Si j’avais vaguement feuilleté et beaucoup entendu parler de cette série depuis très longtemps, ce n’est qu’assez tardivement finalement que je me suis plongé dans l’intégrale, empruntée à ma bibliothèque municipale.
C’est en fait la « relecture » qu’en a fait il y a quelques années Larcenet qui m’a fait réellement entrer dans cette série, qui a clairement influencé bien des réalisateurs (pas mal de choses reprises – ou est-ce seulement du hasard ? dans « Star Wars » [bestiaire, certaines scènes ou décors…], puis « Le cinquième élément » par exemple). C’est aussi une série qui s’est nourrie d’influences multiples (Asimov par exemple).
Les premiers albums ont un peu vieilli et sont un peu simplistes je trouve (il faut passer outre certaines facilités, comme l’acceptation de Laureline par Galaxity – et son extraordinaire et rapide adaptation pour une « moyen-âgeuse » !), même s’ils se laissent lire (je n’ai par contre pas du tout aimé l’intrigue du « Pays sans étoile », malgré un riche bestiaire).
Mais l’idée de départ avait un énorme potentiel, puisqu’elle permettait aux auteurs d’utiliser leurs deux héros dans le passé ou le futur plus ou moins lointains, un peu partout dans l’espace, et donc de multiplier les possibilités scénaristiques et les décors.
Dessin et scénario vont ensuite s’améliorer, à partir de « L’ambassadeur des ombres », pour atteindre un point d’orgue avec les deux diptyques Métro Châtelet / Brooklyn Station et Les spectres d’Inverloch/ Les foudres d’Hypsis, clairement les albums les plus riches de la série (avec des pointes d’humour de plus en plus prononcés, comme les apparitions récurrentes des très vénaux Shingouz). Les albums suivants (je n’ai lu que les 16 premiers albums) sont un peu en dessous de ces quatre albums, mais restent quand même sympas à lire.
Bref, ces aventures (d’ailleurs de plus en plus « spatiales » et de moins en moins « temporelles », au fur et à mesure que la série s’avance) procurent d’agréables moments de lecture. Elles permettent aussi de découvrir, avec Laureline (la série aurait aussi bien pu s’intituler « Les aventures de Laureline et Valérian », tant celle-ci semble plus mature et décidée : c’est elle qui « mène la barque », prend les décisions lorsque la situation l’exige), une des plus belles héroïnes (dans tous les sens du terme !) de la Science-Fiction avec la Cyann de Bourgeon.
C’est clairement une série qui peut postuler au titre de « culte », même si je ne lui attribue pas les cinq étoiles. En tout cas, il serait dommage de ne pas en lire quelques albums.
Note réelle 3,5/5.
L'éditeur Zéphyr est spécialisé dans les séries d'aviation mais celle-ci n'est qu'une des composantes et pas la principale de ce récit d'aventure historique.
L'histoire se déroule en Birmanie en 1941, plus précisément à Moulmein. A l'époque, le pays est sous la coupe coloniale anglaise et il y règne l'atmosphère d'une drôle de guerre avec l'armée japonaise toute proche alors que l'Angleterre et les Etats-Unis ne sont pas encore officiellement en guerre contre le Japon. Dans ce contexte, Jonathan, jeune garçon métisse anglais et birman, en conflit avec son père, commandant de la base aérienne anglaise, à qui il reproche la mort de sa mère, va sympathiser avec un officier pilote américain. Avec lui, il va découvrir la boite de nuit le Bluemoon où il va tomber amoureux de la chanteuse de charme Ruby. Mais la guerre toute proche, les ambitions d'indépendance du peuple birman et une histoire d'espionnage vont bouleverser leurs vies.
J'ai réellement aimé cette plongée dans un cadre historique et géographique original et complexe. L'ambiance exotique et envoûtante de la Birmanie de l'époque est bien rendue, de même que la situation militaire ambiguë d'avant Pearl Harbor.
Le dessin de Thomas Du Caju est un tout petit peu raide, mais ses planches sont le plus souvent très belles. On y sent le grand amateur d'illustrations pleine page, de belles carlingues et de jolies femmes. Et les couleurs ne sont pas en reste. De la belle ouvrage !
Quant à l'histoire, elle est dense et plutôt bien construite. Elle évite les stéréotypes convenus et emmène le lecteur dans une intrigue sans manichéisme qui sort des sentiers battus. Le rythme narratif est parfois un tout petit peu saccadé mais c'est un défaut qui s'oublie vite.
L'intrigue est prévue pour se terminer en deux tomes mais la série pourrait donner lieu à plusieurs diptyques. S'ils sont tous de ce niveau, je dis oui.
