2.5
Je confirme que ce n'est pas un album pour tout le monde.
Pourtant, je voulais aimer cet album. Les avis me donnaient envie de le lire et l'album est un bel objet. Le point fort est le dessin qui est superbe et la mise en scène est très bien maitrisée. Il y a des dizaines et des dizaines de pages qui sont de toute beauté.
Malheureusement, je n'ai jamais réussi à rentrer totalement dans le récit à cause de sa forme. C'est une adaptation d'un poème et cela se voit trop. La narration omniprésente sont des lignes tirés du poème (du moins c'est ce que je crois) et lorsque les personnages ont la parole, ils parlent comme dans un poème. Ce genre de texte ça va bien...dans un poème, pas dans une bande dessinée ou à la limite durant quelques pages. Je trouve que ça sonne faux, comme pour les adaptations de théâtre en BD. J'ai l'impression de voir des acteurs réciter leurs textes et non des vrais personnages. Je trouve cela juste déstabilisant et c'est assez pour ne pas me faire apprécier une BD.
En plus, si le récit est tout de même un peu sympathique à lire, je trouve qu'il y a tout de même des longueurs qui font en sorte que je pense que même si le texte ne m'avait pas dérangé, je n'aurai pas mis plus que 3 étoiles.
Après avoir publié 5 albums de Reckless en 2 ans (les fous), le trio anglo-américain « change d’air » et nous propose une histoire complète qui mijote dans l’esprit de Brubaker depuis 2010.
Le ton est bien évidement sombre, cauchemardesque voire hallucinatoire - le protagoniste principal vit un véritable cauchemar éveillé, et les méandres du scenario perdent également le lecteur, jusqu’à un dénouement bien vu et cohérent, que je n’ai personnellement pas vu venir (même si c’est finalement assez évident). Par contre je n’ai pas compris un petit détail en fin d’album, lorsque le protagoniste rentre aux USA en avion. Mes recherches sur le web étant restées infructueuses, je ressors un poil décontenancé de ma lecture. Dommage.
Le duo Phillips père et fils fonctionne à merveille, cela fait apparemment des années que Sean demande à Brubaker d’écrire une histoire se déroulant en Europe, et il se fait plaisir à représenter cette ville jamais nommée, mais rappelant beaucoup Paris.
Un bon album, malgré la scène pas très claire dont je parle ci-dessus.
Les Pionniers est une évocation historique des débuts du cinéma avec comme élément central l’opposition, voire l’animosité entre Léon Gaumont et Charles Pathé. Une guerre de coqs qui non seulement causera de gros dommages collatéraux chez leurs collaborateurs (Alice Guy ou Georges Méliès sont bien placés pour en parler) mais favorisera également la prise de pouvoir des Etats-Unis dans ce domaine.
L’évocation est rigoureuse. Nous sommes réellement dans un récit historique, certes romancé pour les besoins de la bande dessinée mais pour lequel les auteurs semblent s’être énormément documentés. Le résultat est dans tous les cas extrêmement crédible.
Parce que j’avais lu la biographie d’Alice Guy parue chez Casterman, j’étais en terrain connu, et cela a beaucoup facilité le début de ma lecture. En effet, il y a beaucoup de noms à enregistrer et je peux comprendre qu’un lecteur qui ne maîtrise que très mal le sujet se soit retrouvé bien perdu dans les premiers chapitres.
A titre personnel, j’ai vraiment bien aimé. Historiquement parlant, le sujet est intéressant. Certains personnages, à commencer par Alice Guy, m’ont fasciné. Le dessin est vraiment à mon goût. C’est truffé d’anecdotes et de références. La mise en page est soignée. L’édition est de qualité, avec ce beau dos toilé.
Ma note se situe entre le 3 et le 4.
Je suis embêté pour mon avis, mon ressenti étant plus proche d'un 2* tandis qu'objectivement je pense que nous sommes sur un 3*.
C'est d'avoir pu lire les 6 premiers volumes en édition double qui m'a fait l'impression d'enchainer les pavés, et je suis assez peu conquis à la fin. L'histoire à des aspects touchants, notamment la question de la pauvreté dans la campagne japonaise au sortir de la seconde guerre mondiale, mais 6 volumes après je suis plus lassé qu'autre chose. Les histoires sont déconnectés les unes des autres, chaque chapitre étant une petite histoire, parfois étalée en deux chapitres, puis on passe sur un autre sujet.
