Les derniers avis (49005 avis)

Couverture de la série Whisky
Whisky

Une BD qui donne soif ;) Je suis un grand amateur de ce breuvage, je me targue d’avoir un bar bien fourni dans ce domaine qui comblera de nombreux passionnés. En gros, mon caviste n’a pas à être vraiment jaloux de mon libraire. Pour autant, je me méfiais de cette bd, ce n’est pas parce qu’elle réunit 2 de mes centres d’intérêt que c’est forcément bien … J’ai des petites choses à redire mais ma lecture fut agréable. Les auteurs s’en sortent avec les honneurs, ils arrivent à proposer une quête aux 4 coins du monde tout en étant didactique sur la dite boisson, un équilibre qui passe plutôt bien. Bon je n’ai pas appris grand chose (sauf sur le bourbon), ceux sont vraiment les bases qui sont expliquées mais ces dernières sont bien intégrées au récit et contenteront un large public. Niveau histoire, c’est un peu plus capillotracté, il y a des faux airs à la Indiana Jones/Mission impossible mais pourquoi pas, ça reste bon enfant, fluide avec quelques traces d’humour bienvenu. La mise en pages assure le taf, un trait dans la veine de Mardon ou des débuts de Yoann, réaliste et un poil caricatural par moment. Du boulot honnête et sympathique de la part des auteurs, ça vole pas bien haut mais divertissant. Il y a juste un truc qui frustre, c’est que les quelques bouteilles mises en avant ne sont pas pour le commun des mortels (€€€€), ça fait salement baver mais tout ce que tu auras à boire c’est ta salive !!! et que je n’aime pas du tout le coté spéculatif autour du whisky, ça commence même gentiment à me saouler (sans mauvais jeux de mots).

26/03/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série La Voix des bêtes, la faim des hommes
La Voix des bêtes, la faim des hommes

J'ai été moyennement convaincu par le scénario de cet one-shot. C'est dommage parce que je voudrais bien aimer cet album et je vois tous les efforts que l'auteur a mis dans son œuvre, mais je n'ai jamais totalement accroché au scénario. Le dessin est très bon et la mise en scène est bien maitrisée. Il y a des planches superbes. Le scénario m'a paru moins bon. J'ai trouvé que c'était correct sans plus. Pendant un bon moment j'ai attendu la scène qui allait me faire rentrer dans le récit et ce n'est jamais arrivé. J'ai eu l'impression d'avoir déjà vu les thèmes abordés par l'auteur dans des récits qui m'ont plus passionné et sa vision du moyen-âge me semble quand même un peu cliché.

25/03/2024 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Philiations
Philiations

Gwen de Bonneval se livre au lecteur dans cette BD, racontant avec honnêteté sa jeunesse, les évènements marquants de sa vie et les pensées qui le hantent à l'époque et aujourd'hui encore. Pessimisme sur la survie écologique du monde, famille désunie, absence du père, violence de la mère, grand-père mystérieux aide du camp du général de Gaulle, et toutes ces choses qu'on ne dit pas à l'enfant qu'il était : les thèmes abordés sont nombreux tandis que l'auteur tente d'en démêler les fils pour retrouver la trame qui l'a construit et fait de lui ce qu'il est devenu. Le récit prend la forme d'un exposé psychanalytique. Gwen de Bonneval semble nous raconter les choses comme elles lui viennent, sautant d'un sujet à un autre, d'une époque à une autre, ressassant ça et là les mêmes thématiques à différentes époques, parlant un peu de sa carrière mais surtout beaucoup de sa famille. La BD est dense et assez épaisse : l'auteur a beaucoup de choses à dire. Il le fait avec un dessin simple, qui va à l'essentiel, et se concentre avant tout sur les informations qu'il fait passer. Il faut avouer toutefois que c'est un peu dur à suivre. Les récits s'emmêlent, on passe de l'un à l'autre parfois abruptement, comme si l'auteur s'était lassé et voulait passer à un autre avant de revenir sans doute plus tard sur le précédent. Beaucoup de choses intéressantes sont dites mais la manière de les présenter semble manquer de structure. Tant et si bien qu'après plus de 200 pages, on ne voit pas toujours bien où l'auteur veut en venir, si ce n'est peut-être aboutir à cette description de plus en plus manifeste de la violence de la mère envers ses enfants. En cela, le premier tome se termine presque sur un cliffhanger, où on se demande ce qu'il va advenir du jeune Gwenaël. Très intime, cet album exutoire présente de nombreuses thématiques intéressantes dans un ensemble un peu laborieux et pas toujours à même de captiver le lecteur. Je reste toutefois curieux de voir où l'auteur veut en venir.

