Les derniers avis (31962 avis)

Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Chauve(s)
Chauve(s)

La bd commence par ces mots : C'est l'histoire de la femme que j'aime et elle a un cancer. Pas facile de traiter du sujet de la maladie sans tabou surtout quand on est touché en plein fouet comme l'auteur. Celui-ci arrive à éviter l'écueil du pathos et à donner une oeuvre intimiste marquée par la tendresse. Il est vrai que le regard des autres sur la maladie pourra sembler très lourd et maladroit. Le combat contre la maladie sera certes plutôt difficile car on est souvent impuissant face au crabe. Je ne vais pas révéler l'issue de cette bd. On peut vaincre ou succomber au cancer du sein. J'ai bien aimé la simplicité de ce récit qui retranscrit plutôt bien certaines réalités. Du coup, les couples qui ont traversé ce genre d'épreuves ne pourront que se reconnaître. Il s’agit ici d’une première bande dessinée pour l'auteur et qui est traitée par petits chapitres qui constituent de petites tranches de vie. L'humour sera également présent pour donner de la bonne humeur sur un sujet très lourd mais sans aller jusqu'à dénaturer le propos ou la gravité de la situation. J'ai aimé cette humanité ainsi que cet optimisme dans le combat contre la maladie. En tout cas, une belle déclaration d'amour au travers de cette oeuvre.

20/08/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Southern Bastards
Southern Bastards

Jason Aaron est de retour avec sa nouvelle série après le gros succès de Scalped. Le contexte est diffèrent (village paumé en Alabama) mais le ton reste similaire : un héros « dur à cuire », des brutes sanglantes, un parrain local, et une bonne dose de testostérone. L’histoire est bien construite, même si le personnage principal ne m’a pas convaincu à 100%. J’ai un peu de mal à comprendre le fait qu’il tienne à tout prix à se mêler à des affaires qui vont clairement lui exploser à la gueule. Le dénouement est vraiment bien vu, et m’a beaucoup touché. Cet album est numéroté 1, mais il se lit comme un one shot, ce qui est une bonne nouvelle après le tirage sur la corde de Scalped (voir mon avis sur cette série). Le dessin de Jason Latour (qui avait déjà officié sur un comics de la série Scalped) est maitrisé et parfaitement adapté au récit. Une valeur sure si vous aimez les histoires « couillues ». MAJ après lecture du tome 2 La qualité est toujours en rendez-vous (la série a d’ailleurs gagné l’Eisner Award de la meilleure série en cours). Le format de l’histoire se rapproche de celui de Scalped : l’intrigue ralentit, et le scenario se concentre sur la personnalité et le passé d’un personnage clé (le coach). C’est intéressant, mais espérons que ça ne dure pas trop, j’avais trouvé Scalped trop long. A suivre !

21/05/2015 (MAJ le 19/08/2016) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série Tokyo Ghoul
Tokyo Ghoul

Je ne m’attendais pas à découvrir ce genre de goule dans Tokyo. Visiblement, ce sont des hommes et femmes tout à fait normaux qui se cachent parmi la population et qui se transforment en véritables monstres assoiffés de sang et de chair humaine à un moment donné un peu comme les terroristes d’aujourd’hui quand on entend dire que ce sont des gentils garçons, qui fréquentent le club de sport ou de danse etc… Tout le monde peut être une goule. Bon, il y a quand même des signes avant-coureurs qui peuvent donner des indices. Les goules n’aiment pas le poisson. Moi non plus, mais je ne suis pas une goule ! J’ai bien aimé ce titre qui nous introduit dans un univers particulier proche des vampires mais avec quand même certaines différences. Bien sûr, on pourrait gausser sur certaines incohérences ou facilités scénaristiques. Cependant, l’efficacité du récit sera de mise grâce à une certaine ingéniosité de l’auteur à nous présenter des rebondissements. J’aime bien également cette idée d’aller à la chasse aux goules sans faire de distinction entre les bonnes goules et les mauvais. Tous dans le même panier pour l’éradication. Cette série prend également un peu à contre-pieds toutes les séries actuelles sur les morts-vivants. C’est assez original de le constater malgré une trame générale assez classique. L’auteur s’efforce en tout cas de ne pas tomber dans le manichéisme de rigueur. Et puis et surtout, il y a l’évolution du personnage principal qui est passionnante et que l’on suit avec plaisir. Tokyo Ghoul est actuellement le grand titre à la mode tout comme j’avais présenté il y a deux ans déjà la fameuse série L'Attaque des Titans. Oui, cette série provoque l’engouement de la jeunesse et des lecteurs de mangas qui la qualifie allègrement de géniale. On ne peut pas passer à côté car il faut se faire une idée.