Cette relecture des contes de Grimm fait suite à Cendrillon - Tabou paru en 2012 et 2013 et qui est je crois devenu un best-seller de la BD érotique, hissant par la même occasion le nom de Trif comme un des meilleurs auteurs du genre. Cette fois, il récidive avec l'histoire de Blanche-Neige, à laquelle se greffe celle de Raiponce, prouvant à merveille que les adaptations de conte réputées souvent difficiles, peuvent être une réussite, on en a la preuve ici, et c'est pas triste croyez-moi !
Finies les pures jeunes filles, finis les princes trop charmants et les nains bien sages, tout est déboulonné de sa réputation bien proprette, celle qu'on a tous eu d'après les films de Disney ; déjà, les contes avaient pris un sérieux coup dans la tronche avec la série de films Shrek, mais là, l'auteur verse carrément dans la provoc érotique, mêlant le sensuel au fantastique avec brio. Les personnages sont détournés en fonction de leur rôle : Blanche-Neige et Raiponce entretiennent une liaison charnelle et sont très accordées pour des séances saphiques, la reine est une salope narcissique et perverse qui utilise les hommes comme des jouets avant de les jeter, c'est une vraie femme fatale qui tombera dans le piège du prince qui lui se révèle être un obsédé sexuel pas galant du tout... restent les nains qui sont de petits êtres lubriques avec des sexes turgescents, surtout Simplet. Cette bande m'a rappelé les Bd italiennes que je lisais pendant mon service militaire en 1978, "Contes Féerotiques" et autres "Contes Satyriques" qui détournaient de façon beaucoup plus libidineuse les contes de Grimm, tout était basé sur le corps des femmes opulentes, c'était fait pour exciter les jeunes adultes et les ados que nous étions alors.
J'ai un peu hésité pour classer cette Bd dans une catégorie, mais le ton est plus érotique que pornographique, d'où son classement en "érotique" plutôt qu'en "strictement pour adultes". C'est un érotisme certes assez audacieux, mais si on y regarde de plus près, Trif ne surexploite pas les corps de rêve de ses héroïnes, pas plus qu'il ne dessine des scènes de sexe gratuites ; les séquences salaces se comptent sur les doigts de la main, mais elles sont quand même intenses, et c'est plus l'ambiance érotique qui suscite l'excitation. L'intérêt se porte aussi sur les dialogues et le scénario, agrémenté d'humour, aussi évidemment sur le dessin policé et soigné, où Trif réussit une mise en page agréable et de belles ornementations décoratives avec les cheveux de Raiponce.
Voici donc encore une jolie réussite de l'éditeur Tabou, un conte pour les grands entièrement revisité, auquel je n'ai pas peur d'y mettre les 4 étoiles, ce qui est assez rare pour une Bd de ce type.
Nobody est la dernière production de Christian De Metter (Shutter Island) et cela promet déjà. Il va décliner cette série en 4 épisodes pour nous retracer le parcours d'un homme de 57 ans, un solide barbu aux cheveux longs et aux tatouages sur tout le corps qui a été arrêté pour un crime qu'il s'accuse d'avoir commis.
On est tout de suite happé par ce personnage charismatique qui va en mettre plein la vue à une expert en psychologie. On pense tout de suite à la fameuse relation qu'il y avait dans le film oscarisé Le silence des agneaux. Cela intrigue fortement et notre auteur semble bien connaître tout ces classiques pour nous faire plonger. Que dire également de son graphisme toujours aussi séduisant car unique en son genre ?
Par la suite, cela prend une tout autre tournure plus proche de l'espionnage géopolitique que du thriller criminel. On sent que l'auteur a gardé ses cartouches pour les tomes suivants. Cependant, on ne peut pas dire qu'il n'a rien produit. C'est un véritable démarrage en trombe. ;)
J'attendais cet album avec impatience. Jugez donc, la nouvelle série des auteurs de Il était une fois en France.
Il faut l'avouer cet album est une réussite totale. Tant au niveau du dessin (on y croise des trognes et des gueules dignes du cinéma américain ou français des années 50), que du scénario, qui est très cinématographique au demeurant.
Les premières pages commentées en voix off sont en ce point remarquables. Le procédé est d’ailleurs souvent réutilisé sur ce premier volume, tout comme la reproduction de courriers. Tout concourt ou presque à nous faire croire que nous suivons une histoire véridique.
La touche locale( corruption, massacre, colonialisme et trafic en tout genre ) est très bien mise en scène dans cet opus, qui met en place avec talent tous les ingrédients de cette nouvelle série.