Là où j'ai été lassé, c'est le côté "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Ca va dans un seul sens, la gentillesse. Et si je suis partisan d'être gentil, faut dire que le récit semble montrer qu'à chaque fois cela amène à une meilleure situation, à débloquer des choses etc ... Le message est louable, mais au bout de 6 volumes je trouve qu'on sature. Malheureusement la vie n'est pas aussi facile et j'ai trainé dans ma lecture parce qu'il y avait cet aspect qui me bloquait. A un moment, j'ai fini par trouver ça trop idéaliste et fleur bleue. D'autant que les messages de la mamie ne m'ont pas toujours parus très bons, mais ça c'est une considération personnelle. Donc je reste sur un gros bof pour ma part, j'ai lu le début je ne lirais pas la fin !
Je crois que j’avais découvert Panaccione avec son album Match, dans lequel il présentait l’intégralité d’un match de tennis livré par son héros fétiche, Marcel Costé. J’avais trouvé ce petit album muet excellent.
Revoilà donc Panaccione avec notre Marcel (et son chien), mais cette fois-ci dans un format plus long (en terme de pagination et en terme de contenu, plus étendu, puisqu’il ne s’agit plus ici d’un simple match, mais de l’histoire du tennis depuis les débuts de l’humanité !).
Le dessin est toujours simple et très expressif, dynamique, agréable en tout cas. Costé est toujours aussi éloigné de toute crédibilité, morphotype, équipement, son look impayable, son style tennistique, renvoient vers un absurde un peu doux-dingue.
Pour le reste, j’ai préféré « Match », sur ce thème, un album plus resserré, plus efficace, avec moins de baisses de niveau.
Mais la lecture de cette encyclopédie loufoque est globalement amusante. Il y a suffisamment de moments poilants pour compenser ceux qui sont moyens. Certains gags sont très cons, mais avec moi ça marche (comme le « centuple » - mon chapitre/histoire préféré, la « leçon », ou le « tennis-car »).
N’étant pas un spécialiste de l’histoire indienne, je ne saurais dire ce qui est strictement historique et ce qui est fictionnel dans cette histoire. Par conséquent, je l’ai lue comme un récit d’aventure, sans m’inquiéter de sa plausibilité ou de son ancrage historique. J’ai donc vu dans ce récit un conte sur le crépuscule d’une civilisation. On y suit un jeune Apache dans son parcours de vie. D’abord rejeté par les siens, marqué par la tradition et l’éducation reçue, il va tenter de se réhabiliter, s’opposant aux blancs et, surtout, aux Mexicains, jusqu’à lutter aux côtés de Geronimo. Mais le temps passe et le jeune homme va évoluer dans sa perception de l’homme blanc, devenant moins radical et surtout conscient que l’avancée de la colonisation ne pourra être endiguée, un état de fait qui ne le mettra jamais en joie mais qu’il affronte avec lucidité.
Le dessin de Rossi est superbe. De nombreuses cases sont de petites merveilles de composition… Mais il n’est pas toujours évident de différencier et de reconnaître les différents personnages.
L’histoire est classique et bien écrite, le destin du personnage central ainsi que de ses proches touche le lecteur… Mais le rythme m’est apparu trop souvent syncopé et certaines séquences m’ont paru sans réel intérêt.
D’énormes qualités, donc, mais aussi des bémols. Je suis presque gêné de ne mettre qu’un 3/5 alors que le travail réalisé est colossal et que le soin apporté par Christian Rossi est évident, mais j’espérais plus… Plus de lisibilité, d’abord, et plus d’émotion ensuite. Il n’empêche que c’est un bel album.
La couverture est jolie avec ces couleurs et ces 3 ombres qui volent comme E.T. sur son vélo. Le titre est intriguant.
Un Pizzly n'est pas un mélange entre une pizza et un curly mais un hybride entre un ours polaire et un grizzly. Cela situe déjà un peu plus le déroulement de l'histoire cette espèce d'aurore boréale en couverture et ces ours.
