Dieu que c’est mauvais ! Certes, le sujet pouvait apparaître comme assez intéressant avec un héros capable de voir la façon de mourir en touchant les proches. Ainsi à l’âge de 4 ans, il prévient son père qu’il va mourir dans un accident. De même avec un camarade de classe à l’âge de 12 ans.
Ce qui est franchement mauvais, c’est une espèce de mise en scène sans préliminaire en nous balançant juste l’information croustillante sans préparation. Du coup, c’est franchement téléphoné et pas crédible pour un sou. La suite de ce récit étrange sera du même acabit.
Que dire également des relations de notre héros avec sa petite amie qui le devient rapidement sans passer par le moindre dialogue d’échange. Tout est mis sur l’effet spectaculaire et pas sur la psychologie des personnages pouvant amener à ressentir des émotions par rapport à un fait donné. Le mangaka a sauté des étapes ce qui fait que cela manque de cohérence, de précision et de compréhension.
J’ai rarement lu aussi mauvais pour un manga. Je serai pour une fois indulgent dans ma notation car c’est juste un one-shot loupé sur un sujet qui traité différemment (avec plus de finesse et de grâce) aurait pu être intéressant.
Nouvelle collaboration entre Corbeyran et Chabbert, qui ont exploré ensemble les univers parallèles d’Uchronie[s] et la magie dans Black Stone. Cette fois ils se lancent à l’assaut du monde de la finance.
En 2015 après la lecture des 2 premiers tomes j'étais élogieux sur le dessin et plus modéré sur l'histoire. J'en disais à peu près ceci :
Une nouvelle fois le dessin d’Eric Chabbert est époustouflant. Il est aussi à l’aise avec les personnages que les décors, mention spéciale pour l’architecture de ses bâtiments qui sont splendides. Enfin ses cadrages cinématographiques sont un régal. Visuellement on a tout ce que j’aime. Je serais moins élogieux pour l’histoire qui ne souffre certes pas de défaut, mais qui ne tire pas son épingle du jeu au milieu de tous les thrillers financiers, un genre largement exploré en BD.
Et cela ne s’arrange pas au bout des 5 tomes qui forment une histoire complète. Au contraire.
On n’évite pas les clichés et autres facilités scénaristiques avec le beau gosse qui bizarrement n’est pas un requin au milieu des financiers mais qui a un grand cœur. Et bien sûr son meilleur pote est un pirate informatique de génie…
Isolé et en cavale, notre jeune héros aura fort à faire pour prouver son innocence. Ses soutiens sont peu nombreux, mais ils envoient sacrément du lourd. Pas mal d'action et de rebondissements sont au programme, et c'est plutôt efficace. On a droit à de la trahison de haut vol.
Certes, Corbeyran sait raconter les histoires et y glisser juste ce qu’il faut comme péripéties pour donner envie de s’intéresser à cette histoire. Mais franchement la partie financière est très (trop ?) complexe. Honnêtement on ne comprend pas grand chose à ce que cherche à prouver Matz au travers de quelques chiffres dans un fichier Excel. Ça parait difficile à croire que toute l'origine de la crise financière mondiale tient en quelques lignes sur une clé USB.
Ajoutons aussi que ce fichier est crypté et qu'il faudrait être le meilleur pirate du monde pour le décoder. Fort heureusement pour Matz, ça tombe bien car ce pirate de génie existe et en plus il va l'aider.
Bref c'est trop gros, trop dur à comprendre et trop dur à avaler. Au final il y a de jolis dessins et de l'action, mais ça ne tient pas la longueur et avant la fin on ne sait déjà plus quels sont les tenants et les aboutissants de ce scandale financier XXL, et on ne saisi plus l’intérêt de ce que cherche à prouver notre héros.
C’est le premier album de cet auteur que je lis. Je ne le connaissais pas du tout (l’éditeur précise pourtant en fin d’album que c’est son 21ème livre ! et qu’il a collaboré à Pif Gadget…).
L’album est un long à l’italienne – format adapté à ce genre de strips, publié chez un éditeur que je découvre aussi avec cet album.
Cyprien est un personnage au look bizarre (proche de celui des Shadocks avec son gros pif, son chapeau – il ne porte aucun autre vêtement !). Sa mère, inquiète de le voir seul, lui offre un perroquet – qui va s’avérer pénible.
Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment accroché à ce petit album, très vite lu, mais sans doute aussi vite oublié. En effet, ce n’est pas assez drôle (seul le gag où Cyprien effeuille le perroquet comme une marguerite est amusant).