Même si le rôle des mercenaires occupe une place prépondérante ici, on sent que le dénommé Charlie va vite occuper le terrain dans les prochains volumes.
Une aventure comme j’aime lire et, à l’image de Il était une fois en France que j’aime relire.
Fabien Nury s’affirme là , de nouveau ,comme un scénariste hors pair. Quant au dessin de Sylvain Vallée, il ne souffre d’aucun défaut et les personnages qu’il nous présente ont tous une présence imposante.
Une réussite.
Vivement la suite.
A chaque fois que je lis une bd sur la Corée du Nord, je sens la colère qui monte en moi. Une colère légitime contre un régime ultra-totalitaire qui soutient un petit dictateur grassouillet n'ayant aucune considération pour son peuple que de le laisser dans l'ignorance ou pire encore le laisser mourir de faim. Vu la bonhomie de ce sinistre personnage, on peut dire qu'il ne manque de rien. Il est véritable une honte pour la face du monde et pour l'humanité.
Si j'étais obligé de chanter à sa gloire le jour de son anniversaire sous la menace d'une arme, que ferais-je ? On dit qu'il a le sens de la famille. Après avoir pulvériser son oncle, il vient de faire assassiner son grand frère dans un pays étranger. Comment peut-on encore tolérer cela ? Certes, il ne faut pas se tromper de camp.
Cette bd nous donne des détails qui frôlent l'insupportable sur ce que son peuple subit à travers les yeux d'un petit garçon et de sa famille. Sa vision des choses est effrayante notamment au début puisqu'il est dans l'ignorance la plus totale en acceptant l'horreur. C'est d'ailleurs l'une des premières fois qu'on a une bd qui permet de mieux comprendre le quotidien de ce peuple meurtri.
Le dessin est réaliste mais avec un côté assez expressif. J'ai bien aimé également le choix des couleurs qui sont souvent dans les tons tristes reflétant ce pays coupé du monde extérieur.
J'ai trouvé la fin un peu abrupte alors que le récit s'étale sur près de 140 pages. On termine certes avec une petite note d'espoir. En tout cas, je suis tout de même heureux de vivre dans une démocratie et ne pas être obligé de souhaiter un joyeux anniversaire à Kim Jong Il, l'étoile brillante du mont Paektu ou le commandant invaincu à la volonté de fer ou le dirigeant mondial du XXIème siècle. Il ne faut jamais oublier que notre système de politiciens tous pourris est encore le moins pire de la planète.
Je dirai encore une bd qui critique la religion catholique mais qui le fait de manière assez subtile à travers les questionnements tout à fait légitime d'un garçon. La maman de ce garçonnet pourrait être une digne représentante de la manif pour tous qui est opposée aux unions homosexuelles. En effet, nous avons Tao 9 ans qui est privé de son père. Il y aura une surprise lorsqu'on découvrira la raison de cette séparation et ce qu'il est advenu du fameux papa.
Pour le reste, j'ai trouvé que la démonstration faite par l'innocent Tao sur la religion est fort pertinente. Il est dommage que les personnes adultes n'ont pas ce type de raisonnement rationnel. Visiblement, il faut croire à un Dieu comme on peut croire au Père Noel, aux extraterrestres, au Yéti ou à Fillon ou Hamon président. Comme dit, je ne crois plus vraiment aux gens pieux qui tentent d'inculquer certaines valeurs morales.
J'ai franchement bien aimé cette bd car elle est touchante. Elle véhicule de bonnes valeurs sur un sujet grave qui est bien traité.
A Angoulême une grande affiche à l'entrée du stand Delcourt reprenait le visuel de la couverture de cette BD. Le moins que l'on puisse dire c'est que cela claquait fort.
Deux avis plus tard je n'ai pas hésité à sauter le pas et wouaw mes aïeux, je peux dire qu'il y a bien longtemps que je n'étais pas tombé sur une histoire, un dessin aussi riche. Sana Takeda n'est pas une manchote, (aucun gag en rapport avec l’héroïne du récit ), et je ne vous noierais pas sous les superlatifs mais certaines planches sont carrément fantastiques. Un mix de comics, de mangas, de steampunk, d'art déco à la mode Muchat. C'est tout bonnement exceptionnel et d'une grande maitrise technique. Une BD qui demande du temps pour pouvoir apprécier toute la richesse du dessin et de la colorisation qui n'est pas en reste.
Petit bémol en ce qui concerne le scénario, c'est touffu et foisonnant, il faut s'accrocher un peu pour rentrer dans l'histoire qui reste dense. Quoiqu'il en soit j'ai vraiment pris mon pied pendant presque une heure, et je vais sans doute y revenir sous peu afin de mieux m'imprégner des choses que j'ai surement manqué.
