suffit amplement. L’avenir ? Comment ce sera ? On n’en sait rien… mais s’ils sont heureux actuellement, ils seront sûrement heureux d’être ensemble plus tard non ? C’est –en gros- ce que raconte cette bande dessinée où on suit les péripéties de Qinaya, une péruvienne de 4 ans, depuis son arrivée en France et son adaptation dans sa nouvelle famille et en particulier avec son grand-père. Le scénariste Benoit Zidrou a pris le parti de nous conter cette histoire d’une manière simple avec des séquences de non dits où –grâce au talent graphique d’Arno Monin- on devine les sentiments et les ressentis de chaque protagoniste. La lecture de cette bande dessinée me fut un vrai délice, c’est exactement le genre d’histoire que j’adore découvrir parce qu’on passe par toutes les étapes de l’émotion et parce qu’il y a –il me semble- beaucoup de vécus. Ok, je ne dis pas que vous risquez de verser une larme en lisant ce premier tome de « L’Adoption » mais ça ne m’étonnerait pas que vous n’ayez vous aussi le cœur serré sur certaines séquences pour ensuite avoir un gros sourire en découvrant la scène suivante ! Le final de ce premier tome est assez inattendu et me donne une envie forte de découvrir la suite. J’ai énormément apprécié le coup de patte d’Arno Monin car ses personnages sont très expressifs. Sa mise en couleur est tout simplement magnifique grâce à l’emploi de tons pastels et en parfaite adéquation avec le récit. Quant à la narration, ça se lit d’une traite et sans incompréhension sur telle ou telle séquence : du beau travail ! Cette bande dessinée est mon gros coup de cœur de ce premier semestre 2016.

30/05/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 4/5
Couverture de la série La Machine à influencer
La Machine à influencer

