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Couverture de la série Arsène Lupin contre Sherlock Holmes
Arsène Lupin contre Sherlock Holmes

Je ne suis pas fan du personnage de Maurice Leblanc alors que j'ai dévoré presque toutes les aventures de Holmes. C'est probablement pourquoi je n'ai pas vraiment accroché à cette série que je trouve juge et partie dans la confrontation des deux hommes. Les auteurs reprennent la vision de Leblanc qui est vraiment au désavantage du célèbre détective. Pour ce faire, la présence de Holmes est réduite à son minimum avec une personnalité très désagréable qui utilise simplement quelques clichés d'une personnalité que Conan Doyle avait rendu si complexe. A l'inverse Lupin présente tant de qualités que sa personnalité ressemble à celle d'un super héros pour enfant. Ce Lupin, à contre-emploi, qui prend le rôle de Holmes dans une enquête convenue, m'a assez tapé sur les nerfs en de nombreux endroits. A mon avis le problème est qu'avec des adversaires aussi nigauds les prouesses de Lupin deviennent inintéressantes. Va pour Ganimard ou les autres personnages mais j'ai beaucoup plus de mal avec une présentation de Holmes aussi médiocre. On est très loin d'une confrontation Holmes vs Moriarty. Les dessins de Janolle dans un style semi réaliste sont très classiques. Le trait est élégant mais manque un peu d'originalité. Cela donne des expressions assez fades à mon goût. Cela reste un visuel agréable d'autant que j'aime bien ce type de mise en couleur. Une lecture plaisante si vous êtes fan de Lupin moins si comme moi vous préférez Holmes. 2.5

22/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
Couverture de la série Akane-banashi
Akane-banashi

Ki-oon met le paquet sur cette nouvelle série, qui est un phénomène au Japon. Pourtant, à la lecture du script, il y a de quoi être circonspect. Une histoire de rédemption familiale derrière la thématique, le Rakugo, totalement inconnu dans nos contrées. Pourtant c'est une tradition semble-t-il séculaire au pays du Soleil levant. A la lecture du manga on comprend -un peu- mieux cet engouement. Le dessin est élégant, léché, et verse assez peu dans la caricature. A l'inverse, lorsque l'illustrateur doit montrer des scènes "racontées", il propose un trait plus "brut", à la fois réaliste dans ses intentions et grossier dans l'encrage. Bien vu. Au-delà de ce côté visuel plutôt réussi, tout un univers s'ouvre à nous, à savoir celui du rakugo, cette tradition de conte dans des cafés dédiés au Japon. La scénariste nous montre donc la profondeur de cet art, fait d'interprétation, de gestuelle, de recherche également. Un univers, comme souvent au Japon, avec ses codes, ses limites, sa hiérarchie difficile à bousculer. C'est plutôt intéressant dans l'ensemble, mais malgré l'enthousiasme d'Akane, personnage auquel on peut en partie s'identifier, je ne parviens pas à me passionner pour le sujet. En revanche, en tant que tel, le manga est bien structuré et assez prenant.

22/10/2023 (modifier)
Couverture de la série La Maison nue
La Maison nue

J’arrondis aux trois étoiles, parce que je trouve qu’il y a des idées – visuelles, narratives – qui font de cet album quelque chose de très original. Il y a aussi une certaine poésie, un jeu sur le médium. Tout ceci compense en partie le relatif manque d’enthousiasme de ma lecture en ce qui concerne l’histoire en elle-même. Pas de gaufrier, et très peu des repères habituels. Quasiment aucun décor, des fonds blancs sur lesquels se détachent les personnages : le rendu donne l’impression de papiers collés. Parfois c’est le fond (mur de brique souvent) qui recouvre les personnages. Tout ceci peut perturber des lecteurs. L’histoire est assez légère : nous suivons quelques personnes, colocataires d’une grande maison promise à la démolition (ce qui arrive sur la fin), qui échangent réflexions, dans de courts dialogues parfois terre-à-terre, parfois poétiques, parfois plus ou moins philosophiques. J’ai eu du mal à vraiment entrer dans ce récit un peu haché. Un album étonnant, mais qui m’a laissé une impression mitigée. Note réelle 2,5/5.

