Je suis bien d'accord avec Canarde, l'affiche François Morel & Pascal Rabaté a de la gueule. Deux noms qui évoquent la sensibilité et l’humour. Et sur le papier, ça fonctionne bien. L’histoire d’un adolescent fasciné par Isabelle Samain, cette figure d’idéal féminin, a tout pour être charmante. Et effectivement, le ton est léger, empreint de nostalgie, avec une certaine douceur dans la manière de raconter les premiers émois amoureux.
Mais voilà, malgré les qualités évidentes de l’album, je suis resté sur ma faim. C’est comme si l’ensemble ne décollait jamais vraiment. La narration est plaisante, avec un François Morel qui sait manier le verbe et un Pascal Rabaté qui maîtrise son trait. Il y a des trouvailles graphiques intéressantes, comme ce dédoublement du personnage principal ou les superpositions de cases d’une page à l’autre, qui montrent bien la confusion intérieure de cet adolescent. On reconnaît la patte de Rabaté, toujours précise et expressive.
Cependant, au-delà de cette surface séduisante, il m'a manqué quelque chose en termes de contenu. L’histoire, si elle se lit avec plaisir, reste finalement assez légère, presque anecdotique. Je ne me suis pas vraiment attaché à cette obsession pour Isabelle Samain, et suis de fait resté en retrait face aux émotions du jeune narrateur. À la fin, il y a cette petite frustration, comme si on avait survolé l’adolescence sans vraiment plonger dedans. C’est joli, bien fait, mais un peu trop sage pour véritablement marquer.
3.5
Une belle histoire de solitude et d'évasion par l'imagination.
Mais à l'inverse du trépidant Papillon, prisonnier du bagne de Cayenne, l'enferement a l'air ici plus volontaire. A l'étroit dans ce phare austère, l'univers de notre freak s'étend très largement à l'ouverture de son dictionnaire et d'objets divers.
Un livre bien épais pour une histoire se déroulant dans un phare dans un très beau noir&blanc. Plus de 300 pages mais se lisant assez vite en l'absence de petites cases et de longs textes. Le rythme imposé convient parfaitement au cadre et au sujet du récit.
Pas grand chose à redire, ma note penche vers le 3 pour la bête raison que je ne suis pas assez sensibles aux oeuvres poétiques. Mais j'aime Chabouté donc cela ne me refroidit de loin pas à lire ses prochaines oeuvres.
Une farce noire plaisante à lire même si je m'attendais à plus de tension, cela reste léger. Fidèle à son habitude, Pascal Rabaté dépeint un monde rural de manière assez moqueuse et amusante.
Fidèle à son habitude aussi sur le dessin, avec un côté un peu plus charbonné qui sied bien au scénario.
Pas le livre de l'année mais une lecture plaisante.
Charles Bossart qui est graphiste et auteur de jeux de société à la base se lance ici dans une BD concept au principe vieux comme le monde : le prout.
C'est donc cette fameuse blague du "tire sur mon doigt" qui va être revue à toutes les sauces. On a beau connaître la fin de l'histoire (enfin je ne veux pas spoiler), force est d'admettre qu'il y a eu un sacré travail créatif pour tourner ce contexte dans tous les sens et arriver à un résultat absurde qui finit en feu d'artifesses.
Il est certain que ca ne marchera pas avec tout le monde. Personnellement j'adore cet humour prout prout décalé. Ca vaut au moins 3 prouts et demi
Pour être franc, le scénario de “Black Hole” m’a laissé perplexe. L’idée de base est intrigante, mais l’intrigue semble se perdre dans beaucoup de digressions inutiles. Les mystères entourant la maladie sont intéressants au début, mais ils finissent par s’essouffler sans offrir de véritables réponses ou résolutions satisfaisantes.
Le dessin est une claire réussite car il installe avec ces noirs et blancs contrastés ce qu’il faut de noirceur pour créer une sensation d’opression. De ce point de vue c’est très réussi.
Mais les expressions des personnages comme leur développement m’ont bloqué et j’ai trouvé l’ensemble très froid, très détaché. Et au final j’ai beaucoup de mal à apprécier une lecture quand elle ne devient qu’un exercice cérébral.
Je comprend l’engouement pour le travail original de Charles Burns mais je suis resté sur ma faim et n’y ai pas trouvé beaucoup de plaisir.
Note personnelle à 2,5/5 arrondie à 3 pour la qualité indéniable du travail.
Quel plaisir de retrouver enfin de l'humour politiquement incorrect. Le cynisme et l'humour noir mis à l'oeuvre par le belge (pourquoi ne suis-je pas étonné ?) The Synne fonctionne très bien.