Le dessin est minimaliste, les décors quasi absents, mais ce n’est pas un souci pour ce genre de série. C’est plutôt l’absence d’idées drôles, ou simplement dynamiques, qui réduit l’intérêt de cet album (que j’avais dégotté bradé, pour découvrir cet auteur. Essai non concluant, hélas).
Quelle déception que cet album, qui pourtant affichait en couverture, avec ce nom d’auteur et ce titre, quelques promesses en matière d’érotisme !
Mais hélas il n’y a pas grand-chose à sauver, si ce n’est le trait de Manara (qui justifie les deux étoiles). Même si ses femmes sortent toujours du même moule, force est de constater qu’il leur donne de jolies formes. Mais ce dessin est gâché je trouve par des couleurs pas toujours très heureuses, et par des décors genre « photoshop » (photos, retouches informatiques) qui s’invitent parfois sur certaines planches.
Et surtout l’ensemble est quand même plombé par le scénario – tout du moins ce qui en fait office (problème quand même récurrent chez Manara). Une intrigue vaguement policière, avec une jeune femme en fuite, jusqu’à l’autre bout du monde – sans que ce soit franchement crédible –, la fin virant au délire vaguement mystique.
Reste quelques scènes de sexe crues et plus variées qu’à son habitude. Mais ce n’est pas un album majeur, c’est clair.
Mouais.
Dans la longue bibliographie d’Arleston chez Soleil, cette série n’est clairement pas la plus réussie ! Je l’ai trouvé en tout cas très décevante.
Si l’idée de parodier le monde de Merlin n’est pas mauvaise (à défaut d’être originale), avec un Merlin revenant sur ses terres quelques siècles plus tard, au temps de la christianisation triomphante – un Merlin grossier, râleur et pochetron (sans doute aurait-il fallu accentuer encore ces traits ?) – j’ai trouvé que les quelques bonnes idées étaient rapidement diluées dans des intrigues quelconques.
On y a certes ajouté de la fantasy, et un univers médiéval de pacotille peut être un bon point de départ. Mais là, j’ai trouvé l’humour souvent lourd, l’intrigue manquant d’originalité, et n’ai poursuivi ma lecture qu’avec lassitude.
A réserver à un jeune lectorat je pense, mais alors pas difficile.
Décidément, Neil Gaiman n'est pas mon auteur de prédilection. J'ai voulu essayer d'aborder cette comédie tragique en pensant qu'avec ces marionnettes enfantines, cela sera simple à lire et c'est tout l'inverse qui s'est produit. Cet univers m'a semblé totalement hermétique. Je n'ai presque jamais réussi à rentrer dans ces longs bavardages autour d'un grand-père et ses marionnettes.
Par ailleurs, ce n'est point destiné aux enfants pour son côté beaucoup trop morbide. Il y a tromperie sur la marchandise. Bref, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais mais pour autant, cela ne m'a guère séduit. Il reste de cette oeuvre un montage photo et dessin assez intéressant car surprenant.
Hallali est une BD muette combinant deux récits racontés en parallèle : celui d'un chasseur poursuivi par des loups, et celui d'une jeune femme poursuivie par des hommes.
Le traitement graphique de chacune de ces histoires est bien différent. Encre noire sur fond blanc pour l'une, couleurs directes en aquarelle pour l'autre. Silhouettes longilignes et ombrages charbonneux pour la première, lumière, couleur et détails fins pour la seconde.
C'est joli. Mais à moins de s'attarder longuement sur des cases qui ne fourmillent pas vraiment de détails, l'album se lit beaucoup trop vite.
Et si on ne tombe pas sous le charme esthétique, on reste clairement sur sa faim.
Cela ressemble à un travail des Beaux-Arts où l'auteure doit démontrer ses capacités graphiques et son sens de la mise en scène. Mais soit je suis passé complètement à côté du scénario, soit il manque véritablement une histoire. Au-delà de la simple analogie et symétrie entre la fuite des deux personnages dans leur récit, je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir ni ce qu'apportait véritablement le récit.
Isola me rappelle plutôt le nom d’une célèbre station de ski bien que je ne pratique pas ce sport. C’est aussi le titre de cette œuvre à mi-chemin entre un dessin et une atmosphère à la Miyazaki et l’héroïc fantasy.
J’avoue ne pas être rentré dans cette histoire qui commence sur une scène assez confuse. Malheureusement, la suite sera toute aussi chaotique pour la compréhension du lectorat. Je n’arrive pas à entrer dans une histoire si on ne m’explique pas les enjeux. Il y a comme une espèce de fausse tension qui se poursuit. J’ai perdu tout intérêt à poursuivre d'autant qu'il y a une extrême lenteur dans les scènes.
