Les derniers avis (20993 avis)

Par yOyO
Note: 2/5
Couverture de la série La Décharge mentale
La Décharge mentale

Bastien Vives ! Un nom qui sonne la polémique dans le milieu des bdphiles... Je ne connaissais pas cet auteur, et vu le nombre d'avis très divers je voulais faire ma propre opinion. Bon allons droit au but en commençant par la chose positive : le dessin. A la fois simple et minimaliste, il fait le taf. Les plans sont biens cadrés, les scènes également, c'est pas mal. Bon allons droit au but en continuant par la chose négative : le scénario. Il est tout à fait prétexte à étaler les scènes soit disantes "incestes" qui font toute la polémique de cet album et fait grimper les prix des spéculateurs sur internet. On en arrive à la question clés : est-ce que cette bande dessinée est drôle ? (Puisqu'elle est censée l'être). Personnellement je n'ai pas accroché à cet humour (pourtant le trash, le cynisme, l'humour noir et gras j'aime ça). Lu au 1er, au 2eme et au 3eme degré, je m'attendais à des choses bien plus drôles plutôt qu'à un enchaînement de scènes X. Est ce que cette BD fait l'étalage de la pedopornographie ? Honnêtement il me semble que la surenchère du propos est aussi grotesque que cette polémique qu'on adore et qui fait vivre des réseaux. Un 2/5 pour le graphisme, la fluidité et le temps que je n'ai pas perdu car ça se lit en 10min.

05/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Filles des Marins Perdus
Les Filles des Marins Perdus

Je suis très circonspect après la lecture des deux premiers tomes. Je ne lirai probablement pas le t3 qui vient de sortir. En effet comme je le lis dans les autres avis l'ambiance est assez bisounours, feel good avec un dessin qui s'apparente à un public assez jeune. Cela déborde de sentimentalisme de type prince/roturière avec les couples June/Tane Lizzie/Gray ou Tess/Allali ou Cinnamon/Everett. Le début du récit est d'ailleurs peu fluide avec des récits disparates dont j'ai cherché la cohérence. Ce dessin et cette ambiance pourrait très bien convenir à une relecture d'un conte de Perrault si la thématique principale n'était pas la prostitution. Entre certains anachronismes faciles, des dialogues issus d'une pensée moderne, un bordel autogéré j'ai eu l'impression de lire une volonté de banalisation de la prostitution comme si c'était une gentille maison de villégiature. Pour en finir, les auteurs pensent faire du comique avec ce décalage mais personnellement ça ne m'a pas fait rire .

05/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Tomcat
Tomcat

Je n’ai jamais vu le film « Top Gun » (même si j’en connais forcément la trame), sans doute pour les mêmes raisons qui font que cet album n’est pas du tout ma came. Je ne suis pas du tout attiré par tout ce qui est mécanique, le militaria pur et dur, et tout ce qui ressemble à une glorification de l’armée. Ce sont ces préventions toutes personnelles qui expliquent mon ressenti, car les amateurs d’avions de guerre modernes y trouveront sans doute leur compte. En effet, ça n’est pas vraiment une intrigue fouillée. On est plutôt dans l’album hommage, quasi documentaire, réalisé par un fou d’avions : Hugault a déjà produit pas mal de séries sur ce thème, et son dessin est vraiment excellent pour tout ce qui touche les avions. Il n’est pas mauvais non plus pour les personnages, et, comme à son habitude, il arrive à donner une belle sensualité à Kara Hultgreen, la première femme à avoir eu le droit de piloter un avion de chasse, qui partage ici la vedette avec le « Tomcat « dont un spécimen sert en partie de narrateur – je ne suis pas non plus fan du procédé). Mais ce type de récit n’est pas ma came.