L'histoire est malheureusement cousue de fil blanc. C'est un jeune Parisien qui récupère ses neveux orphelins, n'arrive plus à joindre les 2 bouts et finit par casser sa voiture alors qu'il est chauffeur Uber. Vraiment pas de bol. Et là, qui tombe sur son chemin ? Non pas Mary Poppins mais une vieille amérindienne qui s'en va justement retourner dans son Alaska après 40 ans en France. Voulez-vous venir avec moi les jeunes ? Bah oui d'accord, allons-y mamie. Au fait il n'y a pas de 5G là-bas. Au début c'est un peu compliqué pour les 2 gamins.
On ne sait pas trop quel est le message passé. Une fable sur la déconnection, la décroissance, l'écologie (car la glace fond), autre chose... Et cette façon de dessiner les yeux avec des tâches noires, c'est agaçant. Pour autant je mets 3/5 car ça se lit tout de même sans peine jusqu'à son terme.
Commissaire Toumi, et pas MeToo, mène l'enquête sur toutes sortes de crimes sanglants. Dans la première un homme est découpé en rondelles comme un saucisson. C'est avant tout humoristique plus que du pur policier/thriller, et je ne le ferai pas lire à des jeunes enfants car c'est un peu cru notamment dans le langage même si le dessin est du genre de celui de Tom-Tom et Nana. On devine parfois le coupable dans les enquêtes mais pas à chaque fois. Le commissaire est affublé d'un assistant un peu limité qui participe à l'humour de cet album.
Ce manga a un contexte intéressant avec un monde où l'air est très pollué et il faut des masques filtrants pour aller dehors. Cela se passe à Paris qui est une des villes les moins polluées car elle a un nouveau système de purification de l'air mis au point par la société Trifolium, dite le Trèfle. C'est le cyanel qui permet de respirer normalement dans les appartements. On sent aussi que le régime de gouvernement est plus autoritaire avec un couvre-feu. C'est là que vit un jeune étudiant en biologie avec sa grand-mère. Lui est très terre-à-terre en tant qu'homme de science quand son aïeule est portée sur la magie et la sorcellerie. Elle fait des vidéos à ce sujet sur Internet et tente de faire tout un tas de potions.
Le titre de Circé renvoie à une déesse magicienne dans la mythologie grecque et romaine. Une jeune fille va rencontrer d'abord la grand-mère puis après certaines chamailleries avec l'étudiant, elle révèle en fin de tome 1 sa nature de sorcière.
J'ai été assez étonné de voir après coup que c'était une autrice française, je n'avais pas fait attention au nom sur la couverture. La pandémie de Covid a peut-être été une source d'inspiration pour ce monde futuriste. Le dessin est pas mal du tout, réaliste mais avec plusieurs passages plus humoristiques où il est plus kawaii. Il y a des petits intermèdes où l'auteur se présente. Bref tout comme dans un manga japonais. Je n'ai lu que le premier tome, l'histoire est un peu gentillette et mixe science-fiction et fantastique. Je lirai éventuellement la suite.
Tiens, ce manga est sorti en France.
Comme souvent avec les mangas modernes, j'ai connu tout d'abord son adaptation en anime. Ce qui frappe en premier lieu c'est que comme l'écrit Mac Arthur, l'ambiance est beaucoup moins gnan-gnan que plusieurs séries romantiques et aussi je trouve que c'est moins puéril que d'autres shonen du même genre. Je veux dire, certes la manière dont se comportent les personnages est souvent immature, mais tout me semble crédible. On n’est pas dans un récit où le héros va se retrouver dans des situations téléphonées avec des filles à poils. Ce sont juste des adolescents avec des pensées parfois immatures sur le sexe et qui peuvent avoir un comportement ou des pensées un peu malsaines (et pas nécessairement liées au sexe), mais sans tomber dans l'excès. Je pense qu'on va tous se retrouver dans des situations, en tout cas moi je me suis reconnu ados lorsque le héros a peur de se retrouver dans des situations embarrassantes et réfléchit trop à ce qui peut arriver s'il fait telle action ou pas.
Bon, c'est sympathique à lire et les persos sont attachants, cela reste le type de manga dont j'aime bien quelques tomes, mais je ne me vois pas en lire des dizaines et des dizaines de tomes. Il faut dire que je ne suis plus le public cible des shonens, mais je trouve celui-ci plus intéressant que d'autres mangas pour ados qui ne font que reprendre les mêmes formules. Le dessin est bon.
