Les derniers avis (48964 avis)

Couverture de la série Mon album Platini - Génération Séville 82
Mon album Platini - Génération Séville 82

Emprunté au hasard et pour rentrer la série dans la base du site, cet album s’est révélé globalement bien fichu, sans doute plus intéressant que ce que je craignais au départ. C’est un peu inclassable. Un peu de documentaire, d’histoire (du sport et du foot essentiellement, même si le contexte historique est souvent présent), et pas mal de souvenirs personnels et d’affects de l’auteur, Sylvain Venayre. Ce mélange permet de dépasser le simple recueil de souvenirs et d’anecdotes d’un fan de Platini. Surtout que l’auteur va regrouper plusieurs personnages pour commenter, se chamailler : lui-même tout jeune, et son double contemporain, mais aussi Platini lui-même (contemporain), Thierry Rolland, et Sigmund Freud ! Ces deux derniers s’exprimant à des niveaux intellectuels assez différents ! Ces choix narratifs et de personnages rendent vivant les événements que beaucoup connaissent (je suis de la même génération évoquée ici, et j’ai effectivement un souvenir précis de ce fameux match de 1982 – même si je ne suis pas fan de foot, et même si l’album s’étend bien plus en amont et en aval, avec des regards de fan énamouré, de sociologue, d’historien, etc. Rien d’extraordinaire, et sans doute les lecteurs plus jeunes seront peu sensibles à l’évocation d’une époque lointaine (les années 1980). Mais c’est quand même une lecture agréable.

17/09/2024 (modifier)
Par Ju
Note: 3/5
Couverture de la série Protocole Commotion
Protocole Commotion

Cette bd raconte l'histoire de Malou, une fille qui s'ennuie un peu dans sa vie, aux prises avec un mec pas franchement à l'écoute, une famille pas franchement aux petits soins, et une vie pas franchement épanouissante. Elle va découvrir le club de rugby féminin du coin et par là se trouver une passion, quelque chose qui la motive et qui va lui remettre le pied à l'étrier. Le propos de la bd est sympa, le côté sororité au sein du club et la force que cela donne à l'héroïne est aussi très bien relaté, ça donne envie de faire du sport en groupe, et dans ce groupe en particulier, tant on voit Malou s'épanouir au fur et à mesure des matchs et des entrainements. J'ai aussi bien aimé le dessin, qui est parfois un peu disproportionné, inégal, mais chaleureux malgré la colorisation toute blanche des personnages. C'est simple mais efficace. Reste que le tout est quand même un peu simpliste à mon gout, on identifie vite les "méchants", qui ne sont que méchants et pas du tout en nuance. Après tout pourquoi pas, ça représente assez bien la réalité pour plein de gens, et je pense que le petit copain de la bd (qui est quand même un énorme connard) n'est facilement qu'une version light de ce qui peut se trouver dans la réalité. Mais reste qu'en bd, ça rend l'ensemble un peu convenu. Et niveau narration, j'ai aussi parfois trouvé que ça manquait un peu de spontanéité, de naturel, notamment les moments où Malou se parle à elle-même, où les surnoms des joueuses du club. J'ai fait du rugby et effectivement il y avait quelques surnoms mais quand même pas à ce point-là, et autant ça marche pour une bd comme Les Rugbymen qui est 100% humoristique, autant là pour une bd qui est moins, voire pas du tout dans ce ton, cela m'a plus dérangé. Pareil, la pseudo histoire entre Malou et son coach me semble un raccourci scénaristique un peu facile dont on aurait pu se passer. Reste que j'ai quand même apprécié ma lecture, et que c'est une bd sympa, à la morale gentillette mais qui donne le sourire.

17/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Rani Lakshmi Bai - La Séditieuse
Rani Lakshmi Bai - La Séditieuse

Vraiment bien sympa cette série, une de mes préférées dans la collection pour l’instant. Elle coche toutes les bonnes cases. Déjà le cadre est plus que dépaysant (pour moi du moins), j’ai vraiment apprécié cette excursion dans l’Inde de la moitié du XIXème siècle. Nous y découvrirons Rani Lakshmi Bai, une inconnue pour ma part, mais qui a toute sa place dans la collection. Son histoire n’est pas encore finie mais je n’ai pu m’empêcher d’aller zieuter sur Wikipedia son parcours (et sa véracité ). Bon j’ai pas trouvé grand chose de consistant si ce n’est les grandes lignes. Du coup, j’ai trouvé que les auteurs s’en sortaient vachement bien, la narration m’a paru bien plus fluide que chez ses consœurs, ils comblent les blancs de belle façon, en s’attardant sur le caractère et les motivations de notre héroïne. Il y a un petit côté romanesque fort agréable et qui s’allie bien au pays. Une reine qui porte bien son nom puisqu’elle combattra pour l’indépendance face à la toute puissante compagnie des Indes (et pas comme Gandhi). Un sujet intéressant donc mais également une très bonne réalisation, j’ai trouvé que l’on était dans le haut du panier au regard de la collection. Il faut dire que les auteurs sont rodés à l’exercice après avoir déjà œuvré sur Alienor et Catherine de Médicis. C’est parfaitement séquencé, les dialogues font naturels et la partie graphique achève l’immersion. Bref un voyage exotique bien sympathique. 3,5