05/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Tomié
Tomié

Junji Ito est un mangaka qui m’intéresse a priori, qui a su développer une œuvre personnelle originale, et quelques histoires d’horreur vraiment bien fichues. Tomié est semble-t-il sa première publication. Si déjà pointent quelques aspects de l’oeuvre future, on voit quand même dans les premiers chapitres que c’est un « début ». En effet, le trait d’Ito est un peu gras et hésitant, et ça n’est qu’au bout d’un moment (j’ai lu la série dans la récente intégrale Mangetsu) que ce trait s’affine, pour arriver à ce dessin fin, et agréable que je lui connais. Quant à l’intrigue, j’ai trouvé qu’elle se révélait quelque peu indigeste. En effet, les différents chapitres, censés nous permettre de suivre cette femme aux pouvoirs ensorcelants (ceux qui l’approchent perdent la raison, et elle entraine accès de folie et débordements monstrueux, tout en se révélant quasi immortelle) peinent à rendre crédible la continuité. De plus les péripéties sont parfois redondantes, la surprise (importante dans la mise en place d’une ambiance horrifique) joue moins. Quelques scènes saisissantes, mais globalement, je suis resté sur ma faim.

05/04/2025 (modifier)
Par cac
Note: 2/5
Couverture de la série Sous les écorces
Sous les écorces

Dessin 4/5, intérêt de l'échange épistolaire 1,5/5. Edmond Baudoin, artiste accompli en bande dessinée ayant dépassé les 80 ans, et Aurore Bize, née dans les années 1970 et dont cela semble être la première bande dessinée publiée, dissertent sur la vie, le monde et sa finitude etc. sans réel fil conducteur. Les textes ne m'ont pas vraiment parlé, ils sont parfois abscons. Même si on distingue clairement leurs styles respectifs, plus charbonneux pour Baudoin et plus fin pour Bize, les 2 artistes se font écho à dessiner la nature en alternance. Sur le plan visuel l'oeil est flatté.

05/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Les Clients d'Avrenos
Les Clients d'Avrenos

Les « romans durs » forment la part qui m’intéresse le plus dans l’œuvre de Simenon (du moins ceux que j’ai eu l’occasion de lire – pas encore adaptés en BD d’ailleurs). Mais ici, je suis largement resté sur ma faim. Le dessin très moderne de Mattiussi est agréable, sans être trop fouillé. Il habille plaisamment l’intrigue en tout cas. C'est ce qui m'a le plus contenté dans l'album. Mais cette intrigue m’est apparu bien trop terne, mollassonne. Langoureuse, illustrant une sorte de fin d’empire (même si l’on est après l’effondrement de l’Empire ottoman). Les relations étonnantes nouées entre un Français employé de l’ambassade en Turquie et une jeune danseuse hongroise cherchant le gros poisson lui garantissant une belle vie ne m’ont pas passionné. Simenon semble bien connaître Istamboul, et les rouages de la bonne société stambouliote, mais les décors ne suffisent pas à dynamiser une histoire dans laquelle je ne suis pas entré.

04/04/2025 (modifier)
Par Cleck
Note: 2/5
Couverture de la série Fan Man - L'homme au ventilo
Fan Man - L'homme au ventilo

Une inattendue déception ! Beaucoup d'attente à l'égard de cette BD et une véritable envie de découvrir comment les auteurs du très sympathique polar RIP pouvaient rendre compte de l'ambiance et la culture hippie du New-York des seventies. Le problème vient peut-être du roman initial : les tics de langage, ce running gag étonnant sur un ventilo, l'extravagance de Horse Badorties et cette difficulté à l'appréhender globalement : pourquoi il séduit, fascine, quels sont ses revenus... ? De trop nombreuses interrogations nous empêchent de croire en ce bien iconoclaste gourou à la Vernon Subutex ! Cette BD déjantée demeure sympathique par ses illustrations caricaturales, rondes et très chaleureuses, mais l'univers proposé est souvent trop obscurément référencé pour nous laisser véritablement entrer. L'on se réjouit d'occasionnellement s'amuser dans cet absurde univers, mais la perplexité demeure majoritaire, si bien que le concert final n'apparaît aucunement comme une apothéose impossible, jubilatoire ou mélancolique, au contraire du rendez-vous manqué du roman de Prudhomme "Par les routes" ou de sa tendre équivalence dans Loire de Davodeau.