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Majnoun et Leïli - Chants d'outre-tombe
2.5 Je confirme que ce n'est pas un album pour tout le monde. Pourtant, je voulais aimer cet album. Les avis me donnaient envie de le lire et l'album est un bel objet. Le point fort est le dessin qui est superbe et la mise en scène est très bien maitrisée. Il y a des dizaines et des dizaines de pages qui sont de toute beauté. Malheureusement, je n'ai jamais réussi à rentrer totalement dans le récit à cause de sa forme. C'est une adaptation d'un poème et cela se voit trop. La narration omniprésente sont des lignes tirés du poème (du moins c'est ce que je crois) et lorsque les personnages ont la parole, ils parlent comme dans un poème. Ce genre de texte ça va bien...dans un poème, pas dans une bande dessinée ou à la limite durant quelques pages. Je trouve que ça sonne faux, comme pour les adaptations de théâtre en BD. J'ai l'impression de voir des acteurs réciter leurs textes et non des vrais personnages. Je trouve cela juste déstabilisant et c'est assez pour ne pas me faire apprécier une BD. En plus, si le récit est tout de même un peu sympathique à lire, je trouve qu'il y a tout de même des longueurs qui font en sorte que je pense que même si le texte ne m'avait pas dérangé, je n'aurai pas mis plus que 3 étoiles.
Night Fever
Après avoir publié 5 albums de Reckless en 2 ans (les fous), le trio anglo-américain « change d’air » et nous propose une histoire complète qui mijote dans l’esprit de Brubaker depuis 2010. Le ton est bien évidement sombre, cauchemardesque voire hallucinatoire - le protagoniste principal vit un véritable cauchemar éveillé, et les méandres du scenario perdent également le lecteur, jusqu’à un dénouement bien vu et cohérent, que je n’ai personnellement pas vu venir (même si c’est finalement assez évident). Par contre je n’ai pas compris un petit détail en fin d’album, lorsque le protagoniste rentre aux USA en avion. Mes recherches sur le web étant restées infructueuses, je ressors un poil décontenancé de ma lecture. Dommage. Le duo Phillips père et fils fonctionne à merveille, cela fait apparemment des années que Sean demande à Brubaker d’écrire une histoire se déroulant en Europe, et il se fait plaisir à représenter cette ville jamais nommée, mais rappelant beaucoup Paris. Un bon album, malgré la scène pas très claire dont je parle ci-dessus.
Les Pionniers
Les Pionniers est une évocation historique des débuts du cinéma avec comme élément central l’opposition, voire l’animosité entre Léon Gaumont et Charles Pathé. Une guerre de coqs qui non seulement causera de gros dommages collatéraux chez leurs collaborateurs (Alice Guy ou Georges Méliès sont bien placés pour en parler) mais favorisera également la prise de pouvoir des Etats-Unis dans ce domaine. L’évocation est rigoureuse. Nous sommes réellement dans un récit historique, certes romancé pour les besoins de la bande dessinée mais pour lequel les auteurs semblent s’être énormément documentés. Le résultat est dans tous les cas extrêmement crédible. Parce que j’avais lu la biographie d’Alice Guy parue chez Casterman, j’étais en terrain connu, et cela a beaucoup facilité le début de ma lecture. En effet, il y a beaucoup de noms à enregistrer et je peux comprendre qu’un lecteur qui ne maîtrise que très mal le sujet se soit retrouvé bien perdu dans les premiers chapitres. A titre personnel, j’ai vraiment bien aimé. Historiquement parlant, le sujet est intéressant. Certains personnages, à commencer par Alice Guy, m’ont fasciné. Le dessin est vraiment à mon goût. C’est truffé d’anecdotes et de références. La mise en page est soignée. L’édition est de qualité, avec ce beau dos toilé. Ma note se situe entre le 3 et le 4.