19/08/2016 (modifier)
Par Raphifty
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Androïdes
Androïdes

Sur les conseils d'un pote et fan de SF, je me suis laissé aller à acheter cette BD. A l'ouverture, j'ai au début un peu regretté mon achat, le 1er tiers est long et le dessin souvent brouillon. Puis, au fil des pages, l'intrigue s'installe pour laisser place à un véritable scénario. La chute de cette histoire est surprenante et bien ficelée, le dessin lui s’améliore franchement. En bref, une très bonne surprise, non pas pour ces dessins qui sont corrects mais plus pour un scénario qui se révèle finalement bien écrit et original. Vivement les autres tomes !

18/08/2016 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
Couverture de la série Le Printemps d'Oan
Le Printemps d'Oan

Cet album est la quatrième collaboration entre Eric Wantiez et Marie Deschamps, toujours chez ce petit éditeur angoumoisin associatif qu'est Comme une orange. D'une tonalité plus sombre que Pierre et Lou, cet album raconte une autre rencontre, improbable, entre un Poilu qui s'est paumé quelque part dans la Somme et une petite fille, seule rescapée du bombardement de sa maison... Encore une fois la plume d'Eric Wantiez fait merveille, la rencontre entre la candeur et le désespoir, une errance qui va soudainement reprendre sens, se trouver un but. Mais on n'est pas dans la poésie de bout en bout, la réalité de la guerre reprend vite ses droits, et le rêve peut devenir cauchemar. J'avoue, le twist de fin m'a surpris, je ne m'y attendais pas, je lisais tout ça au premier degré, et l'album m'a même presque retourné. Marie deschamps est à nouveau à la baguette graphique et magique, illustrant avec son style dépouillé cette belle histoire, qui tient plus du conte que du récit historique. A lire !

18/08/2016 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Le Combat ordinaire
Le Combat ordinaire

Dans le combat ordinaire, on retrouve les thèmes chers à Larcenet : le rapport avec les enfants (en l’occurrence la fille de Marco) déjà traité dans le retour à la terre, les conflits sociaux, la politique, mais aussi les angoisses du quadra et la place de chacun dans une société de plus en plus globalisante. Bien évidemment, la part d’autobiographie est très présente dans cette histoire, même si Larcenet essaye parfois de s’en détacher. Son dessin semble se faire plus adulte, moins caricatural que ce qu'il faisait pour Fluide Glacial. Cette histoire oscille, sans arrêt, entre les moments d’émotion pure, les petits bonheurs familiaux et les phases de nostalgie. Une très belle série qu'il est toujours agréable de relire.

17/08/2016 (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série Blast
Blast

Blast est une vaste fresque de 800 pages signée Larcenet, où celui-ci se penche sur le destin de Polza Mancini au physique pour le moins singulier. Polza est gardé à vue suspecté d'avoir tué une jeune femme. Ce Polza est un homme qui ne s'aimait pas et pour qui la vie a été une lutte sans fin. A travers de nombreux flash-back (raconté par Polza), on cherche à comprendre comment a pu se produire ce drame. Polza raconte une histoire, son histoire et l'on a bien dû mal à démêler le vrai du faux, tant les fausses pistes se succèdent. Et l'on en vient à se demander si peut-être la vérité n'est pas ailleurs et si elle ne se niche pas dans cet instant où Polza rentre dans une sorte de transe dans ce qu'il appelle le blast et où il voit les statues de l'île de Pâques… Polza, c'est l'histoire d'un être défait, inadapté, qui fuit sans cesse, mais montre une indéniable force de survie. Au cours de ses dérives Polza croisera toute la lie de l'humanité, à commencer par son père agresseur sexuel… Parfois, Polza se montre humain, plus souvent violent ; il est lui-même victime des autres dans des scènes parfois d'une extrême violence ; croisant plus dégueulasse que lui. On sent que Larcenet a mis beaucoup de lui dans cette œuvre, y compris, ces propres névroses ; finalement je crois que l'on peut ressentir une certaine cohérence avec certaines de ces autres œuvres qui traitaient de manière plus humoristique de la difficulté de communiquer, ou de la solitude. Cependant, jamais Larcenet n'avait traité d'un sujet aussi sombre. Le livre est presque entièrement en noir et blanc, hormis quelques effets de couleur qui montrent le moment où Polza atteint le blast. Ce dessin accentue la noirceur de l'ensemble.