Les grands médias d’information vous horripilent à tel point que vous vous sentez parfois séduit par les thèses complotistes ? Ce passionnant essai va vous aider à vous ressaisir ! A l’heure d’Internet et des réseaux sociaux, la prédominance des journaux traditionnels (imprimés ou télévisés) semble de plus en plus menacée, de même que s’accroît une certaine défiance vis-à-vis de ces derniers de la part d’une partie croissante du lectorat et des auditeurs, persuadés d’être manipulés, sans parler des thèses complotistes qui font florès. Alors, qui influence qui, qui tire les ficelles ? Fantasme ou réalité ? Brooke Gladstone démonte pour nous les rouages de cette prétendue « machine à influencer » pour tenter de connaître l’origine de ses composants… A la simple lecture du titre, on pourrait s’attendre à un démontage en règle du système médiatique. Rien de tout cela, et ceux qui aiment à conspuer le quatrième pouvoir et les « journalistes à la solde des puissants » en seront pour leurs frais. Journaliste de profession, Brooke Gladstone a pour le coup effectué ici un vrai travail de journaliste, se bornant à produire une analyse fouillée à partir de faits concrets. Et pour que les choses soient bien claires, elle envoie d’emblée les complotistes de tous poils dans les cordes en cassant le mythe, affirmant que les journalistes des médias grand public ne sont pas des conspirateurs, mais, et « c’est déjà moins drôle, des lâches. » Selon elle, « les médias n’ont pas peur du gouvernement. Ils ont peur de leur public et de leurs annonceurs. Les médias ne vous contrôlent pas. Ils se plient à vos envies. » En introduction, l’auteur revient sur cette fameuse « machine à influencer » en rappelant qu’avec l’ère industrielle est né ce fantasme récurrent selon lequel nos esprits seraient contrôlés par des machines. Rien à voir ici avec les médias, Brooke Gladstone se contente de souligner la paranoïa naturelle de l’être humain. Elle retrace ensuite l’histoire de ces médias depuis l’Antiquité à nos jours, expliquant que l’information est née avec l’invention de l’écriture et le besoin des puissants de communiquer avec le peuple via leurs scribes, puis s’est muée en propagande dès que certains empereurs romains comprirent l’intérêt d’une actualité manipulée, ne serait-ce que pour cimenter un empire aux régions éparpillées. Puis au XVIIe siècle fut inventée l’imprimerie qui facilita la diffusion de l’information et des premiers journaux, suscitant parallèlement la méfiance des puissants qui n’hésitaient pas à fermer les imprimeries. C’est ainsi que naquit en Angleterre le concept de liberté de la presse et d’expression, repris un siècle et demi plus tard dans le Premier Amendement de la Constitution américaine… De nos jours, avec Internet, l’information est passée à un stade supérieur, évoluant de façon radicale par rapport à tout ce qui s’est fait auparavant. Aujourd’hui, tout citoyen disposant d’un ordinateur est capable à son tour de communiquer à des milliers de personnes sur tout le globe. Ce faisant, il devient à son tour une sorte de journaliste, communiquant, transférant et disséminant l’information, la contestant ou l’approuvant, susceptible d’influencer autrui autant que d’être influencé lui-même. Car c’est bien à une telle question que nous sommes amenés à nous poser par cette lecture. En effet, au final, qui influence qui, qui manipule qui ? Si nous disposons grâce à la technologie actuelle de tant de pouvoir, alors dans ce cas nous avons médias que nous méritons, comme l’affirme hardiment Gladstone en conclusion. Autrement dit, si nous déplorons la qualité de l’information dans notre pays, peut-être ne devons-nous nous en prendre à nous-mêmes. Quant à l’avenir, que nous réserve-t-il ? Nos cerveaux seront-ils truffés de nano-implants nous transformant en êtres hybrides dans un monde où réel et virtuel ne feront plus qu’un ? Des perspectives inquiétantes pour l’homme d’aujourd’hui redoutant la perte des aspects vitaux de notre humanité. Ce à quoi répond l’inventeur visionnaire Ray Kurzweil : « Pour moi, l’essence de notre humanité ne réside pas dans nos limites. C’est notre capacité à dépasser nos limites… » Pour renforcer le poids des propos de l’ouvrage, l’auteure s’est adjoint les services et le talent de Josh Neufeld, qui semble avoir parfaitement potassé son petit McCloud illustré. Son trait schématique sait servir le contenu efficacement, sans ostentation. Et il fallait bien ça pour donner une tournure ludique à un ouvrage, très dense textuellement parlant, qui sinon aurait pu en décourager plus d’un. Cela aurait été bien dommage, tant cet essai est passionnant non seulement parce qu’il est richement documenté mais parce qu’il soulève beaucoup de questions, sans pour autant essayer d’orienter le lecteur. Et à tous les pessimistes, Brooke Gladstone rappelle que de tous temps, chaque découverte technologique a suscité peur et méfiance, et conclut que « c’est aux hommes de décider si leurs machines font plus de mal que de bien. ». En somme, nous dit-elle, nos vrais ennemis sont nous-mêmes, lorsque nous laissons libre cours à « ces pulsions neuronales animant nos cerveaux reptiliens », des cerveaux avides de sensationnalisme. Une lecture enthousiasmante et enrichissante qui tente à sa manière d’éclairer notre époque déboussolée avec une certaine objectivité teintée d’un optimisme bienvenu.

29/05/2016 (modifier)
Par canarde
Note: 4/5
Couverture de la série Docteur Radar
Docteur Radar