04/04/2025 (modifier)
Couverture de la série Le Discours de la panthère
Le Discours de la panthère

J’imagine – sans en être vraiment sûr – que le titre fait allusion au premier livre de Descartes (« Le discours de la méthode ») ? Le côté métaphorique de certaines histoires – la première en particulier (à tout prendre celle que j'ai préféré) – pourrait y faire penser. Mais bon, que ce soit le cas où pas, l’essentiel est ailleurs : c’est un album dont l’essentiel m’a échappé. Je l’ai lu sans vraiment être captivé, intéressé. Je me suis même ennuyé. Les morales de ces fables, ces fables elles-mêmes, m’ont laissé de côté. La lecture est rapide, car il y a peu de textes. Et l’habillage toujours réussi des éditions 2024 (très grand format, papier épais, belle colorisation) rend le feuilletage agréable. Mais le ramage ne vaut pas le plumage, et c’est un album sur lequel je ne reviendrai pas.

03/04/2025 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
Couverture de la série Retour
Retour

Très vite je me suis rendu compte, en lisant cet album, qu'on était plus proche de la farce que de la véritable aventure futuriste que son cadre temporel le laissait croire. Abuli et Bernet ne se sont encombrés d'aucune contingence à ce sujet, tout juste quelques designs rappellent-ils que nous sommes au 23ème siècle. C'est donc la cavale d'une poignée de prisonniers sortis d'une planète-prison qui nous est proposée, avec comme poursuivants principaux un groupe de nains (pourquoi ? mystère), et des destins très diversifiés pour ces prisonniers. Aucune dimension morale là-dedans, ce n'est pas le plus vertueux du groupe qui s'en sort le mieux, on sent que les auteurs voulaient faire quelques chose de trépidant, rigolo, déjanté sur les bords. C'est un peu léger à mon sens, même si le dessin est très bon, assez typique de la mouvance Métal Hurlant des années 1970-80.

03/04/2025 (modifier)
Couverture de la série 1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta
1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta

Je suis resté sur ma faim en concluant le tome 1 de ce diptyque et je ne pense pas me plonger dans le tome 2. En effet je suis allergique aux séries qui font commerce d'une véritable complaisance pour la violence. Comme le scénario peut aisément se lire sur une fiche Wikipédia gratuite, je suis heureux de ne pas avoir à investir 70 euros dans une œuvre que je pense banale. Ainsi je ne trouve pas très originale cette histoire de mutinerie dans un scénario bien huilé certes mais dont le cadre était fourni par les très nombreuses sources depuis une vingtaine d'années. Xavier Dorison s'octroie bien quelques retouches pour dramatiser et sensualiser son récit mais il suit ses sources dans un travail qu'il maitrise sans vraie surprise. J'ai, par exemple, certaines réserves quand l'auteur présente son récit comme une illustration d'une thèse de Standford en l'assimilant aux génocides du XXème siècle. Il existe d'ailleurs des contre exemples (Tromelin) où les naufrages n'ont pas tourné aux massacres systématiques. En outre présenter Cornelius comme un révolutionnaire au discours anti capitaliste, anti colonialiste plus ou moins athé est probablement anachronique et loin du personnage d'origine. Pour ma part j'y vois surtout un groupe de criminels aguerris et cupides conduit par un psychopathe habile, probablement malade qui "profite" d'une situation qu'il n'a pas créée (le naufrage) pour assouvir son désordre mental. De même que le personnage "féministe" de Lucretia assez improbable dans ce contexte, répond à une vision et un discours contemporains. Le graphisme de Timothée Montaigne est un style que j'affectionne bien même si on le rencontre assez souvent ailleurs. J'ai beaucoup apprécié les recherches sur les costumes et les extérieurs dans et hors du navire. La mise en couleur est classique mais soutient bien la narration visuelle. Une œuvre qui me laisse sceptique sur certaines propositions et sur l'originalité du traitement de sa thématique principale. Dans ce domaine je préfère de loin l'approche originale de Sa Majesté des Mouches.

03/04/2025 (modifier)