Le dessin qu'on pourrait qualifier de semi-réaliste fonctionne très bien sans être révolutionnaire mais est-ce vraiment ce qu'on en attend ?
Il est certain que ce genre d'humour ne fonctionnera pas avec tout le monde et que les curseurs de l'apathie et l'inhumanité sont ici poussés bien à fond, mais voilà un livre qui m'a fait rire jaune. Et dans rire jaune il y a rire.
+1 pour la blague de la vieille atteinte d'Alzheimer qui retourne voir son médecin :)
Une bande dessinée qui m’a séduit par son approche à la fois simple et sincère du handicap. Dès les premières pages, on sent que le sujet est traité avec une grande délicatesse. Le dessin est épuré, sans être minimaliste, et sert parfaitement l’ambiance du récit. Il y a une vraie humanité qui se dégage des personnages, sans jamais tomber dans la caricature ni forcer l’émotion. La colorisation, discrète et harmonieuse, participe à cette douceur visuelle qui accompagne bien le ton de l’histoire.
La BD n’est pas une histoire au sens classique du terme. On est plus dans une succession de petites scènes du quotidien, des tranches de vie qui nous plongent dans l’intimité des personnages, leur façon de vivre avec le handicap. Chaque saynète apporte son lot de moments touchants, parfois même drôles, toujours avec cette sincérité qui fait mouche. J’ai trouvé que cet aspect fragmenté fonctionnait bien, même si ça donne une œuvre qui semble moins structurée. On n’est pas dans un récit avec une montée en tension ou un dénouement, mais plutôt dans une sorte de contemplation du quotidien, des petites victoires et des difficultés qui viennent avec la vie.
Là où la BD m’a laissé un peu sur ma faim, c’est justement dans ce format. À force de multiplier les scènes courtes, on perd en continuité et en profondeur. Certaines séquences auraient mérité d’être davantage développées, de prendre plus de place pour vraiment s’imprégner de la vie des personnages. Le résultat est émouvant, mais on reste parfois à la surface, comme si on n’avait que des aperçus sans aller vraiment au fond des choses. C’est sans doute une limite de ce choix narratif, mais malgré cela, l’ensemble fonctionne grâce à la justesse du regard posé sur le handicap.
C’est une œuvre touchante, sans fioritures, qui réussit à parler d’un sujet sensible avec beaucoup d’humanité.
C'est la première fois que je lis une BD de Pierre-Henry Gomont. Je n'ai pas accroché au dessin au début, puis je m'y suis fait, je l'ai trouvé plus subtile en fait que de prime abord. Même chose pour la voix off qui est très présente. A priori pas fan au début mais elle s'intègre très bien à l'histoire et rebondis avec ce qu'il se passe dans les cases. Scénario assez original dans un contexte que je connaissais très peu. Bonne lecture.
Une bonne trame de scénario, assez classique mais qui capte bien l’attention dès le début. Le découpage et la direction artistique sont intéressants, offrant une expérience visuelle plaisante et une narration fluide. L’ensemble fonctionne très bien pour moi, avec une tension constante et un mystère intriguant tout au long de l’histoire.
Par contre, j’ai été un peu déçu par le manque de profondeur des personnages. Ils tombent souvent dans les clichés et le casting semble cocher toutes les cases de la diversité US, avec une représentation de divers groupes (une personne trans, un personnage noir, etc.). Vu d’Europe, cela peut devenir lassant et paraître forcé. Cette diversité semble parfois superficielle, ajoutée pour cocher des cases plutôt que pour enrichir véritablement l’intrigue et la dynamique entre les personnages.
Un autre point en deça concerne le dessin des personnages. Le manque de précision dans les traits et les caractéristiques des personnages m’a souvent conduit à les confondre. Cela m’a obligé à revenir en arrière à plusieurs reprises pour clarifier qui était qui, ce qui rend forcément la lecture moins fluide.
Un comics qui mérite clairement d’être découvert et son succès ne tombe pas du ciel.
J'aimerais beaucoup dire que j'aime bien et je comprends tout à fait pourquoi cette série autobiographique est une référence du genre. C'est bien construit, très sincère, bien dessiné, recherché en termes de mise en page etc. Mais je n'accroche tout simplement pas avec l'auteur et cette manière permanente de faire dans le drama, ce que j'ai ressenti dès la lecture de l'avant-propos. Il est compliqué pour moi de continuer la lecture avec les autres tomes que j'ai pourtant commandés... J'y reviendrai plus tard je pense pour tenter d'appréhender le sujet d'une autre manière.