Une sacrée mamie
Je suis embêté pour mon avis, mon ressenti étant plus proche d'un 2* tandis qu'objectivement je pense que nous sommes sur un 3*. C'est d'avoir pu lire les 6 premiers volumes en édition double qui m'a fait l'impression d'enchainer les pavés, et je suis assez peu conquis à la fin. L'histoire à des aspects touchants, notamment la question de la pauvreté dans la campagne japonaise au sortir de la seconde guerre mondiale, mais 6 volumes après je suis plus lassé qu'autre chose. Les histoires sont déconnectés les unes des autres, chaque chapitre étant une petite histoire, parfois étalée en deux chapitres, puis on passe sur un autre sujet. Là où j'ai été lassé, c'est le côté "tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil". Ca va dans un seul sens, la gentillesse. Et si je suis partisan d'être gentil, faut dire que le récit semble montrer qu'à chaque fois cela amène à une meilleure situation, à débloquer des choses etc ... Le message est louable, mais au bout de 6 volumes je trouve qu'on sature. Malheureusement la vie n'est pas aussi facile et j'ai trainé dans ma lecture parce qu'il y avait cet aspect qui me bloquait. A un moment, j'ai fini par trouver ça trop idéaliste et fleur bleue. D'autant que les messages de la mamie ne m'ont pas toujours parus très bons, mais ça c'est une considération personnelle. Donc je reste sur un gros bof pour ma part, j'ai lu le début je ne lirais pas la fin !
L'Encyclopédie du Tennis
Je crois que j’avais découvert Panaccione avec son album Match, dans lequel il présentait l’intégralité d’un match de tennis livré par son héros fétiche, Marcel Costé. J’avais trouvé ce petit album muet excellent. Revoilà donc Panaccione avec notre Marcel (et son chien), mais cette fois-ci dans un format plus long (en terme de pagination et en terme de contenu, plus étendu, puisqu’il ne s’agit plus ici d’un simple match, mais de l’histoire du tennis depuis les débuts de l’humanité !). Le dessin est toujours simple et très expressif, dynamique, agréable en tout cas. Costé est toujours aussi éloigné de toute crédibilité, morphotype, équipement, son look impayable, son style tennistique, renvoient vers un absurde un peu doux-dingue. Pour le reste, j’ai préféré « Match », sur ce thème, un album plus resserré, plus efficace, avec moins de baisses de niveau. Mais la lecture de cette encyclopédie loufoque est globalement amusante. Il y a suffisamment de moments poilants pour compenser ceux qui sont moyens. Certains gags sont très cons, mais avec moi ça marche (comme le « centuple » - mon chapitre/histoire préféré, la « leçon », ou le « tennis-car »).
Golden West
N’étant pas un spécialiste de l’histoire indienne, je ne saurais dire ce qui est strictement historique et ce qui est fictionnel dans cette histoire. Par conséquent, je l’ai lue comme un récit d’aventure, sans m’inquiéter de sa plausibilité ou de son ancrage historique. J’ai donc vu dans ce récit un conte sur le crépuscule d’une civilisation. On y suit un jeune Apache dans son parcours de vie. D’abord rejeté par les siens, marqué par la tradition et l’éducation reçue, il va tenter de se réhabiliter, s’opposant aux blancs et, surtout, aux Mexicains, jusqu’à lutter aux côtés de Geronimo. Mais le temps passe et le jeune homme va évoluer dans sa perception de l’homme blanc, devenant moins radical et surtout conscient que l’avancée de la colonisation ne pourra être endiguée, un état de fait qui ne le mettra jamais en joie mais qu’il affronte avec lucidité. Le dessin de Rossi est superbe. De nombreuses cases sont de petites merveilles de composition… Mais il n’est pas toujours évident de différencier et de reconnaître les différents personnages. L’histoire est classique et bien écrite, le destin du personnage central ainsi que de ses proches touche le lecteur… Mais le rythme m’est apparu trop souvent syncopé et certaines séquences m’ont paru sans réel intérêt. D’énormes qualités, donc, mais aussi des bémols. Je suis presque gêné de ne mettre qu’un 3/5 alors que le travail réalisé est colossal et que le soin apporté par Christian Rossi est évident, mais j’espérais plus… Plus de lisibilité, d’abord, et plus d’émotion ensuite. Il n’empêche que c’est un bel album.