Dans la production actuelle il est réjouissant de voir une œuvre de la sorte qui sort un peu des sentiers battus. Alors attention j'en connais qui du fait qu'il y ait une inspiration manga et comics vont rejeter l'ensemble, alors de grâce mettons de côté quelques a priori et au moins un petit coup d’œil chez votre libraire favori en peut faire de mal.
Coup de cœur et achat conseillé.
C’est la première œuvre de Tezuka que je lis, et j’en ressors plutôt satisfait.
Tezuka utilise la trame historique, asiatique et européenne, respectant grandes et petites lignes de cette histoire (une chronologie et un épais dossier final encadrent chaque tome en apportant d’importantes précisions historiques). Il ne se permet que quelques distorsions avec la réalité.
Au milieu de cela, il introduit ses personnages, dans une vaste fresque où les différents protagonistes, que ce soit au Japon (surtout) ou en Allemagne, se croisent, lient leur destin, dans ce qui ressemble à une tragédie grecque, au sein de laquelle chacun est prisonnier de son destin.
Passe au travers de tout cela un message humaniste, montrant à la fois l’absurdité et l’horreur des préjugés racistes, ainsi que les petits accidents de la vie qui font basculer certains du « mauvais côté ».
C’est noir, mais bien fichu, pour tous les aspects (trame historique, fresque romanesque presqu’à la « Autant en emporte le vent » et dénonciation du racisme et de l’intolérance) que Tezuka a voulu mêler ici.
La lecture de ces quatre tomes (relativement denses, avec plus de 300 pages chacun !) est plutôt fluide, et je regrette juste (affaire de goûts personnels) quelques visages déformés assez caractéristiques du trait « manga ». Une série recommandable assurément.
Note réelle 3,5/5.
PS : ceux qui veulent compléter cette lecture en restant dans la Bd peuvent lire L'Espion de Staline, relativement bien fichu, qui éclaire la personnalité et le réseau Sorge. Pour la partie Shoah, bien sûr Maus (mais je n’avais pas été très enthousiaste après cette lecture pourtant plébiscitée).
Jouissive ! Voilà sans doute le terme qui caractérise le mieux cette nouvelle série, profondément décalée et excessive en tout (mais vachement bien maîtrisée, mine de rien, dans le développement de son scénario). L’idée de départ est amusante et très bien exploitée dans ce premier tome. La folie furieuse de notre héroïne anime on ne peut mieux ce monde merveilleux et les oppositions de caractère offrent matière à de nombreux gags.
Se dégagent rapidement quatre personnages :
- tout d’abord Gertrude, idiote enfant gâtée devenue adulte aigrie, violente et extrême ;
- son guide, ensuite, luciole flegmatique, peu motivé mais qui essaie tout de même de contenir les excès de sa protégée ;
- la reine, on ne peut plus exaspérée par Gertrude, et qui cherche une solution pour débarrasser le Pays Merveilleux de cette horreur de la nature humaine ;
- Happy, tendre enfant émerveillée par cet univers qu’elle découvre avec ses grands yeux emplis d’étoiles (mais qui ne s’en laisse pas compter pour autant).
Les interactions entre ces différents personnages nourrissent le récit pour le relancer sans cesse. Voici le premier ressort comique.
Deuxième ressort : l’univers même dans lequel se déroule cette histoire. Un monde merveilleux, un univers de conte de fée d’apparence classique mais traité avec le plus grand irrespect par Skottie Young. Le trait cartoonesque de l’auteur joue en plein pour rendre cet univers totalement parodique. Les poétiques petites étoiles qui se font dégommer, les soldats champignons réduits à des « têtes de gland », l’ensemble de cet univers est altéré par la trublion démente incarnée par Gertrude.
Troisième ressort comique : le langage fleuri de l’héroïne, dont les jurons sont autocensurés au travers d’expressions en rapport avec la nourriture (je vous laisse deviner ce qui se cache derrière un « sucreur de frites » pour exemple).
A la longue, ce type de concept risque de s’épuiser mais dans le cas présent, ce premier tome tient largement la distance. Je suis on ne peut plus partant pour en reprendre un second mais j’espère que Skottie Young aura l’intelligence de s’arrêter à temps. Quoiqu’il en soit, si vous êtes à la recherche d’un récit humoristique décalé qui taille à la hache mal aiguisée l’univers kawaï des contes de fées, je vous suggère furieusement de faire une halte par ici.