Daumier revisitant Rouletabille dans un univers où l'art moderne fraye avec l'art déco... Une énigme policière, années 20, habitée de "rastaquouères" qui donnent rendez-vous à des "gandins" "chez Totor", "rue de Lappe" ; et les policiers s'exclament "nom d'un bilboquet!", tandis que les savants russes jurent "par le saintes icônes". Bref tout un monde démodé qui utilise à plus soif les masques comme Fantômas et Arsène Lupin, et où le détective a le beau rôle au grand dam du commissaire Baignol, à grandes moustaches. Tout cela reste sympathique mais pas très original. Ce qui est époustouflant, c'est l'image. Des traits frénétiques où les mains et les épaules sont les vrais transmetteurs de l'expression et du mouvement. Cela nuit un peu à la possibilité de différencier les personnages, mais les yeux ronds, les sourcils et les redingotes s'animent avec violence et la vitesse pourvoit : on n'est pas sûr de comprendre mais comme le rythme est soutenu on rattrape le scénario quelques pages plus loin. La trouvaille principale est la composition des pages. Trois couleurs au maximum, vives, et très peu variées (presque comme une façade du Corbusier, ou une peinture de Mondrian). Souvent des motifs décoratifs (rayures, carreaux, cercles, feuilles, triangles...) parsèment les cases au gré des besoins (robes, manteaux, rideaux, sols, plafonds, fauteuils, tigres, cages, portes et fenêtres, ponts, bibliothèques...) dans un contraste noir-couleur très élégant. Le blanc ne sert que pour les visages et les phylactères. Bref certaines pages provoquent un plaisir visuel, presque physique. Et je vous conseille de feuilleter attentivement le volume dans la librairie : les voitures à marche-pied voisinent avec les architectures dénudées en vogue pour les riches à cette époque.

29/05/2016 (modifier)
Couverture de la série Alice et Léopold
Alice et Léopold

Les cinq albums d'Alice et Léopold se déroulent au Congo belge, au début des années 1920. Les blancs règnent en maîtres sur les populations et exploitent le pays sans trop se poser de questions sur leur bon droit. Alice et Léopold sont cousins, il vivent dans une plantation de cacao, au sein d'une tribu familiale peuplée de personnages pittoresques (le grand père facétieux, la cousin vantard, l'oncle fantasque…) et d'employés noirs, le tout dans une ambiance qui fleure le bon vieux temps des colonies. Ce pourrait donc être "Tintin au Congo". Mais là s'arrête la comparaison. Vers 1990, les bandes dessinées destinées à la jeunesse bénéficient d'un coup de jeune. Elles sont illustrées dans le style de la ligne claire qui a fait les beaux jours du magazine Spirou, content des histoires d'aventures et usent de l'humour classique. Mais, contrairement à ce qui se faisait jusqu'alors, elles ne s'interdisent pas d'aborder des sujets graves, en ancrant leur récit dans un contexte historique tendu et en proposant des personnages, qui pour être jeunes, n'en sont pas pour autant monolithiques. Les pays du Sud ne sont plus seulement des lieux exotiques, comme dans Tiger Joe ou Johnny Congo où l'on envoie les héros pour qu'ils vivent de trépidantes aventures, échappant à la faune affamée et aux tribus sauvages afin de découvrir des trésors cachés. Dans Jimmy Tousseul, Charlotte (Les Aventures de), Jeannette Pointu ou Théodore Poussin, les protagonistes principaux sont blancs, mais ils ne traitent plus les autochtones comme des simples d'esprits ou de potentiels cannibales. Ce qui rend Alice et Léopold attachants, c'est qu'ils avant tout sont des enfants normaux, insouciants, souvent égoïstes, vivant isolés dans la brousse, mais découvrant peu à peu la société coloniale alors qu'ils sortent de l'enfance. Leurs histoires semblent classiques (éléphant surnaturel qui ravage la région, quête de trésors miniers, révolte indigène…), mais elles abordent des thèmes sérieux : la destruction des milieux naturels, l'exploitation effrénée des ressources, l'oppression des populations locales, le travail forcé, la répression inhumaine, la violence gratuite, l'intolérance, le racisme… Ici, pas de critique frontale et lourdingue, ni d'anachronisme, le propos des auteurs n'est pas politique, et l'on reste dans le récit d'aventures. Mais ils s'interdisent la simplification et le manichéisme, si bien que, par petites touches, le jeune lecteur découvre un monde colonial complexe en accompagnant les jeunes héros auxquels il peut facilement s'identifier. Une leçon d'histoire sensible et émouvante, pour laquelle je conserve une certaine tendresse. Cette série a cessé au bout de cinq albums ; elle n'a sans doute pas rencontré son public et ses auteurs se sont orientés vers d'autres récits, visant un public plus large. J'espère qu'un jour ou l'autre, les éditions Dupuis lui consacreront une belle intégrale ; elle mériterait un bon gros dossier sur le Congo belge et son traitement en bandes dessinées.