Les Pizzlys
La couverture est jolie avec ces couleurs et ces 3 ombres qui volent comme E.T. sur son vélo. Le titre est intriguant. Un Pizzly n'est pas un mélange entre une pizza et un curly mais un hybride entre un ours polaire et un grizzly. Cela situe déjà un peu plus le déroulement de l'histoire cette espèce d'aurore boréale en couverture et ces ours. L'histoire est malheureusement cousue de fil blanc. C'est un jeune Parisien qui récupère ses neveux orphelins, n'arrive plus à joindre les 2 bouts et finit par casser sa voiture alors qu'il est chauffeur Uber. Vraiment pas de bol. Et là, qui tombe sur son chemin ? Non pas Mary Poppins mais une vieille amérindienne qui s'en va justement retourner dans son Alaska après 40 ans en France. Voulez-vous venir avec moi les jeunes ? Bah oui d'accord, allons-y mamie. Au fait il n'y a pas de 5G là-bas. Au début c'est un peu compliqué pour les 2 gamins. On ne sait pas trop quel est le message passé. Une fable sur la déconnection, la décroissance, l'écologie (car la glace fond), autre chose... Et cette façon de dessiner les yeux avec des tâches noires, c'est agaçant. Pour autant je mets 3/5 car ça se lit tout de même sans peine jusqu'à son terme.
Commissaire Toumi
Commissaire Toumi, et pas MeToo, mène l'enquête sur toutes sortes de crimes sanglants. Dans la première un homme est découpé en rondelles comme un saucisson. C'est avant tout humoristique plus que du pur policier/thriller, et je ne le ferai pas lire à des jeunes enfants car c'est un peu cru notamment dans le langage même si le dessin est du genre de celui de Tom-Tom et Nana. On devine parfois le coupable dans les enquêtes mais pas à chaque fois. Le commissaire est affublé d'un assistant un peu limité qui participe à l'humour de cet album.
Circée
Ce manga a un contexte intéressant avec un monde où l'air est très pollué et il faut des masques filtrants pour aller dehors. Cela se passe à Paris qui est une des villes les moins polluées car elle a un nouveau système de purification de l'air mis au point par la société Trifolium, dite le Trèfle. C'est le cyanel qui permet de respirer normalement dans les appartements. On sent aussi que le régime de gouvernement est plus autoritaire avec un couvre-feu. C'est là que vit un jeune étudiant en biologie avec sa grand-mère. Lui est très terre-à-terre en tant qu'homme de science quand son aïeule est portée sur la magie et la sorcellerie. Elle fait des vidéos à ce sujet sur Internet et tente de faire tout un tas de potions. Le titre de Circé renvoie à une déesse magicienne dans la mythologie grecque et romaine. Une jeune fille va rencontrer d'abord la grand-mère puis après certaines chamailleries avec l'étudiant, elle révèle en fin de tome 1 sa nature de sorcière. J'ai été assez étonné de voir après coup que c'était une autrice française, je n'avais pas fait attention au nom sur la couverture. La pandémie de Covid a peut-être été une source d'inspiration pour ce monde futuriste. Le dessin est pas mal du tout, réaliste mais avec plusieurs passages plus humoristiques où il est plus kawaii. Il y a des petits intermèdes où l'auteur se présente. Bref tout comme dans un manga japonais. Je n'ai lu que le premier tome, l'histoire est un peu gentillette et mixe science-fiction et fantastique. Je lirai éventuellement la suite.
The Dangers in my heart
Tiens, ce manga est sorti en France. Comme souvent avec les mangas modernes, j'ai connu tout d'abord son adaptation en anime. Ce qui frappe en premier lieu c'est que comme l'écrit Mac Arthur, l'ambiance est beaucoup moins gnan-gnan que plusieurs séries romantiques et aussi je trouve que c'est moins puéril que d'autres shonen du même genre. Je veux dire, certes la manière dont se comportent les personnages est souvent immature, mais tout me semble crédible. On n’est pas dans un récit où le héros va se retrouver dans des situations téléphonées avec des filles à poils. Ce sont juste des adolescents avec des pensées parfois immatures sur le sexe et qui peuvent avoir un comportement ou des pensées un peu malsaines (et pas nécessairement liées au sexe), mais sans tomber dans l'excès. Je pense qu'on va tous se retrouver dans des situations, en tout cas moi je me suis reconnu ados lorsque le héros a peur de se retrouver dans des situations embarrassantes et réfléchit trop à ce qui peut arriver s'il fait telle action ou pas. Bon, c'est sympathique à lire et les persos sont attachants, cela reste le type de manga dont j'aime bien quelques tomes, mais je ne me vois pas en lire des dizaines et des dizaines de tomes. Il faut dire que je ne suis plus le public cible des shonens, mais je trouve celui-ci plus intéressant que d'autres mangas pour ados qui ne font que reprendre les mêmes formules. Le dessin est bon.