17/08/2016 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Adivasis Meurtris
Adivasis Meurtris

Par certains aspects « Adivasis Meurtris » m’a rappelé un autre album soutenu par Amnesty que j’ai lu récemment : Le Sentier lumineux. On y retrouve dans les deux cas une minorité civile coincée entre un mouvement communiste extrémiste (les naxalistes dans ce cas) et un gouvernement (via ses milices) qui s’entête dans la violence. 21eme siècle oblige, « Adivasis Meurtris » ajoute un troisième épouvantail au cocktail : la machine capitaliste et les grosses multinationales souhaitant s’implanter dans la région et profiter des ressources naturelles. Contre ces 3 mastodontes, les Adivasis, peuple indigène et fermier, ne font pas le poids, et sont persécutés dans l’indifférence presque générale. Les quelques voix qui tentent de s’élever sont vite victimes d’intimidations en tout genre voire d’emprisonnement. La situation semble désespérée, la faute à une culture de corruption qui gangrène le système politique indien. Bref, une lecture déprimante et révoltante. Au niveau de la réalisation de l’album, signalons quand même des textes en « voix off » un peu lourds, mal peut-être nécessaire pour présenter les faits, mais je note quand même que le medium de la bande dessinée et ses spécificités ne sont pas forcément bien exploités (sans que cela gâche la lecture). Un album instructif, que je conseille aux amateurs du genre.

17/08/2016 (modifier)
Par Mitch
Note: 4/5
Couverture de la série Arelate
Arelate

Le gros plus de cette série, c'est que, à l'instar des Ombres du Styx, elle nous plonge dans la vie quotidienne des sans-grade de l'Empire romain, en province. Loin des intrigues du palais impérial. Il y a quelque chose d'attachant dans ce père de famille contraint de devenir gladiateur à cause de ses dettes de jeu. On a envie de savoir ce qu'il adviendra de lui. Le dessin n'est peut-être pas excellent, mais tout de même très bon! Le tout est vraiment bien documenté. A lire pour tous les passionnés d'histoire romaine.

17/08/2016 (modifier)
Par montane
Note: 4/5
Couverture de la série Lester Cockney
Lester Cockney

Relire "Lester Cockney", c'est se replonger dans une des séries emblématique du Journal Tintin des années quatre-vingt. Que dire de ce personnage? A l'image d'un Corto Maltese, Lester Cockney est un aventurier Irlandais au caractère bien trempé qui parcours le monde, allant, là ou le vent le porte. A la différence d'un Corto dont les terres de prédilection se situaient plutôt en Amérique du sud et en Europe, Lester Cockney parcourra en sus de l'Europe, l'Asie et l'Amérique du Nord. Bien sur, Franz n'est pas au niveau de Pratt en ce qui concerne la qualité du scénario, et les histoires formatées en 46 planches ne permettent pas de développer la psychologie du personnage, comme cela pouvait être le cas chez le célèbre héro à la caquette. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si la jeunesse de Lester Cockney racontée par Franz dans la collection "signé" est sans doute le moment le plus abouti de cette série puisqu'elle s'affranchi du format traditionnel des 46 pages. Autre différence, entre les deux personnages, le rapport aux femmes. Alors que Corto Maltese, malgré son coté séducteur, restait un célibataire invétéré, Lester Cockney partagera longtemps ses aventures entre une Aristocrate Hongroise, Ilona et une Indienne, sans le sous, Tamara, qu'il choisira finalement pour partir finir ses vieux jours aux Etats-Unis. Le dessin de Franz atteint sans doute son apogée dans les 6 premiers tomes, ou transparait une fois de plus son talent inégalé pour dessiner les chevaux. Les 3 derniers albums ont été dessinés après une longue interruption, et le trait y est moins précis. Une belle série d'aventure de facture classique, et non dépourvue d'humour, qui a très bien passé le cap des ans.

16/08/2016 (modifier)