Le dessin vif et fluo et les effets de style ne font pas tout. C’est trop moyen pour me séduire.
J’avoue aussi, je n’en avais pas entendu parler et, si j’avais lu l’avis de Paco, je me serais abstenu de son acquisition.
J’ai été vraiment séduit par le trait japonisant façon Miyazaki (mais en plus grossier) et la colorisation qui apporte beaucoup à l’album. Je rejoins PAco quant au récit qui est certes aventureux mais très convenu. Ca manque clairement d’originalité. On a droit à une quête des plus classiques (recherche d’un superpouvoir) pour sauver Topoï des mains d’un envahisseur ailé et déterminé. Ca court de partout mais j’ai l’impression que ça mouline dans le vide.
Bref, à réserver pour grands enfants ou jeunes ados avides d'action sans trop se creuser les méninges.
Transposer le mythe d’Ulysse à cette époque est une idée originale qui peut donner quelque chose de très intéressant. Malheureusement, cette BD n’y arrive pas trop et reste très voire trop classique.
Si le tome 1 pose assez bien le contexte et si le mélange du mythe d'Ulysse et de l'époque fin 18ème est bien pensé, on retombe trop vite dans le banal. En effet, mis à part le bateau-calèche, rien de bien exceptionnel. Un héros rebelle, super fort, qui s’en sort toujours, mais a abandonné femme et enfant pour aller faire la guerre. Au bout de cinq ans, son fils, méprisé par son père, débarque car il faut aller sauver son village natal, prisonnier des vilains anglais. Forcément, le chemin du retour ne va pas se passer comme prévu. Ça sent le déjà vu.
Le dessin, quant à lui, est classique, colle à la BD orientée action, mais ne transcende pas.
En résumé, une BD qui avait l’air original sur le concept, avec quelques bonnes idées, mais dont le traitement reste trop classique, notamment sur le scénario, un moment de lecture sans plus.
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In One's Last Moment
Dieu que c’est mauvais ! Certes, le sujet pouvait apparaître comme assez intéressant avec un héros capable de voir la façon de mourir en touchant les proches. Ainsi à l’âge de 4 ans, il prévient son père qu’il va mourir dans un accident. De même avec un camarade de classe à l’âge de 12 ans. Ce qui est franchement mauvais, c’est une espèce de mise en scène sans préliminaire en nous balançant juste l’information croustillante sans préparation. Du coup, c’est franchement téléphoné et pas crédible pour un sou. La suite de ce récit étrange sera du même acabit. Que dire également des relations de notre héros avec sa petite amie qui le devient rapidement sans passer par le moindre dialogue d’échange. Tout est mis sur l’effet spectaculaire et pas sur la psychologie des personnages pouvant amener à ressentir des émotions par rapport à un fait donné. Le mangaka a sauté des étapes ce qui fait que cela manque de cohérence, de précision et de compréhension. J’ai rarement lu aussi mauvais pour un manga. Je serai pour une fois indulgent dans ma notation car c’est juste un one-shot loupé sur un sujet qui traité différemment (avec plus de finesse et de grâce) aurait pu être intéressant.