17/09/2024 (modifier)
Couverture de la série J'ai tué Marat
J'ai tué Marat

Si je connais assez bien l’œuvre de Marat, c’était moins le cas de la vie de Charlotte Corday avant l’acte qui allait la rendre célèbre. Je ne sais pas jusqu’où Bollée a suivi la vérité pour nous la présenter, mais son parcours parait crédible. J’ai trouvé agréable cette lecture, même si tout ne m’a pas convaincu. Le dessin de Martin est bon, sobre et efficace, il fait très bien le travail. L’idée de faire se rencontrer Marat et Corday après leur mort, dans une sorte de Limbes/purgatoire est intéressante, leur confrontation, et l’irréductibilité de leurs idées donne un peu de tension, et l’occasion pour chacun de se présenter à l’autre – et donc aux lecteurs par là même. Reste que le contexte – essentiel pour comprendre la tension ambiante, l’acte de Corday, et le rôle joué par Marat à l’époque est insuffisamment présenté. Même si ça n’est pas le cœur de l’album, c’est dommage. Disons que du coup l’agitation révolutionnaire (agitation des idées autant que des actes) ne défile que comme un lointain décor. Ne reste finalement que l’affrontement entre une meurtrière et sa victime, chacun jouant un procès où il serait son propre avocat. Une lecture pas désagréable, mais pas inoubliable non plus.

17/09/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 3/5
Couverture de la série Échecs
Échecs

Victor L. Pinel joue ici assez habilement sur la métaphore du jeu d’échecs pour explorer les trajectoires de vie. Si l’idée de comparer les choix humains à ceux d’une partie d’échecs est intéressante, le traitement m’a laissé un peu mitigé. L’histoire principale, centrée sur Samir, un bénévole dans un EHPAD, et sa relation avec Madame Dubois, une résidente au caractère bien trempé, fonctionne dans l’ensemble. Leur dynamique, basée sur l’apprentissage des échecs, sert de fil conducteur. Toutefois, le parallèle entre les coups sur l’échiquier et les décisions de vie, bien qu’astucieux, paraît parfois forcé. La symbolique est un peu trop surlignée à mon goût. Le principe du récit choral où chaque protagoniste incarne une pièce du jeu est assez bien vu, mais certains personnages sont esquissés trop rapidement, et malgré l’intention de montrer les interconnexions entre leurs vies, on reste sur sa faim, tant les histoires personnelles manquent parfois de développement. Sur le plan visuel, le dessin est efficace même si je ne serai jamais le plus grand fan de ce style. Quelques belles planches se détachent, notamment celles illustrant l’échiquier de la vie, mais globalement, le rendu graphique reste assez conventionnel. Au final, une lecture plaisante, mais pas plus. Le concept est bon, mais son exécution manque parfois de subtilité et d’ampleur.

17/09/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Sara (Ennis/Epting)
Sara (Ennis/Epting)

Un autre comics de guerre par Garth Ennis. L'originalité est que l'on parle de l'histoire vraie de femmes soldates russes durant la seconde guerre mondiale. Disons que ça change des histoires à bases de résistances françaises ou de G.I. combattant l'empire japonais. Le résultat est pas mal même si encore une fois je ne suis pas fan du dessin très réaliste que je trouve froid. Il ne s'en dégage aucune émotion ! Je ne suis pas non plus un gros fan des récits de guerres, mais l'avantage lorsque c'est scénarisé par Ennis c'est qu'au moins on a droit à de bons dialogues et c'est le cas ici. La narration est fluide ce qui fait que ça se lit bien. Il y a des scènes qui sortent du lot, en particulier dans le dernier chapitre, mais globalement la lecture de cet album ne m'a pas trop marqué. Un comics a emprunté si on fan des récits de guerres.

17/09/2024 (modifier)
Par Emka
Note: 3/5
Couverture de la série True Stories
True Stories