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Valérian
Si j’avais vaguement feuilleté et beaucoup entendu parler de cette série depuis très longtemps, ce n’est qu’assez tardivement finalement que je me suis plongé dans l’intégrale, empruntée à ma bibliothèque municipale. C’est en fait la « relecture » qu’en a fait il y a quelques années Larcenet qui m’a fait réellement entrer dans cette série, qui a clairement influencé bien des réalisateurs (pas mal de choses reprises – ou est-ce seulement du hasard ? dans « Star Wars » [bestiaire, certaines scènes ou décors…], puis « Le cinquième élément » par exemple). C’est aussi une série qui s’est nourrie d’influences multiples (Asimov par exemple). Les premiers albums ont un peu vieilli et sont un peu simplistes je trouve (il faut passer outre certaines facilités, comme l’acceptation de Laureline par Galaxity – et son extraordinaire et rapide adaptation pour une « moyen-âgeuse » !), même s’ils se laissent lire (je n’ai par contre pas du tout aimé l’intrigue du « Pays sans étoile », malgré un riche bestiaire). Mais l’idée de départ avait un énorme potentiel, puisqu’elle permettait aux auteurs d’utiliser leurs deux héros dans le passé ou le futur plus ou moins lointains, un peu partout dans l’espace, et donc de multiplier les possibilités scénaristiques et les décors. Dessin et scénario vont ensuite s’améliorer, à partir de « L’ambassadeur des ombres », pour atteindre un point d’orgue avec les deux diptyques Métro Châtelet / Brooklyn Station et Les spectres d’Inverloch/ Les foudres d’Hypsis, clairement les albums les plus riches de la série (avec des pointes d’humour de plus en plus prononcés, comme les apparitions récurrentes des très vénaux Shingouz). Les albums suivants (je n’ai lu que les 16 premiers albums) sont un peu en dessous de ces quatre albums, mais restent quand même sympas à lire. Bref, ces aventures (d’ailleurs de plus en plus « spatiales » et de moins en moins « temporelles », au fur et à mesure que la série s’avance) procurent d’agréables moments de lecture. Elles permettent aussi de découvrir, avec Laureline (la série aurait aussi bien pu s’intituler « Les aventures de Laureline et Valérian », tant celle-ci semble plus mature et décidée : c’est elle qui « mène la barque », prend les décisions lorsque la situation l’exige), une des plus belles héroïnes (dans tous les sens du terme !) de la Science-Fiction avec la Cyann de Bourgeon. C’est clairement une série qui peut postuler au titre de « culte », même si je ne lui attribue pas les cinq étoiles. En tout cas, il serait dommage de ne pas en lire quelques albums. Note réelle 3,5/5.
Little England
L'éditeur Zéphyr est spécialisé dans les séries d'aviation mais celle-ci n'est qu'une des composantes et pas la principale de ce récit d'aventure historique. L'histoire se déroule en Birmanie en 1941, plus précisément à Moulmein. A l'époque, le pays est sous la coupe coloniale anglaise et il y règne l'atmosphère d'une drôle de guerre avec l'armée japonaise toute proche alors que l'Angleterre et les Etats-Unis ne sont pas encore officiellement en guerre contre le Japon. Dans ce contexte, Jonathan, jeune garçon métisse anglais et birman, en conflit avec son père, commandant de la base aérienne anglaise, à qui il reproche la mort de sa mère, va sympathiser avec un officier pilote américain. Avec lui, il va découvrir la boite de nuit le Bluemoon où il va tomber amoureux de la chanteuse de charme Ruby. Mais la guerre toute proche, les ambitions d'indépendance du peuple birman et une histoire d'espionnage vont bouleverser leurs vies. J'ai réellement aimé cette plongée dans un cadre historique et géographique original et complexe. L'ambiance exotique et envoûtante de la Birmanie de l'époque est bien rendue, de même que la situation militaire ambiguë d'avant Pearl Harbor. Le dessin de Thomas Du Caju est un tout petit peu raide, mais ses planches sont le plus souvent très belles. On y sent le grand amateur d'illustrations pleine page, de belles carlingues et de jolies femmes. Et les couleurs ne sont pas en reste. De la belle ouvrage ! Quant à l'histoire, elle est dense et plutôt bien construite. Elle évite les stéréotypes convenus et emmène le lecteur dans une intrigue sans manichéisme qui sort des sentiers battus. Le rythme narratif est parfois un tout petit peu saccadé mais c'est un défaut qui s'oublie vite. L'intrigue est prévue pour se terminer en deux tomes mais la série pourrait donner lieu à plusieurs diptyques. S'ils sont tous de ce niveau, je dis oui.