22/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Spider-Man - Passé présent
Spider-Man - Passé présent

Une curiosité. Acheté plus par ennui qu'autre chose -je commençais à saturer, et puis la couverture est joliment colorée. Une tentative d'ajout "historique" à l'histoire -déjà pas mal lourdingue à trimballer !- de notre pauvre Peter Parker des familles ! Un essai pas transformé, à la différence de cette chère Elektra, par Frank Miller dans Daredevil. Mais le dessin est honnête et pas mal personnel, avec ses couleurs peintes qui lui donnent (j'imagine que c'est fait exprès...) une petite touche de nostalgie -un peu factice, tout de même. Pour les inconditionnels, ou juste pour passer le temps.

22/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série 2112
2112

Le projet avorté d'une version futuriste des X-Men par John Byrne a donné ce recyclage, très typé Marvel, tout de même. On y retrouve son souci de la mise en scène épurée, très directe et véloce -quasi cinématographique quand les dialogues de la scène précédente s'inscrivent en échos à l'introduction de celle qui suit !- ; ce qui nous fait vite entrer dans le vif du sujet. L'histoire, sans réelle nouveauté pour cause d'extrapolation timide de ce qu'on connait déjà par coeur, se lit sans déplaisir sinon un soupçon d'ennui : il s'agit vraiment d'une mise en place pour la suite (le très réussi Next-Men.). C'est propre, net et sans bavures et donc, fatalement, ça manque un peu d'âme. Mais c'est du travail honnête et John Byrne ne nous promet pas davantage que ce qu'il nous donne, alors il n'y a pas de déception possible. ... sinon l'inutilité incompréhensible de splash-pages trop moches, comme ces deux gros lézards belliqueux !

22/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Dents de sabre
Dents de sabre

Pour le trash du graphisme (et du découpage !), qui donne une ambiance très perso : les héros ont vraiment leur costume peint sur la peau, pour le coup ! C'est énorme, encré avec un bâton et, si j'ai complètement zappé le nœud de l'intrigue (?!), j'ai trouvé que la relation maitre-esclave entre Dents De sabre (son patronyme est trop fun et efficace, en Français !) et la jeune Birdy avait tout pour l'exposition d'une relation sado-masochiste au pays des super-héros ! Les scènes de lit manquent cruellement à cette histoire, alors qu'elles sont fortement suggérées... Quel dommage que, justement parce qu'on s'y trouve bel et bien, au pays du Comic Code (l'hypocrite !), on doive se contenter des habituels ressorts bien rouillés de ce vieux matelas à bonne conscience. Pour les curieux, uniquement.

22/10/2023 (modifier)
Par Bruno :)
Note: 3/5
Couverture de la série Doomsday.1
Doomsday.1

John Byrne fait des fixettes bizarres... Ce devait être un truc qui lui tenait à coeur, ou bien alors un de ses proches lui a suggéré de reprendre cette idée. Toujours est-il que, malgré toute sa bonne volonté -opiniâtre !- et son talent -nourri d'expérience et, ici comme ailleurs, d'une efficacité redoutable-, on a du mal à s'intéresser à cette aventure humaine sans vraie profondeur, où les morts violentes se succèdent sans qu'on s'en émeuvent trop, obsédés que sont les survivants par leur survivance, justement ; ce qui situe le Comic à un niveau rien moins qu'intéressant (à mes yeux, s'entend). Conflits de personnalités convenus, réflexions existentielles et péripéties à l'avenant, les personnages, sans grand relief ni réelles motivations, errent sur leur chemin de croix vers un avenir aussi joyeux que le sujet le prédit et, si la série a été abandonnée, faute de succès, hé ben tant mieux ! John... John ! Arrête de rejouer les mêmes histoires, comme un hommage désespérément sérieux et impossible à compléter à tes amours d'enfant précoce ! Rappelle-toi que tu as le droit de t'amuser, aussi. Parce que nous, on aimerait bien t'adorer de nouveau !!