Un recueil inégal, on sent que Backderf tâtonne encore dans ses premières années de publication, que ce soit dans la narration ou le dessin. Mais certaines anecdotes ont réussi à me surprendre et me faire rire. Je connais bien les Etats Unis pour y avoir vécu, y compris en milieu rural, et il faut bien reconnaitre que ces anecdotes prises sur le vif sont sociologiquement très intéressantes :) Elles sont très hétérogènes, mais c’est cette diversité qui fait la force du recueil. On retrouve cette critique acide de la société américaine, avec des personnages souvent grotesques, exagérés, comme si Backderf amplifiait les travers de ses contemporains pour mieux en exposer la bêtise ou la misère intellectuelle. Les strips, généralement en quatre cases, offrent des instants fugaces, des scènes de vie capturées à vif, sans forcément chercher à approfondir. Certains passages m’ont fait sourire, d’autres m’ont laissé plus indifférent. Ce que j’ai trouvé intéressant, c’est la façon dont Backderf explore l’absurdité du quotidien avec ce regard à la fois critique et décalé. Derrière chaque portrait, il y a une forme de désenchantement, comme s’il montrait un miroir déformé de l’Amérique. Le dessin évolue au fil des pages, hésitant parfois, mais on sent déjà les prémices du style qui deviendra si reconnaissable dans ses œuvres suivantes. Ce qui ressort de True Stories, c’est un mélange de cynisme et de désillusion, un regard à la fois amusé et inquiet sur la société. Ce n’est pas son meilleur travail, mais c’est un témoignage intéressant des débuts de Backderf, un aperçu de ce qui allait devenir son style unique.

17/09/2024 (modifier)
Couverture de la série Le Fils de Pan
Le Fils de Pan

Fabrizio Dori remet le couvert avec les tribulations du dieu Eustis. Je fais partie du lectorat pas spécialement conquis par son "Dieu vagabond" . Ici encore j'ai beaucoup aimé son graphisme si original et toujours plein de séquences imprévues. Sa mise en couleur toujours aussi recherchée participe pour beaucoup à la qualité de la narration. Mais j'ai trouvé le scénario assez décevant. Cette double quête du Thiasos pour Eustis et de son père pout l'enfant est un argument assez commun pour construire un scénario fait d'une suite de rencontres assez disparates et inégales en qualité. L'enfant a une faible présence et le personnage d'Eustis finit par ressembler à un gentil clown à mes yeux. En outre je trouve que Dori nous sert la version cool du Thiasos et de l'ivresse dionysiaque. Dans son conte l'auteur omet le côté sombre du mythe. Par exemple avec la destruction de Thèbes ou le meurtre de Penthée par sa mère Agavé sous l'emprise de l'ivresse. Cette version sombre de la fête dionysiaque me fait penser aux soirée étudiantes très alcoolisées qui ne se finissent pas toujours bien pour certaines JF. Pour finir je râle encore sur une série de 240 pages qui aurait pu faire des économies avec un scénario qui tourne quelquefois en rond. Cela reste une lecture agréable avec un beau travail graphique.

17/09/2024 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Le Ciel dans la tête
Le Ciel dans la tête

Les auteurs montrent la réalité crue de ce que peut potentiellement vivre un immigrant africain qui va essayer de trouver une vie meilleur en Europe. On peut saluer un ouvrage qui parle d'un sujet important et qui va peut-être ouvrir les yeux à certains lecteurs... Sauf que l'on vit dans un monde de plus en plus polarisé et j'ai l'impression que cela va surtout toucher les lecteurs qui pensent déjà comme les auteurs et que les autres vont juste dire que c'est de la propagande ou ne pas lire l'album du tout. Le récit est assez intéressant, il y a des bons passages notamment lorsque le héros devient l'apprenti d'un sorcier, mais je n'ai jamais réussi à trouver que c'était exceptionnel. Il faut dire que j'ai déjà lu L'Odyssée d'Hakim qui doit êtres la meilleure série sur la crise migratoire et qui en plus est un documentaire alors tout fait 'plus vrai' que dans une œuvre de fiction où l'accumulation d'ennuis qui s'abattent sur le héros finissent par devenir caricaturaux même si malheureusement tout ce qui lui arrive représente ce que subissent des gens tous les jours. J'ai un peu de difficulté avec le dessin. Je n'ai pas du tout aimé ses personnages déformés avec des grandes jambes et des grands bras.

16/09/2024 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5
Couverture de la série La Ride
La Ride

"La Ride", pas celle qui apparaît sur nos beaux visages avec le temps qui passe, mais bien celle qui se prononce à l'anglo-saxonne. Bref, on va partir pour une longue balade à vélo. Deux parisiens, les auteurs de cette BD, tous les deux vivant à Paris, vont nous retracer leur long périple en direction du patelin de naissance d'un de nos cyclistes, en Bourgogne. J'ai pris un certain plaisir à suivre les déboires, les prises de tête, les rencontres improbables, le goût de l'effort, les courbatures, les fringales et enfin la récompense d'arriver à destination de nos deux chevelus. Une parenthèse sur le sens des priorités à donner et l'amitié, un développement trop superficiel. Un road movie sur un rythme soutenu, au ton léger et pas des plus captivant. Il permet néanmoins de profiter d'une France authentique et de ses "beaux" paysages. Ce qui m'a dérangé c'est le dessin de Florent Pierre, très simpliste. Il ne permet pas de distinguer au premier coup d'œil nos deux protagonistes, deux gaillards aux cheveux longs. On peut les différencier à leur nez ou à la couleur de leur polo. Pas top. Je dois reconnaître un savoir-faire dans la mise en scène. Sans plus. Ça se laisse lire, mais je n'y reviendrai pas.

16/09/2024 (modifier)