Blanche-Neige (Tabou)
Cette relecture des contes de Grimm fait suite à Cendrillon - Tabou paru en 2012 et 2013 et qui est je crois devenu un best-seller de la BD érotique, hissant par la même occasion le nom de Trif comme un des meilleurs auteurs du genre. Cette fois, il récidive avec l'histoire de Blanche-Neige, à laquelle se greffe celle de Raiponce, prouvant à merveille que les adaptations de conte réputées souvent difficiles, peuvent être une réussite, on en a la preuve ici, et c'est pas triste croyez-moi ! Finies les pures jeunes filles, finis les princes trop charmants et les nains bien sages, tout est déboulonné de sa réputation bien proprette, celle qu'on a tous eu d'après les films de Disney ; déjà, les contes avaient pris un sérieux coup dans la tronche avec la série de films Shrek, mais là, l'auteur verse carrément dans la provoc érotique, mêlant le sensuel au fantastique avec brio. Les personnages sont détournés en fonction de leur rôle : Blanche-Neige et Raiponce entretiennent une liaison charnelle et sont très accordées pour des séances saphiques, la reine est une salope narcissique et perverse qui utilise les hommes comme des jouets avant de les jeter, c'est une vraie femme fatale qui tombera dans le piège du prince qui lui se révèle être un obsédé sexuel pas galant du tout... restent les nains qui sont de petits êtres lubriques avec des sexes turgescents, surtout Simplet. Cette bande m'a rappelé les Bd italiennes que je lisais pendant mon service militaire en 1978, "Contes Féerotiques" et autres "Contes Satyriques" qui détournaient de façon beaucoup plus libidineuse les contes de Grimm, tout était basé sur le corps des femmes opulentes, c'était fait pour exciter les jeunes adultes et les ados que nous étions alors. J'ai un peu hésité pour classer cette Bd dans une catégorie, mais le ton est plus érotique que pornographique, d'où son classement en "érotique" plutôt qu'en "strictement pour adultes". C'est un érotisme certes assez audacieux, mais si on y regarde de plus près, Trif ne surexploite pas les corps de rêve de ses héroïnes, pas plus qu'il ne dessine des scènes de sexe gratuites ; les séquences salaces se comptent sur les doigts de la main, mais elles sont quand même intenses, et c'est plus l'ambiance érotique qui suscite l'excitation. L'intérêt se porte aussi sur les dialogues et le scénario, agrémenté d'humour, aussi évidemment sur le dessin policé et soigné, où Trif réussit une mise en page agréable et de belles ornementations décoratives avec les cheveux de Raiponce. Voici donc encore une jolie réussite de l'éditeur Tabou, un conte pour les grands entièrement revisité, auquel je n'ai pas peur d'y mettre les 4 étoiles, ce qui est assez rare pour une Bd de ce type.
Nobody - saison 1
Nobody est la dernière production de Christian De Metter (Shutter Island) et cela promet déjà. Il va décliner cette série en 4 épisodes pour nous retracer le parcours d'un homme de 57 ans, un solide barbu aux cheveux longs et aux tatouages sur tout le corps qui a été arrêté pour un crime qu'il s'accuse d'avoir commis. On est tout de suite happé par ce personnage charismatique qui va en mettre plein la vue à une expert en psychologie. On pense tout de suite à la fameuse relation qu'il y avait dans le film oscarisé Le silence des agneaux. Cela intrigue fortement et notre auteur semble bien connaître tout ces classiques pour nous faire plonger. Que dire également de son graphisme toujours aussi séduisant car unique en son genre ? Par la suite, cela prend une tout autre tournure plus proche de l'espionnage géopolitique que du thriller criminel. On sent que l'auteur a gardé ses cartouches pour les tomes suivants. Cependant, on ne peut pas dire qu'il n'a rien produit. C'est un véritable démarrage en trombe. ;)
Katanga
J'attendais cet album avec impatience. Jugez donc, la nouvelle série des auteurs de Il était une fois en France. Il faut l'avouer cet album est une réussite totale. Tant au niveau du dessin (on y croise des trognes et des gueules dignes du cinéma américain ou français des années 50), que du scénario, qui est très cinématographique au demeurant. Les premières pages commentées en voix off sont en ce point remarquables. Le procédé est d’ailleurs souvent réutilisé sur ce premier volume, tout comme la reproduction de courriers. Tout concourt ou presque à nous faire croire que nous suivons une histoire véridique. La touche locale( corruption, massacre, colonialisme et trafic en tout genre ) est très bien mise en scène dans cet opus, qui met en place avec talent tous les ingrédients de cette nouvelle série. Même si le rôle des mercenaires occupe une place prépondérante ici, on sent que le dénommé Charlie va vite occuper le terrain dans les prochains volumes. Une aventure comme j’aime lire et, à l’image de Il était une fois en France que j’aime relire. Fabien Nury s’affirme là , de nouveau ,comme un scénariste hors pair. Quant au dessin de Sylvain Vallée, il ne souffre d’aucun défaut et les personnages qu’il nous présente ont tous une présence imposante. Une réussite. Vivement la suite.