25/03/2024 (modifier)
Couverture de la série La Règle de trois
La Règle de trois

Si la thématique du triangle amoureux est un grand classique des comédies romantiques, ce diptyque l’aborde d’une manière très originale qui permet de totalement renouveler le genre. En effet, plutôt que de se focaliser sur la rivalité entre deux des trois protagonistes, Fumiya Hayashi nous propose un récit avant tout centré sur une histoire d’amitié. Une amitié qui lie les trois principaux protagonistes au-delà de l’histoire d’amour et à cause de laquelle bien des années plus tard deux des trois éprouvent toujours un sentiment paralysant de culpabilité. Après une mise en place que j’ai trouvée poussive et qui m’a fait craindre le pire, je me suis progressivement pris au jeu et j’ai lu les deux tomes avec un certain entrain. Les personnages sont touchants (même si parfois un peu clichés). Les thématiques sont intéressantes et bien développées (même si parfois avec de gros sabots). Le dessin est agréablement lisible et les décors sont encore assez présents pour le genre (même si j’aurais préféré un peu plus de profondeur et de personnalité). En clair, c’est pas mal. Pas prodigieux, pas révolutionnaire mais quand même assez original et assez touchant pour se démarquer de la masse. Sans doute à conseiller en priorité à un public de jeunes adultes ou d’adolescents (en gros les 15-25).

25/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Un été d'enfer !
Un été d'enfer !

Un album sympathique, j’ai bien aimé ma lecture mais je n’irai pas au-delà du simple pas mal. Un roman graphique « faussement » autobiographique qui retrace l’expérience de l’auteure dans une colo russe aux USA. En fait, c’est surtout ce cadre qui m’a tenu le plus en haleine, sinon les joies, les peines de notre jeune ado ont plus ronronné à mes oreilles. Le dessin assure parfaitement le taf, un trait lisible et expressif. On arrive au bout de ce beau pavé facilement. Différentes thématiques auront le temps d’être développées, loin d’être désagréable mais je trouve qu’on a du mal à dépasser la simple chronique de vacances.

25/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Mokanda illusion (Les Aventures de Mata Mata et Pili Pili)
Mokanda illusion (Les Aventures de Mata Mata et Pili Pili)

Cet ouvrage m'a fait découvrir le travail de feu Mango Sisé. Auteur congolais, il a travaillé dans les années 80 avec les studios Hergé d'abord par correspondance avec Hergé puis sur place en Belgique. Cette série fait découvrir les aventures des deux compères Mata Mata et Pili Pili dans une ambiance à la fois réaliste et humoristique sur des situations de vie à Kinshasa. Ici on peut reconnaître l'effervescence de toute la famille élargie autour d'une réception d'argent d'Europe. Bien sûr aujourd'hui les transferts ne se font plus par lettre et le téléphone portable rend les choses bien plus discrètes pour le/la bénéficiaire mais l'esprit de "partage" reste à l'identique. L'auteur montre avec humour comment Mata Mata se trouve sollicité de toute part dès que la nouvelle se répand. Le récit est court, bien rythmé et destiné à un public local en premier lieu. La dernière planche est encore sous forme de crayonné, l'artiste ayant eu des difficultés à financer son travail. C'est ainsi que pour réaliser sa série Mango a introduit plusieurs placements de produits. Le livre proposé par L'Harmattan BD dévoile ainsi une lettre de Mongo pour proposer une collaboration avec un grand hôtel de Kin. On y trouve aussi la version maquette de cette aventure de Mata Mata et Pili Pili. Mango proposait un graphisme ligne claire bien maîtrisé, dynamique et très soigné. Une lecture pour découvrir un artiste africain dans un contexte difficile.