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Je suis bien d'accord avec Canarde, l'affiche François Morel & Pascal Rabaté a de la gueule. Deux noms qui évoquent la sensibilité et l’humour. Et sur le papier, ça fonctionne bien. L’histoire d’un adolescent fasciné par Isabelle Samain, cette figure d’idéal féminin, a tout pour être charmante. Et effectivement, le ton est léger, empreint de nostalgie, avec une certaine douceur dans la manière de raconter les premiers émois amoureux. Mais voilà, malgré les qualités évidentes de l’album, je suis resté sur ma faim. C’est comme si l’ensemble ne décollait jamais vraiment. La narration est plaisante, avec un François Morel qui sait manier le verbe et un Pascal Rabaté qui maîtrise son trait. Il y a des trouvailles graphiques intéressantes, comme ce dédoublement du personnage principal ou les superpositions de cases d’une page à l’autre, qui montrent bien la confusion intérieure de cet adolescent. On reconnaît la patte de Rabaté, toujours précise et expressive. Cependant, au-delà de cette surface séduisante, il m'a manqué quelque chose en termes de contenu. L’histoire, si elle se lit avec plaisir, reste finalement assez légère, presque anecdotique. Je ne me suis pas vraiment attaché à cette obsession pour Isabelle Samain, et suis de fait resté en retrait face aux émotions du jeune narrateur. À la fin, il y a cette petite frustration, comme si on avait survolé l’adolescence sans vraiment plonger dedans. C’est joli, bien fait, mais un peu trop sage pour véritablement marquer.
Tout seul
3.5 Une belle histoire de solitude et d'évasion par l'imagination. Mais à l'inverse du trépidant Papillon, prisonnier du bagne de Cayenne, l'enferement a l'air ici plus volontaire. A l'étroit dans ce phare austère, l'univers de notre freak s'étend très largement à l'ouverture de son dictionnaire et d'objets divers. Un livre bien épais pour une histoire se déroulant dans un phare dans un très beau noir&blanc. Plus de 300 pages mais se lisant assez vite en l'absence de petites cases et de longs textes. Le rythme imposé convient parfaitement au cadre et au sujet du récit. Pas grand chose à redire, ma note penche vers le 3 pour la bête raison que je ne suis pas assez sensibles aux oeuvres poétiques. Mais j'aime Chabouté donc cela ne me refroidit de loin pas à lire ses prochaines oeuvres.
Un Ver dans le Fruit
Une farce noire plaisante à lire même si je m'attendais à plus de tension, cela reste léger. Fidèle à son habitude, Pascal Rabaté dépeint un monde rural de manière assez moqueuse et amusante. Fidèle à son habitude aussi sur le dessin, avec un côté un peu plus charbonné qui sied bien au scénario. Pas le livre de l'année mais une lecture plaisante.
Tire sur mon doigt
Charles Bossart qui est graphiste et auteur de jeux de société à la base se lance ici dans une BD concept au principe vieux comme le monde : le prout. C'est donc cette fameuse blague du "tire sur mon doigt" qui va être revue à toutes les sauces. On a beau connaître la fin de l'histoire (enfin je ne veux pas spoiler), force est d'admettre qu'il y a eu un sacré travail créatif pour tourner ce contexte dans tous les sens et arriver à un résultat absurde qui finit en feu d'artifesses. Il est certain que ca ne marchera pas avec tout le monde. Personnellement j'adore cet humour prout prout décalé. Ca vaut au moins 3 prouts et demi
Black Hole
Pour être franc, le scénario de “Black Hole” m’a laissé perplexe. L’idée de base est intrigante, mais l’intrigue semble se perdre dans beaucoup de digressions inutiles. Les mystères entourant la maladie sont intéressants au début, mais ils finissent par s’essouffler sans offrir de véritables réponses ou résolutions satisfaisantes. Le dessin est une claire réussite car il installe avec ces noirs et blancs contrastés ce qu’il faut de noirceur pour créer une sensation d’opression. De ce point de vue c’est très réussi. Mais les expressions des personnages comme leur développement m’ont bloqué et j’ai trouvé l’ensemble très froid, très détaché. Et au final j’ai beaucoup de mal à apprécier une lecture quand elle ne devient qu’un exercice cérébral. Je comprend l’engouement pour le travail original de Charles Burns mais je suis resté sur ma faim et n’y ai pas trouvé beaucoup de plaisir. Note personnelle à 2,5/5 arrondie à 3 pour la qualité indéniable du travail.
À part ça, tout va bien !