L'Anniversaire de Kim Jong-Il
A chaque fois que je lis une bd sur la Corée du Nord, je sens la colère qui monte en moi. Une colère légitime contre un régime ultra-totalitaire qui soutient un petit dictateur grassouillet n'ayant aucune considération pour son peuple que de le laisser dans l'ignorance ou pire encore le laisser mourir de faim. Vu la bonhomie de ce sinistre personnage, on peut dire qu'il ne manque de rien. Il est véritable une honte pour la face du monde et pour l'humanité. Si j'étais obligé de chanter à sa gloire le jour de son anniversaire sous la menace d'une arme, que ferais-je ? On dit qu'il a le sens de la famille. Après avoir pulvériser son oncle, il vient de faire assassiner son grand frère dans un pays étranger. Comment peut-on encore tolérer cela ? Certes, il ne faut pas se tromper de camp. Cette bd nous donne des détails qui frôlent l'insupportable sur ce que son peuple subit à travers les yeux d'un petit garçon et de sa famille. Sa vision des choses est effrayante notamment au début puisqu'il est dans l'ignorance la plus totale en acceptant l'horreur. C'est d'ailleurs l'une des premières fois qu'on a une bd qui permet de mieux comprendre le quotidien de ce peuple meurtri. Le dessin est réaliste mais avec un côté assez expressif. J'ai bien aimé également le choix des couleurs qui sont souvent dans les tons tristes reflétant ce pays coupé du monde extérieur. J'ai trouvé la fin un peu abrupte alors que le récit s'étale sur près de 140 pages. On termine certes avec une petite note d'espoir. En tout cas, je suis tout de même heureux de vivre dans une démocratie et ne pas être obligé de souhaiter un joyeux anniversaire à Kim Jong Il, l'étoile brillante du mont Paektu ou le commandant invaincu à la volonté de fer ou le dirigeant mondial du XXIème siècle. Il ne faut jamais oublier que notre système de politiciens tous pourris est encore le moins pire de la planète.
Dieu n'aime pas papa
Je dirai encore une bd qui critique la religion catholique mais qui le fait de manière assez subtile à travers les questionnements tout à fait légitime d'un garçon. La maman de ce garçonnet pourrait être une digne représentante de la manif pour tous qui est opposée aux unions homosexuelles. En effet, nous avons Tao 9 ans qui est privé de son père. Il y aura une surprise lorsqu'on découvrira la raison de cette séparation et ce qu'il est advenu du fameux papa. Pour le reste, j'ai trouvé que la démonstration faite par l'innocent Tao sur la religion est fort pertinente. Il est dommage que les personnes adultes n'ont pas ce type de raisonnement rationnel. Visiblement, il faut croire à un Dieu comme on peut croire au Père Noel, aux extraterrestres, au Yéti ou à Fillon ou Hamon président. Comme dit, je ne crois plus vraiment aux gens pieux qui tentent d'inculquer certaines valeurs morales. J'ai franchement bien aimé cette bd car elle est touchante. Elle véhicule de bonnes valeurs sur un sujet grave qui est bien traité.
Monstress
A Angoulême une grande affiche à l'entrée du stand Delcourt reprenait le visuel de la couverture de cette BD. Le moins que l'on puisse dire c'est que cela claquait fort. Deux avis plus tard je n'ai pas hésité à sauter le pas et wouaw mes aïeux, je peux dire qu'il y a bien longtemps que je n'étais pas tombé sur une histoire, un dessin aussi riche. Sana Takeda n'est pas une manchote, (aucun gag en rapport avec l’héroïne du récit ), et je ne vous noierais pas sous les superlatifs mais certaines planches sont carrément fantastiques. Un mix de comics, de mangas, de steampunk, d'art déco à la mode Muchat. C'est tout bonnement exceptionnel et d'une grande maitrise technique. Une BD qui demande du temps pour pouvoir apprécier toute la richesse du dessin et de la colorisation qui n'est pas en reste. Petit bémol en ce qui concerne le scénario, c'est touffu et foisonnant, il faut s'accrocher un peu pour rentrer dans l'histoire qui reste dense. Quoiqu'il en soit j'ai vraiment pris mon pied pendant presque une heure, et je vais sans doute y revenir sous peu afin de mieux m'imprégner des choses que j'ai surement manqué. Dans la production actuelle il est réjouissant de voir une œuvre de la sorte qui sort un peu des sentiers battus. Alors attention j'en connais qui du fait qu'il y ait une inspiration manga et comics vont rejeter l'ensemble, alors de grâce mettons de côté quelques a priori et au moins un petit coup d’œil chez votre libraire favori en peut faire de mal. Coup de cœur et achat conseillé.