Shadow Banking
Nouvelle collaboration entre Corbeyran et Chabbert, qui ont exploré ensemble les univers parallèles d’Uchronie[s] et la magie dans Black Stone. Cette fois ils se lancent à l’assaut du monde de la finance. En 2015 après la lecture des 2 premiers tomes j'étais élogieux sur le dessin et plus modéré sur l'histoire. J'en disais à peu près ceci : Une nouvelle fois le dessin d’Eric Chabbert est époustouflant. Il est aussi à l’aise avec les personnages que les décors, mention spéciale pour l’architecture de ses bâtiments qui sont splendides. Enfin ses cadrages cinématographiques sont un régal. Visuellement on a tout ce que j’aime. Je serais moins élogieux pour l’histoire qui ne souffre certes pas de défaut, mais qui ne tire pas son épingle du jeu au milieu de tous les thrillers financiers, un genre largement exploré en BD. Et cela ne s’arrange pas au bout des 5 tomes qui forment une histoire complète. Au contraire. On n’évite pas les clichés et autres facilités scénaristiques avec le beau gosse qui bizarrement n’est pas un requin au milieu des financiers mais qui a un grand cœur. Et bien sûr son meilleur pote est un pirate informatique de génie… Isolé et en cavale, notre jeune héros aura fort à faire pour prouver son innocence. Ses soutiens sont peu nombreux, mais ils envoient sacrément du lourd. Pas mal d'action et de rebondissements sont au programme, et c'est plutôt efficace. On a droit à de la trahison de haut vol. Certes, Corbeyran sait raconter les histoires et y glisser juste ce qu’il faut comme péripéties pour donner envie de s’intéresser à cette histoire. Mais franchement la partie financière est très (trop ?) complexe. Honnêtement on ne comprend pas grand chose à ce que cherche à prouver Matz au travers de quelques chiffres dans un fichier Excel. Ça parait difficile à croire que toute l'origine de la crise financière mondiale tient en quelques lignes sur une clé USB. Ajoutons aussi que ce fichier est crypté et qu'il faudrait être le meilleur pirate du monde pour le décoder. Fort heureusement pour Matz, ça tombe bien car ce pirate de génie existe et en plus il va l'aider. Bref c'est trop gros, trop dur à comprendre et trop dur à avaler. Au final il y a de jolis dessins et de l'action, mais ça ne tient pas la longueur et avant la fin on ne sait déjà plus quels sont les tenants et les aboutissants de ce scandale financier XXL, et on ne saisi plus l’intérêt de ce que cherche à prouver notre héros.
Cyprien Savonnette se la coule douce... mais pas tous les jours !
C’est le premier album de cet auteur que je lis. Je ne le connaissais pas du tout (l’éditeur précise pourtant en fin d’album que c’est son 21ème livre ! et qu’il a collaboré à Pif Gadget…). L’album est un long à l’italienne – format adapté à ce genre de strips, publié chez un éditeur que je découvre aussi avec cet album. Cyprien est un personnage au look bizarre (proche de celui des Shadocks avec son gros pif, son chapeau – il ne porte aucun autre vêtement !). Sa mère, inquiète de le voir seul, lui offre un perroquet – qui va s’avérer pénible. Bon, autant le dire tout de suite, je n’ai pas vraiment accroché à ce petit album, très vite lu, mais sans doute aussi vite oublié. En effet, ce n’est pas assez drôle (seul le gag où Cyprien effeuille le perroquet comme une marguerite est amusant). Le dessin est minimaliste, les décors quasi absents, mais ce n’est pas un souci pour ce genre de série. C’est plutôt l’absence d’idées drôles, ou simplement dynamiques, qui réduit l’intérêt de cet album (que j’avais dégotté bradé, pour découvrir cet auteur. Essai non concluant, hélas).
Le Kama Sutra
Quelle déception que cet album, qui pourtant affichait en couverture, avec ce nom d’auteur et ce titre, quelques promesses en matière d’érotisme ! Mais hélas il n’y a pas grand-chose à sauver, si ce n’est le trait de Manara (qui justifie les deux étoiles). Même si ses femmes sortent toujours du même moule, force est de constater qu’il leur donne de jolies formes. Mais ce dessin est gâché je trouve par des couleurs pas toujours très heureuses, et par des décors genre « photoshop » (photos, retouches informatiques) qui s’invitent parfois sur certaines planches. Et surtout l’ensemble est quand même plombé par le scénario – tout du moins ce qui en fait office (problème quand même récurrent chez Manara). Une intrigue vaguement policière, avec une jeune femme en fuite, jusqu’à l’autre bout du monde – sans que ce soit franchement crédible –, la fin virant au délire vaguement mystique. Reste quelques scènes de sexe crues et plus variées qu’à son habitude. Mais ce n’est pas un album majeur, c’est clair.
Le Chant d'Excalibur
Mouais. Dans la longue bibliographie d’Arleston chez Soleil, cette série n’est clairement pas la plus réussie ! Je l’ai trouvé en tout cas très décevante. Si l’idée de parodier le monde de Merlin n’est pas mauvaise (à défaut d’être originale), avec un Merlin revenant sur ses terres quelques siècles plus tard, au temps de la christianisation triomphante – un Merlin grossier, râleur et pochetron (sans doute aurait-il fallu accentuer encore ces traits ?) – j’ai trouvé que les quelques bonnes idées étaient rapidement diluées dans des intrigues quelconques. On y a certes ajouté de la fantasy, et un univers médiéval de pacotille peut être un bon point de départ. Mais là, j’ai trouvé l’humour souvent lourd, l’intrigue manquant d’originalité, et n’ai poursuivi ma lecture qu’avec lassitude. A réserver à un jeune lectorat je pense, mais alors pas difficile.