Quel plaisir de retrouver enfin de l'humour politiquement incorrect. Le cynisme et l'humour noir mis à l'oeuvre par le belge (pourquoi ne suis-je pas étonné ?) The Synne fonctionne très bien. Le dessin qu'on pourrait qualifier de semi-réaliste fonctionne très bien sans être révolutionnaire mais est-ce vraiment ce qu'on en attend ? Il est certain que ce genre d'humour ne fonctionnera pas avec tout le monde et que les curseurs de l'apathie et l'inhumanité sont ici poussés bien à fond, mais voilà un livre qui m'a fait rire jaune. Et dans rire jaune il y a rire. +1 pour la blague de la vieille atteinte d'Alzheimer qui retourne voir son médecin :)
Pendant que le roi de Prusse faisait la guerre, qui donc lui reprisait ses chaussettes ?
Une bande dessinée qui m’a séduit par son approche à la fois simple et sincère du handicap. Dès les premières pages, on sent que le sujet est traité avec une grande délicatesse. Le dessin est épuré, sans être minimaliste, et sert parfaitement l’ambiance du récit. Il y a une vraie humanité qui se dégage des personnages, sans jamais tomber dans la caricature ni forcer l’émotion. La colorisation, discrète et harmonieuse, participe à cette douceur visuelle qui accompagne bien le ton de l’histoire. La BD n’est pas une histoire au sens classique du terme. On est plus dans une succession de petites scènes du quotidien, des tranches de vie qui nous plongent dans l’intimité des personnages, leur façon de vivre avec le handicap. Chaque saynète apporte son lot de moments touchants, parfois même drôles, toujours avec cette sincérité qui fait mouche. J’ai trouvé que cet aspect fragmenté fonctionnait bien, même si ça donne une œuvre qui semble moins structurée. On n’est pas dans un récit avec une montée en tension ou un dénouement, mais plutôt dans une sorte de contemplation du quotidien, des petites victoires et des difficultés qui viennent avec la vie. Là où la BD m’a laissé un peu sur ma faim, c’est justement dans ce format. À force de multiplier les scènes courtes, on perd en continuité et en profondeur. Certaines séquences auraient mérité d’être davantage développées, de prendre plus de place pour vraiment s’imprégner de la vie des personnages. Le résultat est émouvant, mais on reste parfois à la surface, comme si on n’avait que des aperçus sans aller vraiment au fond des choses. C’est sans doute une limite de ce choix narratif, mais malgré cela, l’ensemble fonctionne grâce à la justesse du regard posé sur le handicap. C’est une œuvre touchante, sans fioritures, qui réussit à parler d’un sujet sensible avec beaucoup d’humanité.
Slava
C'est la première fois que je lis une BD de Pierre-Henry Gomont. Je n'ai pas accroché au dessin au début, puis je m'y suis fait, je l'ai trouvé plus subtile en fait que de prime abord. Même chose pour la voix off qui est très présente. A priori pas fan au début mais elle s'intègre très bien à l'histoire et rebondis avec ce qu'il se passe dans les cases. Scénario assez original dans un contexte que je connaissais très peu. Bonne lecture.
The Nice House on the lake
Une bonne trame de scénario, assez classique mais qui capte bien l’attention dès le début. Le découpage et la direction artistique sont intéressants, offrant une expérience visuelle plaisante et une narration fluide. L’ensemble fonctionne très bien pour moi, avec une tension constante et un mystère intriguant tout au long de l’histoire. Par contre, j’ai été un peu déçu par le manque de profondeur des personnages. Ils tombent souvent dans les clichés et le casting semble cocher toutes les cases de la diversité US, avec une représentation de divers groupes (une personne trans, un personnage noir, etc.). Vu d’Europe, cela peut devenir lassant et paraître forcé. Cette diversité semble parfois superficielle, ajoutée pour cocher des cases plutôt que pour enrichir véritablement l’intrigue et la dynamique entre les personnages. Un autre point en deça concerne le dessin des personnages. Le manque de précision dans les traits et les caractéristiques des personnages m’a souvent conduit à les confondre. Cela m’a obligé à revenir en arrière à plusieurs reprises pour clarifier qui était qui, ce qui rend forcément la lecture moins fluide. Un comics qui mérite clairement d’être découvert et son succès ne tombe pas du ciel.
Journal
J'aimerais beaucoup dire que j'aime bien et je comprends tout à fait pourquoi cette série autobiographique est une référence du genre. C'est bien construit, très sincère, bien dessiné, recherché en termes de mise en page etc. Mais je n'accroche tout simplement pas avec l'auteur et cette manière permanente de faire dans le drama, ce que j'ai ressenti dès la lecture de l'avant-propos. Il est compliqué pour moi de continuer la lecture avec les autres tomes que j'ai pourtant commandés... J'y reviendrai plus tard je pense pour tenter d'appréhender le sujet d'une autre manière.