L'Histoire des 3 Adolf
C’est la première œuvre de Tezuka que je lis, et j’en ressors plutôt satisfait. Tezuka utilise la trame historique, asiatique et européenne, respectant grandes et petites lignes de cette histoire (une chronologie et un épais dossier final encadrent chaque tome en apportant d’importantes précisions historiques). Il ne se permet que quelques distorsions avec la réalité. Au milieu de cela, il introduit ses personnages, dans une vaste fresque où les différents protagonistes, que ce soit au Japon (surtout) ou en Allemagne, se croisent, lient leur destin, dans ce qui ressemble à une tragédie grecque, au sein de laquelle chacun est prisonnier de son destin. Passe au travers de tout cela un message humaniste, montrant à la fois l’absurdité et l’horreur des préjugés racistes, ainsi que les petits accidents de la vie qui font basculer certains du « mauvais côté ». C’est noir, mais bien fichu, pour tous les aspects (trame historique, fresque romanesque presqu’à la « Autant en emporte le vent » et dénonciation du racisme et de l’intolérance) que Tezuka a voulu mêler ici. La lecture de ces quatre tomes (relativement denses, avec plus de 300 pages chacun !) est plutôt fluide, et je regrette juste (affaire de goûts personnels) quelques visages déformés assez caractéristiques du trait « manga ». Une série recommandable assurément. Note réelle 3,5/5. PS : ceux qui veulent compléter cette lecture en restant dans la Bd peuvent lire L'Espion de Staline, relativement bien fichu, qui éclaire la personnalité et le réseau Sorge. Pour la partie Shoah, bien sûr Maus (mais je n’avais pas été très enthousiaste après cette lecture pourtant plébiscitée).
I hate fairyland
Jouissive ! Voilà sans doute le terme qui caractérise le mieux cette nouvelle série, profondément décalée et excessive en tout (mais vachement bien maîtrisée, mine de rien, dans le développement de son scénario). L’idée de départ est amusante et très bien exploitée dans ce premier tome. La folie furieuse de notre héroïne anime on ne peut mieux ce monde merveilleux et les oppositions de caractère offrent matière à de nombreux gags. Se dégagent rapidement quatre personnages : - tout d’abord Gertrude, idiote enfant gâtée devenue adulte aigrie, violente et extrême ; - son guide, ensuite, luciole flegmatique, peu motivé mais qui essaie tout de même de contenir les excès de sa protégée ; - la reine, on ne peut plus exaspérée par Gertrude, et qui cherche une solution pour débarrasser le Pays Merveilleux de cette horreur de la nature humaine ; - Happy, tendre enfant émerveillée par cet univers qu’elle découvre avec ses grands yeux emplis d’étoiles (mais qui ne s’en laisse pas compter pour autant). Les interactions entre ces différents personnages nourrissent le récit pour le relancer sans cesse. Voici le premier ressort comique. Deuxième ressort : l’univers même dans lequel se déroule cette histoire. Un monde merveilleux, un univers de conte de fée d’apparence classique mais traité avec le plus grand irrespect par Skottie Young. Le trait cartoonesque de l’auteur joue en plein pour rendre cet univers totalement parodique. Les poétiques petites étoiles qui se font dégommer, les soldats champignons réduits à des « têtes de gland », l’ensemble de cet univers est altéré par la trublion démente incarnée par Gertrude. Troisième ressort comique : le langage fleuri de l’héroïne, dont les jurons sont autocensurés au travers d’expressions en rapport avec la nourriture (je vous laisse deviner ce qui se cache derrière un « sucreur de frites » pour exemple). A la longue, ce type de concept risque de s’épuiser mais dans le cas présent, ce premier tome tient largement la distance. Je suis on ne peut plus partant pour en reprendre un second mais j’espère que Skottie Young aura l’intelligence de s’arrêter à temps. Quoiqu’il en soit, si vous êtes à la recherche d’un récit humoristique décalé qui taille à la hache mal aiguisée l’univers kawaï des contes de fées, je vous suggère furieusement de faire une halte par ici.