29/05/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Quatre couleurs
Quatre couleurs

On se rappelle tous de ce fameux stylo où l'on pouvait choisir quatre couleurs à savoir le noir, le bleu, le vert et le rouge. Noir comme le téléphone portable. Bleu comme le fond de la piscine municipale. Vert comme le délicieux regard de la prof. Rouge comme le sang de cette étudiante qui se serait jetée du 6ème étage de la faculté. Nous suivons un jeune étudiant du nom de Grégoire qui flambe ses études et son avenir sans être capable de prendre sa vie en main, qui passe ses soirées à boire et ses journées à cuver. Pitoyable et pas original. Il est juste à l'image de la société qui l'a engrangé : vide et sans valeur. Quatre couleurs est une véritable surprise malgré un graphisme assez minimaliste se basant sur les traits hachés de ces quatre couleurs. C'est superbement bien orchestré jusqu'à un final époustouflant. Cela fait partie de ces découvertes au gré de lecture pas forcément voulue. Cette oeuvre millimétrée et très subtile mérite toute notre attention. Une bonne idée qui a été exploitée pour le meilleur.

29/05/2016 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Bots
Bots

Bots, c'est la bd du moment que tout le monde avise à peine parue. Pourtant, au départ, aussi bien la couverture que le format n'est réellement attirant. Les deux premières pages nous font tout de suite entrer dans un monde dirigé par des robots qui sont en guerre. L'humanité telle que nous la connaissons n'existe plus depuis bien longtemps. Le langage est plutôt basique sur un mode binaire. Puis, il va se passer quelque chose qui va changer la donne et le récit prend un aspect beaucoup plus intéressant. Il y a également de l'humour avec quelques bonnes trouvailles qui m'ont bien fait rire. Je vais rejoindre le chant de louanges car c'est mérité pour les auteurs qui ont su à la fois captiver et offrir quelque chose d'original et bien senti.

28/05/2016 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série Hommes à la mer
Hommes à la mer

3.5 Riff Reb's termine sa trilogie maritime avec ce recueil d'histoires courtes. On retrouve non seulement huit nouvelles adaptées en BD, mais aussi des extraits d'histoires avec une illustration de Riff Reb's. Je n'avais jamais lu ses nouvelles (enfin, peut-être celle de Poe, mais si c'est le cas je n'en ai aucun souvenir) et donc j'ai eu du plaisir à les découvrir avec le trait formidable de l'auteur. Ses histoires sont sombres et j'aime ça. La narration est excellente (on ne dirait pas du tout que les récits sont des adaptations) et le dessin de Riff Reb's est splendide. Il n'y a que Le Grand sud qui ne m'a pas totalement convaincue, mais les autres sont des histoires qui réussissent l'exploit d'être memorable même si elles sont courtes. À lire absolument si on a aimé les deux albums maritimes de l'auteur.

28/05/2016 (modifier)
Par McClure
Note: 4/5
Couverture de la série Le Caravage
Le Caravage

Manara possède un coup de crayon magique. Malheureusement, il s'est souvent heurté à un problème de scénario. Mais ici il a enfin réussi à marier les deux. Son dessin sied à merveille à cette période durant laquelle les provinces italiennes nageaient entre renaissance et décadence. Ici il limite mieux son goût pour le dénudé de sorte que lorsque cela arrive, c'est bien amené, ça colle au récit et on n'en a pas trop. Maintenant, il nous dépeint également superbement la vie de ce talent de génie qu'était le Caravage. Là où comme pour beaucoup j'avais une connaissance relative de son oeuvre, j'ignorais tout de sa vie et en apprendre les grandes lignes et les moments importants par le biais de cet ouvrage c'est super. J'attends beaucoup de la lecture du deuxième tome pour savoir si Manara parvient à bien finir son oeuvre, un autre de ses problèmes.

28/05/2016 (modifier)