La Tragédie Comique ou Comédie Tragique de Mr. Punch
Décidément, Neil Gaiman n'est pas mon auteur de prédilection. J'ai voulu essayer d'aborder cette comédie tragique en pensant qu'avec ces marionnettes enfantines, cela sera simple à lire et c'est tout l'inverse qui s'est produit. Cet univers m'a semblé totalement hermétique. Je n'ai presque jamais réussi à rentrer dans ces longs bavardages autour d'un grand-père et ses marionnettes. Par ailleurs, ce n'est point destiné aux enfants pour son côté beaucoup trop morbide. Il y a tromperie sur la marchandise. Bref, ce n'est pas ce à quoi je m'attendais mais pour autant, cela ne m'a guère séduit. Il reste de cette oeuvre un montage photo et dessin assez intéressant car surprenant.
Hallali
Hallali est une BD muette combinant deux récits racontés en parallèle : celui d'un chasseur poursuivi par des loups, et celui d'une jeune femme poursuivie par des hommes. Le traitement graphique de chacune de ces histoires est bien différent. Encre noire sur fond blanc pour l'une, couleurs directes en aquarelle pour l'autre. Silhouettes longilignes et ombrages charbonneux pour la première, lumière, couleur et détails fins pour la seconde. C'est joli. Mais à moins de s'attarder longuement sur des cases qui ne fourmillent pas vraiment de détails, l'album se lit beaucoup trop vite. Et si on ne tombe pas sous le charme esthétique, on reste clairement sur sa faim. Cela ressemble à un travail des Beaux-Arts où l'auteure doit démontrer ses capacités graphiques et son sens de la mise en scène. Mais soit je suis passé complètement à côté du scénario, soit il manque véritablement une histoire. Au-delà de la simple analogie et symétrie entre la fuite des deux personnages dans leur récit, je n'ai pas compris où l'auteure voulait en venir ni ce qu'apportait véritablement le récit.
Isola
Isola me rappelle plutôt le nom d’une célèbre station de ski bien que je ne pratique pas ce sport. C’est aussi le titre de cette œuvre à mi-chemin entre un dessin et une atmosphère à la Miyazaki et l’héroïc fantasy. J’avoue ne pas être rentré dans cette histoire qui commence sur une scène assez confuse. Malheureusement, la suite sera toute aussi chaotique pour la compréhension du lectorat. Je n’arrive pas à entrer dans une histoire si on ne m’explique pas les enjeux. Il y a comme une espèce de fausse tension qui se poursuit. J’ai perdu tout intérêt à poursuivre d'autant qu'il y a une extrême lenteur dans les scènes. Le dessin vif et fluo et les effets de style ne font pas tout. C’est trop moyen pour me séduire.
Ultralazer
J’avoue aussi, je n’en avais pas entendu parler et, si j’avais lu l’avis de Paco, je me serais abstenu de son acquisition. J’ai été vraiment séduit par le trait japonisant façon Miyazaki (mais en plus grossier) et la colorisation qui apporte beaucoup à l’album. Je rejoins PAco quant au récit qui est certes aventureux mais très convenu. Ca manque clairement d’originalité. On a droit à une quête des plus classiques (recherche d’un superpouvoir) pour sauver Topoï des mains d’un envahisseur ailé et déterminé. Ca court de partout mais j’ai l’impression que ça mouline dans le vide. Bref, à réserver pour grands enfants ou jeunes ados avides d'action sans trop se creuser les méninges.
Ulysse 1781
Transposer le mythe d’Ulysse à cette époque est une idée originale qui peut donner quelque chose de très intéressant. Malheureusement, cette BD n’y arrive pas trop et reste très voire trop classique. Si le tome 1 pose assez bien le contexte et si le mélange du mythe d'Ulysse et de l'époque fin 18ème est bien pensé, on retombe trop vite dans le banal. En effet, mis à part le bateau-calèche, rien de bien exceptionnel. Un héros rebelle, super fort, qui s’en sort toujours, mais a abandonné femme et enfant pour aller faire la guerre. Au bout de cinq ans, son fils, méprisé par son père, débarque car il faut aller sauver son village natal, prisonnier des vilains anglais. Forcément, le chemin du retour ne va pas se passer comme prévu. Ça sent le déjà vu. Le dessin, quant à lui, est classique, colle à la BD orientée action, mais ne transcende pas. En résumé, une BD qui avait l’air original sur le concept, avec quelques bonnes idées, mais dont le traitement reste trop classique, notamment sur le scénario, un moment de lecture sans plus.