22/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Béa Wolf
Béa Wolf

J'ai moins accroché que Mac Arthur. Il faut dire que je ne suis pas fan des bandes dessinées remplies de narration. Même lorsque les personnages parlent, leurs paroles sont dans la narration comme si on était encore en 1910. Bon, c'est pas totalement grave. Le scénario peut tout de même être passionnant malgré tout et justement j'ai trouvé qu'il était moyen. C'est censé être délirant et au final je trouve que c'est tout de même un peu convenu et limite banal. Dans un genre similaire, le dessin animée Nom de code : Kids Next Door que je regardais jeune allait encore plus loin dans la folie et la débilité. Ça se laisse lire malgré tout, en particulier parce que le dessin est excellent, mais je pense que j'en attendais un peu trop. Il faut dire que c'est une parodie de Beowulf, un poème épique que je ne connais que de nom et j'imagine que des références marrantes me sont passées au-dessus de la tête.

21/10/2023 (modifier)
Par Hervé
Note: 3/5
Couverture de la série Hiver à l'opéra
Hiver à l'opéra

Ce qui frappe tout d'abord en ouvrant l'album, c'est le magnifique dessin d'Alexis Chabert, qui ici, illustre de manière sublime le Paris de la fin du XIXème siècle. Les premières pages d'ouverture consacrées à l'Opéra Garnier rendent parfaitement hommage à cette période. Peut-être ici un peu mois de références à de célèbres peintures mais qu'importe le lecteur en a plein les yeux au fil de sa lecture. (d'ailleurs un amusant clin d’œil au Lotus bleu m'a fait sourire) Côté scénario, il faut dire que Philippe Pelaez lorgne beaucoup sur Le Fantôme de l'Opéra de Gaston Leroux. Nous retrouvons le héros du précédent album Automne en baie de Somme,l'inspecteur Amaury Broyan, mais un nouveau registre (soit dit en passant j'avais dès l'apparition de Broyan, le rôle qu'il allait jouer dans cette intrigue) Comme sur le premier album, le scénario est assez bancal, le complot pour renverser la IIIème République, n'apporte pas grand chose à l'intrigue principale. J'avoue avoir été un peu troublé par le soupçon d'ésotérisme qui flotte sur cet album, Néanmoins, la lecture de cet album, qui peut se lire indépendamment du précédent, est très plaisante. Tout comme Automne en baie de Somme, c'est un livre que je relirai avec plaisir. J'ai d'ailleurs lu cet album, comme le précédent, dans sa version dos toilé, avec cahier graphique.

21/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Echos invisibles
Les Echos invisibles

Tony Sandoval est un auteur intéressant, et relativement original. C’est en tout cas toujours avec curiosité et envie que j’ouvre un de ses albums. J’ai trouvé cette lecture agréable, fluide et sympathique, même si un – léger – cran en dessous de ce que j’attendais par rapport à mes expériences passées avec cet auteur. Le dessin de La Padula tout d’abord, est assez proche de celui de Sandoval lui-même, en particulier pour les têtes, un peu grosses et anguleuses. Mais je préfère le trait de Sandoval, il insuffle à ses personnages davantage d’étrangeté, de poésie noire et fantastique. Du coup ça m’est apparu comme aseptisé. J’ai eu le même ressenti concernant le scénario. L’intrigue se laisse lire sans problème et est même intéressante. Mais je m’attendais à quelque chose de plus noir et poétique là aussi, même si certaines touches de fantastique (autour des rêves du héros, tourmenté après la mort de celle qu’il aimait, et qui semble avoir un don de prévoir certains événements morbides) apparaissent à plusieurs reprises. Un héros que j’ai par ailleurs trouvé quelque peu inconstant et pas toujours très clair dans ses rapports aux deux femmes américaines qu’il côtoie dans le second tome. Une lecture recommandable néanmoins.

21/10/2023 (modifier)