24/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Sémio
Sémio

J'ai trouvé cette série Fantasy agréable à lire même si le récit n'est pas d'une grande originalité. Le scénario de Contremarche utilise presque tous les codes classiques du genre très visités. Une jeune fille noble sauvé par un rufian qui ne l'est pas, des injustices, un amour, des combats, une fin expédiée. C'est un schéma très utilisé mais qui a produit toujours son effet dans les années 90. D'autant plus que l'auteur sait donner du rythme avec des personnages standardisés mais assez réussis et sympathiques. L'ambiance pseudo moyenâgeuse est plutôt bonne grâce à un graphisme adéquat qui reprend les normes du genre créées par Loisel. J'ai apprécié surtout le tome 1 avec les scènes de "tauromachie" (sans mise à mort) ce qui proposent une action vive et originale. Les aurochs sont très bien dessinés et donnent vraiment un sentiment de puissance qui contraste avec la fragilité de Semio et de la belle Calligyne. Le zest d'érotisme semblait être un passage obligé pour les auteurs du genre même si cela n'apporte pas grand-chose à la série. Un tome 1 agréable suivi d'un tome plus laborieux pour une lecture divertissante sans se prendre la tête. Remarque : Il y a une bizarrerie orthographique avec Semio ou Sémio. Le titre et une partie des dialogues ne possède pas l'accent mais on le retrouve dans certains lettrages (notamment avec la vieille qui dévoile ses origines), un détail qui montre un manque de sérieux.

24/03/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman - One Bad Day - Bane
Batman - One Bad Day - Bane

Le dernier album des One Bad Day qu'il me restait à lire. Celui-ci fait partie des meilleurs, mais cela ne dépasse jamais le simple divertissement. Le plus intéressant dans le récit est le traitement de Bane qui s'est retiré des affaires et revient parce que quelqu'un fabrique le stéroïde qui a ruiné sa vie et dont il s'était juré de détruire toute trace sur Terre. Cela donne un résultat sympathique, mais qui n'est pas mémorable. Au final, c'est encore une fois une collection avec une idée de départ alléchante, mais qui donne la plupart du temps des œuvres médiocres. Les meilleurs albums ne vont intéresser que les fans de Batman (en tout cas c'est pas des albums que je conseillerais à un lecteur novice en comics qui veut découvrir l'univers de la chauve-souris) et la plupart du temps j'avais l'impression qu'on ne respectait pas trop le concept du méchant qui passe une mauvaise journée.

24/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Narcisse & Pygmalion
Narcisse & Pygmalion

Sympa sans plus, cet album (re)met à l’honneur 2 personnages de la mythologie grecque mais sans véritable liant. Ça se laisse lire tranquille mais toujours avec ce petit goût de trop peu. Je trouve qu’il y a toujours ce défaut récurrent à la collection, on en apprend bien plus dans le dossier final ou en approfondissant soi-même le mythe, que durant sa conceptualisation en images. Cependant une lecture pas dénuée d’intérêt, je connaissais les 2 mythes mais j’ignorais que Narcisse a été le jouet d’un dieu (un peu comme Gaston, je le pensais tout simplement gros connard) ; et pour Pygmalion, j’avais en tête que ça se terminait bien plus mal pour lui, je regrette d’ailleurs qu’il n’aborde pas sa descendance qui donnera naissance à un autre mythe méconnu. En tout cas ça m’a permis de bien remettre en exergue la vision du personnage par Le Tendre, une version plutôt bien chouette finalement. En fait pour moi, le principal attrait de la collection est d’éveiller ma curiosité, sinon les albums sont généralement quand même bien moyens. 2,5

24/03/2024 (modifier)
Couverture de la série Si les hommes avaient leurs règles
Si les hommes avaient leurs règles

Un album qui d’un certain côté m’a fait penser à Mondo Reverso, enfin surtout dans la thématique, le traitement sera bien différent. A coup de récits courts (sous forme de gag), les auteurs revisitent l’histoire avec comme idée Si les hommes avaient leurs règles … Le résultat est plutôt inégal mais reste dans l’ensemble positif, même si ça s’avère assez redondant à la longue. Le coup des gros durs fiers de leur règle passent mais j’ai nettement préféré quand ça touchait à la religion ou à la Grand histoire (Napoléon …). Le dessin accompagne de belle façon la farce, un style un peu dessin de presse mais expressif et lisible. Le petit dossier final ajoute une belle plus value en approfondissant quelques gags (les anglais débarquent …) et donne une touche historique sympathique. Recommandable et plutôt bien vu.

24/03/2024 (modifier)